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Dernière étape bolivienne à Sucre

Il y a décidément un retard fou sur le blog, c’est dur de garder le rythme avec tant de choses à dire et à écrire ! Sans compter le wifi qui coopère plus ou moins selon les endroits où on loge… Toujours est-il qu’après cette série d’articles sur le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez, il est plus que temps que j’avance sur le reste de notre trip en Bolivie et au Pérou !

Après une nuit de bus, nous arrivons donc à Sucre la tête dans le… frais et dispos, mais comme il est à peu près 5h du mat, nous savons qu’une loooongue journée nous attend. En effet, il fait encore nuit noire, donc pas question de quitter le terminal pour rejoindre notre hôtel avant un bon moment. On se prépare donc à attendre 2 bonnes heures, assis par terre dans le terminal, quand soudain… une rabatteuse nous aborde et nous demande si on cherche un logement. On a déjà une réservation, mais en zieutant son badge, je me rends compte qu’elle vient justement de notre hôtel ! Ni une ni deux, elle nous met dans un taxi pour qu’on aille récupérer notre chambre directement. Crevés par la nuit dans le bus, nous sommes ravis de pouvoir aller nous coucher dans un bon lit pour faire quelques heures de sieste ! L’hôtel est construit autour d’une cage d’escalier ouverte sur la rue, il fait un froid de canard, mais une fois sous les couvertures c’est le bonheur.

Nous avons prévu de rester quelques jours à Sucre avant de partir à La Paz rejoindre ma sœurette qui vient nous rendre visite, mais au final ça ne se passera pas comme ça puisque nous aurons plutôt la joie d’aller découvrir… le milieu hospitalier bolivien ! Blague à part, Fabien étant à nouveau malade, une visite chez le docteur s’impose (et il se trouve qu’en Bolivie c’est à l’hôpital qu’on va directement, même pour une simple consultation.). Pendant plusieurs jours nous faisons plein d’allers-retours entre l’hôtel et l’hôpital, et différents examens, avant qu’il soit finalement hospitalisé pendant 48h. Pas une partie de plaisir, mais nécessaire pour le remettre sur pied avant la suite de notre voyage ! Notre séjour à Sucre sera du coup prolongé de quelques jours, en attendant d’avoir le go des docteurs pour partir.

Se faire soigner à l’étranger n’est pas forcément évident, et les frais peuvent vite augmenter, surtout dans le cas d’une hospitalisation. Avant un voyage de longue durée il est donc important de souscrire une assurance médicale adaptée, dans notre cas Chapka Assurances.

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Autant dire que pendant cette semaine un peu chaotique, nous n’avons pas beaucoup visité Sucre ! C’est quand même une ville que j’ai trouvé très sympa : très remuante, très animée. Les rues autour du Mercado Central sont incroyables, jalonnées de stands et d’étals à même le sol, pleines de monde et d’animation. Les étals fleurissent à tout moment de la journée, mais c’est le soir que la foule est la plus dense. On trouve de tout : vendeurs de DVD gravés, étals de revues pour enfants, sandwichs préparés à la demande, brasiers portatifs garnis de brochettes en train de cuire, glaces, parts de gâteaux crémeux… Même si dans les rues j’étais seule avec Lilly la plupart du temps, j’ai beaucoup aimé la ville et je m’y suis toujours sentie en sécurité. J’ai aussi adoré le fait que tout soit très peu cher : après 2 mois en Argentine et au Chili, avoir enfin le sentiment qu’on peut se faire plaisir, ça fait du bien ! 2 Bs pour une part de queque (cake en phonétique) dans la rue, un grosse coupe de fruits à la crème pour 10 Bs au marché, manger à 2 au resto pour 25 Bs, etc.

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A voir à Sucre

Le Mercado Central

Le Mercado Central est l’endroit à ne pas louper ! Des étals de fruits et de légumes à perte de vue, c’est juste magnifique. Perdez-vous dans ses couloirs,  admirez des fruits inconnus, succombez aux harrangues des vendeuses…. On peut bien sûr y manger, que ce soit un plat bien copieux pour quelques bolivianos, ou des gourmandises plus légères (jus de fruit frais, coupe de fruits, petits gâteaux).

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La vue sur les toits de la ville, depuis l’Iglesia de la Merced

Pour 10 Bs, on peut monter sur le toit de l’église et admirer la vue, qui parait-il est une des plus belles de la ville. Avant d’y aller, vérifiez les horaires d’ouverture car l’église ferme en milieu de journée et ne réouvre que dans l’après-midi.

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Se promener dans les rues

  1. Flâner, tout simplement, pour admirer la ville : la Plaza de Armas, la Plaza 25 de Mayo, les belles rues bordées de maisons blanches… Mais aussi pour découvrir ses habitants : une vendeuse en habit traditionnel assise au coin de la rue, un stand surchargé sous lequel -surprise !- un bébé dort sur une couverture posée au sol, pendant que sa maman interpelle de potentiels acheteurs, les écoliers en uniforme à la sortie des classes, qui se ruent sur les stands de glace (stratégiquement placés à deux pas de la sortie), les mamans avec leurs bébés dans le dos, les bus qui conduisent comme des fous dans les rues…

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Avec des enfants : le parc Bolivar

Plein de jeux sur le thème des dinosaures, et un super toboggan géant ! Mieux vaut éviter le weekend, car c’est blindé ! En dehors de la zone de jeux, on trouve d’autres attractions pour les enfants, comme des manèges (manuels !) pour quelques pièces, un petit train (tiré par un voiture !), des promenades en poney… Le parc, bien que petit, est très agréable.

Bonnes adresses à Sucre

Condor Cafe : une très chouette adresse végétarienne pour manger bien et pas cher. Il n’y a que des touristes mais on y mange des plats locaux (cuñapes, papas rellenas, tucumanas, …), avec l’avantage de savoir qu’ils sont préparés de manière safe pour nos petits estomacs : jus préparés avec de l’eau minérale, crudités bien lavées, etc. Les prix sont très attractifs : soupe du jour à 8 Bs, plats entre 8 et 20 Bs, etc.

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Bienmesabe : un petit resto de spécialités vénézuéliennes, qui propose des arepas et -sur commande uniquement- des tequenos.

Metro et Cosmo : deux adresses « pour touristes », mais plutôt sympa. Les deux sont situés sur la place 25 de Mayo. Au Metro, la soupe mexicaine à la tomate est excellente ! Au Cosmo j’ai goûté la feijoada, qui a défaut d’être particulièrement copieuse, était délicieuse !

El Patio : il s’agit d’une salteñeria, un restaurant spécialisé dans les salteñas (semblables aux empanadas). Il faut y aller tôt car le restaurant prépare un certain nombre de salteñas et ferme quand tout est vendu ! Les salteñas sont bonnes, bien qu’un peu trop sucrées à mon goût, et la cour intérieure du Patio est très agréable. Compter une ou deux salteñas par personne selon la faim.

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La suite de notre voyage

Après une semaine à Sucre, dans notre hôtel aux mille courants d’air (où ils ont été trop sympa avec moi, pauvre maman esseulée que j’étais !), nous avons eu l’autorisation de reprendre notre voyage (sans qu’on sache ce que Fabien avait eu, cela dit !). Pour rattraper le temps perdu et retrouver ma sœur dans les temps, nous avons décidé de faire l’impasse sur La Paz et de les retrouver directement à Puno, au Pérou.

Bye-bye Bolivie donc, et c’est parti pour un nouveau pays !

Salar d'Uyuni

Tour Sud Lipez // Jour 4

E t notre dernière journée commence par un réveil à 5h du mat pour aller voir le lever de soleil sur le Salar ! Il fait un froid de canard (-8° d’après le guide), on ne reste pas longtemps dehors ! Une fois le soleil levé, nous allons prendre le petit déj au seul hôtel de sel situé à l’intérieur du Salar, puis nous partons faire des photos (les fameuses funny pictures que tous les touristes viennent prendre – ça sent un peu le passage obligé, mais on s’en voudrait quand même de manquer ça !).

La pellicule d’eau sur le Salar nous permet de reprendre de jolies photos avec un effet de miroir, puis nous nous dirigeons vers une partie sèche pour essayer de jouer avec la perspective sur le sel bien blanc. Pas évident du tout ! Heureusement Ives a l’habitude et nous aide à nous placer à la bonne distance.

Après cela, direction l’hôtel pour récupérer nos sacs avant de partir pour Uyuni. C’est la fin du tour, nous en avons bien profité mais nous sommes contents de retrouver la civilisation, aka douches chaudes, électricité et internet ! A peine arrivés à Uyuni, nous filons réserver notre bus pour Sucre, pour un départ à 22h le soir même, puis nous passons l’après-midi à trainer avec nos compagnons de jeep dans un café avec internet. Nous arrivons aussi à changer à un prix correct les pesos chiliens qui nous restaient, c’est une bonne chose car plus loin en Bolivie nous aurions eu du mal. Du coup s’il vous reste des pesos chiliens ou argentins, profitez d’être à Uyuni, c’est une vraie plaque tournante entre le Chili, l’Argentine et la Bolivie donc il est facile de trouver où les échanger !

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Bilan de ces 4 jours dans le Sud Lipez

Une bien belle aventure ! Ce n’est pas pour rien que le Salar d’Uyuni est considéré comme un incontournable de tout voyage en Bolivie. Et effectivement, c’est très beau et impressionnant. Cependant ce n’est pas le désert blanc étincelant qui m’a le plus marqué, mais la beauté du coucher de soleil sur son miroir d’eau, avec la douceur des couleurs du ciel à l’Est, et le feu du soleil couchant à l’Ouest.

Cependant je mentirais si je disais que ces 4 jours ont été absolument LEGEN… wait for it… DARY! (Bouuuuh, la vieille blague!) !!! En effet, avec tout le battage qu’on fait autour de ce tour, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus « wahou ». En réalité, il y a des moments « wahou » : le Salar, la Laguna Colorada, par exemple. D’autres paysages étaient en revanche plus classiques, ou m’ont tout simplement rappelé des paysages que nous avions déjà vus au Chili ou en Argentine. A cela s’ajoute aussi le fait qu’on passe beaucoup de temps à rouler et que tous les arrêts sont assez chronométrés. Et c’est normal bien sûr, car il y a beaucoup de chemin à parcourir, et des horaires à respecter si on ne veut pas se retrouver à dormir au milieu de nulle part.

Du coup, je reste un peu mitigée sur cette expérience, puisque certains aspects font que c’était moins incroyable que ce à quoi je m’attendais. Cependant j’ai été bluffée par certains paysages, on a super bien mangé pendant 4 jours, notre groupe était sympathique et notre chauffeur était parfait donc le souvenir sera quand même très très bon ! 🙂

C’est donc la fin de ce reportage en photos ! Je travaille aussi sur une petite FAQ que je publierai dès que possible. Et vous, avez-vous déjà visité le Salar d’Uyuni ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Tour Sud Lipez // Jour 3

C’ est le troisième jour de notre expédition que nous avons fait connaissance avec le salar : après une longue et belle journée, nous sommes arrivés en fin d’après-midi à Cochani, où nous attendait notre chambre dans un hôtel de sel. Nous avons vidé la jeep en quelques minutes avant de repartir à toute vitesse pour ne pas louper le coucher du soleil !

Lorsque nous sommes arrivés aux abords du salar, nous avons pu voir qu’il était recouvert d’eau, plusieurs centimètres par endroits, une simple pellicule à d’autres. La chance était avec nous, car ça nous a permis d’observer un bel effet miroir et de réaliser de chouettes photos. Le coucher de soleil sur le salar a été un moment magique, absolument magnifique, que nous avons admiré jusqu’à ce qu’il fasse nuit noire. Quant à Lilly, elle a adoré faire des photos avec nous et patauger dans l’eau – heureusement que ses bottes étaient waterproof !

 

On commence la journée par un peu d’escalade ! L’origine de ces blocs de pierre, disposés sur plusieurs kilomètres, fait l’objet de plusieurs théories dont certaines assez… farfelues !

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La Laguna Negra, dont l’eau est couleur d’encre. Nous avons exploré les rochers qui l’entourent avec Ives, notre super guide-chauffeur.

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Le canyon de l’Anaconda, nommé ainsi pour la rivière qui serpente au fond, comme un anaconda !

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Pause déjeuner au bord de la rivière en compagnie des lamas (à pompons! ).

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Le cimetière des trains. Une étape qui pourrait être sympa s’il y avait moins de monde…

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Notre hôtel de sel à Cochani, tout près d’Uyuni. Il existe plusieurs hôtels de sel, dont certains très luxueux. Les murs et tout le mobilier sont construits entièrement en sel : des blocs sont taillés puis soudés entre eux grâce à un « ciment » à base de… sel, évidemment.

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Le plus beau moment de ces 4 jours : le coucher de soleil sur le salar ! Ca ne fait normalement pas partie du tour classique, c’est notre guide que nous devons remercier pour cette chance. La pellicule d’eau qui recouvrait le salar nous a permis de profiter du fameux effet miroir, qu’on ne peut voir qu’en saison des pluies.

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Laguna Colorada

Tour Sud Lipez // Jour 2

La deuxième journée d’excursion nous a réservé de belles surprises ! Pourtant la matinée commence assez mal : notre première étape de la journée, des lagunes, sont complètement noyées dans le brouillard, et il n’y a rien à voir. Heureusement lorsque nous arrivons au Desierto de Dali, le temps a complètement changé et c’est le grand soleil.

Lorsque nous arrivons aux sources d’eau chaude, il fait bien froid mais ça ne nous empêche pas de nous déshabiller en speed pour plonger dans l’eau. La température est parfaite, entre 37 et 40 degrés, et Lilly s’amuse comme un petit poisson. J’y serais bien restée plus longtemps mais avec l’altitude, il vaut mieux rester 15-20 minutes max pour ne pas risquer une brusque chute de tension. 

Le reste de la journée sera une compilation de très beaux paysages, avec notamment la Laguna Colorada, dont les eaux roses abritent des milliers de flamands.

Une petite baignade dans les sources d’eau chaude. Pas évident de se déshabiller dans ce froid, mais une fois qu’on est dedans elle est parfaite !

Une petite baignade dans les sources d'eau chaude.

Le désert de Dali, appelé ainsi pour son coté surréaliste.

Desierto de Dali
Desierto de Dali
Desierto de Dali

La belle Laguna Verde devant le volcan Licancabur. La couleur bleu-verte est due aux minéraux présents dans l’eau.

Laguna Verde
Laguna Verde
Notre jeep dans le désert Désert

Les geysers, plus impressionnants que ceux del Tatio à Atacama.

Geysers
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En arrivant à la Laguna Colorada, on retrouve des paysages qui rappellent ceux que nous avions traversé dans le désert d’Atacama.

Laguna Colorada
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La belle Laguna Colorada, où vivent des milliers de flamands roses. Un des plus beaux paysages de notre tour dans le Sud Lipez !

Laguna Colorada
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Coucher de soleil

Tour Sud Lipez // Jour 1

Beaucoup de route en ce premier jour : nous partons vers 8h du mat de Tupiza et n’arrivons que vers 20h à notre hostel. Notre guide Ives conduit prudemment, car la route est pleine de trous et de bosses et surtout, comme c’est la saison des pluies, il y a beaucoup de ruisseaux plus ou moins gros à traverser.

En parlant de ruisseaux… En fin d’après-midi nous en croisons un plus gros que les autres, une belle rivière en fait. Les 5 jeeps parties avant nous sont déjà là, les autres chauffeurs nous disent d’y aller… Ives se lance… et la jeep se retrouve coincée dans l’eau, incapable de sortir du lit boueux de la rivière ! Heureusement les autres jeeps sont là pour nous tracter ! Nous sommes tirés d’affaire, mais il reste 2 autres jeeps qui n’ont pas encore traversé, elles n’arrêtent pas de s’embourber, de s’aider, et de se réembourber ! En fin de compte et avec l’aide de tout le monde, toutes les jeeps arrivent à passer, et l’aventure peut continuer (sauf une jeep partie tellement après les autres que tous les chauffeurs pensaient qu’ils avaient pris un autre chemin. Forcément ils se sont retrouvés coincés dans la rivière, sans personne pour les aider, et il parait qu’ils ont dû y passer la nuit !). Il commence à faire nuit, personne n’a envie de rester à la traine, c’est donc à la file indienne qu’on rejoindra notre hôtel pour la nuit !

El SIllar, tout près de Tupiza

El Sillar, tout près de Tupiza

Lamas

Des centaines de lamas sur notre route. Ils portent des pompons aux oreilles et des couleurs dans leur laine pour indiquer qu’ils sont domestiqués.

Pueblo fantasma

Vue sur le pueblo fantasma, un village abandonné au pied du volcan Uturunco.

Traversons la rivière

Une traversée de rivière des plus marrantes !

Coucher de soleil

Le magnifique coucher de soleil auquel nous avons eu droit, devant la lagune Morejon

Coucher de soleil  Coucher de soleil Coucher de soleil

Coucher de soleil sur le salar d'Uyuni

4 jours à la découverte du Sud Lipez et du Salar d’Uyuni

Deuxième étape de notre itinéraire bolivien : le célébrissime Salar d’Uyuni ! Les salars sont des déserts de sel, souvent situés en altitude. Celui d’Uyuni est tout simplement le plus grand au monde, ce qui en fait un vrai incontournable quand on visite la Bolivie. Le salar peut se visiter au départ d’Uyuni bien sûr, mais aussi depuis San Pedro de Atacama et depuis Tupiza. C’est cette dernière option que nous avons choisie car nous avions lu beaucoup de recommandations sur internet qui conseillaient de partir de là plutôt que d’Uyuni.

Tupiza VS Uyuni : ce qu’il faut savoir

– Beaucoup plus de monde au départ d’Uyuni : une centaine de jeeps chaque jour en haute saison contre une vingtaine depuis Tupiza. Pour nous, début mars, nous étions seulement 7 jeeps au départ de Tupiza.
– Plus de problèmes de « qualité » depuis Uyuni, notamment avec des chauffeurs qui boivent au volant (et on a effectivement croisé un chauffeur bourré avec sa cargaison de Japonais).
– Moins cher et plus court depuis Uyuni car moins de chemin à parcourir.

Nous avons donc rejoint Tupiza depuis Tarija, par une route connue pour être assez… impressionnante ! En effet, pendant les 6 heures de trajet, le bus emprunte une route très étroite, qui serpente dans la montagne, et qui bien entendu n’est pas goudronnée. Il faut avoir le cœur bien accroché (et des médocs contre le mal des transports ne sont pas de trop si comme moi vous êtes un peu sensible). Le paysage est magnifique et exerce une espèce de fascination morbide qui pousse à ne pas lâcher la route des yeux, même si on se demande à chaque virage si on va y passer !

Petite anecdote à toute fin utile :
nous avons eu la joie de découvrir en montant dans le bus à Tarija que la compagnie avait vendu nos places 3 fois à cause d’un souci informatique. J’ai filé au comptoir pour demander qu’on règle le problème et j’ai pu obtenir de nouvelles places, mais un couple qui était dans le même cas a eu la mauvaise idée de juste s’asseoir sur d’autres places qui étaient libres. Or, le bus a fait un arrêt juste après le départ pour prendre d’autres passagers et le couple s’est retrouvé à leurs places ! Conclusion : si vous avez un problème de ce type alors que votre billet est en règle, signalez-le impérativement à la compagnie ou au chauffeur avant le départ pour ne pas avoir de souci.

Après ces 6 heures de route remuantes, nous arrivons bien fatigués à Tupiza. Pas besoin de chercher une agence pour faire le salar car j’ai fait mes recherches en amont sur internet et j’ai déjà pris contact avec l’agence Natural Adventure, avec qui nous avons prévu de partir dès le lendemain. L’agence se trouve d’ailleurs à 2 pas du terminal de bus. Nous y passons pour rencontrer Silvia, notre contact, et se coordonner pour le lendemain.

Comment choisir son agence pour le salar d’Uyuni ?

Toutes les agences proposent plus ou moins le même itinéraire (sachant que cet itinéraire peut être légèrement adapté en raison des conditions météo). Ce n’est donc pas sur ce point que vous allez devoir faire votre choix, mais plutôt sur les suivants :
– prix
– nombre de personnes dans la jeep (4 ou 5 c’est bien, 6 c’est beaucoup).
– duvets chauds fournis ou en supplément (si vous pensez en avoir besoin)
– qualité des repas : est-ce qu’une cuisinière vous accompagne ?

Pensez également à discuter les points suivants pour vérifier le sérieux de l’agence :
– qu’est-ce qui est prévu en cas d’urgence médicale (notamment mal d’altitude) ? Est-il prévu d’emporter une bouteille d’oxygène ?
– quelle quantité d’eau est prévue par personne ?

Dernier point : vérifiez la réputation de l’agence :
– avant de vous engager, je vous conseille de faire un petit tour sur internet pour vérifier la réputation de votre agence (Tripadvisor est votre ami) : rien ne vaut l’expérience d’autres voyageurs pour être sûr de partir avec une agence fiable. C’est d’autant plus important si vous partez d’Uyuni, où il y a parait-il beaucoup d’agences plus ou moins légales.

NB : il n’est en général pas possible de payer l’agence par carte. Comme le prix de l’excursion est élevé, prenez vos précautions pour ne pas être bloqué, sachant qu’il n’y a que 2 distributeurs à Tupiza et que les Mastercards sont moins acceptées que les Visas.
En plus du prix de l’excursion, n’oubliez pas de prévoir environ 250 Bs d’extras (entrée du parc, douches chaudes, …)

Notre agence : Natural Adventure

Nous avons décidé de partir avec l’agence Natural Adventure, que j’avais repérée sur le blog Voyages et vagabondages. Après vérification des témoignages sur Tripadvisor, qui étaient élogieux, et prise de contact avec Silvia pour discuter les prix, nous avons bloqué une date avec elle.

Nous avons eu un prix par personne un peu plus élevé que ce que nous proposaient d’autres agences mais Lilly ne payait rien et nous avons demandé à inclure des duvets chauds. Au sujet des prix, certains estiment qu’il est irresponsable de négocier, car ça incite les agences à rogner sur la sécurité par exemple. Dans tous les cas, sachez que depuis Tupiza les prix tournent entre 1200 et 1300 Bs selon le nombre de personnes dans la jeep.

Dernier point concernant notre agence : nous avons eu le plus sympa des chauffeurs, et ça c’est vraiment important pendant ces 4 jours ! Ives a été un guide parfait : super attentif à nos souhaits et à nos questions, incroyable avec Lilly, toujours souriant malgré la fatigue. Nous avons eu un aperçu des autres groupes et il nous a semblé que les autres chauffeurs n’étaient pas aussi sympa avec leur team.

Natural Adventure
Adresse : Avenida Suipacha, frente Terminal de Buses
info@tupizanaturaladventure.com
http://www.tupizanaturaladventure.com/

 

Natural Adventure, notre agence pour le salar d'Uyuni

Au programme

Voilà un petit aperçu de notre itinéraire de ces 4 jours. Cliquez sur les jours pour voir les photos correspondantes !

Jour 1 :

  • Départ de Tupiza tôt le matin.
  • Formation rocheuse El Sillar
  • El Pueblo fantasma (village abandonné)
  • Coucher de soleil devant la lagune Morejon

Jour 2 :

  • Laguna Hedionda (dans le brouillard le plus total !)
  • Aguas termales (baignade dans les sources naturelles d’eau chaude)
  • Desierto de Dali
  • Laguna Blanca
  • Laguna Verde
  • Geysers
  • Laguna Colorada

Jour 3 :

  • Zone rocheuse qui se prête bien à l’escalade, « Little Italy »
  • Laguna Negra
  • Canyon del anaconda
  • Cimetière de trains
  • Pueblo de San Cristobal
  • Arrivée à Cochani (hôtel de sel), coucher de soleil sur le salar

Jour 4 :

  • Lever de soleil sur le salar (vers 5h du mat puis petit déjeuner à l’hostel de sal du salar)
  • Session photo sur le salar
  • Retour à l’hôtel, départ et dépose à Uyuni
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2 jours de trek dans la vallée des condors

Alors que nous préparions notre itinéraire en Bolivie, je suis tombée par hasard sur le site du Valle de los condores près de Tarija. Après quelques recherches et de nombreux échanges avec Vincent, le responsable, nous avons décidé de nous lancer pour notre premier trek avec Lilly ! De Salta, nous avons donc décidé de passer d’abord par la jolie ville de Tarija -point de départ du trek- avant de nous rendre à Tupiza pour y faire le salar d’Uyuni.

Préparation du trek

Le trek consiste en une randonnée dans la région de Tarija, avec un guide local, pour aller voir les condors qui vivent dans les montagnes. Il existe plusieurs formules (1 nuit ou plus) et différents niveaux de difficultés, donc c’est assez adaptable aux souhaits et aux capacités de chacun. Pour ma part, j’ai beaucoup échangé par email avec Vincent, le responsable à l’origine de ce projet, afin d’évaluer la difficulté et la faisabilité du trek pour nous et notre blondinette de 3 ans. En effet, nous sommes d’assez bons marcheurs et nous avons déjà fait pas mal de randos à la journée depuis le début de ce voyage, mais un trek avec nuit sous la tente, c’est une autre histoire ! Il faut de l’eau, des repas, des vêtements chauds pour la nuit, et bien sûr le matériel pour camper… sachant que dans notre cas tout le matériel doit être porté par un seul d’entre nous puisque l’autre porte la bestiole !
Heureusement nous apprenons que dans le cas de ce trek, le poids à porter reste limité car le matériel de camping est déjà sur place. Il reste donc une douzaine de kilos chacun à porter (un sac avec nos affaires, les sacs de couchage et de l’eau ; et Lilly bien sûr). C’est un beau challenge qui s’annonce pour nous car en plus du poids, le trek commence par 700 m de dénivelé pendant les 2 premières heures !

Direction la vallée des condors !

Après un passage à l’agence pour nous coordonner, nous partons de Tarija vers 15h en taxi. L’occasion de découvrir les joies de la conduite à la bolivienne : le but du jeu est d’éviter les nombreux animaux et les gens qui marchent sur la route ! On découvre aussi qu’il n’y a que rarement des ceintures de sécurité, tout le monde s’en fout, et l’usage des phares a l’air d’être assez facultatif…

Sur le chemin avant d’arriver au petit village de Rosillas, nous goûtons de délicieuses empanadas blancas (empanadas saupoudrées de sucre glace et fourrées à la confiture de citrouille, c’est très sucré mais très bon). Au bout d’une heure, nous arrivons à la ferme où nous allons dormir, et qui sert de point de départ pour le trek : tout est très joli, nous avons une grande chambre pour nous dans un très joli corps de ferme.

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On est accueilli par Sofia et son fils Angel, qui nous emmènent voir la cuisson du pain produit sur place : on le goûte dès la sortie du four, c’est super bon, légèrement sucré. Ensuite direction la traite des vaches : il y a 3 belles vaches à la ferme, qu’il faut traire 2 fois par jour. Sofia vend leur lait aux gens du village et produit également du fromage. La traite est l’occasion de goûter l’Ambrosia :  3 cuillères de sucre, de l’alcool de raisin blanc, et 2/3 de lait tout juste tiré. Pas mal du tout ! Lilly et Angel ont quant à eux le droit de manger la mousse du lait à la petite cuillère. On s’essaie aussi à la traite, pas facile du tout !

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Après un bon dîner cuisiné par Antonia, la responsable des repas, il nous reste à préparer nos sacs pour le trek. Une bonne nuit de sommeil, un réveil aux aurores, un bon petit déjeuner avec le lait et le pain de la ferme, ainsi que le miel produit par Sofia, nous voilà prêts à partir ! Nous rencontrons Francisco qui sera notre guide. Il est avec Vincent à l’origine du projet, et c’est lui qui va nous emmener à la recherche des condors.

Nous partons sous une pluie légère, qui s’arrête heureusement assez rapidement. Comme prévu, la montée est intense pendant les 2 premières heures mais avec quelques pauses on tient le coup. Assez rapidement on atteint un premier plateau d’où on peut déjà voir des condors qui nous survolent. On continue de monter jusqu’en milieu de journée : il n’y a pas vraiment de chemin, on suit des sentiers empruntés/créés par les vaches, ce sont des passages étroits entre les buissons, heureusement qu’on a un guide !

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Vers midi nous arrivons au site du campement, ouf ! On installe les tentes (vertes, pour se fondre dans le paysage) puis on picnique pour reprendre des forces. Pendant l’après-midi, Francisco nous emmène encore un peu plus haut, sur un plateau supérieur d’où on voit très bien les condors. Ils font jusqu’à 3 mètres d’envergure, c’est impressionnant. Leur vol est majestueux, on apprend que ce sont des oiseaux qui ne font que planer au grès des courants aériens, c’est pourquoi on ne les voit jamais battre des ailes. Lilly fait quasiment toute la montée toute seule (200 m de dénivelé !), Francisco n’en revient pas !

On redescend alors que le ciel se couvre et on commence à se préparer pour le soir : du bois pour le feu, de l’eau de la source. Francisco allume un feu et commence à préparer le repas. Il n’est que 17h30 mais le soleil est déjà en train de se coucher et il va faire nuit. Le repas est délicieux, Francisco nous raconte des histoires de puma rôdeur autour du feu histoire de mettre l’ambiance… Bien fatigués, nous sommes contents d’aller nous coucher sous la tente dans des duvets bien chaud. Pendant la nuit il pleut et le tonnerre résonne, il y a aussi quelques vaches qui viennent nous voir dont une qui nous casse les oreilles avec sa clochette, mais la nuit est bonne et nous sommes bien au chaud tous les 3.

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On se réveille avec le soleil. Après un bon petit déj (le miel de Sonia !), on range et on prend le chemin du retour. Il n’est que 8h mais le soleil s’est levé et tape déjà très fort. La descente est intense pour nos genoux mais on fait tout d’une traite car le soleil brûle. A l’arrivée, nous prenons une douche bien méritée avant d’aller déguster le festin préparé par Antonia : une délicieuse parillada accompagnée d’arroz con queso (riz au lait au fromage), de tranches de citrouille rôtie et d’une sauce au yaourt incroyable. Comme nous avons négocié une nuit supplémentaire gratuite, nous passons une après-midi tranquille à la ferme, histoire de bien se reposer avant d’attaquer l’aventure suivante : le salar d’Uyuni et les merveilles du Sud Lipez !

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Trek Valle de los condores
Adresse : Calle Virginio Lema #284 entre calle Mendez y Suipacha, Tarija
Mail : contact@valledeloscondores.com
Site : www.valledeloscondores.com

Bilan de l’expérience

Un trek très chouette, avec un guide très sympathique, qui nous a appris beaucoup de choses sur le chemin et a été aux petits soins pour Lilly. La difficulté de la randonnée était correcte et toute l’organisation très bonne. Seul point noir : le prix qu’on a trouvé assez élevé (surtout pour la Bolivie !) :  1080 Bs par adulte en prix de base. Nous avons heureusement pu négocier un peu, notamment avec une nuit supplémentaire gratuite à la ferme. Le prix devient plus intéressant pour 4 adultes : 850 Bs. En tout cas le trek était bien adapté pour nous et nous en gardons un super souvenir.

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Welcome to Bolivia ou comment passer la frontière Argentine – Bolivie

Il fallait que je lui dédie un article, car ce passage de frontière a été de loin le plus fun qu’on ait fait jusqu’à présent !

De Salta, au nord de l’Argentine, nous avions prévu de rejoindre Tarija en Bolivie pour y faire le trek de la vallée des condors avant de nous lancer à la découverte du salar d’Uyuni et des beautés du Sud Lipez. Cependant nous apprenons en nous renseignant à la gare qu’une seule compagnie fait le trajet jusqu’à Tarija, et seulement le lundi et le vendredi (la compagnie Juarez, pour ceux que ça intéresse). Manque de pot, ça ne correspond pas à nos dates, il faut donc se rabattre sur le plan B, qui est d’aller en bus jusqu’à la frontière (à Aguas Blancas), de passer la frontière à pied, puis de chopper un bus ou un taxi jusqu’à Tarija. Bon. On explique à Lilly que ce passage de frontière sera un peu plus compliqué que les autres, et nous voilà partis !

Tôt le matin nous quittons donc notre petit Airbnb douillet pour aller prendre le bus pour Aguas Blancas. By the way, beaucoup de ces bus partent à 2h du mat, mais il y en a d’autres un peu plus tard, nous avons été ravis d’apprendre qu’on allait pouvoir partir à 6h. Après 3h30 de route sans incident, le bus stoppe dans ce qui semble être une mini gare envahie par des camionnettes et des marchandises dans tous les sens. On apprend qu’on est arrivé à Aguas Blancas, la frontière est là. Ah… bon. Descendons. On s’attendait à quelque chose d’un peu plus… comment dire… plus officiel ?

A peine descendus du bus, on nous accoste pour nous demander si on cherche la frontière légale ou illégale. What ? Bah, on a des passeports en règle, donc la frontière légale ça nous va, merci bien! On commence à marcher pour échapper aux rabatteurs qui proposent de porter nos bagages dans leur charrette et on demande à un chauffeur de bus où se trouve la frontière.
C’est tout droit, en 2 minutes on est au bureau qui fait office de contrôle d’immigration et de douane. Inutile de préciser qu’on est les seuls touristes à des kilomètres à la ronde ! L’officier argentin tamponne nos passeports : 1, 2, 3 nous voilà sortis d’Argentine !
Nous passons ensuite au bureau d’entrée en Bolivie, juste à côté, où nous remplissons un petit formulaire, faisons tamponner nos passeports, et en 5 minutes chrono les formalités sont finies.
NB : attention à bien faire tamponner le passeport et le formulaire, afin de ne pas avoir de problème par la suite.

Il reste maintenant à traverser le fleuve Bermejo qui marque la frontière entre les deux pays. On sait qu’il y a deux possibilité : un pont à traverser à pied et des barques. Le chemin nous mène naturellement aux barques, ce n’est que plus tard qu’on apercevra le pont qui est beaucoup plus loin. Pour 10 ARS chacun, nous embarquons dans un de ces petits bateaux, au milieu d’Argentins et de Boliviens chargés de marchandises qu’ils vont revendre de l’autre côté. Il y a des dizaines de barques qui se relaient pour faire traverser la foule qui va d’un bord à l’autre. En 2 minutes nous faisons la traversée, et nous voilà en Bolivie !

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De ce côté du fleuve nous sommes donc à Bermejo. Il y a énormément de monde, tout le long de la route principale on croise des centaines de gens avec des sacs énormes, qui s’apprêtent à traverser. Beaucoup de stands sont montés en bord de route pour servir de cantine à ces locaux,  des agneaux entiers grillent sur des parillas improvisées. Il fait une chaleur impossible, près de 38 degrés comme on l’apprendra plus tard.

Notre mission consiste à présent à changer nos pesos argentins et à obtenir des bolivianos, puis à trouver comment rejoindre Tarija. Nous marchons un peu avant de tomber sur une maison de change, juste à côté d’une banque, c’est parfait. Renseignements pris auprès de la maison de change, on saute dans un taxi pour rejoindre le terminal de bus qui est un peu à l’écart. Le conducteur ne veut pas fermer son coffre alors qu’il y a nos gros sacs dedans, on ne comprend pas pourquoi mais il est un peu tard pour refuser alors on fait avec et on garde un œil sur le coffre dès que le taxi ralentit. Il se moque de nous et nous assure que ça ne craint rien… effectivement tout se passe sans souci, tant mieux pour nous. La course ne coûte que 8 Bs, soit moins d’1,20€, vive la Bolivie !

Nous arrivons au terminal alors qu’un bus pour Tarija se prépare à partir, magnifique ! En deux secondes nous sommes dedans, contents d’avoir passé la frontière sans souci. Il reste juste à tenir les 3h30 de route dans un bus sans toilette (oui, ça aussi c’est la Bolivie, ça nous change des bus argentins ou chiliens !) et sans repas (heureusement on a un picnic pour Lilly avec nous #scoutstoujoursprêts), mais à 20 Bs le trajet, on ne va pas se plaindre. Le trajet se passe à merveille, dans un bus plein de gentilles Boliviennes avec leurs enfants. Nous arrivons enfin au terminal de Tarija, très moderne, où nous réservons notre bus pour Tupiza avant de prendre un taxi pour rejoindre notre hôtel.

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Au final nous ne verrons que très peu Tarija car nous devons repartir dès le lendemain pour faire le trek que nous avons réservé, mais on voit immédiatement que c’est une jolie ville, tranquille et propre. A part dans notre hostel, on croise très peu de touristes. Tarija, bien que très jolie, reste pour l’instant en dehors de l’itinéraire touristique typique.

Bonnes adresses à Tarija :

Pour se loger :
Casa Blanca Hostel : bien situé, propre et confortable, wifi correct et eau chaude. Les espaces communs sont agréables, l’hôtel dispose d’un patio avec des hamacs bien sympas pour une petite sieste ! Réservable sur Booking.com.

Pour manger :
Café Bélen : de bons sandwichs à environ 30 Bs et des desserts fort appétissants !
El Fogón del Gringo : spécialité de parilladas à environ 70 Bs par personne. Nous avons pris le bife de chorizo et le vacio, avec une délicieuse citronnade maison, on s’est régalé ! Contrairement à ce que le nom laisse penser, il y a beaucoup de locaux qui y mangent, ce n’est pas réservé aux gringos !

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Maintenant, direction le petit village de Rosillas, pour un trek de 2 jours en pleine nature avec notre guide Francisco !

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Derniers jours en Argentine & la recette de la torta Crackers de Maria

Maria, notre hôte Airbnb à Salta était une super cuisinière (et une gourmande) qui nous a fait goûter plein de bonnes choses ! On a adoré tester sa « pizza » tomate-mozza-basilic préparée sur une pâte brisée absolument délicieuse, du mantecol (un dessert à base de beurre de cacahuète, de semoule et de noix), et la torta Crackers qu’elle a préparé pour l’anniversaire de sa maman !

Torta Crackers de Maria

Ingrédients :
80 crackers
100 g de beurre
6 grosses cuillères de dulce de leche
1 tasse de sucre
2 tasses de flocons d’avoine

Préparation :
Faire fondre le beurre à feu doux, y rajouter le sucre et le dulce de leche, puis dans un 2ème temps les flocons.
Laisser refroidir puis monter la torta : une couche de 20 crackers, une couche de mélange au dulce de leche, une couche de crackers, etc. Laisser refroidir et figer avant de déguster !

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Ici en portion individuelle.

Absolument décadent ! Pas hyper facile à manger par contre, je pense que je la testerai une fois rentrée sous forme de tarte : une base de crackers émiettés et bien tassés avec un peu de beurre fondu (comme pour un cheesecake) puis la garniture à base de dulce de leche.

 

Petite visite de notre Airbnb joli…

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Avec ce dernier article, notre aventure en Argentine se termine ! Au final nous y aurons passé 5 belles semaines. Maintenant place à la suite : Bolivie, here we come !

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Nord de l’Argentine : boucles sud et nord autour de Salta

S i vous suivez un peu le blog, vous vous rappelez peut-être que nous avions quitté l’Argentine au niveau de Bariloche, avec la perspective d’y revenir un peu plus tard, mais beaucoup plus au nord ! Conseillés par notre amie Amandine, nous avons en effet mis la région de Salta dans notre parcours, avec un beau roadtrip à la clé !

Cette région est un concentré de beaux paysages. Le meilleur moyen de les explorer est de louer une voiture, pour bien profiter de ces magnifiques montagnes. Il existe bien sûr des agences qui organisent des excursions pour aller voir les points d’intérêt, mais ça n’a pas du tout la même saveur car le plus beau au final, c’est la route en elle-même !

Après quelques recherches, nous avons décidé de louer une voiture pour 7 jours et de faire 2 circuits assez classiques : la boucle Sud (Circuito Sur) et la boucle Nord (Circuito Norte). Comme prévu nous avons pris plein les mirettes, mais malheureusement nous n’avons pas pu profiter de cette région autant que nous l’aurions voulu. Je vous en dit plus dans un instant…

Boucle sud :
Salta – Cachi par route 33 – (Molinos) – Cafayate par route 40 – retour à Salta par route 68

Boucle nord :
Salta – Purmamarca – Tilcara – Humahuaca – (Iruya) – retour à Salta (par San Antonio de los Cobres)

Ce qu’il faut savoir avant d’y aller :

  • Pas besoin de louer un 4×4 pour la majorité des routes, mais il faut garder en tête qu’en cas de pluie, certaines routes peuvent ne pas être praticables (notamment lorsqu’on monte en altitude : Piedra de Molino, Mirador Hornocal et Cerro de los 14 colores, Iruya, San Antonio de los Cobres).
  • Certaines routes sont goudronnées, d’autres en terre (ripio). Pour savoir lesquelles je vous invite à bien passer par l’Office du tourisme de Salta pour y récupérer une carte de la région : très bien faite, elle indique les routes goudronnées/terre, et le temps de trajet entre chaque ville. Vous pourrez aussi y récupérer le site du gouvernement à consulter pour connaître l’état des routes (cela dit, le site était « en maintenance » à chaque fois que je l’ai regardé). Le personnel de l’Office du tourisme est très sympathique et bien renseigné. Adresse : Buenos Aires 93 (croisement avec la rue Caseros).
  • Faut-il réserver les logements ou pas ?
    C’est la question qu’on se posait et le point sur lequel on n’a pas été bon. On s’y est pris un peu au dernier moment parce qu’on n’était pas sûr de l’itinéraire, du coup quand on a regardé sur internet on ne trouvait rien de libre. Gros doute, est-ce que c’est parce que la majorité des hébergements ne sont pas sur internet ou parce que tout est déjà plein ? On ne le savait pas, mais c’était la deuxième hypothèse !
    On a quand même réussi à réserver pour la boucle Sud (mais pas exactement là où on voulait) et rien pour la boucle Nord. Une fois sur place, on s’est rendu compte qu’on tombait en plein Carnaval et que tout était blindé ou hors de prix. (Et la période de carnaval dure tout une semaine donc c’était mort pour nous).
    Conclusion : gros coup de malchance, on aurait difficilement pu le savoir, mais du coup je vous invite à regarder sur internet les prix et les dispo pour la zone, même si vous ne réservez pas pour garder de la flexibilité. Et surtout évitez les 10 derniers jours de février !

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Boucle sud : Salta – Cachi – Cafayate – Salta

Salta – Cachi : 160 km – environ 3h

C’est une route goudronnée mais il y a quand même 2 tronçons de terre quand on monte à Piedra de Molino. Attention, c’est un passage en altitude (3 457 m) et le temps y est facilement pourri même s’il fait beau plus bas : nous avons eu de la pluie et de grêle, on n’en menait pas large (sachant que dès qu’il pleut il y a des ruisseaux plus ou moins gros qui coupent la route, il faut donc être très prudent). A cause du brouillard nous n’avons pas eu droit à la vue sur la vallée, par contre dès que nous avons passé Piedra de Molino nous avons retrouvé le soleil et un beau paysage : je vous conseille d’ailleurs de faire un premier arrêt au Mirador Sendero, juste avant la recta del Tin Tin. La recta, c’est une immense ligne droite qui passe devant le Cerro Tin Tin, d’où son nom, et forcément c’est un chouette endroit pour s’amuser à prendre des photos marrantes !

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Nous avions réservé à Cachi pour la nuit, c’est un joli petit village blanc aux portes vertes. Depuis le village il est possible de faire des randos ou des excursions, pour nous c’était surtout une étape sympa avant d’attaquer la route jusqu’à Cafayate.
Nous avons dormi à l’hôtel Pueblo Antiguo, plus cher que ce qu’on aurait souhaité, mais mignon et confortable.

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Cachi – Cafayate par la route 40 : 160 km – 4h (voire 3h30)

Là pour le coup, on est tout le long sur une route de terre, sur laquelle on roule à 40 ou 60 km/h max. Cependant la route est plutôt bonne, la terre est bien tassée et il n’y a pas trop de trous. On croise régulièrement des petits villages et il y a des bornes 911 tous les quelques kms.
La route passe à proximité de Molinos (à 1 km de la route principale), qui est apparemment un joli petit village, mais nous n’a pas pris le temps de nous y arrêter car nous avions beaucoup de route à faire ce jour.

Les arrêts sympas : Corte el Cañón, Quebrada de las flechas, el Ventisquero.
La route en elle-même est superbe, et nous l’avions pour nous tout seuls, un chouette roadtrip !

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Cafayate :
Nous n’avons n’a pas trouvé beaucoup de charme à la ville, par contre si on a un peu de temps pour y rester ça doit valoir le coup de loger un peu à l’extérieur, dans les vignobles, et de partir à leur découverte. Malheureusement ce n’était pas à notre programme, car à cause de ce fichu carnaval qui avait commencé, nous avions dû réserver un hébergement beaucoup plus au nord, à Coronel Moldes.

Nous avons donc loupé une visite que j’aurais bien aimé faire : les ruines de Quilmes, à quelques km au sud de Cafayate (par la route 40).

Cafayate – Salta par la route 68

Après une pause déj à Cafayate, nous avons donc repris la route vers Salta par la route 68. Cette route offre également de beaux paysages et de formations rocheuses impressionnantes :  los Colorados (je vous conseille de prendre un peu de temps pour aller marcher autour des roches, ça donne envie de s’y balader un long moment !), los Castillos, las Ventanas, el Obelisco, la Quebrada de las Conchas à observer depuis le mirador Tres Cruces, l’Anfiteatro, la Garganta del Diablo.

Cependant elle est beaucoup plus fréquentée que la route 40 entre Cachi et Cafayate et nous l’avons moins appréciée pour cette raison. Grosse déception d’ailleurs pour l’Anfiteatro et la Garganta del Diablo : blindé de touristes, des vendeurs ambulants installés jusque dans l’entrée, il y avait même un musicien avec sa flûte de Pan dans l’Anfiteatro et des graffitis sur les parois de la Garganta ! Si vous en avez la possibilité, je pense qu’il vaut mieux faire cette portion de route tôt le matin pour éviter la foule.

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Après cette longue journée sur la route, nous avons passé la nuit à Coronel Moldes dans une superbe finca (Finca Santa Anita) où nous avons pû goûter aux spécialités de la région : tamales et fromage de chèvre ! Le lendemain après un petit tour par Dique Cabra Corral (qui n’offre pas grand chose d’intéressant à faire si on ne veut pas faire de saut à l’élastique ou d’activités nautiques), nous étions de retour à Salta avant d’attaquer la boucle Nord.

 

Boucle nord : Salta – Purmamarca – Humahuaca – Iruya

Malheureusement pour la boucle Nord, je ne vais pas avoir grand chose à vous raconter car c’est là que nos problèmes ont commencé : malgré un départ assez matinal de Salta nous sommes arrivés tard à Purmamarca car la route 9 (qui passe par El Carmen) est une horrible petite route de montagne, très étroite et pleine de virages. Et malheureusement on s’est retrouvé coincé derrière une voiture qui roulait à 20 km/h et au milieu de la route, de quoi bien taper sur les nerfs de Fabien qui conduisait.

Une fois à Purmarca, on découvre que le Carnaval bat son plein. On arrive quand même à faire un petit tour dans le village et à apercevoir le Cerro de los 7 colores, attraction principale des lieux, mais avec autant de monde nous ne sommes pas à l’aise pour laisser nos gros sacs dans la voiture et partir explorer. D’autant plus que nous n’avons pas réussi à réserver d’hébergement, il faut donc qu’on arrive à une heure correcte à Tilcara pour trouver quelque chose. C’est à ce moment là que Fabien commence à se sentir mal, très fatigué. Je vous passe les détails de la suite, mais en 2 mots : énormément de monde sur la route, gros embouteillages qui font qu’on n’avance pas, Fabien de plus en plus fatigué et malade, on déniche une chambre à prix d’or à Tilcara pour enfin se reposer. C’est là que s’arrête notre roadtrip car nous n’irons pas plus loin, et préférerons revenir vers Salta pour permettre à notre malade de se reposer.

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Quand même une petite anecdote sur notre nuit à Tilcara, qui nous fera bien rigoler dans quelques mois : de notre chambre d’hôtel à Tilcara, on entend le Carnaval, on sait que les rues sont très animées et qu’il y a beaucoup de monde. On ne sait pas ce que ça donne en termes de sécurité, mais vu comme c’est parti, on ne va pas quitter la chambre avant le lendemain matin. Mais voilà que vers 23h, alors qu’il fait nuit noire : coupure d’électricité, pas seulement dans notre hôtel mais dans tout Tilcara ! Comment dire… les circonstances nous font irrésistiblement penser au film The Purge (American Nightmare 3) qu’on a vu 4 fois de suite dans le bus (merci chauffeur !). Fabien, fiévreux, est complètement parano, quant à moi je dors la lampe de poche à la main, prête à défendre Fabien et Lilly si besoin ! Heureusement la nuit est calme et nous sommes bien vivants le lendemain, à défaut d’être particulièrement bien reposés !

Une pause bien méritée à Salta

Par chance, nous avions justement prévu une semaine de repos à Salta après la boucle Nord, avant de repartir vers la suite de notre voyage. Nous avons donc pu nous reposer, reprendre des forces, et nous faire plaisir en trainant, en bouquinant, en cuisinant de bons petits plats… Nous savions avant de partir en voyage que nous aurions besoin de nous ménager ce genre de pause, et là il faut dire que c’est très bien tombé. Salta était un bon choix pour cette pause, c’est une ville assez grande, très tranquille et sûre, et nous avons pu facilement trouver un Airbnb à bon prix, que nous n’avons quasiment pas quitté de la semaine tellement on y était bien !

Petite note de fin : je poste cet article depuis Sucre en Bolivie, il y a pas mal de retard sur le blog car nous avons été bien occupés ces derniers jours, et dans des zones sans wifi. La suite arrive ! En attendant, n’oubliez pas de suivre la page Facebook et le compte Insta pour des nouvelles plus récentes.

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