Réflexions sur le voyage
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Ce que le voyage a changé pour nous

Posséder et consommer moins

On dit que le voyage change les gens et leur regard sur le monde. Plus de confiance en soi et d’indépendance, plus de facilité à aller à la rencontre des autres, une réévaluation des priorités personnelles et un refus du conformisme, etc.
C’est à la fois très cliché et très vrai.

Pourtant le changement le plus notable que je remarque depuis notre retour n’est pas parmi ceux que j’ai listés ! Je ne m’y attendais pas vraiment, mais ce qui ressort après ce voyage, c’est surtout une envie de consommer et posséder moins. Je parle du retour, mais en réalité, c’est à partir du moment où nous avons décidé de tout quitter et de partir que nos priorités et notre mode de vie ont pris un tournant assez décisif.

Ne pas accumuler, ne pas s’encombrer

A partir du moment où nous avons pris la décision de partir, nous avons quasiment arrêté d’acheter des biens matériels. Meubles, décorations, livres, vêtements… le moindre objet devenait un poids, un élément qu’il faudrait vendre, donner ou stocker pendant notre absence.

Ça n’a pas été une privation, bien au contraire, c’était même plutôt facile d’arrêter de consommer et de s’apercevoir qu’on n’a pas besoin de plus pour vivre bien. Et pendant notre voyage, avec le contenu de nos deux sacs à dos pour tout bagage, nous avons adoré vivre au quotidien avec trois fois rien. 4 t-shirts, 2 pantalons, 2 pulls… On se rend compte que la simplicité a du bon et qu’on a besoin de peu de choses au final !

Choisir des expériences plutôt que des choses
Grandir en apprenant à privilégier les expériences plutôt que les choses.

Tendre vers plus de minimalisme

Maintenant, de retour dans un schéma plus classique, nous essayons de limiter nos achats de biens matériels à ce qui est vraiment nécessaire. Ou à ce qui nous fait vraiment plaisir… on ne voit pas l’intérêt d’être trop radical ! On veut juste trouver un bon équilibre, et surtout ne pas tomber dans l’accumulation et la surconsommation. Au final on se rend compte qu’on a beaucoup aimé être dans un mode de vie nomade, sans logement, sans meubles, sans voiture. C’est vraiment un poids mental en moins !

Vivre avec moins pour vivre plus simplement
Vivre plus simplement en possédant moins.

Privilégier le vrac, le local, le naturel et l’occasion

Parallèlement à cette envie de moins consommer, nous avons tout simplement envie de mieux consommer. Pour les biens matériels cela signifie avant tout privilégier l’occasion quand c’est possible (et qu’on trouve ce qu’on veut). Pour la consommation du quotidien (alimentaire, hygiène et entretien), on cherche à limiter les emballages (donc à privilégier les achats en vrac) et à choisir de préférence des produits locaux et écologiques.

Privilégier le vrac
Convaincre la boulangère d’adopter les sacs à vrac : check.

Limiter les emballages et objets à usage unique

Cette meilleure consommation ne se réduit pas à ce qu’on achète, mais inclut aussi la manière dont on achète ! A bas les sacs en plastique et vive les sacs réutilisables ! On adhère aussi à l’idée que plus largement, il faut veiller à supprimer de son mode de vie tous les ustensiles/objets à usage unique, tels que les pailles en plastique, les couverts jetables, les essuie-tout, les serviettes en papier…

Non aux objets à usage unique
Adopter les pailles en inox (ou en bambou), à emporter partout ! (cf. journée Bas les Pailles).

Work in progress

Voilà donc les changements étonnants qui nous occupent, plusieurs mois après notre retour de voyage. Rien de révolutionnaire, et pourtant c’est un joli bouleversement de nos habitudes. Motivés par de blogs qui donnent des pistes et des exemples, par des créateurs d’entreprises qui innovent et facilitent ces changements, mais aussi et surtout par des amis ou des proches qui nous inspirent sans forcément le savoir, qui sont déjà dans des démarches et des réflexions similaires, chacun à leur échelle et avec leurs idées.

Bien entendu, c’est loin d’être parfait, notre poubelle jaune se remplit toujours beaucoup trop vite à mon goût, le vrac alimentaire dans notre quartier coûte encore très cher alors on est obligé d’y aller petit à petit, on stagne un peu dans notre emménagement car on ne trouve pas forcément ce qu’on veut en occas… mais on y travaille !

Et vous, vous en pensez quoi de tout ça ?

Quelques pistes inspirantes

> Minimalism: a documentary about the important things (aussi disponible sur Netflix)
> Défi #RiendeNeuf de Zero Waste France
> Le témoignage Zéro déchet du blog Organisée en cuisine
> Le site ecommerce sinplastico pour s’équiper pour le zéro déchet

7 Comments

  1. Bravo. Je trouve la démarche très convaincante, meme si l’application au quotidien au retour dans un monde tourné vers la conso n’est pas toujours aisé!

    • unefilledavril says

      Tout à fait, mais au final je pense que le fait de se sentir en décalage ne fait que nous renforcer dans nos convictions et envies ! Et ce qui est intéressant c’est de voir que les initiatives dans ce sens se multiplient, et viennent de personnes qui ont des parcours très différents (pas seulement des voyageurs backpackers blasés de la société de consommation ! 🙂 )

  2. Narb says

    Ma démarche de ré-emploi de nombre d’objets détournés de leur fonction première a peut-être fait du prosélytisme inconscient chez toi (les palettes-banquettes – idée que les créateurs de mode Bobo m’ont piqué-, les tôles de portière comme lèchefrites de four, les planches de chêne centenaires (les planches, et le chêne) comme bar ou tablette pour lavabo, les tourets-plateau-tournant sur roulement à billes costaud,…) la liste est longue si tu fais le tour du Roch*** et des autres… Economie Circulaire, très facile à mettre en œuvre avec, un peu de temps, et un peu d’imagination.

    • unefilledavril says

      Et c’est sans compter les tartes aux orties ultra locales (mais pas forcément bio) ou la récup de papier d’alu des tablettes de choc !

  3. Pingback: Zéro déchet | Mes produits d'entretien achetés en vrac - Une fille d'avril

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