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Itinéraire d'un mois en Equateur

[Bilan] Equateur : budget, conseils et coups de coeur

S’il fallait décrire l’Équateur en quelques mots seulement, ce serait sans aucun doute « une très jolie surprise » ! A la base nous n’avions même pas prévu de visiter le pays, nous devions seulement séjourner aux Galapagos. Mais au fur et à mesure que nous avons avancé dans notre trip et que nous nous sommes pris de passion pour les montagnes et les randonnées, nous avons découvert que l’Équateur avait beaucoup d’attraits et qu’il serait dommage de ne pas y passer quelques semaines. Au final, nous avons beaucoup apprécié ce pays, qui offre une grande diversité de milieux et de paysages tout en restant pour l’instant moins touristique que ses voisins.

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Où, quand, quoi, comment ?

Nous avons passé exactement un mois en Équateur, donc presque 2 semaines aux Galapagos. Nous sommes arrivés par voie terrestre via le Pérou (un passage de frontière assez mémorable !) et nous sommes repartis, toujours en bus, vers la Colombie. Nous y étions en mai 2017, ce qui correspond à la fin de la saison des pluies. A l’époque, le taux de conversion était d’environ 1€ = 1,1$ (la monnaie de l’Équateur est le dollar américain).

Nos étapes

Cliquez pour lire l’article correspondant
> Cuenca & le parc national El Cajas
> Montañita : une semaine au paradis
> Retour en altitude ! Laguna Quilotoa & volcan Cotopaxi
> Quito, promenade colorée dans le centre historique
> 2 semaines aux îles Galapagos

Zoom sur les îles Galapagos
> Que faire à Santa Cruz
> Que faire à San Cristóbal
> Les îles Galapagos sans exploser son budget

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Equateur - Conseils pratiques pour organiser son séjour

L’Équateur est loin d’être une destination aussi populaire que le Pérou, le Brésil ou encore l’Argentine (si on exclut les Galapagos bien sûr), et pourtant c’est un pays que nous avons beaucoup apprécié. Montagnes, plages, petits villages et parcs nationaux… on y trouve des milieux très divers et des activités pour tous les goûts. Même si les infrastructures hors des grandes villes peuvent sembler plus rustiques qu’ailleurs, le service de bus est bien développé et permet de se déplacer facilement dans le pays, et on trouve assez facilement des renseignements pour organiser ses visites. Comme en Bolivie ou au Pérou, il ne faut pas hésiter à négocier le prix des activités, des transports ou des hôtels !

# Repas

N’allez pas chercher plus loin que le menu mediodia (aussi appelé menu del dia / menu ejecutivo), c’est de loin la meilleure option pour un déjeuner copieux et économique. Avec une soupe en entrée, un plat de riz et de viande accompagné de quelques légumes et un jus frais bien sucré, vous n’en aurez que pour quelques dollars pour faire un repas complet. Au quotidien la cuisine n’est pas spécialement inventive, mais les ceviches qu’on trouve sur la côte pacifique laissent un agréable souvenir aux papilles. 🙂

# Logements

Les auberges de jeunesse sont une fois de plus la meilleure option si vous cherchez un hébergement économique. Nous choisissons de préférence des auberges avec cuisine, ce qui nous permet d’économiser sur le budget repas et surtout de ne pas manger du riz matin, midi et soir ! (#overdose). A Quito et aux Galapagos nous avions réservé en avance via internet et pour le reste nous avons simplement cherché sur place en négociant les prix directement à la réception. A part à Quilotoa, nous avons toujours eu un wifi plutôt correct. Attention, sur la côte (à Montañita et aux Galapagos par exemple), il n’y a pas forcément d’eau chaude… une bonne douche froide n’a jamais fait de mal à personne ! Nous avons pu voir par la suite que c’était souvent le cas dans les régions côtières, notamment en Amérique Centrale.

# Transports

Pour les transports terrestres, nous avons toujours réservé directement sur place, et souvent juste avant de monter dans le busn lorsque nous avions une correspondance par exemple. Même si le pays peut sembler petit comparé à certains de ses voisins, les distances sont assez longues. Nous n’avons pas vraiment repéré de compagnie meilleure que les autres, nous avons généralement choisi en fonction des horaires lorsque plusieurs compagnies faisaient le même trajet. Les bus sont assez vieillots, surtout sur les petits trajets, mais il faut croire qu’on commençait à être habitué car ça ne nous a pas vraiment dérangé.

En revanche il y a systématiquement des gens qui montent dans le bus pour vendre quelque chose (un remède miracle contre le cancer, des chewing-gums, etc.) ou demander de l’argent. Ils font en général un petit speech puis passent dans les rangées en espérant récolter quelques dollars, puis laissent la place au suivant ! Même si on imagine bien qu’ils ne font pas ça pour le plaisir, il faut avouer que c’est un peu lassant. J’ai cependant été étonnée par la générosité des Equatoriens, qui sont nombreux à donner une petite pièce pour aider leurs compatriotes.

Quelques distances :
– Cuenca – Guayaquil : 4h
– Guayaquil – Montañita : 2-3h
– Guayaquil – Latacunga : 7h
– Latacunga – Quilotoa : 2h
– Latacunga – Quito : 2h

# Budget

Pour nous 3 (2 adultes et 1 enfant), nous avons dépensé 3 340€ pour 31 jours soit environ 36€ par jour et par personne (en comptant Lilly comme une personne à part entière). Cependant ce total inclut 13 jours aux Galapagos (dont 600€ d’avion et quasiment 300€ de frais d’entrée dans l’archipel). Hors Galapagos, notre moyenne est en réalité de 19€ par jour et par personne.

*****Nos coups de coeur en Equateur

Ce qu’on a préféré

  • Notre baptême de plongée aux Galapagos (et les Galapagos en général, évidemment) ! Il n’y a pas à dire, la réputation de ces îles n’est pas surfaite. C’est véritablement un paradis pour la faune, où l’on croise très facilement des animaux en tout genre : tortues terrestres et marines, requins à pointe blanche, pointe noire, requins marteaux et à rayures, raies manta, otaries, iguanes, volatiles divers et variés (ça se voit que je ne suis pas une passionnée des oiseaux ?), etc.
  • Notre séjour à Montañita, une vraie semaine de farniente au bord de l’océan Pacifique. Entre grasses mat, petits déj pantagruéliques, siestes, sessions de surf et baignades dans l’eau super chaude, notre programme était ultra chargé mais fort agréable. 🙂
  • L’ascension du volcan Cotopaxi, une randonnée assez courte mais unique, du fait de son altitude élevée (4864 m à l’arrivée) et de son paysage spectaculaire.
  • Le parc national El Cajas près de Cuenca, un espace protégé peu fréquenté et pourtant très beau, où nous avons fait une randonnée éprouvante physiquement mais qui nous a beaucoup plu.

On a moins aimé :

  • La ville de Cuenca, dont on avait lu beaucoup de bien et qui nous a laissés assez indifférents. Il faut dire que le temps maussade et les travaux un peu partout ne jouaient pas en sa faveur.
  • Le froid mordant dans notre hôtel à Quilotoa : on est tout à fait capable de faire une croix sur notre confort pour quelques jours, mais là c’était vraiment trop, on a passé la journée sous la couette ou collé au poêle à bois de la réception !

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Conseils pour réussir son séjour en Equateur

# Argent

  • L’Équateur a adopté le dollar américain depuis l’année 2000. Les billets de banque viennent des Etats-Unis, en revanche c’est la banque centrale équatorienne qui frappe les pièces (et elles ne sont pas valables aux États-Unis).
  • Comme en Bolivie ou au Pérou, il est d’usage de négocier, notamment pour les hébergements, les transports, les activités ou l’artisanat. Évidemment il ne s’agit pas de tirer les prix vers le bas au détriment du vendeur, mais d’obtenir un prix juste. Pour savoir quel est ce prix juste, comparez les prix ou renseignez-vous auprès de votre hôtel par exemple.

# Transports

  • Après 4-5 mois en Amérique du Sud, nous sommes arrivés à la conclusion qu’on pouvait aller à peu près partout en bus, et qu’avec un peu de temps on finissait toujours par arriver à destination. Du coup nous avons gardé une flexibilité maximum pour tous nos déplacements, en prenant en général nos billets juste avant de monter dans le bus.
  • Par ailleurs nous avons rarement acheté un billet pour Lilly (les enfants pouvant voyager sans place attitrée jusqu’à 5 ans). En général il y avait des places vides, au moins sur une partie du trajet, et sinon on la prenait sur nos genoux.
  • Ne jamais acheter les billets de bus en ligne, il n’y a pas tout et les prix sont moins intéressants. En Amérique Latine, la meilleure option est toujours d’acheter son billet une fois sur place (à la gare ou à un guichet en ville s’il y a), en comparant les prix et les horaires des différentes compagnies. En haute saison, il est préférable d’acheter son billet 2-3 jours à l’avance.

# Logements

  • Aux Galapagos nous avons réservé nos logements à l’avance pour être sûrs d’avoir quelque chose à un prix correct. A Quito nous avions également réservé à l’avance pour ne pas tourner dans la ville, vu son assez mauvaise réputation niveau sécurité.
  • Les hôtels économiques sont peu chauffés (voire pas du tout) même quand les températures extérieures sont basses. Prenez de quoi vous couvrir ! Par ailleurs sur la côte (à Montañita par exemple) il n’y a pas forcément d’eau chaude.

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Equateur conseils et bons plans

  • On prendrait peut-être plus de temps pour découvrir la Laguna Quilotoa, en faisant par exemple le tour du cratère (5-6h) voire une grande boucle de 3 jours à travers les villages alentours.
  • On garderait sans aucune hésitation notre séjour à Montañita, c’était vraiment le coup de cœur imprévu de ce mois en Équateur. Attention cependant à la période : pour nous en mai c’était parfait ! Les village d’Olon ou Canoa, moins connus et donc moins fréquentés, peuvent offrir une bonne alternative en haute saison.
  • Aux Galapagos, on passerait plus de temps sur l’île de San Cristobal et un peu moins sur Santa Cruz. Avec un plus gros budget, on s’offrirait certainement quelques sorties en mer de plus pour profiter au maximum de ces fonds sous-marins incroyables, ou la visite d’une troisième île ! J’aurais aussi aimé faire quelques randonnées ou balades à vélo pour découvrir l’île différemment.
  • On consacrerait un peu de temps à la région de Baños, où nous avions prévu d’aller mais que nous avons finalement remplacée par Montañita. On y trouve beaucoup de belles cascades et la région se prête bien aux sports extrêmes, à moins qu’on ne préfère essayer ses bains !
  • On incluerait probablement un passage à Mindo, dont nous avons lu beaucoup de bien : il s’agit d’une petite ville située au cœur d’une cloud forest, un peu au nord de Quito. On y trouve une réserve écologique qui abrite une grande variété d’oiseaux, de mammifères ou de reptiles, ou encore de fleurs et de papillons.

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Equateur - Vos questions

# L’Equateur est-il un pays dangereux ?

Moins touristique que ses voisins péruvien et bolivien, l’Équateur jouit d’une moins bonne réputation niveau sécurité, qui peut être renforcée par sa proximité avec la Colombie. De notre côté nous n’avons pas spécialement ressenti d’insécurité, mais nous avons fait particulièrement attention à Quito, qui a une assez mauvaise réputation. Longtemps considérée comme une ville très dangereuse, la sécurité semble cependant s’être bien améliorée grâce à de gros efforts du gouvernement. En revanche la ville de Guayaquil souffre de gros problèmes de délinquance, il convient d’y être particulièrement prudent.

Comme dans la plupart des grandes villes d’Amérique du Sud, il faut être prudent sans être parano, garder un oeil sur ses affaires et ne pas faire étalage de ses richesses, et se renseigner en amont sur les quartiers à éviter (la nuit notamment) ou les bonnes attitudes (prendre uniquement des taxis seguros par exemple).

# Y a-t-il un risque de souffrir de l’altitude ?

Beaucoup de points d’intérêts du pays se situent en altitude : le Cotopaxi, la Laguna Quilotoa, le parc national El Cajas, etc. Si vous prévoyez d’aller randonner dans ces endroits, assurez-vous d’avoir un peu de temps pour vous acclimater avant, et respectez les recommandations d’usage : bien s’hydrater, éviter l’alcool et limiter les efforts physiques tant que le corps n’est pas habitué. De notre côté, arrivant de Bolivie et du Pérou, nous étions déjà bien acclimatés et nous n’avons pas du tout souffert de l’altitude lors de nos randonnées.

# Combien de temps faut-il prévoir aux Galapagos ?

Tout dépend de ce que vous comptez y faire et du budget dont vous disposez. Nous y sommes restés 13 jours, répartis entre Santa Cruz et San Cristobal, et par rapport à ce que nous avions envie de faire et à notre budget, c’était plutôt adapté. Si vous avez envie de faire beaucoup de sorties en mer, voire même d’y passer votre diplôme de plongée, vous pouvez facilement y passer 2 semaines sans vous ennuyer. A l’inverse, je pense que c’est dommage d’y passer moins d’une semaine car les frais pour venir étant assez élevés (avion + droit d’entrée), il faut quand même les rentabiliser un peu !

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Notre séjour en Equateur - conseils et itinéraire

Comme je le disais en début de cet article, une belle découverte ! Nous n’avons pas regretté d’avoir finalement intégré l’Équateur à notre itinéraire sud-américain au lieu de nous cantonner aux îles Galapagos ! En effet, le pays offre une grande diversité de milieux et de très beaux paysages et mérite vraiment d’être connu. Le côté encore traditionnel et authentique du pays, le coût de la vie, et la grande variété des activités qui s’offrent aux visiteurs en font une destination de choix.

Randonnées incontournables en Amérique du Sud

7 lieux de randonnée incontournables en Amérique du Sud

Notre voyage en Amérique du Sud aura été l’occasion de nous découvrir une nouvelle passion, celle de la randonnée ! En effet, nous sommes partis en sachant qu’on aurait l’occasion de marcher un peu, mais sans penser que nos treks dans la nature et dans les montagnes feraient partie de nos plus beaux souvenirs de voyage ! Il faut dire qu’en partant avec Lilly (et ses 12 kg à l’époque) on n’imaginait pas non plus qu’on pourrait faire autre chose que des promenades assez faciles. Au final, nous avons avalé des kilomètres et des kilomètres et progressivement habitué nos muscles à l’effort, ce qui nous a permis de faire des randonnées de plus en plus longues, avec des dénivelés qu’on aurait jugés impossibles au début ! Grâce à cela, nous avons pu découvrir des paysages absolument superbes et vivre de grands moments d’aventure (sentiment directement proportionnel à la quantité de pluie ou de boue rencontrée !).

Le Canyon de Colca
– PEROU –

Une épreuve physique inoubliable mais des paysages superbes et la fierté d’avoir réussi ! Le Canyon de Colca est le deuxième canyon le plus profond du monde (3 400 m de profondeur). A Arequipa, de nombreuses agences proposent des randonnées sur 1 ou 2 jours dans le canyon, mais nous avons préféré organiser notre trek nous-même pour suivre un itinéraire moins fréquenté et avancer à notre rythme.

Le trek est vraiment exigeant car le dénivelé est très important (+ 1 100m le dernier jour) et les conditions sont assez difficiles (il faut porter beaucoup d’eau, et la chaleur augmente vite). Malgré cela (et aussi sûrement à cause de cela) ce trek reste un des plus beaux moments de notre voyage.

Infos pratiques

Nous avons fait le trajet suivant : Cabanconde –> Llahuar (1er jour) / Llahuar –> oasis de Sangalle (2ème jour) / Sangalle –> Cabanaconde.

  • Durée / Dénivelé : 5h le premier jour (principalement de la descente jusqu’au fond du canyon), 5h le deuxième (+ 600 m de dénivelé sur 2h puis on redescend), 2h30-3h pour le dernier jour (+ 1 100 de dénivelé).
  • Difficulté : la chaleur (il faut partir tôt le matin pour l’éviter au maximum) et l’obligation de transporter pas mal d’eau car il n’y a aucun endroit où en acheter. Les directions sont plutôt bien indiquées.
  • Point de départ et organisation : Départ de Cabanaconde (6h en bus depuis Arequipa). Organisation via agence depuis Arequipa ou de manière autonome. L’entrée dans la vallée de Colca requiert normalement l’achat d’un boleto turistico (70 soles – voir mon article pour plus de détails).

Randonner dans Canyon de Colca au Pérou

La vallée de Cocora
– COLOMBIE –

Un des endroits que j’ai préférés en Amérique du Sud ! Dans la vallée de Cocora poussent des centaines de palmiers de cire, une espèce protégée et l’un des symboles de la Colombie. C’est la plus grande espèce de palmiers au monde, les arbres peuvent atteindre jusqu’à 60 m de hauteur. On peut se contenter de marcher une dizaine de minutes depuis le parking pour aller admirer les palmiers de cire, mais nous avons préféré faire une grande boucle qui monte à travers la forêt et redescend vers l’endroit de la vallée où se trouvent tous les palmiers.

Les conditions n’étaient pas évidentes quand nous avons fait cette randonnée (une pluie diluvienne a un peu ralenti notre progression), mais nous en avons profité pour prendre une agua de panela revigorante à la Casa de los Colibris et surtout… lorsque la pluie s’est arrêtée et que l’humidité a commencé à s’évaporer sous la chaleur, nous avons vu les palmiers émerger petit à petit de la brume. Un moment assez féérique !

Infos pratiques

  • Durée / Dénivelé : 4-6h. Nous avons mis 6h (avec comme d’hab Lilly sur le dos) en incluant la montée jusqu’à la maison des colibris (ce qui rajoute environ 1h de rando) et une grosse heure de pause en attendant que la pluie diminue.
  • Difficulté : il y a un bon dénivelé mais rien de vraiment difficile. En revanche il y a quelques ponts suspendus plus ou moins sécurisés que j’ai trouvés un peu stressants avec Lilly sur le dos.
  • Point de départ et organisation : départ de Salento en jeep pour rejoindre le début de la rando (3 800 COP/pers). Droit d’entrée de 2 000 COP à payer au début du chemin + 5 000 COP pour la maison des colibris (facultatif).

Randonner dans la vallée de Cocora en Colombie

La région de Huaraz
(Laguna 69, Santa Cruz, Cordillera Huayhuash)
– PEROU –

Malheureusement je dois tricher un peu car nous n’avons pas pu nous rendre à Huaraz lorsque nous étions au Pérou, à cause des inondations de 2017. C’est vraiment dommage car cette région a l’air magnifique, et j’envie tous les voyageurs qui ont eu la chance d’aller y randonner. Le trek de la Laguna 69, dans les montagnes de la Cordillère Blanche au sein du Parc National de Huascaran est l’un des plus connus. Il faut compter 5 à 6h pour faire les 15 km aller-retour de cette randonnée, avec environ 750 m de dénivelé. Deux autres célèbres treks sont accessibles dans la même région pour les randonneurs avertis : le trek de Santa Cruz, avec environ 60 km sur 4 jours, ou le circuit de la Cordillera Huayhuash en 12 jours. Pour ma part je dois pour l’instant me contenter d’admirer les photos de mes amis voyageurs, mais je rêve de repartir au Pérou pour découvrir cette incroyable région.

Autour du Fitz Roy
(Laguna de los 3, Laguna Torre)
– ARGENTINE –

La région d’El Chalten, en Patagonie Argentine, offre de superbes possibilités de randonnée pour tous les niveaux. Le sommet du mont Fitz Roy, la célébrité locale, est bien connu pour jouer à cache-cache avec les nuages, mais quand on a la chance de l’apercevoir et de randonner sous le soleil, le paysage est magnifique. En ce qui nous concerne, nous avons suivi le sentier de la Laguna de los 3 en nous arrêtant au niveau du campement Poincenot (les 2 derniers kilomètres permettent d’accéder à la lagune en question mais ce sont aussi les plus durs, or au début de notre voyage nous n’avions pas encore beaucoup d’entrainement). Nous avons eu la chance d’avoir un grand soleil et une vue bien dégagée sur les sommets enneigés, c’était parfait ! Pour la randonnée de la Laguna Torre que nous avons faite le lendemain, nous avons eu moins de chance et le Fitz Roy était complètement caché, mais la lagune en elle-même était une belle récompense à l’arrivée ! Cet endroit de la Patagonie est un vrai must si vous aimez la nature et les randos.

Infos pratiques

  • Durée / Dénivelé :
    Laguna de los 3 :
    8-9h, 20 km AR, 750 m de dénivelé. La difficulté se concentre sur les 2 derniers kilomètres de la montée, le reste est vraiment accessible.
    Laguna Torre : 6-7h, 18 km AR, difficulté moyenne.
  • Point de départ et organisation : départ du village d’El Chalten. L’accès au Parc National de los Glaciares est totalement gratuit. Les sentiers sont bien balisés et ne présentent pas de difficulté particulière.

Randonner au pied du mont Fitz Roy en Argentine

Torres del Paine
(Trek du W)
– CHILI –

Le trek du W dans le parc national Torres del Paine est l’un des treks les plus célèbres au monde, et il ne pouvait manquer de figurer dans cette liste même si nous n’avons malheureusement pas pu le faire. Ce n’était tout simplement pas possible avec Lilly, il faudra donc qu’on retourne au Chili un jour ! Le circuit, dont la forme ressemble à un W, d’où son nom, se fait sur 4 à 5 jours. Il n’est pas vraiment difficile mais il reste exigeant physiquement car l’effort se fait sur la durée et avec une météo très changeante : il est admis qu’on peut avoir absolument tous les temps pendant la durée du trek : vent, pluie, soleil, mais aussi neige et grêle ! Il n’est absolument pas nécessaire d’être accompagné d’un guide, mais le trek requiert pas mal de préparation notamment pour l’organisation des nuits et des repas. Par ailleurs, en raison de l’affluence croissante de visiteurs, il est désormais nécessaire de réserver (même le camping), ce qui implique de s’y prendre plusieurs mois à l’avance.

La région de Latacunga
(Volcan Cotopaxi et Laguna Quilotoa)
– EQUATEUR –

Deux randonnées à ne pas manquer si vous allez en Equateur ! Toutes deux peuvent se faire au départ de Latacunga, une ville située à 2h à peine de Quito.

Celle du volcan Cotopaxi est une randonnée à la journée assez courte, qui permet de faire l’ascension du volcan (encore actif) jusqu’à un refuge situé à 4864 m d’altitude. Le paysage est sec et aride, mais la lente progression vers la base du glacier sur des pentes marbrées de terre rouge m’a profondément impressionnée.

Randonner sur le volcan Cotopaxi en Equateur

La Laguna Quilotoa offre au contraire un magnifique tableau de bleus et de verts. On peut la visiter en un jour ou deux depuis Latacunga, mais avec le recul j’aurais aimé pouvoir faire une randonnée autour du cratère (environ 5h de marche) pour mieux apprécier l’endroit, voire même une grande boucle sur 3 jours pour relier les différents villages de la région (Sigchos > Isinlivi > Chugchilan > Quilotoa). Cette boucle du Quilotoa est apparemment une des randonnées les plus célèbres d’Equateur !

Randonner autour de la Laguna Quilotoa en Equateur

Infos pratiques

  • Durée / Dénivelé :
    Cotopaxi :
    350 m de dénivelé en moins d’une heure. La seule vraie difficulté est l’altitude, puisqu’on monte jusqu’à 4864m.
    Laguna Quilotoa :
    5-6h pour le tour du cratère, 3 jours pour la grande boucle (35 km).
  • Point de départ et organisation : départ de Latacunga. Avec agence ou de manière autonome.

La Laguna Esmeralda en Terre de feu
– ARGENTINE –

C’est à Ushuaïa que nous avons fait les toutes premières randonnées de notre grand voyage, et le moins qu’on puisse dire c’est que la randonnée de la Laguna Esmeralda nous a donné le goût de la marche ! Cette randonnée très accessible nous a permis de traverser de superbes paysages au sein du Parc National de la Terre de Feu. Nous avons parcouru d’immenses prairies traversées par une rivière d’un bleu laiteux (c’est à cette couleur qu’on reconnaît les eaux glaciaires) avant de rejoindre la lagune aux eaux bleues/vertes.

Infos pratiques

  • Durée / Dénivelé : 8 km à faire en 3-4h avec 160 m de dénivelé.
  • Point de départ et organisation : départ en colectivo depuis le terminal d’Ushuaïa (300 ARS – 25 minutes).

Randonnée de la Laguna Esmeralda en Argentine

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Les îles Galapagos sans exploser son budget

Les Galapagos font partie de ses lieux qui attirent et font rêver… mais pour lesquels on se dit assez facilement qu’on n’a pas les moyens ! C’est une réputation qui est plutôt méritée, mais ce n’est pas pour ça qu’il faut faire une croix sur cette destination si elle vous tient à cœur. En réalité, même si c’est indéniablement une destination chère, on peut découvrir les Galapagos pour un budget tout à fait raisonnable, pour peu qu’on se contente d’aller sur les îles plutôt que de faire une croisière, et qu’on fasse quelques efforts, par exemple sur les repas. Pour savoir à quoi s’en tenir, je vous propose de décortiquer les frais que nous avons eus pour les 13 jours que nous avons passés sur place.

Les prix mentionnés en $ sont bien des dollars américains (monnaie en vigueur en Equateur depuis l’année 2000).

Les Galapagos pas cher c'est possible
Même pas besoin de partir en mer pour voir des animaux, les Galapagos sont un paradis pour la faune !

1. Les frais irréductibles

Le vol

On ne peut se rendre aux Galapagos que par les airs ou par la mer, ce qui est forcément plus cher que de grimper dans un bus. En avion sachez d’ailleurs qu’il n’y a pas de vols directs, il faut nécessairement passer par Quito ou Guayaquil. A vous de trouver les meilleurs prix en fonction des dates et des offres des compagnies aériennes !
Nous avons payé environ 200€/personne pour un aller-retour Quito-Baltra (Aller mi mai/Retour début juin).

La carte de transit

A acheter à l’aéroport de Quito ou de Guayaquil avant le décollage. Elle est obligatoire, même pour les enfants et coûte 20$/personne.

Le droit d’entrée

Il s’agit du droit d’entrée dans le Parc National Galapagos, qui est obligatoire et permet de financer la protection et la gestion de cet espace protégé. Il est à payer à l’atterrissage, en cash uniquement. Le prix est de 100$ par adulte et 50$ par enfant jusqu’à 12 ans (inclus). Les bébés de moins de 2 ans ne payent pas.

Comment visiter les Galapagos pas trop cher

2. Logements et repas

Les logements

Comme partout, on trouve une grande variété de logements et de prix, allant du petit budget au grand luxe. Pour ceux qui cherchent à voyager de manière économique, il s’agira de trouver une auberge de jeunesse ou un Airbnb proposant un bon rapport qualité/prix. En Amérique du Sud, le plus intéressant est souvent de ne pas réserver sur internet à l’avance, mais de rechercher un hébergement une fois sur place, en comparant et en négociant le prix. Cependant aux Galapagos c’est délicat puisqu’on se trouve sur des îles situées à environ 1000 km de la côte équatorienne ! Si vous ne trouvez pas d’hôtel à votre goût, vous aurez du mal à aller chercher ailleurs. 🙁

Si vous n’y allez pas en haute saison (janvier-mai), je dirais que ça se tente. L’idéal me semble de réserver la majorité des nuits, en se laissant un peu de flexibilité sur les dates auxquelles vous pensez changer d’île. Vous pourrez ainsi adapter en fonction de votre programme une fois sur place, et négocier un bon prix sur les nuits restantes. Dernier point : choisissez un logement avec cuisine, ce qui vous permettra de faire de belles économies sur les repas.

En choisissant des logements qui étaient légèrement excentrés sans être éloignés pour autant, nous avons pu dormir pour environ 31€/nuit, en ayant à chaque fois un espace assez grand pour nous 3, une salle de bain privée et une cuisine.

Les repas

Pour préserver son budget, le mieux est d’alterner entre des repas faits maison et des restos peu chers. Les restaurants touristiques sont évidemment assez chers (minimum 10$/personne, ce qui n’est pas très cher en soi mais qui fait vite un budget conséquent) mais il suffit de se tourner vers les petits restos où vont les locaux pour manger autour de 4-5$ seulement. Quant aux repas qu’on fait soi-même, sachez que les prix sont assez élevés dans les magasins, surtout pour tout ce qui est frais, mais il reste plus intéressant de se cuisiner le petit déj et un repas sur deux que de manger tout le temps dehors.

En ce qui nous concerne, nous faisons nous-même les petits déjeuner et les repas du soir et on mangeait le midi un almuerzo typique dans un petit restaurant : une soupe et un plat de riz en sauce avec un jus frais, le tout pour 4$ sur Santa Cruz ou 5$ sur San Cristobal.

NB : avec des enfants, pensez que les portions dans les restos locaux sont généralement assez copieuses. Nous ne prenions jamais de plat pour Lilly, qui à 3 ans ne mangeait pas grand chose. Des enfants un peu plus âgés peuvent tout à fait partager un menu à 2, et on peut aussi demander un medio menu (juste le plat et la boisson) qui coûte alors un peu moins cher.

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Le menu mediodia se compose d’une soupe, d’un plat copieux et d’un jus de fruit frais pour quelques dollars.

3. Les activités

Beaucoup de touristes viennent aux Galapagos pour y faire une croisière. Ce doit être un superbe moyen de découvrir les îles et de s’adonner à la plongée et au snorkelling, mais évidemment ce n’est pas à la portée de toutes les bourses. Heureusement, on trouve des activités intéressantes pour tous les budgets et on peut faire beaucoup de choses par soi-même, sans avoir à payer une fortune ! Les îles offrent par exemple de belles possibilités de snorkelling directement depuis la plage, ce qui vous promet de beaux moments (et de belles rencontres : lobos de mar, tortues, iguanes marins…) sans rien débourser. D’ailleurs, si vous avez de la place dans vos valises, n’hésitez pas à ramener vos propres masques et tubas (ou à vous en faire prêter), ce sera plus avantageux que d’en louer sur place.

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Snorkelling dans le canyon naturel Las Grietas sur Santa Cruz.

Il serait dommage de ne faire aucune sortie en mer, mais il n’est pas non plus nécessaire d’en faire tous les jours ! Pour tenir notre budget nous n’en avons fait que deux, mais nous les avons beaucoup appréciées : une sortie plongée à Santa Cruz (150$/pers) et une sortie snorkel à San Cristobal (140$/pers). Pour obtenir les meilleurs prix, le mieux est d’aller voir les agences en fin de journée. S’il leur reste des places sur les bras pour le lendemain, elles seront généralement plus disposées à accepter de vous faire une petite réduction.

Plonger aux Galapagos

5. Voyager autrement

Enfin, si vous en avez la possibilité, pourquoi ne pas essayer de travailler ou de faire du volontariat sur place, pour découvrir les îles à moindre frais et y rester plus longtemps ? Nous avons par exemple rencontré une voyageuse qui avait bossé 2 mois à la station Darwin. Attention cependant, la durée maximum de séjour en Équateur est de 90 jours.

Notre budget Galapagos

Pour 13 jours – 12 nuits, nous avons dépensé :
– 375€ d’hôtel soit environ 31€/nuit
– 335€ en repas
– 143€ en transports (incluant les transferts d’une île à l’autre)
– 575€ en activités
– 56€ pour les cartes de transit (20$/pers, enfant payant)
– 236€ pour le droit d’entrée (100$ x 2 + 50$)
Soit 1 720€ pour 13 jours sur place, pour 2 adultes et un enfant de 3 ans.
A cela on ajoute le vol depuis Quito (puisque nous étions déjà en Équateur), soit environ 600€ pour un aller-retour Quito-Baltra pour 3 personnes.

Pas donné mais pas excessif non plus je trouve, vu la destination !

Nager avec les otaries des Galapagos
Nager avec les otaries des Galapagos sur San Cristobal.

Un dernier point à soulever : la période ! La saison qu’on choisit pour visiter les Galapagos joue évidemment sur le budget : les prix des vols mais aussi des sorties en mer ou des logements sont plus chers en haute saison, et il est plus difficile de négocier puisqu’il y a plus de monde. Nous avons visé les deux dernières semaines de mai, c’était un bon choix je pense car la fréquentation était déjà moins importante, et les températures n’avaient pas encore trop baissé, même si sur les derniers jours l’eau commençait à être froide !

Et vous qu’en pensez-vous ? Est-ce une destination qui vous attire ? D’autres conseils pour profiter de cette destination à moindre coût ?

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Trouver un logement à Barcelone

Trouver un appartement à Barcelone

Après avoir quitté la capitale catalane fin 2016 pour partir faire un long voyage d’Ushuaïa au Canada (je précise, pour ceux qui débarquent ici pour la première fois), nous sommes revenus nous installer à Barcelone début 2018. Nous avons pu constater que les prix des locations avaient bien augmenté (ce n’était pas vraiment une surprise, même si c’était plus que ce à quoi on s’attendait) et surtout que les agences et les proprios étaient devenus sacrément exigeants ! Il a d’ailleurs fallu revoir notre budget à la hausse pour pouvoir trouver notre nouveau chez-nous !

Comme les souvenirs de nos recherches sont encore bien frais dans mon esprit, je prends le temps de les partager ici pour ceux qui souhaiteraient venir s’installer par chez nous.

Cet article concerne les locations d’appartement pour les personnes qui souhaitent résider au moins 6 mois à Barcelone. Je n’aborde pas le sujet de la colocation ou des locations de courte durée.

1. Où chercher ? Les sites de petites annonces

Voici les principaux sites d’annonces généralistes qui proposent des appartements en location. Sur ces sites, la majorité des annonces sont gérées par des agences mais on trouve aussi quelques annonces de particuliers.

Les agences ont également leur propre site, mais la plupart d’entre elles sont de petite taille et n’ont que peu d’offres en location. Il est donc plus efficace à mon avis de se concentrer sur les sites généralistes. Cela dit, une fois que vous êtes sur place, vous pouvez aussi entrer dans les agences des quartiers qui vous intéressent et voir s’ils ont quelque chose à vous proposer !

Trouver un appartement à Barcelone
La « vraie » Barcelone, en dehors des itinéraires touristiques.

2. Décrypter les annonces

L’étage est souvent un mystère !

Les étages s’appellent de manière assez transparente primero, segundo, tercero, etc. Mais avant le 1er étage, il y a souvent un entresuelo et/ou un principal.
Conclusion : même si l’annonce indique primero, il s’agit peut-être un deuxième ou troisième étage. L’entresuelo et le principal reçoivent en général moins de lumière extérieure que les autres étages, mais en revanche ils peuvent donner sur un patio intérieur, ce qui peut être très intéressant.

Interior/Exterior

Dans les annonces vous verrez peut-être des mentions de « todo exterior » : cela signifie que les pièces donnent sur l’extérieur de l’immeuble et qu’elles bénéficient donc de lumière. Ne soyez pas surpris, à Barcelone beaucoup d’apparts ont une ou plusieurs pièces qui donnent uniquement sur l’intérieur du bâtiment, ce qui apporte un peu d’aération mais aucune lumière naturelle. Par exemple, ce n’est pas rare d’avoir un salon extérieur, et tout le reste qui donne sur l’intérieur. Il arrive même fréquemment que certaines pièces/chambres n’aient pas du tout de fenêtre.

Chauffage

Beaucoup d’appartements à Barcelone n’ont pas le chauffage ! Pourtant de novembre à mars il n’y fait pas chaud, même si les températures tombent rarement très bas. C’est une caractéristique qui est généralement précisée dans l’annonce, si ce n’est pas le cas pensez bien à vérifier lors de la visite.

Terrasses et balcons

Tout le monde veut une terrasse à Barcelone, et pas trop chère SVP… mais soyons réalistes, une terrasse ça se paye ! En revanche, certains bâtiments ont une terrasse sur le toit (ça s’appelle un terrado) qui est partagée entre tous les voisins. Bien pour étendre son linge et prendre l’apéro !

Prix et conditions

Les prix des locations à Barcelone sont connus pour être élevés, surtout si vous cherchez un appartement dans le centre. Les quartiers de la Barceloneta, l’Eixample, Ciutat Vella, Gracia ou encore Sants sont chers. Sarria est chic et hors de prix. Sant Marti, Horta-Guinardo, le haut des Corts, etc. sont plus excentrés et peuvent offrir des prix plus raisonnables.

Il est généralement précisé si le prix inclue ou non les gastos de communidad (les charges) et l’IBI (Impuesto sobre Bienes Inmuebles). Si ce n’est pas précisé, vous pouvez le demander avant de prendre le rdv.

Quant aux conditions de location, elles sont généralement les mêmes de partout quand vous passez par une agence : deux mois de caution (fianza ou deposito) + les frais d’agence qui reviennent généralement à 10% du montant annuel du loyer ou 1 mois de loyer.

Comment trouver un logement à Barcelone
L’agréable vie de quartier à Barcelone.

3. Comment s’organiser pour les recherches ?

A Barcelone tout part très vite. Les annonces concernent généralement des appartements disponibles immédiatement, ce qui fait qu’il est difficile de s’y prendre à l’avance et de chercher pour dans un ou deux mois. Ce qui veut aussi dire que si vous n’êtes pas encore sur place (ou que vous ne pouvez pas venir sur place pour vos recherches), ce n’est pas la peine de commencer à chercher ou de prendre des rdv à l’avance.

Si vous arrivez de France (ou d’ailleurs), plusieurs solutions s’offrent à vous :
– prévoyez de venir quelques jours à Barcelone pour faire vos recherches, en vous préparant à déménager dans la foulée.
– déménagez d’abord (de manière temporaire dans un Airbnb par exemple, ou avec une location de courte durée) et faites vos recherches une fois sur place.

Dans les deux cas :
– Venez avec la possibilité de passer de nombreux appels (pour prendre des rdvs avec les agences) et installez l’application de messagerie instantanée Whatsapp si vous ne l’avez pas déjà : tout le monde l’utilise en Espagne, et les agences ne font pas exception.
– Prenez aussi tout ce qu’il faut pour déposer un dossier rapidement (pièce d’identité, NIE si vous l’avez, promesse d’embauche, contrat de travail, fiches de salaire, etc.). NB : à ma connaissance, avoir des garants en France ne sert strictement à rien, ce n’est donc pas la peine de venir avec les justificatifs correspondants.

Pour les recherches en elles-mêmes, concrètement :
– Repérez chaque jour les offres qui vous intéressent et appelez directement pour fixer une visite. Il y a en général un formulaire de contact sur les sites d’annonce mais c’est nettement moins efficace que d’appeler.
– Prenez des visites le plus vite possible (pour le jour même ou lendemain) et essayez de caler un max de visites par jour.
– Si un appartement vous plaît, dites-le immédiatement à la personne qui vous fait visiter, demandez quelles sont les conditions, et confirmez rapidement (le jour même idéalement).

Comment s'installer à Barcelone
Les rues ombragées où il fait bon se promener.

4. Déposer son dossier et signer le contrat

Reservas

Certaines agences demandent de payer une reserva pour pouvoir soumettre votre dossier au propriétaire. C’est un dépôt d’argent qui leur permet de s’assurer que votre demande est sérieuse et que vous ne déposez pas des dossiers pour plusieurs appartements en même temps. Ce dépôt doit être rendu si votre dossier n’est pas accepté (en revanche si c’est vous qui ne voulez finalement plus louer l’appartement, on peut refuser de vous rendre la reserva).

Je sais que c’est une pratique assez courante mais je ne sais pas à quel point c’est légal (quelques pistes de réponse ici). Dans tous les cas si jamais vous le faites, soyez prudent car les arnaques sont légions à Barcelone : ne remettez jamais d’argent sans un reçu en échange (avec tampon de l’agence) et auparavant, vérifiez que votre contact n’est pas lui-même un arnaqueur (demandez sa carte de visite professionnelle, contactez l’agence pour vérifier que la personne y travaille bien, voire passez à l’agence pour vérifier qu’elle existe bien). Ça peut sembler extrême, mais il y a trop de cas de personnes qui se font arnaquer pour qu’on prenne le sujet à la légère !

Conditions & garanties

Agences et propriétaires sont devenus assez exigeants envers les locataires. Ils demandent généralement les 3 dernières fiches de salaire. Si vous avez un contrat de travail ou une promesse d’embauche, mais pas encore de fiche de salaire, ça peut être insuffisant ! C’était notre cas en arrivant à Barcelone en 2018, et nous avons joué la transparence sur notre situation, tout en mettant en avant le fait qu’on avait déjà vécu là, qu’on était là pour une longue durée, avec un enfant, etc. Ça n’a pas suffit pour le premier appartement qu’on a demandé mais c’est passé pour le deuxième, car chaque propriétaire est plus ou moins flexible. A noter : avoir des garants qui ne résident pas en Espagne ne sert à rien.

Concernant les garanties, on demande généralement 1 à 2 mois de fianza, qui restent entre les mains du propriétaire jusqu’à votre départ de l’appartement. Ils sont censés couvrir d’éventuels dégâts ou des factures impayées après le départ des locataires. Malheureusement certains proprios ne sont pas super honnêtes et il peut être difficile de récupérer l’intégralité de la somme versée.

Pour couvrir les frais d’agence, on vous demandera environ 1 mois de loyer, auquel il faut encore ajouter l’IPT (impôt) et l’équivalent de la TVA (IVA).

NB : les paiement sont à effectuer au moment de la signature du contrat et se font généralement en cash. Mieux vaut l’anticiper, car 2 mois de caution + le mois en cours + les frais d’agence, ça fait généralement une grosse somme à sortir d’un coup. Évitez de vous trimbaler sur la Rambla avec tous vos billets ! 🙂

Le contrat

Un contrat classique a une durée minimum obligatoire de 6 mois. Vous devez donc rester minimum 6 mois dans l’appartement mais a priori la durée minimum ne peut pas être allongée par le proprio. S’il vous indique 1 an, c’est qu’il y a embrouille.
La durée du préavis de départ est d’un mois.
Le contrat a une durée de 3 ans et peut être renouvelé avec la possibilité pour le propriétaire de changer le loyer à ce moment là.

J’espère que ces quelques informations vous seront utiles ! Bon courage et bonnes recherches à ceux qui souhaitent s’installer ici. Et que les lecteurs barcelonais n’hésitent pas à apporter leur grain de sel ou leurs éventuelles corrections ! 🙂

Tossa de Mar, Costa Brava

Espagne | Escapade à Tossa de Mar (Costa Brava)

Je dois vous avouer que depuis qu’on est rentré de voyage, on guettait une occasion de retourner camper ! On s’était dit que depuis Barcelone, ce serait facile, les endroits sympa ne manqueraient pas… mais c’était sans compter la météo pourrie qui nous en a empêché jusque là ! Impossible d’avoir un seul weekend de beau temps depuis qu’on est installé, c’est à se demander pourquoi on est revenu vivre ici (je rigole bien sûr) ! Bref, toujours est-il que lorsqu’un pont de mai s’est profilé à l’horizon avec une météo à peu près correcte, on a sauté sur l’occasion de sortir la tente et on a en profité pour aller explorer la petite ville de Tossa de Mar, sur la Costa Brava.

Tossa de Mar

Tossa de Mar est une petite ville située sur la côte au sud de Girona. Elle compte moins de 6000 habitants, mais sa population augmente drastiquement l’été quand elle accueille des milliers de touristes attirés par les charmes de la Costa Brava. Son centre historique est charmant, un enchevêtrement de petites ruelles pavées, de maisons aux belles façades, de restos et de boutiques. Et surtout, la belle Tossa et sa muraille surplombent la côte : du haut du chemin de ronde, on aperçoit une succession de calanques où une eau d’un bleu limpide vient lécher des plages de sable doré.

Comment s’y rendre :
Depuis Barcelone, il faut compter environ 1h20 (90km) en voiture. On peut aussi s’y rendre en bus ou en train + bus. Compter 40 km depuis Girona.

Promenade en images dans Tossa de Mar

Visiter Tossa de Mar, Costa Brava
La plage de Tossa de Mar, Costa Brava
Du haut de la muraille de Tossa de Mar, Costa Brava
La plage de Tossa de Mar, Costa Brava
Tossa de Mar, Costa Brava
Tossa de Mar, Costa Brava
Tossa de Mar, Costa Brava
Tossa de Mar, Costa Brava
Tossa de Mar, Costa Brava

Les calanques autour de Tossa de Mar

Ce qui fait l’attrait du lieu, ce n’est pas seulement la petite ville, si agréable à parcourir, mais aussi ses calanques ! Les calas Giverola, Futadera et Pola semblent assez renommées et valent certainement qu’on aille les découvrir. Je vous indique d’ailleurs un itinéraire de randonnée (une petite heure depuis le centre de Tossa) pour rejoindre cette dernière à pied. Mais en ce qui nous concerne, nous avons plutôt profité des calanques situées juste à côté de notre camping. A quelques kilomètres à peine de Tossa, elles sont assez peu fréquentées car sans être privées, ce sont principalement les clients du camping qui en profitent. La plus grande est la cala Llevado, qui donne son nom à l’endroit, mais on peut aussi accéder à la cala D’en Carlos, la cala Figuera (nudiste) et la plage de Llorell.

# La cala Pola, accessible à pied depuis Tossa via le camino de ronda

La cala Pola est une jolie crique de sable qui se trouve à 6 km du centre de Tossa, entre la cala Bona et la cala Giverola. Elle se trouve à côté du camping du même nom et est donc surtout fréquentée par les campeurs, mais elle est ouverte à tout le monde. Attention si vous comptez y aller avec des enfants, sachez que le chemin monte pas mal et qu’il n’est pas sécurisé (on longe la falaise).

Pour y accéder : longer la plage de Tossa (platja Gran) en direction du nord (donc en s’éloignant de la vieille ville) et rejoindre la platja de la Mar Menuda. Suivre la route qui monte au dessus de Mar Menuda sur une centaine de mètres. Tourner à droite dans la carrer de l’Infern d’en Caixa et arriver sur le camino de ronda. Suivre alors le fléchage jusqu’à la cala Pola (45 min). On passe d’abord par la cala Bona qui est un peu plus proche mais beaucoup moins sympa. La cala est également accessible en voiture, il suffit de suivre les indications vers le Camping Pola, qui permettent d’accéder à un parking situé à environ 350 m de la cala.

* Merci à ma soeurette pour le repérage et les indications sur la cala Pola !

# La cala Figuera au coucher du soleil

Après une journée à Tossa de Mar sous un beau soleil, nous sommes venus nous installer au camping, monter la tente, et profiter des dernières heures de la journée pour faire un picnic en bord de mer. C’est vers la Cala Figuera que nous nous sommes dirigés par hasard, et comme elle était inoccupée à cette heure-ci, nous l’avons eue pour nous seuls ! Après avoir escaladé quelques rochers, nous avons dîné face à la mer en observant le ciel qui changeait de couleur.

Cala Llevado, Tossa de Mar, Costa Brava
Cala Llevado, Tossa de Mar, Costa Brava
Cala Figuera, Tossa de Mar, Costa BravaCala Figuera, Tossa de Mar, Costa Brava
Cala Figuera, Tossa de Mar, Costa Brava
Cala Figuera, Tossa de Mar, Costa Brava
Cala Figuera, Tossa de Mar, Costa Brava

# La plage de Llorell

Le lendemain matin, levés avant tout le monde grâce à notre radio-réveil blond à bouclettes, nous avions la plage presque pour nous tous seuls. L’eau était très très fraîche, mais claire et transparente, et d’un bleu superbe. Par contre la plage est faite de galets, c’est assez douloureux pour les pieds !

Plage de Llorell, Tossa de Mar, Costa BravaIMG_20180520_101426256
Plage de Llorell, Tossa de Mar, Costa Brava

# Vue sur la cala Figuera au retour de la plage

Cala Figuera, Tossa de Mar
(Pas d’affolement, j’ai photoshoppé les nudistes !)

Une nuit au camping Cala Llevado****

Pour bien profiter de notre séjour et avoir le plaisir de passer une nuit sous la tente, nous avions donc réservé une nuit au camping Cala Llevado, à quelques kilomètres de Tossa. Hors saison, les prix sont très corrects et il n’y a pas énormément de monde. Le camping est vraiment grand et plutôt bien fait, avec des parcelles réparties sur pleins de niveaux différents, ce qui permet de ne pas être trop les uns sur les autres. Le terrain est boisé, ce qui offre une protection autant contre la pluie que contre le fort soleil estival. On peut choisir sa parcelle en arrivant, et les plus rapides/chanceux auront la joie de planter la tente face à la mer.

Le camping dispose d’un bureau d’information, d’un supermarché de taille moyenne, d’une belle piscine et d’une aire de jeux pour les enfants et il y a quelques restaurants à proximité. En plus de ça, il est situé juste à proximité des 3 calanques dont je parlais précédemment (Figuera, D’en Carlos et Llevado) et de la belle plage de Llorell où nous nous sommes baignés.

Camping Cala Llevado, Tossa de Mar, Costa Brava
Camping Cala Llevado, Tossa de Mar, Costa Brava

Camping Cala Llevado
http://calallevado.com/+34 972 34 03 14
Prix selon saison et type d’emplacement souhaité. Pour un emplacement de tente, 2 adultes et 1 enfant (gratuit) en basse saison, nous avons payé 27€/nuit.
Pour les emplacements de tente avec vue sur la mer, visez les emplacement situés à la pointe de la zone D !

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Equipement pour 9 mois de voyage

Vêtements, équipement et matériel pour 9 mois de voyage

Comment prépare-t-on son sac pour un voyage de plusieurs mois à travers des climats ultra différents ? Ça peut sembler une tâche difficile, surtout quand on part avec un enfant, mais heureusement d’autres voyageurs sont passés par là avant nous et nous avons pu nous inspirer de leurs témoignages ! Voici donc la liste que j’ai élaborée en me basant sur notre expérience de 9 mois. Il ne s’agit pas exactement de ce que nous avons emporté mais plutôt d’une liste « idéale » qui inclut les ajustements que nous avons fait au fur et à mesure ou les meilleurs choix que nous aurions pu faire. Considérez-la comme une base qui peut être un peu étoffée si vous avez de la place ou des besoins spécifiques.

Avant de vous lancer dans vos achats, je vous conseille :
– de lire quelques ressources (dont ce magnifique article !) pour mieux appréhender la démarche
– de définir quel poids et quel volume vous vous autorisez à transporter
– d’identifier vos besoins, par rapport aux climats que vous pensez rencontrer, aux activités que vous prévoyez, etc.

Notre impératif : voyager léger

Ayant prévu de nous déplacer principalement en bus, transports locaux et à pied, nous voulions avoir le moins de sacs possible. Notre fille de 3 ans ne pouvant évidemment pas porter son propre sac, toutes nos affaires devaient tenir dans 2 grands sacs à dos.

Nous sommes partis avec 2 grands sacs à dos (50L et 60L) et 2 petits sacs de 20L.
– Nos grands sacs étaient organisés grâce à des sacoches de rangement et rassemblaient vêtements, médicaments, jouets, etc.
– Les 2 petits servaient à ranger les documents et objets de valeur qu’on voulait garder avec nous dans les bus, ainsi que de l’eau et de quoi manger pendant les trajets. Ce sont aussi eux qu’on utilisait en journée, ou même pour les petites randos nécessitant peu d’équipement.

Equipement pour 9 mois de voyage

Vêtements et chaussures (ADULTE)

Il est important de choisir des vêtements pratiques et agréables à porter, mais aussi faciles d’entretien et peu fragiles, et qui puissent se passer de repassage ! Il faut pouvoir les mettre plusieurs jours d’affilée et idéalement choisir des habits qui sèchent assez vite, d’où l’intérêt des vêtements techniques.

– 4 T-shirts (mix de T-shirts techniques 100% polyester et T-shirts moins « sport ». Pour les filles, ne pas hésiter à inclure 1 ou 2 débardeurs) (note #1).
– 1 jean + 1 pantalon technique convertible en short + 1 short (note #2)
– 1 sous-couche thermique (sous-pull manche longue + leggin) (note #3).
– 1 pull moyen
– 1 polaire
– 1 manteau versatile pour le froid et la pluie (note #4)
– 4 paires de chaussettes techniques (3 niveau cheville + 1 paire haute) (note #5)
– 7 sous-vêtements + 2 soutiens-gorge/brassières pour les filles
– 1 tenue pour dormir « présentable » (pour les dortoirs ou le couchsurfing par ex.)
– 1 maillot de bain
– 1 bonnet, 1 buff (tour de cou), 1 casquette, 1 paire de gants, lunettes de soleil
– 1 paires de chaussures/baskets de randonnée + 1 paire de baskets légères + 1 paire de tongs ou sandales résistantes (note #6)

Les bonnes idées en plus :
– J’ai vu beaucoup de filles randonner avec un leggin de sport. C’est une option plutôt confortable, donc pourquoi pas, d’autant plus que ça prend peu de place.
– Si vous avez un peu de place, une « tenue de plage » à enfiler par dessus un maillot de bain mouillé peut être utile (un short en matière légère par ex.).
– Si vous prévoyez de faire beaucoup de surf ou de snorkelling, vous pouvez emporter un T-shirt antiUV, surtout si vous en avez déjà un (plutôt que d’en racheter un sur place).

Vêtements et chaussures (ENFANT)

Une déclinaison de notre liste « Adulte » mais adaptée pour un enfant de 3 ans. Sachant qu’elle allait grandir pendant le voyage, nous n’avons presque rien acheté avant le départ, à part le manteau, les chaussures de randonnée et l’ensemble Icebreaker, et nous avons renouvelé les vêtements au fur et à mesure ce qu’ils devenaient trop petits.

– 4 T-shirts + 1 débardeur
– 3 pantalons confortables (dont au moins 1 pouvant aller par dessus un leggin thermique) + 2 shorts (ou jupe/robe)
– 1 sous-couche thermique (sous-pull manche longue + leggin, de la marque Icebreaker comme pour nous)
– 2 pulls fins, 1 gros pull et 1 polaire
– 1 manteau versatile pour le froid et la pluie
– 5 paires de chaussettes (4 paires fines + 1 grosse paire bien chaude)
– 7 culottes
– 1 pyjama manches et jambes longues
– 1 maillot de bain + 1 Tshirt anti-UV + 1 paire de brassards
– 1 bonnet, 1 buff (tour de cou), 1 casquette, 1 paire de moufles, lunettes de soleil
– 1 paire de baskets légères + 1 paire de sandales résistantes à l’eau + 1 paire de chaussures de randonnée chaudes et waterproof (bottines de randonnée Quechua, très bien !)

En plus :
– Le doudou !!!
– Des jouets de petite taille (petites voitures, cubes gigognes en plastique pour les jeux d’eau, petite peluche…), 1 ou 2 petits livres, de quoi dessiner (crayons de couleur solides – les BIC sont très bien pour ça, un taille crayon, un petit cahier)
– Sur l’ordinateur : des dessins animés, des vidéos de la famille, des histoires à écouter, etc.
– 1 biberon
– Enfin, nous avions une poussette canne (Verbaudet) et un porte-bébé (Manduca).

Trousse de toilette minimaliste

J’avais commencé à adopter une routine assez minimaliste et naturelle il y a plusieurs années, et il n’a pas été difficile de la transposer dans une mini trousse de toilette. Le plus encombrant au final ce sont mes produits pour lentilles, mais impossible de m’en passer.

– 1 savon solide
– 1 shampoing solide (marque Lamazuna, adoptée depuis plusieurs années)
– Brosses à dent et dentifrice classique
– 1 pince à épiler, 1 coupe-ongles, 1 oriculi (Lamazuna)
– Mouchoirs en papier
– Flacon de savon antibactérien sans rinçage
– Lessive à main biodégradable
– 1 serviette de toilette microfibre par personne (ça fait aussi pour la plage)

En plus pour Laure :
– 1 huile de jojoba (100 ml) pour hydrater visage et corps
– 1 brosse à cheveux petit format, élastiques à cheveux et pinces (aussi pour Lilly)
– 1 épilateur électrique sans fil
– Serviettes hygiéniques lavables (marque PLIM, adoptée depuis plusieurs années)
– Pilule pour 1 an
– Produits lentilles pour 1 an + lunettes de vue

En plus pour Fabien :
1 rasoir à tête changeable, lames de rasoir, 1 mousse à raser

Trousse de secours et médicaments

Voir article dédié

Matériel informatique

– 2 smartphones
– 2 Kindle (liseuses électroniques)
– 1 ordinateur
– 1 chargeur externe
– 1 disque dur, 1 clé usb, des écouteurs (pour le bus).

Appareil photo
Vous remarquerez que nous sommes partis sans appareil photo… tout simplement parce que nous n’avions pas la place d’emporter notre gros appareil, et pas vraiment envie d’avoir un objet de valeur en plus à surveiller. Toutes nos photos ont donc été prises avec nos smartphones, et comme on est loin d’être des photographes professionnels ça nous allait très bien !
Ordinateur
Pour l’ordinateur, nous sommes partis avec mon MacBook Air, que j’avais déjà depuis 2 ans. Un pari un peu risqué, mais d’une part c’est un appareil super léger et très pratique quand on voyage, et d’autre part on ne souhaitait pas partir sans ordinateur et on ne voyait pas vraiment l’intérêt quelque chose qu’on avait déjà pour acheter un modèle plus passe-partout mais neuf. Du coup on a juste pris soin de lui mettre une coque pour le camoufler un peu et on s’assurait de le sortir uniquement dans des endroits pas trop risqués.

Accessoires utiles

– 2 petites pochettes en plastique dur pour transporter et protéger nos documents
– 1 lampe de poche + 1 frontale, 1 couteau suisse, 1 cuillère et 1 tupper hermétique, 1 gourde, 1 briquet, 1 sac réutilisable, plusieurs cadenas à code, épingles à nourrice et 1 mini kit de couture, 1 petit carnet et 1 stylo.

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Equipement pour 9 mois de voyage

NOTES

Note #1 : T-shirts techniques
Il y a ceux qui vont diront que les fringues techniques sont plus chères et ne servent pas à grand chose, et il y a ceux qui ne jurent que par elles !
En ce qui nous concerne, c’est un achat que nous n’avons jamais regretté ! Nos T-shirts 100% polyester étaient indispensable : ils sèchent vite et gèrent bien les odeurs, ils sont donc parfaits en rando, par temps chaud, dès qu’on a un trajet un peu long de prévu, etc. Bref, au quotidien !

Note #2 : Pantalon technique convertible en short
Indispensable également ! Un pantalon convertible est pratique en rando mais aussi au quotidien car il offre du choix tout en prenant peu de place. Certains pantalons convertibles peuvent même se « couper » à deux endroits (au dessus du genoux et en dessous), ce qui offre encore plus de versatilité.
Choisissez-le assez léger, pour qu’il reste agréable quand il fait chaud et qu’il sèche vite (par temps froid il suffit de porter un leggin dessous, ça reste très confortable). Fabien en a un très bien de la marque The Northface que je lui envie (j’ai fait la bêtise d’en prendre un qui se coupe sous le genoux plutôt qu’au dessus et je le regrette bien, d’autant plus que la matière est trop chaude).

Note #3 : Sous-couche thermique
La sous-couche se glisse sous les vêtements pour apporter plus de chaleur. Dans les régions froides comme Ushuaïa, en Patagonie, ou encore pour le salar d’Uyuni, on ne les a pas regrettés ! C’est idéal également pour les nuits froides, car super confortable et bien chaud ! Par ailleurs, la sous-couche doit gérer la transpiration et les odeurs, on peut la porter sans problème plusieurs jours d’affilée même en transpirant (en trek de plusieurs jours par exemple) #glamourtoujours.

Nous avons choisi la marque Icebreaker (100% laine de Merinos) qui est reconnue pour la qualité de ses produits, mais vous trouverez des marques concurrentes (notamment Arc’teryx) qui sont de qualité similaire. Personnellement j’adore le sous-pull que j’ai choisi mais je suis moins convaincue par le leggin. J’ai l’impression que mon leggin Promod tout bête tient tout aussi chaud et est plus confortable, alors qu’il n’a pas coûté un bras, lui ! Par contre Fabien apprécie le sien, donc à vous d’essayer et de voir. Dans tous les cas, le leggin me semble impératif, même pour les garçons !

Note #4 : Manteau
Potentiellement le choix le plus important à faire dans la garde-robe (car c’est le plus cher et le plus encombrant). Réfléchissez bien à vos besoins, interrogez des vendeurs spécialisés ou des amis qui s’y connaissent, ne prenez pas cette décision à la légère !

J’ai choisi une veste The Northface « Triclimate » (une veste imperméable fine avec une doublure amovible en polaire) dont la versatilité m’a bien plu (on peut porter la polaire seule ou la veste seule), mais à l’usage elle s’est révélée pas tout à fait assez chaude, pas tout à fait assez imperméable, et un peu trop encombrante, autant dans sa version complète que dans sa version veste imperméable.

Je préfère le choix qu’a fait Fabien : une excellente veste Arc’teryx très légère et bien chaude (modèle Atom Jacket), qui se roule pour prendre peu de place, associée à une veste imperméable très fine de la marque Marmot (pas parfaite mais les vestes vraiment imperméables demandent un gros investissement). Cette combinaison prend moins de place que la mienne lorsque les 2 sont rangés dans nos sacs par exemple, ou lorsqu’en rando dans un pays chaud on veut juste emporter une protection contre la pluie.

Note #5 : Chaussettes techniques
Oui, je vous fais même une note sur les chaussettes, parce que c’est un des éléments les plus importants du dressing d’un voyageur qui marche beaucoup ! Et aussi parce que j’adore mes chaussettes Icebreaker, qui sont probablement mon meilleur achat de voyage. Les chaussettes techniques sont confortables et gèrent bien l’échauffement, la transpiration et les odeurs. Elles sont chères, mais quand on n’a que 4 paires des chaussettes, on ne peut pas se permettre d’en changer tous les jours, alors croyez-moi, c’est un investissement qu’on ne regrette pas. (modèle Hike, il me semble, qui montent au niveau de la cheville).

Note #6 : Chaussures
Nous avons un peu hésité à consacrer autant de place aux chaussures, 2 paires de baskets c’est quand même un gros poids et beaucoup d’encombrement… mais on ne se voyait pas partir avec juste notre paire de chaussures de rando ! Et on n’a jamais regretté ce choix : au quotidien on porte notre paire de baskets légères et on réserve celles de rando pour les marches ou les temps pluvieux/froids. D’une part c’est bien meilleur pour nos pauvres petits pieds, et ça permet d’avoir une paire de rechange quand on revient trempé d’une rando.

Je n’avais pas de baskets en bon état avant de partir, j’ai donc acheté une paire économique et toute légère chez Décathlon (marque Newfeel), qui s’est révélée être de très bonne qualité : ce sont de vrais chaussons, souples et très agréables à porter, mais résistants et qui offrent un bon support aux pieds. D’ailleurs j’ai eu la surprise de retrouver exactement le même modèle aux pieds de Hélène, qui les avait choisis sur les conseils d’une amie orthopédiste.

Pour les chaussures de marche, il n’y a pas de secret, il faut aller les essayer en magasin. Je vous conseille de les prendre en Gore-Tex pour qu’elles résistent à l’eau (même si vous lirez parfois que ce n’est pas super pour les pays chauds car ça tient trop chaud justement).

Enfin, les tongs (ou des sandales résistantes et qui ne craignent pas l’eau) : pour la plage et les pays chauds, mais aussi pour se déplacer dans les auberges de jeunesse, les salles de bain partagées, etc. Sans faire l’apologie des Havaianas, j’ai les miennes depuis plus de 6 ans et à part le dessin qui commence à s’effacer elles ne montrent aucun signe de faiblesse !

* Cet article contient des liens affiliés.

Qu’en pensez-vous ? Cela peut sembler très peu, mais on s’habitue très vite à vivre avec seulement 4 T-shirts et 2 pantalons !

Nos plus beaux couchers de soleil

Juste pour le plaisir, une petite sélection des plus beaux couchers de soleil que nous avons eu le bonheur d’admirer pendant nos 9 mois de voyage du sud au nord des Amériques ! Je me suis fait une joie de me replonger (une fois de plus) dans nos photos, pour sélectionner nos 3 plus beaux sunsets. Les changements de couleur sont juste impressionnants !

1. Playa Grande, Costa Rica

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2. Antelope Island State Park, Etats-Unis

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3. Salar d’Uyuni, Bolivia

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Vous aimez ? Et vous, où avez-vous vécu vos plus beaux couchers de soleil ?

Découvrir le Pérou : budget et itinéraire

[Bilan] Pérou : budget, conseils et coups de coeur

S’il y a un pays en Amérique du Sud qui a fait le choix du tourisme pour se développer au niveau économique, c’est bien le Pérou ! La différence avec les pays voisins est flagrante : le pays tout entier semble tourné vers l’accueil des visiteurs, l’office du tourisme péruvien est un des meilleurs au monde, et le pays est régulièrement salué pour son offre gastronomique et culturelle.

En ce qui nous concerne, c’est un pays que nous avons beaucoup apprécié, et où nous avons fait une multitude de choses différentes : treks dans la nature ou dans la jungle, découverte de sites incas, visite de villes historiques ou super modernes, balade sur d’immenses dunes de sable… Et encore, nous n’avons vu qu’une petite partie du pays !

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Où, quand, quoi, comment ?

Nous avons passé presque 6 semaines au Pérou. Nous sommes arrivés depuis la Bolivie en traversant le lac Titicaca et nous avons visité la moitié sud du pays : Cusco, Arequipa, Nazca, Lima… Nous y étions en avril 2017, ce qui correspond à la saison humide en termes de climat, et à la saison intermédiaire niveau tourisme. A l’époque, le taux de conversion était d’environ 1€ = 3,45 PEN.

NB : Comme le pays a été très affecté par d’importantes inondations début 2017, nous n’avons pas pu monter plus au nord que Lima et nous avons loupé les régions de Huaraz et Trujillo, qui pourtant nous intéressaient beaucoup. Pour pouvoir quitter le Pérou et rejoindre l’Equateur, nous avons pris un avion de Lima à Piura (près de la frontière équatorienne) afin d’éviter les zones sinistrées où les routes étaient impraticables, puis un bus jusqu’en Equateur. Nous aurions pu voler jusqu’à Quito mais ça revenait beaucoup moins cher de prendre un vol national et de passer la frontière en bus.

Nos étapes

Cliquez pour lire l’article correspondant
> Le lac Titicaca : ce qu’on a fait, ce qu’on aurait aimé faire
> Cusco : vallée sacrée, jungle et Machu Picchu !
> A nous le Machu Picchu !
> Visiter les sites de la vallée sacrée depuis Cusco
> Dans la jungle, terrible jungle de Manu
> Arequipa, la ville blanche aux portes du Canyon de Colca
> (Arequipa) Monasterio de Santa Catalina : suivez le guide !
> (Arequipa) Le canyon de Colca en autonome via Llahuar et Sangalle
> Nazca, Huacachina & Paracas : flying, sandboarding & chilling
> Que faire à Lima ? Quelques jours dans la capitale péruvienne
> Contrebande & pots de vin pour notre passage de frontière Pérou – Equateur

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Voyage au Pérou : infos pratiques

Comme je le disais en introduction de cet article, le Pérou est vraiment un pays tourné vers le tourisme. Ça a ses avantages (facile d’obtenir des informations, bonne organisation, bonnes infrastructures) et ses inconvénients (les visiteurs sont constamment sollicités pour acheter, notamment sur les îles du lac Titicaca ou à Cusco). Le pays est très agréable à visiter, on y mange bien et l’artisanat est magnifique. Enfin, comme en Bolivie, il ne faut pas avoir peur de négocier, que ce soit pour les activités, les transports ou les hôtels !

# Repas

Il faut bien l’avouer, on n’a pas été très sérieux sur le budget repas au Pérou ! Entre les bon petits restos à Cusco, Arequipa ou encore Lima, et notre cure de ceviches sur la côte… on peut dire qu’on s’est fait plaisir ! Cependant les options économiques existent, et elles sont nombreuses. Beaucoup de restaurants proposent des menus du jour pour quelques soles, qui sont une bonne option pour un déjeuner généralement assez copieux. Comme partout en Amérique du Sud, appliquez les précautions sanitaires de base pour éviter les mauvaises surprises : eau en bouteille ou purifiée par vos soins, éviter les jus et glaces sur les marchés, peler les fruits et légumes, etc. En ce qui nous concerne, nous avons sûrement relâché notre vigilance après la Bolivie car c’est au Pérou que nous avons eu le plus de soucis intestinaux !

# Logements

Partout où nous sommes allés nous avons privilégié les auberges de jeunesse, en choisissant de préférence des endroits avec cuisine pour économiser sur les repas. Dans la plupart des cas, nous avons réservé quelques jours à l’avance via booking.com car afin d’éviter de perdre du temps à chercher, mais on aurait tout aussi bien pu faire le tour des hôtels et négocier directement à la réception. C’est d’ailleurs ce qu’on a fait à Cusco où nous sommes restés plusieurs jours : notre premier hôtel était vraiment nul et nous nous sommes empressés de partir chercher quelque chose de mieux dans les rues adjacentes !

# Transports

Pour les bus longue distance, nous avons systématiquement réservé sur place (rien par internet), avec un ou deux jours d’avance. Les distances sont longues car le pays est grand, mais on peut trouver des bus confortables à un prix accessible, en négociant et en se renseignant sur les sièges en promotion. Attention, toutes les compagnies ne se valent pas, et on trouve des prix très différents selon les compagnies. Parmi les compagnies que je peux vous recommander : Cruz del Sur, Oltursa, Turismo Mer (il y en a d’autres !). La sécurité est prise très au sérieux : les passagers doivent montrer patte blanche (ou juste leur carte d’identité) et sont filmés à l’entrée du bus.

Quelques distances :
– Puno – Cusco : 6h
– Cusco – Hidroelectrica : 6h
– Cusco – Arequipa : 12h
– Arequipa – Nazca : 12h
– Nazca – Ica (Huacachina) : 2h30 de bus (+ 10 min de taxi pour Huacachina)
– Ica – Paracas : 1h
– Paracas – Lima : 4h

NB : comme dit plus haut, nous avons pris un avion de Lima à Piura pour éviter les zones dévastées par les inondations, puis un bus de nuit jusqu’à Cuenca en Equateur. De cette manière nous avons pu faire de belles économies par rapport à un vol international.

# Budget

Pour nous 3 (2 adultes et 1 enfant), nous avons dépensé 3 280€ pour 40 jours soit environ 27€ par jour et par personne (en comptant Lilly comme une personne à part entière). Ce qui fait que nous étions 100% alignés avec notre estimation* avant départ, malgré des activités assez chères (4 jours dans la jungle, la visite du Machu Picchu) et des repas où on s’est bien fait plaisir.
*Source : planificateur A-contresens

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Voyage au Pérou : coups de coeur et déceptions

Ce qu’on a préféré

  • Le trek du Canyon de Colca : assez difficile physiquement avec Lilly sur le dos, mais une super expérience et des paysages magnifiques !
  • Les très belles villes de Cusco et Arequipa : un plaisir de s’y balader à pied. L’architecture est très différente mais les deux villes sont superbes. Ne manquez surtout pas le Monasterio de Santa Catalina à Arequipa, c’est une merveille !
  • La nourriture et les ceviches !
  • La découverte du Machu Picchu ! En plus du côté un peu fou de voir un site aussi ancien et aussi bien préservé, on a adoré faire la montée du Huaynapicchu (bien raide, bien physique, mais là encore une sacrée expérience !) et faire le chemin à pied de Hidroelectrica à Aguas Calientes le long de la voie ferrée.
  • Le sandboarding et le buggy à Nazca, et l’incroyable paysage de dunes à Nazca et Huacachina.

On a moins aimé :

  • Avoir passé un peu trop de temps à Cusco : comme c’était notre point de départ pour le Machu Picchu, le parc de Manu et les sites de la vallée sacrée, on y a passé beaucoup de temps et on en avait un peu marre à la fin.
  • L’horrible petite route pour aller de Cusco à Hidroélectrica. Mal de cœur garanti !
  • Se faire aborder tout le temps à Cusco (et ailleurs) pour acheter des babioles, venir voir des restaurants, des agences, etc.
  • Avoir vu assez peu d’animaux dans le parc de Manu.

*****

Réussir son séjour au Pérou

# Argent

  • Les prix varient beaucoup d’un endroit à un autre, notamment à Lima où nous avons trouvé que les restaurants et les hôtels étaient très chers !
  • Négociez, négociez, négociez ! Que ce soit pour les hébergements, les transports, les activités ou l’artisanat, vous pouvez partir du principe que le prix annoncé est trop haut et fait pour être négocié à la baisse. Évidemment je ne vous incite pas à marchander au point de mettre votre interlocuteur sur la paille, mais juste à obtenir un prix juste ! Comparez les prix ou renseignez-vous en amont sur les bons prix (pour le taxi par exemple) et utilisez les arguments à votre disposition (plusieurs nuits à réserver, réservation pour plusieurs personnes, etc.).

# Transports

  • Les compagnies de bus sont de qualité très variable et proposent des prix très variables également. Pour votre sécurité (et votre confort), faites attention ! Il y a beaucoup de compagnies très correctes (Cruz del Sur, Oltursa, Tepsa, ExcluCiva, Movil Tour…) et en faisant le tour et en demandant au guichet les meilleurs prix, on peut très bien s’en sortir. Nous avons constaté que sur chaque bus il y a quelques sièges en promo à un très bon prix. Forcément ils partent vite, mais ça ne coûte rien de demander !
  • Au Pérou (contrairement à l’Argentine ou au Chili où les bus étaient généralement pleins) nous avons arrêté d’acheter des places pour Lilly. En effet les enfants peuvent voyager sans place attitrée jusqu’à 5 ans. En général il y avait des places vides, au moins sur une partie du trajet, et sinon on la prenait sur nous.
  • Ne jamais acheter les billets de bus en ligne, il n’y a pas tout et les prix sont moins intéressants. En Amérique Latine, la meilleure option est toujours d’acheter son billet une fois sur place (à la gare ou à un guichet en ville s’il y a), en comparant les prix et les horaires des différentes compagnies. En haute saison, il est préférable d’acheter son billet 2-3 jours à l’avance.

# Logements

  • A Aguas Calientes (Machu Picchu villaga), réservez impérativement votre logement à l’avance ! Il y a du monde toute l’année et les prix s’envolent.
  • Réservez également si vous voulez séjourner à Huacachina, car il y a peu d’hôtels autour de la lagune (il y en a moins d’une dizaine, les autres sont à Ica).

# Machu Picchu

  • Si vous souhaitez visiter le Machu Picchu, préparez votre visite à l’avance ! Le site est très convoité, et il est nécessaire de se renseigner en amont pour ne pas risquer de se retrouver sans billet. Prévoyez également votre hôtel, et si vous voulez prendre le train, réservez-le au plus tôt (en revanche, pas besoin de réserver longtemps à l’avance pour le bus jusqu’à Hidroelectrica). Enfin, les réglementations liées à la visite évoluent régulièrement : renseignez-vous sur le site du gouvernement (www.machupicchu.gob.pe) ou sur le blog francophone www.voyageperou.info toujours très bien renseigné.

*****

Que voir et que faire au Pérou

  • On prendrait plus de temps pour découvrir le lac Titicaca et ses îles (ce qu’on n’a pas pu faire à cause du retard accumulé en Bolivie).
  • On passerait un peu moins de temps à Cusco, notamment en prenant un boleto turistico partiel au lieu de complet (voir l’article dédié).
  • On referait tout pareil pour le Canyon de Colca ! L’organisation autonome du trek était un très bon choix et on s’est régalé !
  • Pour le Machu Picchu, idem ! Marcher de Hidroelectrica à Aguas Calientes était super sympa, je le referais sans hésiter. J’aimerais juste passer plus de temps dans la cité pour explorer tous ses recoins, ce qu’on n’avait pas vraiment pu faire à cause de la pluie.
  • On éviterait la ville balnéaire de Paracas, qui nous a semblé assez inutile. Concernant Huacachina, il y a des choses qu’on n’a pas trop aimées (le côté un peu mort de l’oasis, les déchets dans les dunes), mais le paysage était quand même fou et on a passé un chouette moment dans notre hôtel presque luxueux, donc je pense qu’on garderait cette étape.
  • On espérerait bien sûr pouvoir explorer le nord et faire une des célèbres randonnées qu’on trouve dans la région de Huaraz (celle de la Laguna 69 !), découvrir la ville de Trujillo (Chan Chan, Huacas del sol y de la luna), etc.
  • Est-ce qu’on referait le survol des lignes de Nazca ? Je ne sais pas vraiment. Fabien a beaucoup aimé, moi ça m’a beaucoup moins marquée vu que j’ai passé tout le vol à lutter contre mon estomac !

*****

Vacances au Pérou : Itinéraire et budget

# Le Pérou avec un enfant : à partir de quel âge ?

Quand nous y sommes allés, Lilly avait juste 3 ans et j’ai trouvé que c’était tout à fait adapté. Globalement (ça dépend des endroits bien sûr !), les infrastructures sont très correctes, on trouve des pharmacies sans problème, la nourriture est variée et bonne. Et en plus de ça, beaucoup d’activités ont de quoi plaire aux enfants : sandboarding et tour en buggy, plage, ruines incas, observation des animaux… Comme pour tout voyage, ce qui compte au final c’est que les enfants soient capables de s’adapter un minimum… et que les parents soient positifs et fassent preuve de motivation et de confiance !

Pas de problèmes avec l’altitude ?

Comme nous arrivions de Bolivie nous étions déjà acclimatés, mais globalement nous n’avons jamais eu de problème avec l’altitude. Pour éviter de souffrir du mal d’altitude, il est recommandé de monter progressivement pour s’acclimater, de bien s’hydrater et de limiter les efforts physiques tant que le corps n’est pas habitué. A ma connaissance les enfants ne souffrent pas plus de l’altitude que les adultes, mais les plus jeunes ou les bébés ne sont pas forcément capables d’exprimer un malaise, c’est pourquoi il faut les garder à l’œil et prendre leurs éventuels symptômes au sérieux.

# Est-ce que le survol des lignes de Nazca vaut vraiment le coup ?

La question est légitime car le survol coûte assez cher (environ 70$/pers.) et aller à Nazca prend du temps. A mon humble avis, à moins d’être passionné par les civilisations anciennes, c’est loin d’être indispensable. Certes, c’est impressionnant, autant en termes d’expérience à vivre qu’au niveau historique, mais personnellement ça ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Si vous avez peu de temps au Pérou et/ou un budget limité, je pense que vous pouvez vous en passer sans regret et faire quelque chose de plus intéressant à la place. En contrepartie, si Nazca est sur votre chemin, que vous êtes curieux et que vous pouvez vous payez le vol, n’hésitez pas, c’est quand même une activité assez unique dans une vie.

Est-ce que c’est intéressant d’aller à Nazca même si on ne survole pas les lignes ?

Si vous savez d’office que vous ne voulez pas faire le survol, je ne crois pas que ce soit la peine d’aller à Nazca. La région offre évidemment d’autres activités (on peut observer 3 géoglyphes depuis un mirador, visiter des sites archéologiques, faire du buggy et du sandboarding dans les dunes) mais à mes yeux elles ne justifient pas le déplacement jusqu’à Nazca quand il y a tant d’autres choses à faire au Pérou.

# Combien de temps prévoir à Cusco ?

Depuis Cusco on peut découvrir le Machu Picchu, la vallée sacrée, ou encore la jungle amazonienne, ce qui en fait une étape presque incontournable quand on visite le pays. Pour s’organiser et éviter d’y rester trop longtemps au détriment d’autres étapes tout aussi intéressantes, je dirais qu’il faut prévoir une ou deux journées pour la ville en elle-même et 2 journées pour faire un circuit dans la vallée sacrée (je recommande le circuit 3 du boleto turistico – voir article dédié).

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Découvrir le Pérou

Pour clore ce chapitre de notre voyage, il suffit de dire qu’on y retournerait bien ! Même en y passant un mois et demi, nous n’avons pas fait tout ce que nous aurions aimé, c’est dire la richesse de ce pays ! Les Péruviens en sont fiers et ne manquent pas eux-même de le visiter. Entre culture, gastronomie et paysages… c’est vraiment un superbe endroit à découvrir !

Wwoofer avec un enfant

Wwoofing avec un enfant

Une des (nombreuses) choses que nous avions envie de faire pendant notre voyage de 9 mois en Amérique était de nous initier au wwoofing. Il y avait aussi la plongée mais ça c’est une autre histoire ! Le wwoofing, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un volontariat chez un fermier ou un petit producteur écologique, en échange du gîte et du couvert, avec pour but d’aider, d’apprendre et d’échanger. N’ayant jamais testé, nous ne savions pas vraiment à quel point ce serait faisable avec Lilly. Nous avons réfléchi à en faire en Argentine et en Colombie, mais sans grand succès, pour finalement trouver chaussure à notre pied au Canada !

WWOOF : organisation & principes

(ou « World-Wide Opportunities on Organic Farms »).
http://wwoof.net/
Sous ce nom barbare se cache simplement un réseau mondial de fermes pratiquant l’agriculture biologique, désireuses d’accueillir des volontaires pour partager leurs connaissances et leur quotidien. En échange de leur travail, les volontaires se voient généralement offrir le gîte et le couvert. Bien qu’international, le réseau WWOOF est en fait porté par une association indépendante dans chaque pays (ce qui est assez relou d’ailleurs).

Wwoofer avec un enfant

Bon à savoir :

– Le réseau WWOOF n’apporte aucune garantie, aucune assurance et aucune sécurité particulière. Il n’y a pas de contrôle des hôtes ni des volontaires, le site permet juste la mise en relation.
– L’adhésion est payante (c’est-à-dire qu’il faut payer une cotisation pour avoir accès à la liste des hôtes et pouvoir échanger avec eux) et… chaque pays ayant une organisation indépendante, il faut payer cette cotisation pour chaque pays dans lequel vous voulez faire des demandes.
– Chaque hôte a un profil sur le site dans lequel il doit expliquer, de manière plus ou moins détaillée, le type d’exploitation qu’il possède, le travail à faire, les conditions d’hébergement, si les enfants/animaux/couples/etc. sont acceptés, etc.

Notre expérience : 10 jours de wwoofing au Canada

Nous avons eu le plaisir de recevoir une réponse positive sur Vancouver Island et après quelques échanges par email, nous nous sommes engagés pour une dizaine de jours chez nos hôtes, Robin & Caleb. Employés tous les deux, ils ont commencé à travailler à mi-temps afin de pouvoir se consacrer à leur petit garçon et à leur exploitation. Quand nous y étions, il s’agissait essentiellement d’un jardin potager de belle taille, ainsi que d’une dizaine de poules (pour les œufs) et une trentaine de poussins (pour la viande). Ils produisent principalement pour eux mais font aussi des paniers hebdomadaires à la belle saison et vendent des fruits et légumes en bord de route (sur un stand en libre service, avec une petite tirelire pour payer !).

Wwoofing avec un enfant

Un bon équilibre travail / repos

Quand nous sommes arrivés chez Robin & Caleb, fin septembre, le plus gros du travail était déjà passé : nous étions là essentiellement pour les dernières récoltes et pour préparer la mise en repos du jardin potager et du jardin d’agrément. Nous avons donc ramassé des kilos de fraises, de mures et de framboises, désherbé, couvert d’engrais et de paille, coupé et rentré du bois, planté des arbres fruitiers et géré les poules. Comme il n’y avait pas assez de travail pour nous occuper toute la journée, nous avons trouvé un arrangement avec eux : seulement 4h de travail par jour en échange du gite et d’une partie de la nourriture, le reste étant à notre charge. De cette manière nous avons eu pas mal de temps pour explorer les environs et le reste de l’île !

Organisation quotidienne avec Lilly

En général, Lilly jouait près de nous pendant qu’on travaillait ou nous aidait (à ramasser des fraises par exemple). Le jardin potager était juste devant la tiny house où on dormait, donc on pouvait garder un œil sur elle sans problème. En cas de pluie, elle pouvait d’ailleurs rester seule dans la tiny house vu que nous étions juste à côté. Le rythme était parfait pour elle comme pour nous : pas de pression, beaucoup de flexibilité et la possibilité d’aider quand elle en avait envie. J’aurais aimé ajouter qu’elle pouvait jouer avec le petit garçon, juste un peu plus petit qu’elle, mais il faut bien avouer qu’elle n’a pas trop accroché avec lui… beaucoup plus avec ses jouets par contre !

Wwoofing au CanadaNotre tiny house
Notre tiny house avec douche et toilettes (sèches) à l’extérieur – sympa la nuit !

Wwoofer avec un enfant : ce qu’il faut savoir

Avantages / Contraintes

Sur le papier, le wwoofing est génial, surtout avec un enfant : cela permet de s’initier à l’agriculture dans un cadre adapté, de découvrir le travail de la terre et les soins aux animaux. En plus de ça il y a la rencontre avec d’autres personnes, d’autres cultures, d’autres modes de vie. Enfin le wwoofing offre la possibilité de visiter une région tout en ayant un pied à terre et un rythme posé, ce qui peut être plus pratique avec un enfant.

Mais avant d’en arriver là, il faut trouver un hôte…
1) qui accepte les enfants,
2) qui offre des conditions adaptées (on évite la ferme perdue au milieu de la jungle, accessible uniquement après 2h de crapahutage dans la boue et sans accès rapide aux soins d’urgence),
3) et enfin qui demande une quantité de travail adaptée et offre une certaine flexibilité dans l’organisation des journées.

Wwoofing au Canada avec un enfant

Comment s’organiser, trouver une ferme et voir si elle convient ?

– Commencez par lister sur le site WWOOF du pays les fermes qui acceptent les enfants.
– Lisez attentivement leur profil pour vérifier que le travail et les conditions d’hébergement sont compatibles avec vos besoins.
– Contacter les hôtes présélectionnés par vos soins et vous présenter en toute transparence. L’idéal est de préciser l’âge de votre enfant, ses besoins éventuels (lit, nourriture, etc.), son degré d’autonomie et d’adaptabilité… Et demandez tout simplement à l’hôte si ça lui semble compatible avec l’environnement et le travail attendu.
– Si le retour est positif, c’est le moment d’aller plus en détail :  quel est le travail attendu (quelles tâches + combien d’heures de travail par jour), est-ce que l’hôte a déjà hébergé des wwoofers avec enfants, comment est-ce qu’il propose de s’organiser, comment sont les conditions d’hébergement et de travail (sécurité, hygiène, …), etc.

A titre d’exemple, nous avions indiqué que Lilly avait l’habitude de voyager, qu’elle s’adaptait facilement et avait l’habitude de rencontrer de nouvelles personnes et de nouveaux environnements. Nous avons aussi précisé qu’elle pouvait dormir dans un lit normal (Vs lit bébé), ou avec nous s’il n’y avait pas assez de place, et qu’elle mangeait de tout. De leur côté Robin et Caleb ont mentionné quelques dangers potentiels (un étang, un escalier raide dans la tiny house) pour vérifier que c’était ok pour nous.

WWOOF Canada

Remarque générale (avec ou sans enfant) : lorsque nous avons tenté de trouver une ferme en Argentine, nous nous sommes rendu compte que le problème était… internet ! Certaines fermes contactées nous ont répondu plusieurs semaines après qu’on les ait contactées, (ce qui était déjà trop tard pour nous) car elles n’ont pas internet sur place – ce qu’on n’avait tout simplement pas anticipé. Conclusion, si vous voulez wwoofez dans un endroit un peu « reculé », il faut vous y prendre suffisamment à l’avance pour être sûr d’avoir le temps de recevoir des réponses et d’échanger des messages.

Bilan de l’expérience

A renouveler ! Aucun doute, ça nous a beaucoup plu. Nous avons aimé travailler à la ferme, faire des choses différentes tous les jours, passer nos journées à l’extérieur. L’organisation avec notre fille était très facile car Robin et Caleb nous ont laissé beaucoup de flexibilité. De son côté elle a aussi beaucoup aimé, autant le fait d’être un peu posés après des mois de voyage, que le fait de pouvoir participer aux récoltes ou encore de jouer dehors en pleine nature et en toute liberté.

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Visiter les parcs américains

Parcs américains : meilleurs moments & conseils

Ah les parcs américains ! Ils font rêver des millions de touristes du monde entier, au point d’être totalement surchargés pendant la période estivale. Les Américains eux-mêmes sont nombreux à consacrer leurs vacances à la découverte de leur beau pays. En ce qui nous concerne, nous avons voulu profiter de notre mois aux États-Unis pour en redécouvrir certains que nous connaissions déjà et surtout en voir de nouveaux ! Cerise sur le gâteau, nous avons pu camper pendant toute notre traversée du pays, ce qui nous a permis d’être dans la nature et de faire de belles économies !

Visiter les parcs américains : quelques conseils

Le pass America the Beautiful

Le gouvernement américain propose un pass très intéressant si vous prévoyez de visiter plusieurs parcs. Pour seulement 80$, vous avez accès à plus de 2 000 sites incluant la majorité des parcs nationaux. Le pass vaut pour tous les passagers du véhicule et est valable 1 an. Pas besoin de le commander à l’avance, il peut être acheté sur place, lors de la première visite.

Toutes les informations (notamment la liste des sites) sont sur le site gouvernemental du National Park Service.

Découvrir le Grand Canyon

Itinéraire & kilomètres

Attention aux distances !
Pour tout roadtrip aux États-Unis, il faut bien penser son itinéraire pour optimiser les kilomètres parcourus. Lorsqu’on visite les parcs, il faut évidemment penser aux distances d’un parc à l’autre… mais aussi aux distances à l’intérieur des parcs ! Certains, comme Grand Teton ou Yellowstone, sont vraiment très grands et on peut perdre beaucoup de temps à se rendre au départ d’une randonnée, à rejoindre les commerces, etc.

Voilà quelques conseils pour optimiser les trajets :

1) Repérer les randonnées/points d’intérêt pour essayer de dormir au plus près
Même si ce n’est pas évident, essayer de repérer à l’avance quelles randonnées vous souhaitez faire (ou quels endroits vous voulez voir) et de choisir votre point de chute en fonction.

2) Réserver l’hébergement à l’avance permet aussi de gagner du temps
En général on préfère improviser et ne pas réserver à l’avance … mais vu le monde qu’il y a en été, ce n’est pas forcément possible si vous voulez dormir dans les parcs ou à proximité. Pour le camping notamment : si tous les campings réservables sont complets, il ne vous restera pas d’autre option que les campings first come first serve, qui sont très bien en soi mais qui obligent à se lever à l’aube pour espérer avoir une place. Ça fait perdre du temps et ça oblige à faire des détours dans le parc au lieu de suivre un itinéraire logique.

3) Anticiper les courses !
Essayez de prévoir les courses sur plusieurs journées, et anticipez à minima la veille pour les sandwichs et snacks du lendemain. Rien de plus frustrant que de devoir faire plusieurs kilomètres de route en plein trafic pour rejoindre le commerce le plus proche, parce qu’on a oublié de prévoir un picnic.

4) Passer plus de temps à chaque endroit
C’est la bonne vieille recommandation du moins mais mieux. On a tendance à vouloir voir beaucoup d’endroits différents, et c’est bien légitime, mais rester plus longtemps à chaque endroit permet de mieux en profiter. Pas de risque de tourner en rond, la plupart des parcs offrent beaucoup à voir et beaucoup de randonnées pour tous les niveaux.

Découvrir les parcs nationaux américains en famille

Wildlife

On a tendance à l’oublier quand on les visite mais les parcs n’ont pas été créés pour le plaisir des touristes ! Ils sont là avant tout pour protéger des espaces naturels et les animaux qui y vivent. C’est pourquoi on y rencontre des bisons, des ours, des coyotes, des élans, des loups…

Pour assurer la protection des animaux (et accessoirement assurer sa propre sécurité), il est nécessaire de respecter les consignes des rangers, notamment en ce qui concerne la nourriture. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter (même si la perspective de rencontrer un ours me faisait bien flipper) et aucune contrindication à visiter les parcs avec des enfants, mais il faut s’assurer de savoir quoi faire en cas de rencontre inattendue, adopter la bonne attitude (ranger la nourriture, garder les enfants près de soi) et s’équiper si besoin (bear spray).

Bisons à Antelope Island State Park

Températures

Attention aux variations de températures dans les parcs situés en altitude ! A Yellowstone par exemple, qui est situé à environ 2 400 m, nous avions des journées très chaudes (autour de 30°) … et des nuits à 0° ! Et pour les parcs à basse altitude et notamment ceux des états les plus au sud (Arizona, Utah, Colorado…) pensez qu’il peut faire très chaud !

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Sélection
Nos plus beaux moments dans les parcs américains

# Grand Canyon National Park

Grand Canyon
Grand Canyon
On ne le présente plus, tout le monde en a entendu parler et pourtant… difficile d’imaginer une telle démesure. Nous n’y sommes restés que le temps d’une demi journée de balade et sightseeing, mais il y a énormément à faire ! Si c’était à refaire, je resterais 2-3 jours en dormant dans le parc.

# Antelope Canyon

Un canyon aux couleurs et aux reliefs incroyables ! Attention, selon la saison et l’heure il peut y avoir énormément de monde. Mieux vaut réserver 1 ou 2 jours à l’avance et éviter les horaires les plus fréquentés. Par ailleurs le canyon ferme lorsque les températures deviennent excessives, ce qui arrive souvent en été. NB : le site d’Antelope Canyon appartient à des réserves indiennes et n’est pas inclus dans le pass America the Beautiful.

# Horseshoe Bend

Horseshoe Bend près de Page, Arizona

A ne pas rater, juste à côté de Page et d’Antelope Canyon. Une vue incroyable, et pour une fois c’est gratuit.

# Zion National Park

Zion National Park
Zion National Park
Zion National Park

Un très beau parc, mais un cauchemar en haute saison ! Le trafic est épouvantable car il n’y a qu’une route qui traverse la vallée. Il faut essayer d’arriver tôt le matin pour pouvoir se garer sans trop de problèmes, ou essayer de dormir dans le parc pour en profiter au maximum.

# Bryce Canyon National Park

Bryce Canyon National Park


Bryce Canyon National Park
Bryce Canyon National Park

Superbe ! Un parc qui vaut la peine d’être vu, surtout qu’une journée (voire moins) suffit pour en avoir un bel aperçu. Un conseil ? Partir à pied de Sunset Point, marcher le long du Rim jusqu’à Sunrise Point, descendre dans le canyon en suivant le sentier de Queens Garden, rejoindre la Navajo Loop et remonter jusqu’à Sunset Point (2h-2h30).

# Antelope Island State Park

Antelope Island State Park près de Seattle
Antelope Island State Park Coucher de soleil sur le Great Salt Lake Coucher de soleil sur le Great Salt Lake

Méconnu et pourtant très beau. L’ile est située au nord-est de Seattle et abrite de nombreux animaux, notamment des bisons. Il faut absolument passer une nuit dans l’un des campings (ultra rustiques), pour voir le coucher de soleil embraser le Great Salt Lake et dormir au milieu de nulle part sous un ciel plein d’étoiles. Prix du camping compris dans le prix d’entrée du parc.

# Grand Teton National Park

Randonnée à Grand Teton National ParkCanoé sur le lac Jackson, Grand Teton National Park
Canoé sur le lac Jackson, Grand Teton National Park

Pour changer des randonnées, je vous conseille de faire un tour de canoé sur le Jackson Lake. Un beau moment de calme, au pied du Teton range.

# Yellowstone National Park

Les geysers de Yellowstone National Park
Les sources d'eau chaude de Yellowstone National Park
Yellowstone National Park
Grand Prismatic Spring, Yellowstone National Park
Mammoth Hot Springs, Yellowstone National ParkYellowstone National Park

Yellowstone, c’est une variété de paysages absolument incroyables : des geysers, des sources chaudes qui donnent envie de piquer une tête – l’eau est bouillante mais tellement bleue ! -, des prairies qui ondulent sous le vent, des lacs brumeux et des forêts peuplées d’ours et d’élans… A ne pas manquer : l’aube, à admirer depuis Hayden Valley.

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