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Parentalité positive : j’y crois

parentalité positive et bienveillance

Parentalité positive, éducation positive, bienveillance… sont des expressions très à la mode dans le domaine de l’éducation des enfants.

Les citations et analyses des spécialistes – dont les figures de proue sont entre autres Maria Montessori, Isabelle Filliozat, Françoise Dolto, Thomas Gordon, Catherine Gueguen – sont étudiées par de nombreux parents qui cherchent à mieux comprendre leur enfant.

Pourquoi je m’intéresse à la parentalité positive et aux sujets d’éducation et de psychologie infantile en général

J’ai découvert le sujet pendant la première année de Babygirl, avec la lecture de Parents Efficaces du Dr. Thomas Gordon (Ma fiche de lecture ici), et de quelques témoignages inspirés des idées de Maria Montessori. Depuis, j’ai continué à me renseigner, au fil de mes lectures, et à intégrer petit à petit certaines idées dans mon quotidien avec Babygirl.

Thomas Gordon - Parents Efficaces

Parents Efficaces de Thomas Gordon

La plupart me semblent assez naturelles et ne me demandent pas un grand effort, car j’ai moi-même été éduquée de manière très « bienveillante » (même si ma mère ne mettait probablement pas ce mot spécifique sur sa façon de nous éduquer mes sœurs et moi). Cependant, ce n’est pas parce qu’on est spontanément d’accord avec une idée qu’on sait/qu’on pense à la mettre en pratique. Une prise de conscience est parfois nécessaire, et c’est pour cette raison que j’aime lire des articles sur le sujet et m’auto-éduquer.

Dans cet article qui date déjà un peu, j’expliquais d’ailleurs pourquoi je lis des livres sur l’éducation. Ce n’est pas par manque de confiance en mes capacités de maman ou par sentiment d’être dépassée, mais plutôt par souhait d’élargir mon horizon, de challenger ce que je fais naturellement et d’avoir une meilleure compréhension de ma Babygirl.

parentalité positive

Permettre aux enfants de s’épanouir en leur donnant de l’amour et de la confiance

Des idées qui m’ont marquée

  • Les parents sont un réservoir d’amour auprès duquel l’enfant vient se recharger.
  • L’amour et la confiance donnés à l’enfant pendant toute son enfance le rendent fort, sûr de lui et confiant.
  • En cas de stimulation trop intense, l’enfant peut connaître une décharge émotionnelle et perd le contrôle de lui-même. Cette perte de contrôle n’est pas une colère, ni un signe de mauvaise volonté ou encore un caprice.
  • D’ailleurs, les caprices n’existent pas chez le jeune enfant.
  • Quand un enfant vit un moment stressant, il décharge son stress sur sa figure d’attachement, car c’est la personne en qui il a le plus confiance et qui l’aimera toute sa vie de manière inconditionnelle.
  • Pourquoi les parents pensent-ils devoir dominer l’enfant et lui imposer leur autorité ?

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Limitations et réflexions

Quel que soit le sujet, il ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce qu’on lit et qu’on entend. Dans le cas de l’éducation et des enfants, chaque famille est différente et doit construire sa propre manière de fonctionner. D’autre part, il vaut mieux garder en tête que certaines idées développées par le passé doivent être nuancées aujourd’hui, en raison des évolutions de la société et des relations parents-enfants.

Deuxième piste de réflexion : la bienveillance à outrance est un risque. Je vous invite à lire cet article intéressant paru sur Slate : La Suède est-elle en train de créer une génération de petits cons ? L’extrait suivant donne un bon aperçu de la problématique évoquée :
« […] Juul a popularisé le principe de l’égalité et de la réciprocité entre adultes et enfants. La famille ne doit pas être une autocratie où seuls les parents auraient un pouvoir de décision, mais une démocratie où les enfants, même tout petits auraient voix au chapitre. C’est aussi le postulat de Françoise Dolto pour qui l’enfant est à égalité d’être avec un adulte et que ce faisant il est un analysant à part entière. Sur le papier, cela peut sembler censé et louable. Le hic, c’est que de « l’enfant est une personne », on est passé à « l’enfant a le droit de faire tout ce qu’il veut », en Suède. Avec les effets que l’on peut imaginer et dont on peut aisément recenser les dérives […] ».

Lectures pour le quotidien : le blog Apprendre à éduquer

Au quotidien je lis peu de livres sur l’éducation ou sur la psychologie infantile, car même si le sujet m’intéresse beaucoup, je préfère me plonger dans un bon roman !

Je ne renonce pas pour autant à m’éduquer sur ces sujets, car je suis fidèlement un blog qui aborde des problématiques variées sous forme d’articles bien construits et bien documentés. Il s’agit du blog Apprendre à éduquer, que vous connaissez peut-être. L’auteure, Caroline Jambon, est diplômée d’une école de commerce, reconvertie dans l’éducation nationale et auteure de livres pour enfants. Ses articles ont une véritable vocation utile à l’usage des parents, et s’appuient sur les travaux de grands noms de la parentalité et de l’éducation positive.

Les sujets qu’elle aborde m’intéressent beaucoup, et le fait qu’ils soient écrits comme des petites fiches pratiques les rend très digeste. J’apprécie aussi le ton pas du tout donneur de leçon !

Quelques articles intéressants (j’ai sélectionné des choses assez variées, ce blog est une vraie mine d’or !) :


 

Que pensez-vous de ces concepts de parentalité positive, bienveillance, etc. Une mode, une nécessité, quelque chose que vous avez toujours pratiqué ?

5 Comments

  1. J’ai aussi une bonne bibliothèque (grossesse et éducation) mais je n’avais pas encore entendu parler de parentalité positive. Ca m’intéresse particulièrement depuis que le petit homme a commencé à exprimer son mécontentement avec force il y a environ 2 semaines (= crise quand on lui dit non ou qu’il faut sortir du bain). Je me pencherai sur le sujet ! 🙂

    • unefilledavril says

      Pareil ici, elle a un caractère bien affirmé et elle commence à bien nous en faire profiter. 🙂

  2. Merci pour ce blog ! J’ai justement lu un énième article sur le sujet ce midi. De mon côté ces bouquins m’ont vraiment aidé à prendre du recul et voir les choses autrement. Je ne pensais pas être si démunis face aux premières « crises » de Miss Choufleur. J’ai vraiment pris confiance en moi désormais en testant des choses simples et efficaces. Je me rends compte que j’ai acquis de bonnes notions que je suis ravie de partager 🙂

    • unefilledavril says

      C’est aussi mon avis, ça aide à prendre de bons réflexes ! (ou éventuellement à perdre certaines mauvaises habitudes !)

  3. Pingback: En fait le « terrible two » c’est easy chéri | Talons Hauts…et Petits Pots

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