Nicaragua
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1 semaine au Nicaragua | San Juan del Sur & Isla Ometepe

Playa Maderas, Nicaragua

Partis à l’aube de Santa Teresa, nous sommes arrivés à la frontière nicaraguayenne en début d’après-midi après 6h de trajet dans une confortable navette privée. Le passage de la frontière s’est fait en quelques minutes, et c’est plus légers de quelques dollars que nous sommes allés nous entasser dans un chicken bus déjà bien rempli. Nous avons passé une semaine au Nicaragua, d’abord sur la côte Pacifique à San Juan del Sur, puis sur l’île Ometepe.

Nous avons été surpris de la ressemblance entre le Nicaragua et le Costa Rica : on s’attendait peut-être à ce que le Nicaragua soit un peu plus pauvre, un peu plus rustique, mais dans cette région assez touristique, ce n’est pas le cas. Autant les paysages que la nourriture ou encore la température nous ont semblés assez proches. Même si notre semaine au Nicaragua n’a pas été exceptionnelle, c’était sympa de découvrir ce pays et de voir, justement, qu’il ne correspondait pas à ce qu’on en attendait.

Infos pratiques

Passer la frontière Costa Rica / Nicaragua

  • Si vous prenez un bus international depuis San José (TransNica par exemple), vous pouvez rejoindre Managua sans avoir à changer de bus à la frontière.
  • Dans notre cas, la navette Shuttle Tropical Tours n’allait que jusqu’à la frontière (Peñas Blancas) et de là il fallait faire les formalités de passage puis chercher un autre bus vers le nord.
  • Frais de sortie du Costa Rica : 8$/pp (les enfants payent aussi)
  • Frais d’entrée au Nicaragua : 13$/pp (idem pour les enfants)

San Juan del Sur, Nicaragua

Se rendre à San Juan del Sur depuis Peñas Blancas

  • En taxi : 30$
  • En bus locaux : 1er bus frontière – embalme de la Virgen (1$/pp) en direction de Rivas puis 2ème bus Embalme de la Virgen – San Juan del Sur (1$/pp). Prévoir de la monnaie.

Évidemment c’est l’option « bus locaux » qu’on a choisie, ce qui nous a permis de découvrir les chicken bus ! Ce sont de vieux bus scolaires américains, dans lesquels on s’entasse jusqu’à ce que plus personne ne puisse bouger ! Alors certes ce n’est pas de tout confort, mais c’est vraiment économique comparé à un taxi, et les gens sont plutôt bienveillants même quand tu arrives avec ta fille sous le bras, la poussette sous l’autre, et tous tes sacs à dos. 🙂

San Juan del Sur

San Juan del Sur, NicaraguaSan Juan del Sur, Nicaragua

San Juan del Sur est connue pour le surf mais attention, il n’est pas possible de surfer directement depuis la ville, car la plage ne s’y prête pas du tout. Il faut se rendre sur d’autres plages aux alentours, et le système est bien fait car il y a des shuttles qui y vont quotidiennement. Le mieux est de demander aux locaux quelles plages il faut viser en fonction de votre niveau. Pour le shuttle, vous pouvez a priori réserver via votre hôtel ou directement à l’hôtel Casa de Oro qui se trouve dans le centre (un chouette endroit pour boire un verre d’ailleurs).

# Playa Remanso

5$/pp pour l’aller-retour en shuttle, 30 min de trajet.
L’astuce consiste à se poser dans un des restos et à y passer la journée en consommant un minimum. Tout le monde fait ça donc ça ne pose pas de problème, et c’est même presque obligatoire car il n’y a pas d’ombre du tout sur la plage.
On peut manger sur place à partir de 5-6$.
Location de surf 10$.

San Juan del Sur, Nicaragua

# Playa Maderas

5$/pp pour l’aller-retour en shuttle, 40 min de trajet.
Également des restos, c’est un peu plus cher qu’à playa Remanso.
La plage est beaucoup plus grande, il est possible de s’éloigner un peu et de trouver un peu d’ombre. C’est assez agréable pour se baigner, on y a passé de bons moments avec Lilly pendant que Fabien surfait.
En marchant vers la droite on peut faire une belle promenade jusqu’aux plages suivantes (avec des chaussures car il y a des rochers). Pour ceux qui veulent beaucoup surfer, il y a un hôtel avec dortoirs directement sur la plage.

San Juan del Sur, Nicaragua

Nous avons dormi deux nuits dans le centre de San Juan, où nous avons rencontré un sympathique couple de catalans (le monde est petit !). Le centre de San Juan est assez petit et nous l’avons trouvé étonnamment peu animé pour une ville qu’on qualifie facilement de party town (mais apparemment c’est très variable, d’après une expat française rencontrée là-bas). La seule « animation » qu’on ait vu en deux soirs était d’ailleurs assez surprenante : une centaine d’habitants, voire plus, tous assis en cercle devant une devanture. On a d’abord cru qu’il s’agissait d’une réunion de quartier, avant d’apprendre que c’était une veillée funèbre. Difficile d’imaginer ça dans un de nos villages en France !

Après cela on a passé deux nuits au Casa Maderas, un bel écolodge situé à quelques minutes de playa Maderas (le shuttle s’y arrête). On s’est fait plaisir pour le coup car le prix des nuits et des repas était un peu élevé, mais l’endroit était très agréable, avec des hamacs et une belle piscine.

Hôtel Casa Maderas :
Chambres privées ou dortoirs. Avec piscine, restaurant sur place, hamacs, cours de yoga.
Pas de cuisine ni de magasin à proximité, donc on est plus ou moins obligé de manger au restaurant de l’hôtel ou à la plage.
Possibilité de remplir des bouteilles d’eau sur place pour pas très cher.
Navettes gratuites 5 fois par jour vers playa Maderas ou vers l’hôtel, et sinon 10-15 minutes en marchant.

Hotel Casa Maderas, San Juan del Sur Hotel Casa Maderas, San Juan del Sur

Isla Ometepe (Moyogalpa)

Après San Juan nous avions envie de partir à la découverte de l’île d’Ometepe, que j’avais repérée sur internet grâce aux photos de ses deux volcans. L’île se trouve au milieu du lac Nicaragua, qui est un des plus grand lacs d’Amérique Latine. Elle est connue pour ses deux beaux stratovolcans, qu’on peut gravir : le Concepcion (encore actif) et le Maderas.

# Se rendre à Ometepe depuis San Juan del Sur (ou depuis Rivas) :

  • Chicken bus de San Juan à Rivas (20 córdobas/pp, 30 avec un bagage), environ 1h, plein à craquer.
  • À Rivas, prendre un taxi/colectivo pour le port de San Jorge. Comme il y a plein de touristes à cet endroit, les taxis montent les prix, alors négociez ! On a négocié à 60 córdobas/pp en partageant le taxi avec 2 autres personnes, mais je crois que ça reste un peu élevé. Veillez à vous faire amener devant les portes du port, pas à l’intérieur, sinon c’est un bon prétexte pour gonfler la note.
  • Le ferry part toutes les heures environ et coûte 50 córdobas/pp.

Isla Ometepe, Nicaragua

Notre première traversée s’est fait sous une pluie battante, tout le monde s’était fait tremper en traversant le port et l’intérieur du ferry était trempé lui aussi. Autant dire qu’on n’a pas pu profiter de la vue : les deux volcans, qui surplombent l’île et le lac, étaient complètement masqués. A l’arrivée, nous avons été récupérés par le gérant de la finca où nous logions, dans une voiture 100% retapée dont les portes s’ouvraient comme la Batmobile, ce qui a beaucoup plu à Lilly !

# Que faire à Ometepe ?

Une chose qu’on a découverte sur place et qu’on n’avait étonnamment pas lue avant d’y mettre les pied, c’est que sans moyen de transport, on ne peut pas faire grand chose sur Ometepe.
Il y a peu de transports en commun, et très peu de voitures, donc les taxis sont hors de prix. Le meilleur moyen de se déplacer est le scooter, qu’on peut louer facilement à la journée à Moyogalpa ou Altagracia par exemple.

On aurait pu se la jouer locale et s’entasser tous les 3 sur un scooter, mais en fait euh… non. N’ayant jamais fait de scooter ni l’un ni l’autre, ça ne semblait pas une bonne idée de commencer avec Lilly coincée entre nous, et sans casque bien entendu. On aurait bien fait du vélo à la place, mais impossible de trouver un siège enfant… Du coup notre découverte de Ometepe a été un peu limitée, mais on a profité de notre séjour pour se reposer et faire quand même une journée d’exploration en tuk-tuk. A part ça, je pense qu’on aurait adoré escalader un des volcans, mais c’est une (très) grosse randonnée qu’on n’aurait pas pu faire avec Lilly.

Nous avons visité le Charco Verde, une belle réserve naturelle qui s’étend entre les deux volcans (5$/pp) : c’est joli, il n’y a quasiment personne, et on y a vu toute une troupe de singes qui traversait sur des fils électriques au dessus de nos têtes. Notre chauffeur de tuk-tuk nous a ensuite emmené dans un petit resto de bord de route, où nous avons dégusté l’habituel gallo pinto, puis nous sommes repartis vers la Punta Jesús María : c’est une bande de sable noir qui s’avance suffisamment loin dans le lac pour que du bout on puisse voir les deux volcans en même temps. On a pu s’y baigner un moment, le lac est très peu profond et on peut s’avancer assez loin en marchant.

Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Singe sur le fil électrique, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua

# Où loger :

Les deux options sont de loger dans une des « grandes » villes ou à l’extérieur, dans la nature. En ce qui nous concerne on voulait loger à proximité de Moyogalpa et on a choisi une petite finca à l’extérieur de la ville, qui était bien notée sur booking.com. En réalité la finca était assez délabrée et c’était bien à 15 minutes à pied du centre, ce qui n’était pas super pratique. Heureusement Sandalth, la gérante, était absolument adorable, et nous avons longuement profité de la terrasse et du jardin (équipé d’une balançoire, grand bonheur pour Lilly !).

Isla Ometepe, Nicaragua

Si vous voulez loger dans la campagne, je vous conseille de choisir une vraie belle finca et de prévoir un moyen de transport pour pouvoir visiter l’île. Sinon, se loger dans Moyogalpa n’est pas compliqué, et ça a même l’air plutôt sympa.

# Se déplacer :

Il y a peu de voitures sur l’île, je ne crois qu’on puisse en louer une. En revanche, on peut louer des scooters et des vélos (pas de siège bébé). Le scooter semble le plus pratique car l’île est quand même grande. Il y a aussi des tuks-tuks qu’on peut utiliser pour des déplacements ponctuels ou comme nous l’avons fait, pour une journée d’excursion en négociant un prix global.

Isla Ometepe, Nicaragua

Après ces quelques jours pas fous à Ometepe, nous avons planifié notre retour au Costa Rica, avec pour destination Puerto Viejo sur la côte caribéenne. Pour éviter de perdre une nuit à San José, on s’est levé aux aurores pour aller prendre le premier ferry de la journée. Notre objectif : passer la frontière, rejoindre San José, puis atteindre Puerto Viejo dans la journée !
Faisable ou pas ? La suite au prochain épisode !

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