Enfants & Parents
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Pourquoi j’ai envie de lire des livres sur l’éducation

Ce titre est bien sûr un clin d’œil à l’article de @Maman_Yuki, Pourquoi je ne lis pas de livre sur l’éducation. J’ai trouvé amusant de voir qu’à partir de constats similaires (les parents sont tout à fait capables de se débrouiller seuls et de trouver les méthodes qui marchent pour eux ; il y a autant de méthodes d’éducation que de familles ; etc), nous arrivons à des conclusions différentes.

Personnellement, j’ai envie de lire des livres sur l’éducation, et ce, pour différentes raisons.
(Je dis « j’ai envie » parce que pour l’instant je n’en ai pas encore trop lu. 🙂
Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que Babygirl étant encore petite, nous n’avons jamais vécu de caprice, de crise de colère ou d’opposition. Du coup, je m’intéresse aux livres sur l’éducation par curiosité plutôt que par besoin de régler un problème spécifique.

Pourquoi les livres sur l’éducation m’intéressent :

  • Je pense que de manière assez naturelle, j’aurais tendance à reproduire la manière dont j’ai été élevée. D’une part, parce que je trouve que mes parents ne m’ont pas trop mal élevée (hihi), et d’autre part parce qu’assez souvent on reproduit ce à quoi on a été habitué.
  • Du coup, lire des bouquins sur l’éducation peut être pour moi un moyen de remettre en question certaines choses que je fais « naturellement », sans trop y penser. Je le vois comme un moyen de réfléchir à mes choix/mon comportement, pour voir si ce sont des « bons » choix ou des choses que je fais par défaut.
  • C’est aussi bien sûr un moyen d’élargir mon horizon, en m’intéressant à des méthodes d’éducation que je ne connais pas, et en piochant par ci par là les idées qui me plaisent.

Du bon à prendre, mais avec quelques précautions :

De manière générale, je pense qu’il y a du bon à prendre dans ce type d’ouvrages, même si j’émettrais quand même quelques réserves :

  • Aujourd’hui, tout le monde et n’importe qui peut écrire des livres sur l’éducation. Mieux vaut se renseigner un peu sur l’auteur ou miser sur les classiques.
  • Il est pour moi évident qu’il ne faut pas essayer de suivre à la lettre les méthodes décrites dans un livre. En effet, chaque enfant, chaque parent, chaque situation est unique et spécifique. Pour moi, il faut juste voir ces ouvrages comme une source d’idées et d’inspiration. Par exemple, quand Babygirl n’arrivait pas à dormir dans la journée, j’ai testé cette fameuse technique qui consiste à attendre 5 minutes, puis 10, puis 15 avant d’aller la voir. J’ai essayé de l’appliquer pendant 2 jours avant de décider que cette méthode ne me plaisait pas et que j’allais faire autrement…
  • … Ce qui signifie qu’en tant que parents, nous sommes tout à fait capables d’essayer plusieurs choses jusqu’à trouver la manière de faire qui marche pour nous. Nous apprenons et nous nous remettons en question constamment, et nous n’avons surtout pas besoin d’appliquer à la lettre une solution dictée par quelqu’un d’autre ou par un livre ! En revanche, faire appel à un point de vue extérieur, qu’il s’agisse d’un livre ou d’une personne tierce, peut amener des idées auxquelles on n’avait pas pensé ou peut permettre de prendre du recul par rapport à une situation difficile.

Comment réfléchissez-vous à vos choix en matière d’éducation ? En couple, avec d’autres parents, avec des professionnels ou encore avec des bouquins sur le sujet ?

 

 

6 Comments

  1. Pingback: J’ai lu… "Parents efficaces" du Dr. Thomas Gordon | Une fille d'avril

  2. Juillet says

    Je tombe sur votre article en cherchant des informations sur la méthode Gordon, je vois qu’il date déjà d’il y a presque deux ans, donc vous ne verrez peut-être pas mon commentaire, mais tant pis. Je viens de terminer « Éduquer sans punir » (après avoir lu divers ouvrages, notamment « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat, « Le cerveau de votre enfant » de Daniel Siegel et Tina Paine-Bryson, « Une nouvelle autorité sans punition ni fessées » de Catherine Dumonteil-Kremer…), et pour répondre à votre question, j’ai recherché de l’aide dans ces livres après la naissance de ma fille, dont l’arrivée a grandement perturbé mon fils aîné. Je me suis sentie tellement démunie face à ses crises de colère, sa détresse, et aussi tellement seule (car en congé maternité on est très isolé) que c’était une ressource indispensable à ma, à notre survie. De plus, contrairement à vous, je ne suis pas totalement satisfaite de l’éducation que j’ai pu recevoir, et j’ai peur de reproduire certains schémas dysfonctionnels.

    • unefilledavril says

      Merci pour votre message ! J’imagine en effet que l’arrivée d’un deuxième enfant doit apporter pas mal de bouleversements. Est-ce que ces lectures ont pu vous aider ?

      Je parlais récemment de l’éducation positive et bienveillante, avec notamment un blog que je lis régulièrement et qui m’apporte beaucoup d’informations utiles, je vous mets le lien si ça vous intéresse : http://unefilledavril.com/2016/02/25/parentalite-positive-bienveillance-education/

  3. Juillet says

    Je n’ai pas encore « digéré » toutes les informations que j’ai reçues, mais oui, ces lectures m’ont apporté des choses. Par exemple, savoir accueillir une émotion exprimée par son enfant sans le juger, sans essayer de le faire changer est vraiment constructif. Quand en rentrant de la crèche mon fils de deux ans et demi me dit qu’il ne veut pas aller chercher sa sœur chez la nounou (« veut pas aller chercher bébé! »), au lieu de lui répondre de manière automatique « Ben si mon chéri, il faut bien qu’on y aille ! », ou alors « elle est mignonne tu sais, tu verras plus tard tu seras content de jouer avec elle », je lui dis simplement : « je comprends, tu voudrais rentrer à la maison et être tout seul avec Maman c’est ça ? ». Il me répond « oui ! », et il s’apaise alors que le ton de sa voix auparavant était angoissé et plaintif. Cela ne signifie pas que le problème est réglé pour autant bien sûr, et le sujet revient régulièrement sur le tapis, mais on évite certaines crises… Comme vous le disiez dans votre article sur Gordon, l’écoute active demande de la pratique et il n’est pas toujours évident de savoir comment réagir, surtout lorsqu’on est fatigué et que la journée a été longue. C’est pourquoi je compte poursuivre mes recherches et mes lectures…

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