Pérou
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Nazca, Huacachina & Paracas : flying, sandboarding & chilling

Sandboarding à Nazca

Enfin un peu de soleil et de chaleur ! Après Cuzco et Arequipa, nous avons enfin dit au revoir au froid et à l’altitude pour quelques temps, en nous rapprochant de la côté pacifique. Première étape : Nazca et ses fameuses lignes ! De là nous sommes ensuite remontés jusqu’à Huacachina, une oasis au milieu d’immenses dunes de sable, puis à Paracas, petite station balnéaire prisée par les Péruviens.

Survol des lignes de Nazca

Après une nuit dans le bus assez peu reposante (pour économiser un peu, nous n’avions pas pris de siège pour Lilly, qui a donc passé la nuit sur moi – elle a très bien dormi, moi un peu moins !), nous arrivons de bon matin à Nazca. Notre hôte vient nous chercher au terminal (Joie !) et nous emmène à l’hôtel, où nous piquons du nez en quelques minutes à peine. Lilly ne veut pas dormir et joue tranquillement à côté de nous, mais je la retrouve quand même endormie sur le carrelage bien frais quand je me réveille ! #Cosette

Après un délicieux chicharrón de pollo au Rico Pollo, nous partons faire la tournée des agences pour la principale attraction du lieu : le survol des lignes de Nazca. 

Les lignes de Nazca

Les géoglyphes de Nazca, souvent appelés lignes de Nazca, sont de grandes figures tracées sur le sol par la civilisation Nazca. Les figures représentent souvent des animaux stylisés (colibri, singe, etc.) ou parfois de simples lignes ou figures géométriques. La civilisation Nazca est une culture pré-inca qui était présente dans cette région entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Les lignes de Nazca, découvertes en 1927, ont été inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1994, mais elles sont aujourd’hui menacées par l’érosion et les changements climatiques. Aujourd’hui on peut en apercevoir 3 depuis un mirador mais un survol en avion reste la meilleure manière de les voir.

C’est finalement avec l’agence AeroParacas que nous décidons de voler. Les 7 compagnies autorisées à faire le survol sont censées être fiables, mais le truc en plus qui nous plait chez AeroParacas est qu’il y a 2 pilotes : un qui pilote justement, et un qui donne les explications (plutôt qu’un seul qui fait tout). Nous réservons un vol tôt le matin car c’est à ce moment qu’il y a le moins de turbulences et que le ciel est le plus dégagé, offrant ainsi une bonne vue sur les géoglyphes. Par ailleurs, le commercial d’AeroParacas nous a fait une offre plutôt sympa pour un tour à faire l’après-midi, incluant une visite des alentours en buggy et du sandboarding : de quoi bien rentabiliser notre séjour à Nazca !

Survol des lignes de Nazca

Choisir son agence pour le survol des lignes de Nazca

Un certain nombre d’accidents sont arrivés dans le passé, ce qui a amené une restriction du nombre de compagnies autorisées à faire le survol des lignes, qui ne sont plus que 7 aujourd’hui. À priori toutes sont fiables mais pour choisir votre compagnie, vous pouvez quand même vous renseigner sur l’ancienneté des avions utilisés et le nombre de pilotes (1 ou 2), et choisir en fonction. Nous avons choisi AeroPaeacas car ses avions étaient suffisamment récents et les pilotes volent par 2.

Le lendemain matin nous partons tôt et sans avoir pris de petit déj (une précaution que je ne regretterais pas !). Le bus d’AeroParacas vient nous chercher à l’hôtel et nous emmène à l’aéroport, où nous devons acquitter la taxe d’aéroport avant de pouvoir voler. Pour ne pas imposer ce vol à Lilly, nous avons décidé de voler chacun notre tour. En effet, les avions sont petits (4 à 6 places) et sont connus pour bien secouer l’estomac des passagers un peu sensibles ! C’est Fabien qui commence, et qui ressort de l’avion 30 minutes plus tard, frais comme un gardon. Je m’embarque à mon tour et c’est parti ! Dès le début du vol, les premières figures apparaissent : certaines ne sont pas faciles à voir, mais d’autres sont impressionnantes par leur taille. L’avion se penche à gauche puis à droite pour permettre à tous les passagers de bien voir. Assez vite je sens que mon cachet contre le mal de mer ne va pas être suffisant… Heureusement les petits sacs sont fournis. 🙂

Malgré ces sensations assez désagréables qui, il faut bien le dire, m’empêchent d’en profiter pleinement, le survol est une sacrée expérience que je ne regrette pas. Fabien, lui, en est sorti bluffé (et affamé).

Survol des lignes de Nazca Survol des lignes de Nazca Survol des lignes de Nazca

Après toutes ces émotions, je suis contente de repartir à l’hôtel et de voir que notre hôte nous a gardé un petit déj même s’il est 10h passé. Jus melon-papaye préparé avec des fruits locaux, oeufs brouillés et avocat, miam ! Nous reprenons nos forces avant de repartir vers l’aventure de l’après-midi : buggy et sandboarding !

Vous êtes déjà monté dans un buggy ? Voilà la bête !

Buggy à Nazca

Nous faisons un petit tour des alentours pour découvrir des aqueducs construits par les Nazcas ainsi qu’un site de pyramides dont j’ai oublié le nom, encore en cours d’excavation (3 dégagées sur une trentaine) avant de passer aux choses sérieuses : notre conducteur se lance à l’assaut des dunes. Il nous surprend en accélérant brusquement au moment de passer une crête, il dévale une pente sableuse à toute vitesse, le Paris Dakar n’a qu’à bien se tenir ! C’est très marrant, même si mes yeux de porteuse de lentilles apprécient moyennement tout ce sable. Après quelques minutes de sensations fortes, c’est l’heure de s’essayer au sandbording tout en admirant le coucher de soleil sur les dunes. Notre accompagnateur nous indique comment descendre en position assise sur le surf, et c’est parti. Trop cool, mais la remontée l’est moins ! Quand est-ce qu’ils installent des télésièges par ici ? Lilly n’est pas en reste : elle fait elle aussi quelques descentes avec Fabien et trouve ça très drôle !

Buggy à NazcaBuggy à Nazca Sandboarding à Nazca Sandboarding à NazcaCoucher de soleil

Le soleil se couche et la nuit s’installe vite : nous prenons le chemin du retour. C’est le moment de se couvrir car avec la vitesse il fait froid ! J’enroule Lilly dans ma polaire pour la protéger du froid et du sable qui vole, et forcément elle s’endort.

Prix pour le survol des lignes de Nazca (30 min.) : 70 USD/pers.
Prix pour le tour buggy-sandboarding (4h) : 20 USD/pers.

 

Sandboarding dans l’oasis de Huacachina

Le lendemain nous prenons un bus pour Ica, à environ 2h de Nazca, et ensuite un taxi pour rejoindre l’oasis de Huacachina (qui se trouve en fait juste à l’extérieur de Ica, et pas du tout en plein désert comme on pourrait le penser). Dans la rue principale c’est un peu la foire d’empoigne, taxis et buggys tentent d’attirer l’attention des touristes, et forcément nos faces d’Européens ne passent pas inaperçues ! Comme d’habitude, on trace pour échapper à la foule et on rejoint la lagune.

Hum, c’est ça la lagune ? C’est un peu… triste ?

Comme on aura l’occasion de le voir en se baladant dans Huacachina (= en faisant le tour de la lagune), on se rend compte que l’endroit a connu son heure de gloire il y a plusieurs années. Un endroit un peu chic, un lieu de vacances privilégié pour les Péruviens aisés, mais qui est maintenant en train de mourir doucement : la lagune s’assèche, les déchets s’accumulent dans les dunes, certains hôtels et restaurants ont mis la clé sous la porte, et les touristes ne sont plus si nombreux.

Oasis de HuacachinaOasis de Huacachina

On retrouve notre hôtel qui a l’air d’être un des plus cools de l’oasis : le Desert Nights Ecocamp, avec des grandes tentes tout confort en guise de chambres et une belle piscine. On a décidé de se faire plaisir et de se mettre en mode relax pendant quelques jours, du coup on a réservé 2 nuits avec l’idée de se la couler douce. Comme on a déjà fait du sandboarding et du buggy à Nazca, on prévoit simplement de se promener dans les dunes et de louer un surf pour refaire du sandboarding, mais sans réserver de tour.

Hotel Desert Nights Ecocamp Hotel Desert Nights EcocampOasis de Huacachina Oasis de Huacachina

NB : vu le potentiel assez limité de Huacachina en termes d’activités à faire, je vous conseille de privilégier un hôtel avec piscine et de ne pas passer trop longtemps sur place. Attention en choisissant votre hôtel sur Booking ou autre, car il n’y a que quelques hôtels à Huacachina même et on se retrouve vite avec des propositions d’hôtels à Ica.

Desert Nights Ecocamp : bon petit déj inclus, salle de bain partagée, piscine avec bar, cuisine. Parties communes très agréables : sable, hamacs, petits parasols…
Location de surf : 5-7 soles pour l’heure et demi, pour les surfs « simples ». Les loueurs se trouvent dans les cabanes en bois autour de la lagune.
Taxi terminal Ica – Hacachina : environ 10 soles

 

Farniente à Paracas

Nous quittons Huacachina pour continuer vers toujours plus de soleil, puisque nous avons prévu de rejoindre Paracas, censée être une jolie petite station balnéaire. Pour y aller depuis Ica, 2 possibilités : prendre un bus Soyuz (tous les quart d’heure) jusqu’à Pisco puis prendre un colectivo jusqu’à Paracas, ou prendre un bus Cruz del Sur direct jusqu’à Paracas. La deuxième option n’est que légèrement peu plus chère mais plus pratique avec nos sacs, et nous assure un trajet tout confort jusqu’à Paracas.

Arrivés là-bas nous marchons du terminal jusqu’à notre hôtel, et nous sommes étonnés de ne pas trouver ça particulièrement charmant. En effet, nous avions lu beaucoup de bien sur Paracas, c’est pourquoi nous avons réservé 4 nuits ici en pensant faire notre première escale « bord de mer »… mais nous n’avons jamais compris cet engouement pour Paracas ! La ville est loin d’être désagréable, c’est tranquille et ensoleillé mais à par la promenade du bord de mer, ce n’est pas particulièrement joli, et surtout il n’est pas possible de se baigner sur la plage de Paracas : la plage et l’eau sont très sales, jonchés de détritus, et ne sentent pas bon. Les plages alentours sont censées être belles mais il faut prendre un taxi pour y aller (il n’y a pas de bus) et c’est tout de suite 70 soles.

Nous découvrons par ailleurs que toutes les activités doivent se faire avec une agence (Iles Balestas, Réserve de Paracas) ou avec un taxi (juste pour aller à la plage). Nous n’avions pas prévu de faire les Iles Balestas car elles sont surnommées « Les Galapagos du pauvre », or nous allons aux Galapagos donc pas de raisons de dépenser des sous ici. Par ailleurs, il semblerait que les pauvres animaux soient un peu maltraités par cet afflux de touristes, deuxième argument qui ne nous donnait pas envie d’y aller. En revanche nous aurions bien aimé découvrir la Réserve de Paracas, mais l’obligation de le faire en bus avec une quarantaine d’autres touristes nous réjouissait moyennement. Si vous n’êtes pas accompagné d’un enfant, vous pouvez en revanche louer des VTT (voire des quads !) pour parcourir la réserve à votre rythme, ça doit être très sympa (attention au soleil, ça tape !)

Du coup, sans rancune, on décide de passer les 4 jours à se la couler douce à l’hôtel, à se préparer des petits déj pantagruéliques, à manger des ceviches, et à admirer le coucher de soleil !

ParacasCeviches du Restaurant Paracas

Où manger de bons ceviches à Paracas :

(Compter 35-40 soles pour un ceviche)
Restaurant Paracas : avec une belle vue sur la mer. Nous avons goûté un ceviche classique et un ceviche al Panko (panure japonaise), délicieux !
Restaurant Pukasoncco Arte y Restaurante : assez petit et convivial, le resto expose les œuvres de son propriétaire. En haute saison il propose un menu « almuerzo » à 15 soles avec ceviche en entrée qui doit être très intéressant.

Où dormir à Paracas :

Paracas Backpacker House : chouettes parties communes (patio avec hamacs, jolie terrasse au 4ème), cuisine agréable et bien équipée. Wifi pas excellent dans les chambres mais bien au rez-de-chaussée.

Coucher de soleil à Paracas Coucher de soleil à Paracas Coucher de soleil à Paracas

Après Paracas, nous partons en direction de Lima pour notre dernière étape péruvienne avant de rejoindre l’Equateur !

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4 Comments

  1. Pingback: Que faire à Lima ? Quelques jours dans la capitale péruvienne – Une fille d'avril

  2. Narb says

    La chasseresse nazca a trouvé un bon gibier rempli de ceviches et pollo, piégé en haut des dunes, craquante à souhait ! Un bon repas en perspective…

    • unefilledavril says

      Craquante à cause du sable dans les dents ? Beurk beurk !

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