Chili
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4 jours dans le désert d’Atacama (Part II)

Route du salar de Talar

Suite de notre aventure dans le désert d’Atacama !
Pour lire la première partie, c’est ici : 4 jours dans le désert d’Atacama (Part I)

Jour 2 :
Salar de Talar & Piedras Rojas

Tôt le matin, nous embarquons une nouvelle passagère, Nathalie, une backpackeuse  canadienne super sympa rencontrée chez Europcar, et nous prenons la route du salar de Talar.
Erreur de débutant, nous pensions faire essence à Socaire sur le chemin mais on apprend qu’il n’y a de pompe à essence qu’à San Pedro. Oups… nous avons normalement juste assez pour faire l’aller-retour mais personne n’a envie de prendre le risque d’une panne en plein désert. Après avoir interrogé quelques habitants, on apprend que plusieurs personnes vendent des jerricans de diesel dans le village. Les indications sont plutôt vagues, mais à force de poser des questions on arrive à localiser la maison d’une dame qui en vend. 20 litres plus tard, on est prêt à repartir !

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Le salar est très beau mais il y a énormément de monde ! En bordure du salar on trouve de grosses pierres rouges, les fameuses piedras rojas, et tout le paysage a de très belles couleurs. On explore un bon moment avant de picniquer dans la voiture car le vent s’est levé et il fait bien froid. Au menu : les délicieuses empanadas au choclo de chez Vicente (le « supermarché » local, voir ci-dessous), sorties du four le matin même.

empanadas de choclo

Infos pratiques sur le salar de Talar

  • A environ 2h30 de San Pedro.
  • La route est plutôt bonne : d’abord route goudronnée puis route de terre en bon état.
  • Altitude : 3 950 m
  • Astuce : vers 13h30 les tours rapatrient leurs ouailles pour le déjeuner, du coup ça se vide pas mal, c’est le meilleur moment pour faire des photos tranquillement.
  • Gratuit.
  • Partir avec le tank bien plein car pas de station essence hors de San Pedro !

 

Sur la route du salar

La route du salar de Talar
La route du salar de Talar
La route du salar de Talar
La route du salar de Talar
La route du salar de Talar
La route du salar de Talar
La route du salar de Talar
La route du salar de Talar
La route du salar de Talar
La route du salar de Talar

Salar de Talar

Salar de Talar
Salar de Talar
Salar de Talar
Salar de Talar

Piedras Rojas

Piedras Rojas
Piedras Rojas
Piedras Rojas

Sur le retour nous avons fait le détour par les lagunas altiplanas (Lagunas Miscanti et Miniques) qui se trouvent à 4 500 m d’altitude, mais il faut bien avouer qu’après la beauté du Salar et des paysages traversés sur la route, on a trouvé ça moyen.

NB : les quelques kilomètres qui permettent de monter jusqu’aux lagunas depuis la route principale sont sans conteste les pires qu’on ait fait à Atacama. Beaucoup de bosses et de creux, cumulés à de sacrés virages en épingle, ce n’est vraiment pas un morceau de route agréable.
Entrée : 3 000 CLP.

Lagunas altiplanas Lagunas altiplanas

Jour 3 :
Geysers del Tatio

Toujours avec Nathalie, nous partons à 5h de l’hostel, dans la nuit noire. Dès la sortie du village, nous retrouvons plusieurs camionnettes et pick-ups qui se dirigent aussi vers les geysers. De toute façon à cette heure-ci, personne d’autre n’est levé ! Le trajet dure environ 1h45 (90 km). Nous sommes avec d’autres véhicules tout le long, c’est impossible de se perdre. La route est correcte, mais elle compte beaucoup d’épingles à cheveux, des trous et des bosses et n’est bien évidemment pas goudronnée. C’est cependant tout à fait faisable pour un bon conducteur, il suffit d’aller doucement et d’être attentif. (Si vous posez la question à une agence, on vous répondra sûrement que la route est difficile et qu’il vaut mieux ne pas la faire par soi-même. N’oubliez pas que les agences ont tendance à forcer le trait pour vous convaincre de leur acheter des excursions ! Par ailleurs, il se peut que les Chiliens ne soient pas habitués à ce genre de route. En tout cas pour nous, ça ressemblait juste à une route de montage… normale).

En arrivant, on passe un premier parking où il faut payer l’entrée (on découvre malheureusement que l’entrée n’est pas à 5 000 CLP comme on le pensait mais à 10 000. Les prix ont augmenté récemment et bien entendu personne n’a pensé à les mettre à jour sur le site internet).  Un peu dégoûtés, on descend 2 km supplémentaires jusqu’à la zone des geysers et on se gare. Il est 7h15, le jour commence tout juste à se lever et il n’y a pas encore de soleil. Il fait froid, nous enfilons tous nos épaisseurs supplémentaires. La fumée des geysers s’élève dans l’air, un espèce de brouillard crée une ambiance irréelle que je trouve belle, malgré tous les touristes qui se pressent sur les chemins.

Geysers del Tatio Geysers del Tatio

Nous repartons vers 9h car nous devons rendre la voiture avant midi. La route du retour est absolument magnifique : c’est assez incroyable de découvrir le chemin par lequel on est arrivé dans la nuit. Volcans, montagnes enneigées, désert rocailleux, pentes recouvertes de cette herbe jaune qui donne des allures de carte postale au paysage, vicuñas, lamas… rien ne manque à ce paysage, et le trajet du retour passe à toute allure.

Route des Geysers del Tatio Route des Geysers del Tatio Route des Geysers del Tatio

Infos pratiques sur les geysers del Tatio

  • Entrée : 10 000 CLP/adulte
  • Altitude : 4 300 m
  • Partir de San Pedro vers 5h pour être aux geysers vers 7h.
  • Astuce : repartir pas trop tard (vers 9h) pour avoir la route pour soi, sans aucune autre voiture, et profiter de ces paysages magnifiques en toute tranquillité.

Trop cher pour ce que c’est ? Oui, 10 000 pesos c’est bien trop cher pour voir des geysers, surtout avec autant de monde. Mais… la route du retour était juste trop belle !

Infos utiles sur San Pedro et le désert d’Atacama

Argent :
– 1 ATM dans la rue Caracoles.
– Tout ou presque se paie en cash, même les excursions avec agence.

Prix de la vie :
C’est une ville de touristes, et perdue au milieu du désert, donc chère.
L’hébergement en haute saison est assez cher, mieux vaut réserver à l’avance.
Les restaurants sont chers également, on vous conseille dans la mesure du possible de vous faire à manger. C’est ce que nous avons fait à part le premier soir vu que nous sommes arrivés bien tard. Pour les courses, il y a surtout des mini markets qui vendent trois bricoles, et le « supermarché » Vicente (rue Licancabur), qui est celui qui a l’air d’avoir le plus de choix. Au passage, ils font de très bonnes empanadas pour 1 000 ou 1 500 CLP !

Voiture :
– Location : 1 seule agence de location : Europcar, dans le centre. Ils ont un nombre de voitures limité donc réservez à l’avance si vous souhaiter louer. Les voitures de location sont souvent des 4×2 : un pick-up, avec 2 roues motrices, de bons gros pneus et qui est haut donc ne cogne pas. A priori pas nécessaire de payer un 4×4.
– Essence : 1 seule station essence (et pas d’autre en dehors de San Pedro !). Il faut penser à faire le plein avant de partir loin.
NB : possibilité d’obtenir du diesel en jerrican à Socaire, demander directement aux habitants.
– Les routes de terre sont moins mauvaises que ce que je pensais, nous n’avons pas vu de route difficile ou en vraiment mauvais état (à part les derniers km pour atteindre les lagunas altiplanas).

Excursions :
Nous avions prévu de faire 2 jours par nous-même avec la voiture et un ou 2 jours avec agence pour les visites « difficiles ». Au final, grâce au temps de location supplémentaire dont on a bénéficié, on a pu faire les geysers par nous-même, et nous n’avons fait aucune excursion avec agence. Nous sommes très contents que ça se soit passé comme ça car les tours sont vraiment très chers (et très encadrés forcément) alors qu’en voiture nous avons eu toute la flexibilité que nous voulions. Pour nous c’était aussi un bon moyen de gérer l’altitude : si Lilly s’était senti mal on aurait pu redescendre immédiatement. La location de voiture est chère mais nous avons pu diminuer ces frais en prenant des personnes avec nous sur ces 3 jours.

Pour toutes les excursions en autonomie, bien penser à prendre beaucoup d’eau et à manger, car en dehors des villes traversées il n’y a rien.

Dernier jour : partira, partira pas ?

Dimanche, veille de notre départ : nous sommes ravis de nos trois jours de visite, mais contents de partir de cette ville chère, dans laquelle on se sent quand même un peu enfermés depuis ces histoires de certificat de naissance… Forcément c’est à ce moment là que notre hôte Airbnb vient nous demander si on est sûr qu’on part lundi, parce qu’avec la pluie, la frontière risque d’être fermée.
WTF ???? Qui ferme une frontière pour trois gouttes de pluie ?

Ah bah apparemment ça arrive, comme on l’apprendra plus tard la frontière est en altitude, et donc le mauvais temps rend la route trop dangereuse. Notre hôte nous conseille de passer nous renseigner à la gendarmerie. Un peu vert, Fabien y passe et apprend qu’il ne devrait pas pleuvoir avant 3-4 jours. Vu qu’il rentre à l’hostel sous un début d’orage on est moyennement rassurés, mais bon… on positive et on attend de voir.

Dernier épisode de cette histoire sans fin :
On se pointe à la gare en avance, notre bus arrive (à l’heure !), on arrive à la frontière sous le soleil, les contrôles de douane et d’immigration sont mal organisés et personne ne sait ce qu’il faut faire, surtout pas notre chauffeur qui nous explique tout de travers, mais… on fait le trajet avec une grande famille argentine très sympa, la maman nous raconte plein de choses sur l’Argentine et sur le trajet ; comme prévu, personne ne nous demande rien pour Lilly ; on ne perd « que » 3h30 à la frontière (certains y passent plus de 5h) ; on n’est même pas malade dans le bus qui monte pourtant jusqu’à 5 000 m d’altitude, alors que les petits argentins à côté de nous passent leur temps à vomir. #jecompatis
Donc on est HAPPY !

Voilà le fin mot de l’histoire, et la dernière note de notre aventure chilienne ! Après cette étape, nous avons prévu de rester un bonne dizaine de jours dans le nord de l’Argentine, autour de Salta, avant de partir à la découverte de la Bolivie.

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8 Comments

  1. ALEXANDRA says

    ¡Me encanta! ¡Qué fotos más bonitas! ¡Cuánta naturaleza! Y lo mejor disfrutarla en familia.
    Un abrazo de trnd.

    • unefilledavril says

      Gracias guapa!!! Los paisajes son increíbles y lo disfrutamos un montón! Besos a todos!

  2. Laurianne says

    Hello! Ravie de voir que ca vous a plu 🙂 petite question: vous etes alles au salar d’Uyuni depuis San Pedro de Atacama? bises a vous 3

    • unefilledavril says

      Hello you !
      Non, on est d’abord repassé côté argentin (Salta) puis on a fait le salar depuis Tupiza en Bolivie. De ce que je sais, les tours qui partent depuis San Pedro t’amènent juste à la frontière puis c’est une agence bolivienne qui prend le relais. Depuis Tupiza, c’est plus cher que depuis Uyuni (et 1 jour de plus) mais il y a beaucoup moins de jeeps qui partent, et les agences sont plus sérieuses (ex : pas mal d’histoires de chauffeurs bourrés pour les agences d’Uyuni). Si tu veux des infos plus précises, je ferai l’article dans quelques temps mais je peux aussi te faire un mail plus détaillé. Bises !

  3. christelle says

    WOUAH! Quel périple!
    En même temps cela vaux le coup! Magnifique paysage! Impressionnant.

    Bisous à vous, les TTC

    • unefilledavril says

      Oui, ça valait totalement le coup pour voir de tels paysages ! Bises à vous !

  4. Audrey says

    PFFF… c’est tellement beau que ça vaut certainement toutes ces péripéties! 😉
    j’espère que la suite sera avec moins d’imprévus! 😉
    ceci dit, je suis impressionnée par la beauté des paysages (et des photos!)
    Bisosu

    • unefilledavril says

      Et les péripéties se transforment en anecdotes marrantes, donc tout va bien au final !
      Bisous

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