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{Education} Crises et caprices, comment les éviter et les gérer ?

2015-06-21_parenting

Cette semaine, j’avais la possibilité de participer à un échange avec la psychologue rattachée à notre crèche, sur le thème des accès de colère, crises et autres caprices des enfants de moins de 3 ans. Avec Babygirl, je ne me sens pas encore trop concernée, mais la demoiselle ayant un sacré caractère, je préfère prendre les devants ! 🙂
Si ça vous intéresse, voici quelques idées à retenir que j’ai notée en sortant de cette discussion :

Les raisons des crises

Du point de vue biologique :

– le sommeil est très important : un enfant fatigué aura plus facilement tendance à s’énerver et à piquer des crises. La psy nous a rappelé que les enfants de cet âge ont besoin de dormir 11h par jour, entre la/les sieste(s) et la nuit. (A ce moment là, la plupart des parents présents ont commencé à ricaner nerveusement, moi ça allait !)
– les baisses de sucre favorisent les crises : après un goûter très sucré, l’enfant ressent une baisse de sucre  importante, qui favorise la fatigue et l’énervement. Mieux vaut éviter les collations trop sucrées et privilégier un goûter avec des céréales et/ou protéines.

Du point de vue émotionnel :

– Une journée entière sans les parents, c’est long pour nos petits bouts ! De retour à la maison, ils ont besoin de notre attention. J’ai bien aimé l’image employée par la psy : c’est comme s’ils avaient besoin de recharger les batteries papa/maman. Du coup, même si en rentrant du travail on n’a qu’une envie, se poser sur la canapé, il vaut mieux consacrer 5 minutes à jouer/faire des chatouilles/faire des câlins, pour qu’ensuite notre enfant, rassuré et « rassasié », puisse s’occuper seul de manière sereine.
– Certains parents ont l’impression que leur enfant les cherche, les « défie ». Durant la discussion, certains racontaient que leur enfant, après s’être fait grondé pour une bêtise par un des parents, racontait fièrement la bêtise à l’autre parent. De l’avis de la psy, il s’agit d’appels à l’attention, l’enfant sait qu’en faisant telle ou telle chose il va provoquer une réaction, et c’est ça qu’il attend.
NB : En faisant une bêtise ou une crise, l’enfant sait qu’il va obtenir l’attention des parents. Le fait que ce soit pour quelque chose de « mal » n’a pas d’importance.

Quelques idées utiles :

Éviter autant que possible les situations conflictuelles :

Notamment, pour tout ce qui concerne l’environnement. Mieux vaut l’adapter autant que possible pour que l’enfant y soit en sécurité, car il n’est pas agréable ni pour l’enfant ni pour les parents, de dire « Non / Arrête / Ça suffit / Ne touche pas / Ne saute pas / Tu vas tomber / Tu vas te faire mal » en permanence. De la même manière, si on ne veut pas qu’il réclame des biscuits dès qu’il en voit dans la cuisine, on évite de les laisser sortis.
–> En anticipant et supprimant ces sources potentielles de conflit, on s’épargne des « non » et l’énervement & la fatigue qui vont avec.

En revanche, ce qu’il ne faut pas laisser passer et qui mérite un vrai « non » : les insultes, les coups, le manque de respect.

Communication :

– L’enfant de cet âge n’a pas la notion du temps. Il faut donc éviter les « plus tard », « après », qui ne veulent rien dire pour lui et provoquent une frustration. Mieux vaut donner des repères concrets, par exemple « après le goûter », « après ta sieste », ou alors « nous ferons ça puis ça ».
– Attention aux « non mais oui » qui sont incompréhensibles pour l’enfant. Ex : « non, tu n’auras pas un biscuit maintenant, plus tard ». Il ne comprend pas le message et focalise sur le non. Mieux vaut utiliser une formulation positive : « Oui, je te donnerai un biscuit une fois que tu auras fini ton yaourt. »

Un cadre rassurant

La répétition et les rituels sont importants pour l’enfant, car rassurants. C’est pour ça qu’ils adorent voir et revoir un dessin animé !

Gérer la crise

Ce n’est pas parce que l’enfant pique une colère que tout doit s’arrêter pour lui. Une bonne attitude est de rassurer l’enfant, quitte à le serrer contre soi brièvement, et de l’inviter à se calmer d’abord, puis on parle.

Dissocier éduquer et gronder/punir

Je trouve cette notion assez instinctive, mais des témoignages d’autres parents montrent clairement que beaucoup ont du mal à séparer les deux, et se voient dans un rapport de force avec leur enfant.

Qu’en pensez-vous ? Ce discours vous parle ?

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