Bolivie
Leave a comment

FAQ – Le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez

IMG_20170316_100228611

J‘ai rassemblé ici quelques questions auxquelles j’ai pensé en préparant mes articles sur le Salar d’Uyuni. Vu le nombre d’agences qui proposent des tours, organiser une excursion est aujourd’hui très facile, mais certains point peuvent laisser un doute, notamment pour tous ceux qui envisagent de partir avec un jeune enfant ou qui craignent l’altitude. J’espère que cet article sera utile pour ceux qui préparent cette aventure !

Questions

1. D’où partir : Tupiza, Uyuni ou San Pedro de Atacama (Chili) ?
2. Comment ça se passe pour l’altitude ? Quelles précautions prendre pour en souffrir le moins possible ?
3. Peut-on faire le Salar avec un jeune enfant ? Quelles précautions prendre ?
4. Que faut-il emporter ?
5. Comment choisir son agence ?
6. Si je pars de Tupiza, puis-je repartir d’Uyuni ? À quelle heure arrive-t-on à Uyuni ?
7. Est-ce qu’il fait horriblement froid ? Comment s’habiller ?
8. Si le salar est inondé, est-ce que ça veut dire que je ne pourrai pas y aller ?
9. Que faut-il amener pour faire des photos sympas au salar ?

FAQ

1. D’où partir : Tupiza, Uyuni ou San Pedro de Atacama (Chili) ?

  • Depuis Uyuni : plus court et moins cher que Tupiza puisqu’on se trouve juste à côté du Salar, mais aussi beaucoup plus de jeeps au départ (5x plus qu’à Tupiza). Attention à choisir une agence de confiance, car les agences non certifiées/illégales semblent nombreuses à Uyuni.
  • Depuis Tupiza : plus long et plus cher qu’Uyuni, mais beaucoup moins de jeeps. Toutes les agences que nous avons croisées pendant le tour semblaient très correctes. Il faut compter pas mal d’heures de voiture le premier jour car il y a beaucoup de trajet à faire. Le départ depuis Tupiza est conseillé pour une expérience un peu plus « seuls au monde », loin des hordes de touristes. Autre avantage : l’itinéraire permet de voir le coucher et le lever de soleil sur le salar, ce que ne permet apparemment pas l’itinéraire depuis Uyuni.
  • Depuis San Pedro de Atacama : un point de départ intéressant si vous souhaitez rejoindre le Salar directement depuis le Chili. Sachez cependant que l’agence vous dépose à la frontière et que c’est une agence bolivienne qui vous récupère de l’autre côté pour faire le tour.

2. Comment ça se passe pour l’altitude ? Quelles précautions prendre pour en souffrir le moins possible ?

Avant d’entreprendre un voyage en Bolivie, soyez conscient que beaucoup des points d’intérêt du pays se situent en altitude : le Salar d’Uyuni, Sucre, le lac Titicaca, La Paz… Concernant l’itinéraire au départ de Tupiza, on monte jusqu’à 4 800 m dès le premier jour, donc il n’y a pas vraiment d’acclimatation possible. Il vaut donc mieux être déjà un peu préparé.

Concernant le mal d’altitude en général, il faut savoir que chaque personne réagit différemment et que ce n’est pas parce qu’on n’en souffre pas en général qu’on est totalement « immunisé ». Voici quelques conseils qu’il est recommandé de suivre pour éviter de souffrir de l’altitude :

  • Monter progressivement. On recommande de ne pas monter de plus de 900 m par jour, pour avoir le temps de s’acclimater.
  • Y aller doucement : limiter les efforts physiques, ne pas passer brusquement d’un état de repos à un état d’effort physique élevé.
  • Boire beaucoup d’eau (bien s’hydrater) et manger léger.
  • Eviter les boissons alcoolisées : alcool et altitude font très mauvais ménage.
  • En cas de douleurs (à la tête, au ventre), ne pas hésiter prendre un cachet contre le mal de tête voire à s’allonger. Vous pouvez aussi en parler à votre guide qui sait en général quelles plantes peuvent soulager le mal d’altitude.

Par ailleurs, l’air est sec en altitude et le soleil tape fort : prévoyez de quoi protéger votre peau, ainsi qu’un stick à lèvres et si vous avez les yeux sensibles (ou des lentilles), du sérum physiologique à volonté.

3. Peut-on faire le Salar avec un jeune enfant ? Quelles précautions prendre ?

L’altitude :
Le risque principal avec un enfant est bien sûr l’altitude. Les enfants n’y sont pas forcément plus sensibles que les adultes (pas à ma connaissance en tout cas), mais ils seront probablement moins capables de détecter et d’exprimer les symptômes qui indiquent un malaise. C’est pourquoi il est important d’être vigilant et de s’inquiéter si l’enfant pleure, se plaint de douleurs à la tête, aux oreilles ou encore au ventre. Pensez bien qu’une aide médicale n’est pas forcément accessible rapidement !

Comme pour les adultes, les recommandations sont :

  1. de s’acclimater en montant progressivement en altitude.
  2. d’adopter la bonne attitude : boire beaucoup d’eau, limiter les efforts physiques, éviter les repas trop lourds.

Les plantes peuvent être données aux enfants pour les soulager, et me concernant j’avais toujours de l’ibuprofène liquide à portée de main pour soulager un éventuel malaise (pas de paracétamol car elle le recrache instantanément, mais j’imagine que c’est tout aussi efficace).

Dans tous les cas, il faudra que votre agence soit d’accord pour embarquer un enfant. Pour les enfants à partir de 5 ans il n’y a en général pas de problème. En dessous de 5 ans, mieux vaut en discuter et avoir le go du guide (il faut qu’il soit à l’aise avec l’idée d’avoir un enfant à bord). Si vous avez déjà des expériences en altitude, c’est un point à mettre en avant pour rassurer l’agence.

Autres aspects :

  • Un enfant risque de s’ennuyer dans la jeep : prévoyez des jeux, des histoires à écouter, proposez-lui de faire des siestes…
  • Si c’est un enfant qui est un peu difficile pour manger, pensez aussi à emporter des snacks pour lui car sur place vous ne trouverez pas grand chose.
  • Vérifiez bien avec l’agence ce que l’enfant doit payer. Posez les questions suivantes : est-ce qu’il y aura une place pour lui dans la jeep ? Est-ce qu’il y aura un lit pour lui aux différents hôtels ? Est-ce qu’il y aura bien des repas pour lui ?
  • Dans les hôtels, les chambres sont généralement des petits dortoirs partagés avec les autres voyageurs de la même jeep. Si vous n’êtes pas à l’aise avec ça, vous pouvez voir avec l’agence s’il est possible d’avoir une chambre privée, mais ce sera plus cher.

4. Que faut-il emporter ?

  • De l’eau pour le premier jour + avoir une gourde ou une bouteille à re-remplir pour les jours suivants.
  • Des snacks si vous en voulez, il est difficile de trouver sur place.
  • Protection contre le soleil : crème solaire, casquette
  • Contre l’air sec : stick à lèvres, crème hydratante, sérum physiologique pour les yeux sensibles.
  • De quoi bien se couvrir : sous-couches, bon manteau, bonnet et écharpe. Un petit leggin sous le pantalon n’est pas de trop !
  • Des tongs pour se déplacer dans les hôtels, qui sont également bien utiles lorsque le salar est couvert d’eau !
  • Je vous conseille de négocier un sac de couchage avec l’agence, surtout si vous y allez aux mois les plus froids !

5. Comment choisir son agence ?

Intéressez-vous aux critères suivants :
– prix
– nombre de personnes dans la jeep (4 ou 5 c’est bien, 6 c’est beaucoup).
– duvets chauds fournis ou en supplément (si vous pensez en avoir besoin)
– qualité des repas : est-ce qu’une cuisinière vous accompagne ?

Pensez également à discuter les points suivants pour vérifier le sérieux de l’agence :
– qu’est-ce qui est prévu en cas d’urgence médicale (notamment mal d’altitude) ? Est-il prévu d’emporter une bouteille d’oxygène ?
– quelle quantité d’eau est prévue par personne ?

Dernier point : vérifiez la réputation de l’agence :
– avant de vous engager, vérifiez la réputation de votre agence sur internet (Tripadvisor).

6. Si je pars de Tupiza, puis-je repartir d’Uyuni ? À quelle heure arrive-t-on à Uyuni ?

Les tours qui partent de Tupiza laissent les voyageurs à Uyuni vers 14h le dernier jour. Vous avez donc largement le temps de prendre un bus le soir-même pour Sucre, Potosi ou La Paz.
Si vous souhaitez revenir à Tupiza, le mieux est de le négocier avec votre agence car de toute façon le chauffeur doit ramener la Jeep à Tupiza.

7. Est-ce qu’il fait horriblement froid ? Comment s’habiller ?

Nous y étions mi-mars et il faisait bien froid, sans pour autant faire un froid polaire. Cependant il peut faire bien plus froid que ce que nous avons eu, et vu les récits d’autres voyageurs, il faut prévoir de quoi bien se couvrir.

A prévoir :

  • De bonnes chaussures de marche, qui isoleront bien du froid et une bonne paire de chaussettes.
  • Un leggin ou un collant à glisser sous son pantalon (encore mieux, un leggin termique type Icebreaker), particulièrement efficace quand le vent souffle.
  • Différentes couches à superposer et à enlever facilement, car il peut aussi se mettre à faire chaud !
  • Bonnet, écharpe/buff, gants.
  • De quoi dormir bien au chaud : leggin, teeshirt à manche longue et chaussettes (là encore Icebreaker fait des merveilles).

8. Si le salar est inondé, est-ce que ça veut dire que je ne pourrai pas y aller ?

La saison des pluies s’étend de janvier à mars. Pendant cette période, le salar peut être recouvert d’eau, ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas visitable. En effet, malgré son plat apparent, certaines parties sont plus hautes que d’autres et restent sèches. Le fait qu’il soit couvert d’eau est même un plus puisqu’il permet de voir le salar sous ses 2 facettes : le désert de sel blanc et le miroir d’eau.
Si vous prévoyez de visiter en saison des pluies, interrogez l’agence et vérifiez que le salar reste bien accessible. Pour nous, seule l’île aux cactus n’était pas visitable.

9. Que faut-il amener pour faire des photos sympas au salar ?

Vous avez sûrement déjà vu les fameuses photos où on joue avec la perspective sur le salar. Des petits accessoires peuvent rendre les photos très marrantes. Pour avoir un peu d’inspiration, vous pouvez d’ailleurs consulter Pinterest ou les images google.

Quelques idées d’accessoires : une petite cuillère, une bouteille (de bière !), une tasse, une petite voiture, un dinosaure en plastique, une petite théière…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.