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Expatriée

2014-10-22_expatriee_3

Je vois régulièrement dans la presse des articles concernant des Français expatriés aux 4 coins du monde. Leur mode de vie, plus ou moins posé, plus ou moins aventurier, est mis en avant, mais ce qui revient le plus souvent dans ces articles, ce sont les raisons – souvent négatives – de leur expatriation et les difficultés rencontrées en cas de retour en France.

Vivant à l’étranger depuis plusieurs années, je lis généralement ces articles avec beaucoup d’intérêt. Je me reconnais dans certains aspects de ces portraits, moins dans d’autres.
Je vous en dit un peu plus ?

Expatriation, une Française à Barcelone

Envie d’ailleurs plutôt qu’envie de partir

De notre côté, on ne peut pas dire que le départ de la France se soit fait par dépit ou par rejet de la France. Nous avons eu la chance de partir par choix et par plaisir, pour découvrir une ville, un pays et une culture qui nous attiraient.
D’ailleurs, c’est une expatriation très « douce » : Barcelone n’est qu’à 1h30 de la frontière franco-espagnole. Rien à voir avec la Chine, le Gabon, le Canada… si on est en manque de baguette/rillettes/sirop de grenadine (barrer les mentions inutiles), il nous suffit de sauter dans la voiture/l’avion et d’aller passer une journée à Perpignan/un week-end à Paris… D’autre part la culture espagnole et la culture française restent très proches : dépaysant mais pas trop !

Expatriation, une Française à Barcelone

Larguer les amarres, mais sans couper les ponts

En partant vivre à Barcelone, nous partions donc pour le plaisir et par « envie » au niveau professionnel, mais pas pour couper les ponts avec la France. Et aujourd’hui, nous gardons un contact étroit avec celle-ci : au niveau personnel, puisque nos familles et une bonne partie de nos amis s’y trouvent, au niveau professionnel également, et enfin à un niveau un peu plus global, puisque nous continuons à suivre l’actualité française, à voter pour les élections françaises, etc.

Expatriation, une Française à Barcelone

Et aujourd’hui ?

Après quelques années à vivre ici, nous sommes toujours aussi convaincus d’avoir fait le bon choix. Barcelone est une ville dynamique, à taille humaine, très facile à vivre. Nous y sommes à l’aise, c’est notre ville. Et de manière plus générale, j’ai trouvé plein d’aspects positifs à l’expatriation (en dehors des avantages qui sont souvent énumérés, comme l’ouverture à une autre culture, l’apprentissage d’une autre langue, etc.).

Relativiser & élargir ma zone de confort :

Malgré l’excitation du départ, partir vivre à l’étranger c’est un peu flippant. Trouver un travail, se débrouiller avec l’administration, les impôts, le système de santé, le tout avec la barrière de la langue… j’avoue que chaque « obstacle » a l’air d’une petite montagne au début ! Et puis petit à petit, les montagnes deviennent des collines… D’ailleurs, quand on a commencé à parler bébé, je me disais qu’il faudrait qu’on rentre en France, que je ne serais pas capable d’accoucher en Espagne… Tu parles ! C’est comme tout, on relativise la difficulté, et ce qui semblait difficile hier devient de plus en plus simple ! Du coup, je me sens prête pour de nouveaux challenges, qui m’auraient semblé impossibles il y a quelques années : par exemple, partir vivre en Allemagne, sans parler un mot d’allemand, avec une Babygirl en âge d’être scolarisée ? Je dis GO ! (c’est hypothétique hein, je me projette dans un futur possible).

Mieux apprécier les avantages offerts en France :

Ayant vécu en France de ma naissance à mes 24 ans, j’ai toujours trouvé « normal » d’avoir la sécurité sociale, d’avoir droit à des aides selon mon niveau de vie, d’avoir accès à un enseignement public gratuit ou presque. Aujourd’hui, avec le recul de l’expatriation, je me rends mieux compte d’à quel point c’est une chance et non quelque chose de normal. En Espagne par exemple, les aides auxquelles on peut avoir droit après la naissance d’un enfant sont assez limitées, l’enseignement supérieur coûte une blinde, etc. Et encore, c’est l’Espagne, pas le fin fond de la Sibérie orientale ! Bref, on apprend à mieux valoriser ce qu’on prenait pour acquis ! A ce sujet, je vous colle un extrait de l’étude HSBC Expat Explorer publiée aujourd’hui, qui révèle que « les expatriés étrangers en France soulignent […] l’excellent système de santé et, pour ceux qui ont des enfants, le système éducatif français peu coûteux. » (Source : Challenges).

Expatriation, une Française à Barcelone

Le retour en France

On entend souvent que le retour en France est difficile pour les expatriés, et d’ailleurs beaucoup ne rentrent jamais, ou ne rentrent que pour mieux repartir. Chez nous, rien n’est encore décidé. Pour l’instant nous n’avons pas envie de rentrer en France, au contraire vivre quelques années dans un autre pays que l’Espagne nous tenterait bien. On verra ce que nous aurons la possibilité de faire !

Si je devais choisir une autre ville pour vivre après Barcelone, ce serait Berlin ou Londres. Et vous, quelles villes ou quels pays vous attirent ?

0 Comments

  1. ahti says

    Il y a expatriation et expatriation. Certes globalement Canada c’est pas pareil que la Chine… mais même la Chine, faut voir… expatriés avec une grosse entreprise française et vivre en autarcie ou partir à l’aventure avec tous les casse tête chinois (maintenant j’ai compris… compliquer la vie de chaque instant c’est tout un art que ce pays maitrise à merveille) c’est pas du tout la même chose

    • Tout à fait, d’un pays à l’autre il y a déjà beaucoup de différences, mais il faut aussi prendre en compte le fait de partir de manière « autonome » ou au contraire avec le soutien de son entreprise. D’où la multitude de situations d’expatriation. 🙂

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