Lifestyle
Leave a comment

Tu veux aller faire dodo ?

2014-08-29_Reconnaissante

Le coucher de Babygirl suscite souvent des interrogations quand on a des amis ou de la famille à la maison : ils nous voient partir la coucher, et revenir tranquillou 5 minutes plus tard. On a souvent droit à un « c’est tout ? », sous entendu « on ne me la fait pas, tu vas devoir y retourner dans 2 secondes chrono ». En réalité, on a la chance immense d’avoir un bébé qui aime dormir et qui se couche avec plaisir chaque soir. Si elle est fatiguée, elle s’endort illico, et si elle a encore de l’énergie elle discute un moment dans son lit, mais il est très rare qu’on ait besoin de retourner la voir. Si ça arrive, c’est en général qu’elle a perdu sa sucette et n’arrive pas à se rendormir sans.

Je ne dis pas ça pour faire des envieux (quoique… 🙂 ! ), mais plutôt pour expliquer un peu comment on en est arrivé là. De nuit comme de jour, il nous a fallu découvrir son rythme, apprendre à détecter les signes de fatigue. Au début j’étais complètement paumée, et c’est en lisant des blogs d’autres mamans que j’ai acquis de bons réflexes, qui nous ont beaucoup aidés.

2015-05-20_dodo

La nuit

Babygirl ne fait pas partie de ces bébés miraculeux qui font leurs nuits dès la sortie de la maternité. Autant vous dire que les premières nuits étaient épuisantes.
Quelques jours après la naissance, nous nous sommes résolus à la faire dormir dans sa chambre : le moindre bruit qu’elle faisait nous inquiétait, du coup on ne dormait pas, on s’agitait, et je suis sûre qu’on finissait par l’empêcher de dormir correctement. La mettre dans sa chambre a été la première bonne décision, pour nous comme pour elle (et comme sa chambre touche la nôtre, on pouvait quand même l’entendre et aller la chercher dès qu’il le fallait).

Assez vite elle a dormi 3-4 heures d’affilée, puis un peu plus, etc. Dès qu’elle a passé les 5 kilos, on a pu arrêter de la nourrir la nuit (même si le petit déj était encore un peu tôt à mon goût, vers 5h du mat), et puis quand elle a eu 4 mois elle a commencé à faire des nuits complètes. Je pense que c’est à ce moment là qu’on a commencé à pouvoir la coucher de manière très sereine.

J’ai lu énormément d’articles sur l’importance de mettre en place un rituel pour le coucher, mais j’avoue que ça ne me parlait pas trop au début, je trouvais que ça manquait de spontanéité. Et puis naturellement, une petite habitude très simple s’est mise en place : on va tous les 3 dans la chambre, on allume une lumière douce (ou on éteint juste les lumières trop fortes si on n’est pas chez nous) et on parle/chante une petite phrase de bonne nuit, toujours la même. Puis Babygirl va dans son lit, avec sa sucette, on éteint la lumière et on ferme la porte, et c’est fini. Cette petite phrase parlée/chantée, c’est notre rituel. Je le trouve super car c’est très court, facile, on peut le faire où qu’on soit. Si l’un de nous 2 est absent, l’autre peut souhaiter bonne nuit pour les 2.

La journée

Pendant ses premières semaines, Babygirl était un bébé qui ne dormait pas dans la journée. Elle n’acceptait de dormir que dans nos bras, et se réveillait dès qu’on essayait de la poser dans son lit. Nous avons compris plus tard qu’elle devait avoir faim, car une fois qu’on est passé au biberon, elle a commencé à dormir dans la journée.

Malgré cette première amélioration, rien n’était gagné, car il fallait encore apprendre son rythme. Au début je la couchais un peu au hasard, en croisant les doigts pour qu’elle s’endorme. J’essayais de respecter une séquence régulière et rassurante, biberon/changement de couche/dodo, comme je le voyais conseillé sur d’autres blogs, mais sans grand succès. J’ai aussi essayé la fameuse technique qui consiste à apprendre à bébé à s’endormir en attendant d’abord 5 minutes avant d’aller le voir s’il pleure, puis 10, puis 15… Je l’ai fait 2-3 fois avant de décider que ce n’était pas pour moi.

Au final le déclic, ça a été cet article de ma copine La Maman Chat. J’en ai tiré 2 conseils importants :

  • être attentif aux signes de fatigue (bâillement, frottement des yeux, bébé grognon, etc.) : c’est le signal qu’il faut mettre bébé au lit, tout de suite. Avec cette règle très simple, j’ai su à quel moment coucher Babygirl.
  • plus un bébé dort, plus il dort. En gros, « un bébé reposé s’endort plus facilement qu’un bébé fatigué et énervé ». Donc il n’y a a priori pas de risque que faire des siestes dans la journée perturbe le bon déroulement de la nuit, contrairement à ce que disent certain(e)s pédiatres/sage-femmes/voisin(e)s bien-attentionné(e)s.

Avec ça, je me suis fixé comme règle que si ma fille pleurait fort, c’est qu’elle avait besoin de moi, donc j’allais la chercher et la consoler, jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment apaisée pour s’endormir. C’est peut-être un peu bête, mais je préférais lui communiquer l’idée que je serais là pour elle, tant qu’elle aurait besoin de moi, plutôt que de la laisser pleurer jusqu’à l’épuisement. (Je ne parle pas des petits chouinements, mais des pleurs forts et soutenus).

Petit à petit nous avons donc pris nos marques, Babygirl faisant une sieste entre chaque repas et dormant très bien la nuit. Aujourd’hui à 16 mois, elle continue à beaucoup dormir le weekend (à la crèche en revanche elle ne fait qu’une sieste en début d’aprem, trop de choses à voir et à faire !). Ce qui est génial, c’est qu’elle est maintenant capable de nous faire comprendre qu’elle veut dormir. On la connaît également assez bien pour détecter quand elle est fatiguée, et lui proposer le lit. Elle y va presque toujours avec plaisir, et c’est un vrai bonheur de pouvoir la coucher « de son plein gré ».

Mes conclusions personnelles : quelques conseils pour le sommeil de bébé :

  • Ne faire que ce avec quoi on se sent à l’aise (laisser un rituel qui nous ressemble venir naturellement, sans chercher à inventer quelque chose qui ne serait pas spontané ; ne pas s’imposer de laisser pleurer bébé si on ne se sent pas de le faire, etc.).
  • Être attentif aux signes qui montrent que bébé est fatigué et le coucher rapidement aux premiers signes.
  • Un bébé doit dormir dans la journée sous peine d’être trop fatigué/énervé et de ne pas réussir à s’endormir (cercle vicieux). Il faut lui laisser l’occasion de faire des siestes. Et si bébé est trop fatigué (ça peut nous arriver par exemple si on passe la journée dehors et que Babygirl n’a pas pu dormir suffisamment), on emploie la manière « forte » pour l’obliger à se reposer un peu (bain, promenade en poussette/voiture/porte-bébé, dodo dans les bras, etc.)
  • Écouter les conseils d’une oreille, mais ne pas les suivre aveuglément si on n’est pas à l’aise avec.
  • Être patient !

D’autres conseils pour aider nos enfants à apprendre à s’endormir ?

0 Comments

  1. Merci pour ta citation. Je suis tellement heureuse de savoir que ce billet t’ait servis 🙂 Sinon j’ai adoré ton billet avec to idée sous jacente qu’il faut garder son instinct de maman mais que tout conseil est bon à prendre. Ici aussi les gens hallucine que le coucher soit si rapide. Je n’ai pas le même rituel avec les deux memes si certaines choses restent pareille comme « aller retrouver le doudou ». Profites car le rituel du coucher se rallonge avec l’âge 😉

    • Et oui, ton article a été un super point de départ ! Ça peut sembler évident pourtant, mais moi ça m’a beaucoup aidée. 🙂

  2. Pingback: Babygirl ne mange rien | Une fille d'avril

  3. Pingback: {Education} Crises et caprices, comment les éviter et les gérer ? | Une fille d'avril

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.