Chili
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4 jours dans le désert d’Atacama #1

Salar de Atacama

Le désert d’Atacama… Notre dernière destination au Chili, et pas des moindres ! Toutes les photos que nous avions pu voir nous faisaient rêver, et nous avions hâte d’aller voir par nous-mêmes ces paysages de fou ! Et bien je peux vous dire qu’on n’a pas été déçu. Nous y avons fait de belles rencontres (humaines et moins humaines – des ânes sauvages, des vicuñas, quelques lamas), nous avons roulé sur des centaines de kilomètres dans le désert en croisant les doigts pour ne pas crever un pneu, nous avons vécu notre première galère de backpackers… Bref c’était chouette !

Le coup de la panne

Viña de Mar > San Pedro de Atacama, c’est 23h de bus… hors panne ! Vous le voyez venir gros comme une maison, il a fallu qu’on tombe en panne au milieu du désert, alors qu’on avait déjà plus de 18h de bus dans les pattes et qu’il nous restait encore 5h avant d’atteindre San Pedro. Joie ! (et merci Turbus !)

En panne dans le désert d'Atacama En panne dans le désert d'Atacama

Toute l’histoire en quelques mots : nous partons de Viña vers 18h, la nuit se passe sans incident. Le jour se lève et on commence à apercevoir de beaux paysages. D’abord la mer à notre gauche, car on longe la côte Ouest du Chili. Puis très rapidement le désert, pendant des kilomètres et des kilomètres. Ça nous rappelle un peu les heures passées à traverser la steppe en Patagonie argentine, mais en encore plus sec, et parfois en plus sale : des montagnes de vieux pneus, quelques carcasses de voitures et des bouts de ferraille viennent gâcher le paysage.

Nous sommes surpris de voir des vendeurs ambulants monter dans le bus à certains arrêts, qui proposent des empanadas, sodas, petits gâteaux… ça ne nous plaît qu’à moitié alors on surveille de près nos affaires et visiblement on n’est pas parano pour rien ! Une Allemande assise juste devant nous découvre peu après que son sac a disparu.

La route se poursuit et les heures dans le désert défilent… jusqu’à ce que notre chauffeur arrête le bus sur le bas-côté et coupe le moteur. Gloups. On se regarde tous, l’air de dire, ça devait arriver… mais surprise, le bus parvient à redémarrer. Pour s’arrêter à nouveau une demi-heure plus tard, pour de bon cette fois-ci. On descend prendre un peu l’air, car dans le bus sans clim la température commence à monter, et on rencontre parmi nos compagnons de galère 2 sympathiques nantais avec qui on se serrera les coudes pour le reste du trajet ! Au bout d’un (long) moment, un autre bus s’arrête à côté de nous et prend en charge les passagers qui se rendent à la ville la plus proche. Nous ne sommes plus qu’une dizaine à attendre de savoir comment nous allons poursuivre notre route. Après encore beaucoup un peu d’attente, un autre bus passe nous chercher pour nous emmener, non pas à San Pedro, mais également à la ville la proche où nous devrons trouver une solution. Une fois là bas, le chauffeur se renseigne et nous annonce que notre bus initial est réparé et qu’il ne va pas tarder à arriver. J’ai envie de dire Tout ça pour ça !, mais on se contentera de Hourrah ! Bon forcément, on va arriver avec 3h30 de retard sans pouvoir prévenir notre hôte Airbnb qui est censé venir nous chercher à la gare, mais c’est un autre problème, on est déjà content de repartir !

San Pedro de Atacama, nous voilà

Après quelques péripéties supplémentaires (= notre hôte, soit disant trop « occupé » mais en vrai probablement trop alcoolisé pour venir nous chercher, qui envoie un de ses potes pour nous récupérer à la gare), nous voilà installés dans notre Airbnb. Nous sommes un peu excentré, dans une zone où il n’y a pas de lampadaires la nuit . (On voit vachement bien les étoiles du coup !). Heureusement, on était prévenu, on part donc lampe de poche à la main à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent car il est 22h et on a faim !

Après une grosse nuit, nous disposons d’une journée pour nous organiser avant de récupérer notre voiture de location. Nous avons prévu 2 jours avec voiture, et 2 jours sans, ce qui nous semble un bon compromis pour faire les excursions simples nous-mêmes et le reste avec une agence.
On se met au boulot : retirer de l’argent, faire une lessive, faire des courses, voilà qui est fait. On réserve aussi une excursion pour le dernier jour au Salar de Tara, qu’il ne faut pas faire seul car il y a de gros risques de se perdre, et nous décidons de notre itinéraire pour les 2 jours à venir. Bonne nouvelle, la nana d’Europcar nous apprend qu’on peut rendre la voiture à midi au lieu de 9h du mat sans frais, on se décide donc à faire les geysers del Tatio qu’on aurait sinon rayés de notre liste. Enfin à l’hostel on fait connaissance avec 2 backpackeuses françaises avec qui on décide de faire la route le lendemain pour partager les frais.

Dernier point sur la to do list : comme d’hab en arrivant quelques part, on s’occupe avant toute chose de réserver notre billet de bus pour partir. Et si vous avez cru en lisant les premières de lignes de cet article que la galère dont je parlais c’était la panne de bus, vous allez voir que c’était du pipi de chat à côté de ce qui nous attendait là :

Repérage du bus pour Salta, Argentine : facile, il y a plusieurs compagnies, organisées pour qu’il y ait au moins un départ par jour. Nous nous rendons chez celle qui part le mardi et demandons à réserver notre billet. La dame nous demande le certificat de naissance de Lilly. Pas de souci, on sait que ça concerne juste les enfants chiliens, et on lui explique que Lilly n’en a pas besoin car elle voyage avec un passeport français. Elle insiste sur le fait que c’est nécessaire alors on explique gentiment qu’on a déjà passé 3 fois la frontière Argentine-Chili (et dans les 2 sens) et qu’on ne nous a jamais rien demandé. On va même jusqu’à lui imprimer des pages de notre livret de famille pendant qu’elle appelle sa supérieure pour voir si ça passe.
Pas de réponse, elle nous demande de revenir le lendemain une fois qu’elle aura réussi à la joindre, et elle nous conseille d’obtenir le certificat de naissance.
(#appelàunproche pour photocopie d’urgence du doc resté en France).

La suite au prochain épisode...

Jour 1 :
Salar d’Atacama, Ojos de Salar, Valle de la Luna

Le jour se lève, on retrouve Adélaide et Noémie à la table du petit déj et on part ensemble récupérer notre voiture chez Europcar : un beau pick-up rouge flambant neuf !
Notre première destination : le Salar d’Atacama à 55 km de San Pedro. C’est le plus grand salar du Chili, et le troisième salar au monde après celui d’Uyuni en Bolivie et celui de Salinas Grandes en Argentine. Les couleurs de la lagune sont magnifiques, on y voit de beaux flamands roses de 3 espèces différentes (flamand du Chili, de James, et des Andes). Un parcours d’une trentaine de minutes serpente dans le sel. C’est une belle visite, l’endroit est paisible et très beau et il n’y a pas trop de monde.

Infos pratiques sur le Salar d’Atacama

  • A 55 km de San Pedro de Atacama
  • Altitude : 2300 m
  • Entrée : 2 500 CLP/pers.

Salar de Atacama Salar de AtacamaDésert d'Atacama

On reprend la voiture pour passer aux Ojos de Salar qui ressemblent effectivement bien à deux yeux (ojos = yeux) mais c’est assez bof, et on continue le chemin jusqu’à la laguna Trebinquinche qui se trouve juste après, en espérant y trouver un coin d’ombre pour manger. L’entrée est payante et ça a l’air de ressembler beaucoup à ce qu’on vient de voir, mais en moins bien. On indique à la dame à l’entrée qu’on va commencer par manger là à l’ombre et qu’on verra ensuite pour l’entrée, elle nous dit pas de souci. Picnic, pause pipi… une fois que tout le monde est prêt, on rembarque dans le pick-up et on repart. La dame sort en courant et nous fait signe – oups, si elle veut nous dire que les toilettes étaient réservés aux gens qui payent c’est trop tard ! On trace comme si on n’avait rien vu ! #grugeurs

La suite du programme devait normalement nous conduire à la Laguna Escondida (une lagune très salée dans laquelle on peut se baigner, qui est une alternative à la laguna Cejar proposée par les tours, en beaucoup moins cher), mais nous devons tous passer à la gare routière pour régler nos soucis de bus respectifs.

Galère de bus épisode 2
Nous retournons donc à l’agence de bus, on tombe sur une autre personne à qui il faut tout réexpliquer depuis le début, on montre les photocopies des papiers qu’on a pu obtenir, dont la fameuse copie de l’acte de naissance, elle appelle sa chef… Après une bonne heure de bla bla et d’attente, on comprend que la chef est une sacrée relou et qu’à moins d’avoir un extrait d’acte de naissance original datant de moins d’un mois, ça ne va pas le faire. Comment dire ? Ben c’est pas possible ma brave dame. Autant dire que là, pour la première fois depuis le départ, on commence à s’inquiéter.
Seule alternative, partir un jour plus tôt ou plus tard avec une autre agence, en croisant les doigts pour qu’on ne nous demande pas ce fichu document. Plus de place pour partir le mercredi, mais l’agence du lundi nous vend les billets sans sourciller, hourra ! Il faut encore qu’on trouve le moyen d’annuler notre excursion du lundi, notre dernière nuit à San Pedro, et qu’on réserve une nuit additionnelle à Salta, notre prochaine étape, mais au moins on a les billets !

Après un passage en ville pour annuler (avec succès !) notre excursion, on décide de terminer la journée par une dernière visite, ce sera le valle de la Luna, à quelques kilomètres à peine de San Pedro. Personne n’a envie de payer, on se contentera donc d’admirer les paysages (lunaires) depuis les miradors du bord de route.

Valle de la LunaValle de la Luna Valle de la Luna

La suite de notre séjour à Atacama arrive très vite (avec vous allez le voir, encore des galères pour sortir de ce fichu bled !).

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