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Cuenca et la splendeur du parc El Cajas

Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Après un passage de frontière Pérou > Équateur mémorable, nous arrivons à Cuenca, notre première étape sur le sol équatorien. Nous commençons par partir à la recherche d’un hôtel et nous sommes vite surpris par les prix, assez élevés, 25 à 30 dollars la chambre double (minute culture : l’Equateur à adopté le dollar américain comme monnaie depuis l’année 2000). On arrive finalement à en dénicher un à 15$ et on se pose quelques instants pour récupérer de la nuit bien fatigante qu’on vient de passer. Nous sommes à nouveau en altitude, et comme d’habitude l’hôtel est mal isolé et sans chauffage, du coup ça caille ! Suivant notre habitude, nous faisons quelques recherches sur Tripadvisor et nous apprenons qu’on peut facilement trouver des menus du jour à 2,50$ ou 3$. Bonne nouvelle, car après notre cure de ceviches à Lima il faut qu’on fasse attention au budget repas !

Nous passons l’après-midi à nous promener dans le centre et à nous renseigner sur le parc national El Cajas, dans lequel on a prévu de randonner. Les rues et bâtiments du centre sont plutôt jolis, la nouvelle cathédrale est imposante et magnifique, et le marché aux fleurs juste à côté est charmant. (NB : nous ne sommes pas montés sur le toit de la cathédrale parce qu’on est resté moins de temps que prévu à Cuenca, mais je pense que ça vaut vraiment le coup !).

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Malgré ça il y a quelque chose qui nous chiffonne : pour la première fois depuis le début de notre voyage, on trouve que les gens ne sont pas sympas. Entre des visages simplement bourrus et des regards qui nous semblent presque hostiles, c’est bien la première fois qu’on a ce sentiment. Pas de quoi en faire un drame, surtout qu’on ne ressent aucune insécurité, mais ça rend notre découverte de la ville assez mitigée. D’ailleurs, on a lu que beaucoup de voyageurs trouvaient cette ville charmante avec ses bâtiments coloniaux, mais en ce qui nous concerne on n’a pas trop accroché. C’est sûrement lié au mauvais temps qu’on a eu et aux travaux qui envahissaient les rues, peut-être aussi au fait que Cuenca nous a un peu rappelé Sucre mais en moins bien. Toujours est-il que nous décidons d’aller randonner à El Cajas dès le lendemain et de partir ensuite pour notre prochaine étape, sans nous attarder plus que ça.

Où manger à Cuenca

  • Bella Cuba (cubain) : lunch à 2,50$, très correct.
  • Moliendo Café (colombien) : bon et bon marché. Lunch à 2,50$, dîner à 3,50$. Il y a aussi des petits déj qui avaient l’air super – on voulait les goûter avant notre départ malheureusement le café est fermé le dimanche. Patron très sympa.
Où dormir à Cuenca

Malgré son prix, notre hôtel n’était pas digne d’une recommandation. Si on avait voulu y mettre un plus gros budget, on serait allé à La Cigale qui avait l’air sympa, ou au Cafecito (recommandé par des amis voyageurs). Je vous conseille de choisir un hôtel plutôt au sud de la place où se trouve la cathédrale, c’est là que se trouvent les rues et restaurants les plus sympas (le nôtre était sur la Plaza 9 de Octubre, en face du Cafecito, mais la place était en travaux et pas très agréable).

 

Randonnée d’une journée dans le parc national El Cajas

Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Nous partons de bon matin en direction du parc. Nous prenons un bus depuis le terminal de Cuenca, qui nous dépose à l’entrée du parc. La première étape consiste à s’inscrire au bureau des gardes-parc, et de repérer par la même occasion la rando qu’on souhaite faire.
La plus populaire est la randonnée n°1, mais elle nous semble un peu courte, c’est pourquoi nous décidons de commencer par la n°2 qui nous permet ensuite d’enchaîner sur la n°1 (ce que nous n’avons pas fait au final).

Important : le parc est situé en altitude (quasiment 4000 m), et le temps y est changeant : même si vous partez sous le soleil, il peut y faire très froid (vent, possibilité de neige). Par ailleurs, la zone est très boueuse. Venez donc équipés !
Pour la petite histoire, on a vu un couple équatorien se faire rabrouer par le garde-parc parce qu’ils venaient en petites baskets de ville, sans veste, et avec à peine une bouteille d’eau pour deux.

La randonnée que nous avons choisie consistait à monter en haut d’une belle et grande colline (ou d’une petite montagne, au choix), pour avoir une vue sur le parc. La randonnée commence par un bon kilomètre à faire sur la route, puis on rentre dans le vif du sujet ! Assez rapidement, ça commence à monter, et puis ça commence à monter très fort. Et histoire de montrer qu’à El Cajs on ne rigole pas, le chemin devient ni plus ni moins qu’une paroi presque verticale (j’exagère à peine), archi boueuse et super glissante. Avec Lilly en porte-bébé dans le dos je vous raconte même pas l’épreuve !

Notre progression se fait au ralenti, on s’arrête pour souffler tous les 2 mètres, je monte autant à la force des jambes qu’à la force des bras, en me tenant aux touffes d’herbe qui encadrent le chemin (heureusement qu’elles étaient là !). C’est vraiment dur, mais c’est plus marrant que pénible, et le paysage est absolument superbe. Et comme nous n’avons qu’un petit sac à dos pour la journée (contrairement à ici !), on est capable de s’échanger Lilly régulièrement.

Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Nous voilà au sommet, avec une belle vue sur plusieurs lacs d’un bleu presque noir, nichés entre les collines verdoyantes ! L’ascension nous a donné chaud, mais on sort très vite les vestes car le vent est glacé et une petite pluie fine vient nous embêter. Heureusement elle ne dure pas ! Il faut maintenant attaquer la descente, qui se révèle être tout aussi dure que la montée, vu son niveau de casse-gueulitude. Les genoux en prennent pour leur grade, nos fringues aussi vu qu’on s’étale chacun deux ou trois fois dans la boue. On est bien content d’arriver au bout du chemin et de voir tout le chemin qu’on a parcouru ! Le temps annoncé pour cette randonnée nous paraissait assez déconnant (3h30 pour faire 2 km et des poussières), mais finalement pas tant que ça puisqu’on aura mis environ 2h40, bien loin de notre rythme habituel de 4km/h.

Après une pause picnic bien méritée, on renonce à poursuivre avec la randonnée n°1, car la première partie nous a bien fatigués (on sent les effets de l’altitude !) et le ciel promet de la pluie. On décide donc de repartir tranquillement à Cuenca, plutôt contents de notre aventure dans la bouillasse !

Infos pratiques pour visiter le parc El Cajas

Bus : compagnie Cooperativa de Transporte Occidental (ne pas confondre avec la Cooperativa de Transporte Oriental), située tout au fond du terminal (pasillo 4). Départs à 8h30 et 10h20. Tarif : 2$/pers. Pour le retour, attendre au niveau de l’arrêt de bus qui fait face à l’entrée du parc et faire signe au premier bus qui passe. A priori, il y a un bus par heure (vers 14h, 15h, etc.).

Entrée du parc El Cajas : gratuite, il faut simplement s’inscrire au bureau du garde-parc avant de partir en randonnée (numéro de passeport nécessaire).

Pour finir cet article, quelques mots sur notre étape suivante :
Nous avions a priori prévu de remonter vers Baños, puis Latacunga pour aller vadrouiller du côté de Quilotoa et du Cotopaxi… mais voilà que Fabien, qui meurt d’envie de refaire du surf depuis qu’il en a fait au Portugal, reçoit un message d’un ami qui lui conseille le petit village de Montañita, situé sur la côté Pacifique… et paradis des surfeurs ! Ni une, ni deux, nous changeons les plans, en nous faisant la réflexion que de toute façon Baños avec Lilly n’était pas forcément une idée géniale, la ville étant surtout connue pour ses sports d’eau, notamment le rafting. Notre itinéraire n’étant conditionné que par la date de notre vol pour les Galapagos (youhou !!!), on a encore pas mal de flexibilité sur le parcours.

Du coup : Montañita nous voilà !

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6 Comments

  1. Estelle says

    Les photos sont superbes !! Pas une petite en stock de toi ou Fabien accroché aux touffes d’herbes ?! 😉

    • unefilledavril says

      Même pas une seule ! Faut croire qu’on n’avait pas les mains libres pour prendre de photos à ces moments. 😉

  2. narb says

    On aurait aimé vous voir en photo bouillasseux de la tête aux pieds… Genre Grand Canyon…
    Et pour le surf, dommage, moi aussi ça fait des années que je meure d’envie d’en faire 🙁

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