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Roadtrip d'un mois aux Etats-Unis

An American roadtrip | Les Etats-Unis en camping

Arriver à Las Vegas après 7 mois en Amérique Latine, je peux vous dire que ça nous a  fait un sacré choc ! Entre le béton partout, les hôtels immenses, et le fait qu’on était les seuls originaux à vouloir se déplacer à pied dans un pays où tout se fait en voiture… on s’est senti un peu en décalage ! Cerise sur le cupcake, l’organisation de notre roadtrip était encore assez floue (van ou voiture ?, campings ou motels ?), ce qui n’a fait que renforcer ce sentiment de flottement.

En effet jusqu’au dernier moment, on espérait pouvoir louer un van aménagé (Jucy par exemple) mais nous n’avons pas réussi à obtenir un budget qui nous convenait. Avant de quitter le Costa Rica on s’est donc décidé à réserver une voiture pour 3 semaines. Nos deux premières nuits aux USA ont suffit à confirmer qu’il n’était pas question d’aller de motel en motel. Même les plus basiques restaient trop coûteux, et dans les endroits qui nous intéressaient tout était déjà réservé ou trop cher. Nous avons donc naturellement convergé vers une solution qu’on envisageait depuis un moment déjà : acheter tente & duvets et traverser les USA en campant.

Camper sur Antelope Island, Utah

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Notre itinéraire : 3 000 miles à travers les USA

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Départ de San José, Costa Rica. Après un atterrissage d’urgence au Belize pour débarquer un passager gravement malade (comme dans les films), nous atterrissons à Las Vegas. Il fait au moins 35°C. Un petit tour sur le Strip, une bonne nuit de sommeil, et nous voilà prêt à repartir.

Day #1 : Las Vegas –> Flagstaff (2 nuits)

On récupère notre voiture de location à l’aéroport et on part pour la ville de Flagstaff, choisie pour sa proximité avec le Grand Canyon. Bien motivés par notre décision de camper, on passe des heures à REI (le plus génial des magasins d’équipement outdoor) pour choisir notre équipement.

Day #3 – Flagstaff –> Grand Canyon –> Page

Départ de Flagstaff en direction du Grand Canyon (rive sud). Nous ne sommes pas préparés pour faire une longue randonnée, alors on attaque simplement le début du trail Bright Angel, qui descend dans le canyon. En ajoutant à cela un peu de marche le long du Rim et plusieurs arrêts pour admirer la vue… on a déjà de quoi se faire une bonne idée de son immensité !

Visiter le Grand Canyon

Nous reprenons ensuite la route jusqu’à Page afin de passer notre première nuit de camping au bord du Lake Powell. En arrivant, on admire la très belle vue sur le lac et le barrage Hoover. Après avoir installé la tente, on prépare notre premier feu de camp !

> Où camper à Page / Lake Powell : Wahweap Campground

Camper à Page au bord du lac Powell

Day #4 – Page –> Panguitch (2 nuits)
Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Bryce Canyon

Le lendemain, réveil avec le soleil (soit vers 6h) pour aller se baigner dans le lac Powell avant notre visite d’Antelope Canyon. A cette heure matinale il n’y a personne, et l’eau est plutôt chaude. Nous partons ensuite découvrir Lower Antelope Canyon, réservé 2 jours avant. Ce canyon unique en son genre est superbe mais il y a un monde fou, ça rend difficile d’apprécier la visite !

Lower Antelope Canyon, PageLower Antelope Canyon, Page

Avant de repartir vers le nord, on passe voir Horseshoe Bend, un méandre en forme de fer à cheval creusé par la Colorado River. C’est très beau et impressionnant, la couleur de l’eau est superbe et ça donne envie de revenir dans le coin pour descendre le Colorado en kayak.

IMG_20170823_121903

Nous repartons ensuite pour Panguitch où nous allons passer la nuit, afin de visiter Bryce Canyon. En chemin on passe à côté de Zion National Park et on se rend compte qu’on l’a oublié dans notre itinéraire ! On décide du coup de rester 2 nuits à Panguitch au lieu d’une pour avoir le temps d’y aller. On monte rapidement notre tente et on file pour essayer d’attraper le coucher de soleil à Bryce Canyon. La route passe par Red Canyon, c’est superbe. En arrivant, environ 30 min avant le coucher du soleil, on se rend compte que le soleil est déjà trop bas pour illuminer le canyon, par contre le site est magnifique. On décide de revenir le lendemain pour mieux en profiter. La nuit à Panguitch est bien froide (mine de rien on est à plus de 2000 m d’altitude), et on se rend compte que nos duvets ne sont pas assez épais !

> Où camper à Panguitch : Panguitch KOA

Day #5 – Zion National Park et Bryce Canyon

On visait un réveil matinal pour partir tôt à Zion, mais c’était sans compter le changement d’heure entre Arizona et Utah, qui fait qu’on se lève une heure plus tard que prévu ! Conséquence malheureuse, il y a déjà beaucoup de monde quand on arrive à Zion après 1h30 de route, et on perd pas mal de temps à l’entrée et à chercher une place pour se garer. D’ailleurs tout le parc semble saturé, et les navettes gratuites censées désengorger le site annoncent de gros délais. Partisans de la simplicité, on se décide pour une balade immédiatement accessible de là où nous sommes, le Watchman Trail. C’est une randonnée agréable et peu fréquentée à cette heure-ci de la journée, qui nous emmène au pied des falaises rouges qui caractérisent le parc.

Watchman Trail, Zion National Park Watchman Trail, Zion National Park

Ensuite il est déjà l’heure de repartir car nous voulons arriver à temps pour faire une randonnée dans Bryce Canyon. Nous attaquons d’un bon pas la descente en suivant le sentier Queens Garden et nous remontons par la Navajo Loop (environ 2h30). Le décor, fait de hoodoos, d’arches et d’incroyables sculptures naturelles aux teintes rouges et orangées, est absolument magnifique.

Bryce Canyon, Utah
Bryce Canyon, Utah

Day #6 – Panguitch –> Salt Lake City (étape)

Le lendemain nous prenons la direction de Salt Lake City. Être en ville ne nous fait pas rêver (et le KOA où on dort est moche à souhait) mais on profite de cette étape pour aller échanger nos duvets au REI du coin et pour planifier nos étapes suivantes, en périphérie de la ville.

Day #7 – Salt Lake City –> Antelope Island

La première étape sera Antelope Island State Park, une île de 68 km2 située au milieu du fameux lac salé, qui abrite plus de 600 bisons, des antilopes, des cerfs, des coyotes… Les réservations pour camper sur l’île n’étant pas possibles la veille pour le lendemain, c’est le principe du premier arrivé-premier servi qui s’applique. Nous partons donc très tôt le matin pour espérer avoir une place : petit moment de stress à l’arrivée, mais tout va bien, le ranger nous attribue un site à Bridger Bay, celui qu’on voulait ! Le paysage est magnifique, il n’y a personne à part des bisons et des antilopes. Après une balade dans le sud de l’île et un picnic, on se rend au bord du lac pour se baigner. 5 fois plus salé que l’océan, on y flotte très bien, c’est impressionnant ! Par contre l’eau est vaseuse et couverte de moucherons, donc on ne s’éternise pas. La journée se conclue par un coucher de soleil splendide sur le lac. On profite de la chaleur pour ne pas mettre le toit de la tente et on s’endort sous les étoiles.

> Camper dans Antelope Island State Park

En dehors des sentiers battus, Antelope Island dans l'Utah En dehors des sentiers battus, Antelope Island dans l'Utah En dehors des sentiers battus, Antelope Island dans l'Utah En dehors des sentiers battus, Antelope Island dans l'Utah

Day #8 – Antelope Island –> Albion Basin

Le lendemain, nous restons dans la région de Salt Lake City mais nous partons cette fois vers l’Est. Notre objectif ? Albion Basin, un domaine skiable qui surplombe la ville. On monte longtemps dans la montagne (au point de douter d’être sur le bon chemin) avant d’arriver au campground. La ranger qui nous accueille est très chouette et nous propose un de ses emplacements préférés : bien caché au milieu des arbres, avec une petite clairière pour monter la tente. Une fois installés, nous partons en balade vers Cecret Lake, une rando familiale vers un beau lac de montagne. Surprise : un élan y fait la sieste, tranquillement posé au bord du l’eau. Feu de camp et marshmallows sont au programme du soir !

> Camper à Albion Basin : Albion Basin Campground

Cecret Lake, Albion Basin Albion Basin Campground

Day #9 – Albion Basin –> Bear Lake (étape)

Nous mettons le cap vers Grand Teton National Park, avec une étape sans intérêt particulier à Bear Lake pour couper la route en deux.

Day #10 – Bear Lake –> Grand Teton (3 nuits)

Nous arrivons dans la matinée à Grand Teton National Park (quel nom !) et nous prenons une première nuit au campground Gros Ventre (à prononcer « gross vènteur »). Nous passons l’après-midi à visiter la petite ville de Jackson Hole et à repérer des randonnées. Le parc est très fréquenté à cette époque de l’année et le gros souci est d’arriver à se garer aux endroits les plus populaires : pour cette raison, on choisit d’éviter la zone de Jenny Lake, renommée mais trop touristique, et de partir à la place vers Tagart Lake. C’est une jolie marche assez facile jusqu’à un beau lac bleu-vert, entouré de forêt, que nous prolongeons en rentrant par Beaver Creek. Lilly marche quasiment tout le long !

On s’installe ensuite au campground de Colter Bay pour 2 nuits et pour changer des randonnées, on décide de s’offrir un tour en canoé sur le lac Jackson. Le prix est élevé (40$ pour 2h) mais la vue sur le Teton Range est magnifique, et ça nous fait bien plaisir de pagayer un peu ! L’après-midi est tranquille à défaut d’être particulièrement excitant (il en faut des comme ça) : laverie et pause internet !

Tagart Lake, Grand Teton National Park Canoé sur Jackson Lake dans Grand Teton National Park

Day #13 – Grand Teton –> Yellowstone (3 nuits)

Le lendemain, on part pour Yellowstone National Park. On a réussi à réserver un camping pour la première nuit (à Bridge Bay), mais tout est booké pour les nuits suivantes car c’est le weekend de Labor Day, et tous les Américains sont de sortie pour profiter encore une fois des parcs avant la fin de la saison ! Du coup le lendemain on se lève à 5h30 pour essayer d’avoir une place au Norris campground qui fonctionne uniquement sur le principe du premier arrivé/premier servi. Arrivés à 6h50, on est les 5èmes dans la file, et on obtient notre site à 8h15. Bien qu’on soit tous physiquement crispés par la longue attente dans le froid, les esprits sont détendus et l’ambiance est bonne ! En discutant avec un couple texan on apprend d’ailleurs qu’à Glacier National Park (où on comptait se rendre juste après), l’air est irrespirable à cause des incendies. Un changement d’itinéraire s’impose !

Pendant 3 jours on se rempli les yeux d’images de geysers, de cascades, de petits lacs nichés entre les sapins, de prairies d’herbes jaunies et de collines aux teintes bleutées. Le plus étonnant sera sûrement Grand Prismatic Spring, la plus grande source d’eau chaude des Etats-Unis, dont les couleurs incroyables rappellent celles d’un arc-en-ciel (d’où son nom).

Grand Prismatic Spring, Yellowstone National Park

Le plus beau, on ne fera que l’apercevoir lors de la traversée du parc en allant à Norris campground : les paysages encore endormis, juste avant l’aube, le lever de soleil à Hayden Valley, la brume qui se lève sur les lacs.

Yellowstone National Park Yellowstone National Park Yellowstone National Park Yellowstone National Park

Day #16 – Yellowstone –> Missoula (étape)

Le lendemain, nous partons pour Missoula, qui devait initialement être une étape sur notre route pour Glacier, et qui sera au final une étape vers l’ouest. Avant de quitter Yellowstone, on passe par les étonnantes terrasses en escalier de Mammoth Hot Springs, avant d’aller faire trempette dans la Boiling River. Elle porte bien son nom, c’est complètement bouillant ! On ne peut d’ailleurs se baigner qu’à la jonction entre la Boiling River (source chaude) et la Gardner River (froide), qui se mélangent sur une petite zone pour offrir une température a priori plus confortable. En réalité, on se crame la fesse gauche pendant qu’on se gèle la droite !

En sortant du parc, le ciel s’obscurcit de manière anormale et devient très gris. A Missoula, plus de doute, ce sont des incendies. L’air est lourd de cendres et on aperçoit un soleil rouge à travers l’atmosphère chargée de fumée. En regardant l’étendue des dégâts sur internet, on voit que le Montana, l’Idaho et l’état de Washington sont touchés, ce qui nous amène une fois encore à revoir nos plans.

Incendies dans le Montana, l'Idaho et l'état de Washington

Day #17 – Missoula –> Kennewick (étape)

On quitte rapidement Missoula en direction de l’Ouest, en espérant pouvoir se poser à Coeur d’Alene. Sur les photos l’endroit a l’air très joli, mais la fumée y est encore pire qu’à Missoula, alors on continue. On roule autant que possible, jusqu’à Kennewick où on dormira à l’hôtel pour ne pas être exposés à la fumée. Le lendemain on continue vers l’océan Pacifique, seul endroit qui semble épargné.

Day #18 – Kennewich –> Bay Center (2 nuits)

Effectivement, après 3 longues journées sur la route, et 900 miles parcourus, on trouve enfin un coin de ciel bleu à Bay Center, sur la côte. La région est pluvieuse, mais l’air marin nous fait du bien, et nous sommes content de nous poser après tant de route. Sur les conseils des locaux, nous partons explorer la petite ville de Long Beach, où nous passons une chouette journée entre magasins d’antiquités, restaurants de sea food (Salt Pub Ilwaco !) et la plage.

> Camper à Bay Center : Bay Center/Willapa Bay KOA

Clam chowder au bacon au Salt Pub à Ilwaco

Day #20 – Bay Center –> Olympic National Park (2 nuits)

Avant de rejoindre Seattle, où nous devons rendre la voiture, nous voulons profiter d’un dernier parc national. Malheureusement la météo tristement célèbre de l’Etat de Washington nous complique la tâche. Autre mauvaise surprise, alors qu’on s’attendait à une fréquentation assez faible (on est quand même mi-septembre), tous les campings sympas en bord de plage sont pris d’assaut, et on a du mal à trouver un endroit pour passer la nuit. On se retrouve finalement dans un petit camping perdu au milieu de la forêt (mais quand même presque plein), où il n’y a pas d’accueil mais juste une boîte dans laquelle laisser de l’argent.

Nous profitons quand même d’une éclaircie pour faire un tour en kayak sur le lac de la réserve indienne Quinault, avant de passer par Fork (la ville de Twilight), et de rejoindre Port Angeles pour notre dernière nuit de camping aux USA.

Olympic National Park, Etat de Washington

Day #22 – Port Angeles –> Seattle (5 nuits)

Et nous arrivons à Seattle, pour la fin de nos trois semaines de roadtrip. Avant d’aller rejoindre notre Airbnb dans le quartier Magnolia, on se dirige vers le Safeco Field où un match de baseball entre les Mariners de Seattle et les Angels de Los Angeles doit avoir lieu. Alors qu’on s’approche pour voir s’il reste des billets, un policier nous aborde pour nous demander si on vient voir le match. Il a des places en trop à donner, et souhaite les offrir à une gentille famille. On a du mal à croire à notre chance, mais quelques instants plus tard, nous voilà dans la place ! Et une fois de plus le charme de Lilly opère, car un employé la voit passer et lui offre une vraie balle d’entrainement en souvenir. Le match est plutôt chouette, avec plusieurs belles actions.

Le reste de nos 5 jours se passe tranquillement à explorer la ville, le Pike Place Market où les odeurs des fleurs fraîches se mêlent, avec plus ou moins de bonheur, aux odeurs de poissons ; la Space Needle ; le REI flagship store (#passionREI)… et à préparer notre itinéraire au Canada ! Le dernier jour, bien alourdis par tout notre matériel de camping, nous quittons la ville en bus, en direction de Vancouver.

Fan de baseball !

Conclusion

Cet itinéraire, construit au jour le jour, n’est clairement pas optimal. Trop de kilomètres, pas assez de temps pour profiter de chaque endroit, une fuite plein Ouest pour essayer d’échapper au nuage de fumée provoqué par les incendies… Pourtant nos 3 semaines aux Etats-Unis ont été géniales : ce n’était pas gagné d’avance, mais le fait de traverser le pays en campant a fait toute la différence. Lilly a adoré dormir sous la tente, faire griller des marshmallows et être dans la nature chaque jour. Et nous aussi. 🙂

A lire aussi

> Camper aux Etats-Unis (A VENIR)
> Les parcs américains : coups de coeur et conseils (A VENIR)

Argentine - Bilan

[Bilan] Argentine : budget, conseils et coups de coeur

L’Argentine a été la première étape de notre grand voyage, mais aussi le tout premier pays d’Amérique Latine qu’on a visité ! Dans cet article, je vous propose un petit bilan de notre séjour dans ce pays : ce qu’on a aimé et moins aimé, ce qu’on a dépensé, et aussi ce qu’on ferait différemment si c’était à refaire.

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Où, quand, quoi, comment ?

Nous avons passé presque 6 semaines en Argentine (avec une étape de 3 semaines en Chili intercalée au milieu). Nous y étions en janvier et février (2017), ce qui correspond à l’été et à la haute saison. A l’époque, le taux de conversion était de 1€ = 16,7 ARS.

Nos étapes

Cliquez pour lire l’article correspondant
> Buenos Aires, la capitale
> Ushuaia, la ville du bout du monde
> El Calafate et l’immense glacier Perito Moreno
> El Chalten, un paradis pour les randonneurs
> Bariloche et la route des 7 lacs
> Salta, au nord de l’Argentine, avec un roadtrip en voiture

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Argentine - Bilan pratique

L’Argentine est un pays réputé pour être assez cher, et l’inflation y est très élevée. Nous avions pour référence des prix de 2016, trouvés sur d’autres blogs, et nous avons pu constater que les prix sur place avaient beaucoup grimpé !

# Repas

Pour éviter d’exploser le budget alimentation, nous avons limité les repas pris à l’extérieur et cuisiné dès que c’était possible (petits-déjeuners, repas du soir, et certains midis) ou fait des sandwichs à emporter en randonnée.

# Logements

On a privilégié Airbnb qui offrait un meilleur rapport qualité/prix que les hôtels. A Ushuaïa et en Patagonie, les prix étaient très élevés et presque tous les hébergements étaient réservés, car la haute saison attire beaucoup de monde. Contrairement à d’autres pays, on a systématiquement réservé nos logements à l’avance. Dans la seule région où on n’a pas pu le faire (autour de Salta), on s’est retrouvé embêté car tout était complet.

# Transports

Pour les bus longue distance, on a systématiquement réservé sur place (rien par internet), avec un ou deux jours d’avance. Les distances sont longues mais les bus sont plutôt confortables. Sur les longs trajets, un snack est généralement inclus.

Quelques distances :
– Buenos Aires – Ushuaia : environ 36h (on l’a fait en avion – 4h !)
– Ushuaia – El Calafate : 16h
– El Calafate – El Chalten : 3-4h
– El Chalten – Bariloche : 24h
– Bariloche – Puerto Montt (Chili) : 7h
– San Pedro de Atacama (Chili) – Salta : 12h

Plusieurs villes disposent d’un système de transport en commun assez développé : Buenos Aires et Bariloche fonctionnent avec la carte SUBE, Ushuaia a son propre réseau. A El Calafate, El Chalten et Salta nous avons tout fait à pied.

# Budget

Pour nous 3 (2 adultes et 1 enfant), nous avons dépensé 5 364€ pour 41 jours soit environ 44€ par jour et par personne (en comptant Lilly comme une personne à part entière, et sans compter le trajet Buenos Aires-Ushuaia qui était inclus dans notre vol de départ). C’est plus que l’estimation de 40€ sur laquelle on partait*, mais cohérent avec un pays en pleine inflation et notre choix d’y aller en haute saison pour profiter d’une météo plus clémente. Ainsi ce gros budget est gonflé par le prix très élevé de certains hébergements (plus de 100€/nuit à Calafate ou El Chalten) et le prix des activités (Ushuaïa, Perito Moreno, deux locations de voiture, etc.).
*Source : planificateur A-contresens

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Argentine - Coups de coeur et déceptions

Ce qu’on a préféré

  • Nos premières randos avec Lilly sur le dos à Ushuaïa puis à El Chalten. On ne savait pas forcément de quoi on serait capable (la bête pesait quand même 12 kg au moment du départ) et on ne pensait pas qu’on aimerait autant ça ! Une expérience déterminante pour tout le reste de notre voyage !
  • La visite du Perito Moreno, un glacier absolument superbe. C’est un endroit très touristique mais qui vaut le coup d’être vu.
  • On a mangé en Argentine certains des meilleurs repas de ce voyage. L’agneau patagonique, le bife de chorizo, hum…
  • Enfin Salta est une charmante petite ville du nord de l’Argentine, et la région qui l’entoure offre de superbes paysages.

On a moins aimé :

  • La route des 7 lacs dans la région de Bariloche était belle mais elle ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Si on avait pu y faire du vélo ou du kayak, ça nous aurait sûrement plus marqués.
  • Nos soucis pendant le roadtrip autour de Salta : entre le Carnaval qui battait son plein et qui faisait que tous les hébergements étaient réservés, et Fabien qui a eu le premier épisode de sa maladie inconnue, c’était pas la joie. Les paysages sont magnifiques, mais on n’en a pas vraiment profité.
  • Buenos Aires offre sûrement beaucoup de possibilités mais le côté trop grand et bétonné fait que la ville ne nous a pas franchement séduits. On était content de partir dans la nature !

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Argentine - Conseils pour réussir son séjour

# Retraits et paiements

  • Une commission élevée est perçue à chaque retrait (environ 7€). Mieux vaut payer au maximum par carte bleue plutôt qu’en cash (une option internationale peut être une bonne idée pour limiter les dégâts) et choisir le montant maximum à chaque retrait (environ 2400 ARS).
  • Les distributeurs ne sont pas rechargés le week-end, ils peuvent donc être vides et il peut y avoir la queue le lundi, mieux vaut être prévoyant.
  • Nous n’avons jamais eu recours au mercado azul (qui consiste à changer des dollars ou des euros dans la rue pour bénéficier d’un meilleur taux de change). Certains voyageurs recommandent de le faire, d’autres le déconseillent. Si vous décidez d’y recourir, faites-le avec prudence, et sachez qu’on peut très bien s’en passer.

# Transports

  • Si vous avez du temps, le bus est le moyen de transport le plus économique. Ça peut faire peur au début, mais on s’habitue vite à faire 15 ou 20h de bus pour aller d’un point à un autre, même avec un enfant.
  • Si vous arrivez d’Europe, pensez au billet multi-destination. En prenant un vol à destination d’Ushuaïa avec une étape (d’une semaine) à Buenos Aires, nous avons économisé 200€ pp par rapport à un vol Europe-BA + BA-Ushuaïa, et fait le trajet en 4h au lieu de 36 !
  • Ne jamais acheter les billets de bus en ligne, il n’y a pas tout et je ne suis pas sûre que les prix soient intéressants. En Amérique Latine, la meilleure option est toujours d’acheter son billet une fois sur place (à la gare ou à un guichet en ville s’il y a), en comparant les prix et les horaires des différentes compagnies. En haute saison, il est préférable d’acheter son billet 2-3 jours à l’avance.

# Logements

  • En haute saison, réserver les logements à l’avance, surtout à Ushuaïa et en Patagonie.
  • Pour faire des économies, privilégier un logement avec cuisine (hostel ou Airbnb) pour préparer au moins le petit-déj et un repas sur deux.

# Activités

  • Éviter le Tren del fin del mundo à Ushuaia, c’est cher et pas très intéressant.
  • La vie à El Chalten est chère (logement et repas) mais toutes les randonnées sont gratuites (on ne paie pas l’entrée du parc).
  • Les enfants de moins de 10 ans ne peuvent pas marcher sur la glace au Perito Moreno (mais ils peuvent tout à fait accéder aux passerelles d’où se fait l’observation « classique »).

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Argentine - Si c'était à refaire

  • On passerait moins de temps à Buenos Aires et on essayerait de visiter la ville avec des locaux (via couchsurfing par exemple) pour mieux en profiter.
  • On repenserait notre itinéraire Argentine/Chili pour intégrer les fjords chiliens, la Carretera Austral et Torres del Paine avant de remonter plus au nord.
  • A Ushuaïa, on ne ferait pas le Tren del fin del mundo mais on se baladerait un max dans le parc Tierra del Fuego. On envisagerait aussi de louer une voiture pour être plus flexible et ne pas devoir prendre des navettes hors de prix.
  • A El Calafate, il y avait potentiellement plein de trucs à faire en plus du Perito Moreno mais tout était très cher. Il aurait fallu mieux l’anticiper (prévoir un budget additionnel ou louer une voiture par exemple, pour faire certaines choses de manière autonome) ou tout simplement passer moins de temps sur place afin de réduire les coûts d’hébergement élevés (1 nuit ou 2 pour faire juste le Perito Moreno).
  • On mangerait moins cher le midi en cherchant des menus del dia (un réflexe qu’on a été un peu long à prendre).

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Argentine - Vos questions

# Est-ce que l’Argentine est un pays sûr ?

A part à Buenos Aires, nous n’avons jamais ressenti d’insécurité. Nous étions dans des endroits relativement touristiques et qui nous ont semblés très tranquilles.
Concernant Buenos Aires c’est un peu particulier, car nous venions d’arriver en Amérique Latine et on ne savait pas encore trop à quoi s’attendre en termes de sécurité. Pour ma part j’étais un peu stressée, sans que ce soit forcément justifié. Cela dit, comme dans toutes les grandes villes en Amérique Latine, il faut être prudent (et encore plus la nuit), et éviter les comportements risqués : ne pas rentrer seul(e) la nuit, surtout si on a bu, ne pas prendre n’importe quel taxi, ne pas faire étalage de ses richesses et se renseigner auprès des locaux (hôtel, police, office du tourisme) pour savoir s’il y a des endroits à éviter.

# Est-ce un pays kids-friendly ?

Les enfants sont les bienvenus en Argentine, et pour peu qu’ils soient un peu aventuriers, beaucoup d’activités peuvent leur convenir. En revanche, il faut noter que les distances d’un point à autre sont longues lorsqu’on se déplace par voie terrestre, il faut donc qu’ils puissent supporter de longues heures de bus. Côté sanitaire, il convient de respecter les mêmes règles que pour les adultes (boire de l’eau en bouteille, peler fruits et crudités, etc.).

# Les endroits où vous avez pu faire le plus de rencontre avec des locaux ?

Étonnamment, c’est dans les bus que nous avons rencontré le plus d’Argentins. Sur un trajet de plusieurs heures, on se retrouve assez facilement à parler à ses voisins ! Les endroits où nous étions étaient assez touristiques, et nous avons eu moins d’occasions de discuter avec des locaux que dans les autres pays que nous avons visités par la suite.

# Les endroits un peu insolites, pas trop touristiques, perles rares ?

El Chalten est un endroit très fréquenté en haute saison, et pourtant on avait l’impression d’être dans un lieu un peu à part. En tout cas on a adoré !
Et sinon je conseillerais Salta et les boucles sud et nord, qui font moins partie des circuits touristiques classiques alors que les paysages sont fabuleux.

# L’Argentine en camping car ?

Ça peut être un bon moyen de parcourir le pays à son rythme mais il faut avoir du temps car les distances sont grandes. Et à mon humble avis, mieux vaut aussi avoir quelques talents de mécanicien pour éviter de rester bloqué au milieu de nulle part ! Enfin, reste à savoir s’il est facile de trouver des endroits sûrs pour passer la nuit, mais aussi de jour.
Cette famille l’a fait !

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Argentine - Conclusion

C’est bien simple, l’Argentine est immense !
On aurait pu y passer encore plus de temps, aller voir les chutes d’Iguazu, visiter Cordoba et Mendoza, se promener à cheval avec las gauchos en Patagonie… mais le budget à consacrer à un séjour itinérant en Argentine est important, alors il faut bien faire des choix !

Et tout cela sans frustration aucune, car nos 6 semaines en Argentine nous ont passionnés ! Nous avons admiré des paysages fous, nous avons traversé des étendues désertes sur des kilomètres et des kilomètres, nous avons fait de magnifiques randonnées et vu des merveilles naturelles dont on n’imaginait tout simplement pas l’existence.

Une semaine à Bocas del Toro

Panama | Une semaine à Bocas del Toro

Il faut bien le dire, ce passage au Panama n’était absolument pas prévu dans notre itinéraire. Nous n’avions pas d’intérêt particulier pour ce pays, d’ailleurs assez peu connu des  voyageurs européens. Mais l’avantage d’un voyage de longue durée, c’est qu’on a de la flexibilité, on peut s’adapter et modifier ses plans. Et on rencontre d’autres personnes, voyageurs et locaux, qui bien souvent nous amènent à le faire par leurs conseils et recommandations !

Et effectivement, ce qui nous a conduit au Panama, ce sont des discussions avec différentes personnes, qui nous ont parlé de l’archipel de Bocas del Toro comme d’un chouette endroit, notamment pour la plongée sous-marine. Or si vous lisez ce blog, vous le savez bien, la plongée c’est notre grand passion (merci Omar Sharif) : après un baptême aux Galapagos, nous avons passé notre diplôme en Colombie et nous ne pouvions pas manquer cette occasion de replonger !

Puerto Viejo de TalamancaNotre point d’accès : la ville de Puerto Viejo de Talamanca, sur la côte caribéenne du Costa Rica. Puerto Viejo n’est qu’à quelques kilomètres de la frontière, et à une demi-journée de Bocas del Toro.

Nous voilà donc, sacs sur le dos et poussette en main, en train de franchir le pont qui marque la frontière entre le Costa Rica et le Panama (pour ceux qui connaissent, ce n’est plus le vieux pont qui manquait de s’écrouler, mais un « beau » pont tout neuf et même pas marrant à traverser).

Se rendre à Bocas del Toro depuis Puerto Viejo de Talamanca (Costa Rica)

1) Option facile et rapide : shuttle direct (25$ l’aller ou 45$ l’aller-retour) + lancha.
2) Option économique :
– Bus Puerto Viejo – Sixaola (1 700 colones pp), départ toutes les heures.
– Passer la frontière à Sixaola en payant 8$ de sortie et une fois de l’autre côté du pont, 4$ d’entrée.
– De là, négocier férocement avec les taxis pour qu’ils vous emmènent au port pour pas trop cher (prix normal : 20$ pour 2, on a obtenu 12$ en négociant avec acharnement). Sinon, prendre le bus local pour Changuinola puis un autre bus local pour Almirante, puis marcher jusqu’au port pour prendre une lancha.
– Pour la lancha, plusieurs compagnies font le trajet, et toutes semblent offrir une réduction si on prend un aller-retour avec elles (10$ au lieu de 12$ l’AR).

Pour le retour par le même chemin, n’oubliez pas qu’il y a une heure de moins au Costa Rica, ça vous évitera de trop poireauter en attendant le bus pour Sixaola !

Le trajet en lancha est très chouette, nous avons traversé les mangroves et sommes passés devant des îles aux belles maisons colorées.

Arrivée en lancha à Bocas del Toro
Les façades colorées de Bocas Town

Une fois arrivés au quai de Bocas Town, il a fallu réussir à se débarrasser des rabatteurs ! L’endroit est touristique, mais heureusement il suffit de s’éloigner un peu des quais pour se retrouver dans des rues plus tranquilles. Le centre de Bocas Town n’est pas très grand et tout se fait bien à pied. On peut loger sur différentes îles mais par simplicité nous avions choisi de rester à Bocas Town dans un premier temps.

Où dormir à Bocas Town (Bocas del Toro)

Hôtel Calipso : situé sur la place centrale. Les chambres privées sont spacieuses et confortables. Air conditionné, bon wifi, parties communes agréables, notamment un grand balcon équipé de fauteuils. Cuisine petite mais bien équipée et propre.
Prix : 30$ pour une chambre familiale avec sdb privée, air conditionné et petit déj.

Où manger bon et pas cher à Bocas ?

Ce ne sont pas les restaurants qui manquent, mais les prix montent vite dès lors qu’on veut manger autre chose qu’un casado ou équivalent local.
Pour une option économique mais vraiment meilleure que la moyenne, faites un tour au Patua sur la place centrale. Le menu plat + boisson y est à 5$ et c’est excellent.

Ou manger à Bocas Town

Que faire à Bocas del Toro ?

Nous avons passé une très chouette semaine à Bocas. D’ailleurs nous sommes arrivés en pensant passer 3-4 jours sur place avant de repartir au Costa Rica, et finalement nous sommes restés une semaine entière. Nous avons pu faire des activités très variées (plongée, plage, snorkelling, observation des animaux, etc.).

# Excursion en bateau à la découverte des îles

Nous avons fait un tour des îles incluant certains spots célèbres comme le Cayo Zapatilla, ainsi appelé parce que ce sont deux petites îles qui ressemblent à une paire de tongs, et censé abriter la plus belle plage de l’archipel ; Bahia de los Delfines pour voir des dauphins, Cayo Coral pour faire du snorkelling, Sloth Island pour observer les paresseux…

Plusieurs agences proposent des tours assez similaires, mais le prix est assez variable (plus ou moins luxueux et avec ou sans lunch). Nous avons fait le tour avec l’agence Coopguitour. Prix public à 30$ pp, négocié à 25$ (lunch non inclus). L’entrée au Cayo Zapatilla est à payer en plus car il s’agit d’un parc national (10$ pp, seulement 5$ avec Coopguitour qui bénéficie d’un accord. Je suppose que toutes les agences ont cet accord, mais à vérifier).

Les tours n’incluant pas le lunch offrent la possibilité de manger dans un joli restaurant au bord de l’eau mais ce n’est pas donné (compter au moins 15$ pp pour le resto) et nous avons préféré emporter un picnic, que nous avons mangé sur un joli ponton des plus instagramables !

Les mangroves dans l'archipel de Bocas del Toro
Excursion en bateau dans l'archipel de Bocas del Toro
Mangrove Point et ses énormes étoiles de mer oranges
Voir les dauphins à Bocas del Toro
Excursion en bateau à Bocas del Toro
Cayo Zapatillas, Bocas del Toro
Cayo Zapatillas, Bocas del Toro
Un paresseux dans les arbres à Sloth Island

#1, #2 et #3 Promenade dans les canaux de l’archipel / #4 Les dauphins s’amusent à sauter par dessus les vagues de notre bateau dans la Bahia de los delfines / #5 Notre spot de picnic avec toboggan géant / #6 et #7 Playa Zapatilla / #8 Voyez-vous le paresseux embusqué dans les branches ?

# A la rencontre des tortues avec l’association Anaboca

L’association Anaboca, qui est également présente à Tortuguero au Costa Rica, est une association qui se consacre à la protection des différentes espèces de tortues marines qui viennent pondre sur les plages de l’archipel. Fait intéressant, l’association marque et compte les tortues mais ne récupère pas les œufs, contrairement à la station Darwin aux Galapagos qui les recueille et garde les bébés tortues pendant plusieurs années dans une nurserie avant de les remettre à la mer. L’esprit d’Anaboca est plutôt de laisser faire la nature, tout en mettant en œuvre des mesures pour protéger les tortues (interdiction des balades sur la plage sans accompagnateur de l’association, interdiction des lumières fortes en bord de plage, etc.).

Anaboca propose un tour de nuit, organisé par des volontaires de l’association, pour partir à la recherche de ces tortues. D’après le Guide du Routard, la période de ponte serait seulement d’avril à août. Le bureau de l’association est assez difficile à trouver, il ne faut pas hésiter à les contacter par WhatsApp. En juillet 2017, ils étaient en face de l’hôtel Selina (le local ne s’appelle pas Anaboca), mais je crois qu’il s’agissait d’un local temporaire.
Prix de la sortie : 20$ pp + transport jusqu’à la playa Buff. L’association organise le transport, ce qui permet de partager la navette avec d’autres gens (environ 40$ l’AR, à diviser entre les participants).

Avec notre guide Alba, nous avons marché pendant 2 bonnes heures sur la plage en scrutant les vagues et le sable pour essayer de repérer les tortues. Les vagues sur la plage Buff sont impressionnantes, et la balade de nuit, pieds nus dans le sable, est assez magique. Malheureusement pour notre groupe, aucune tortue n’a montré le bout de son nez, c’était donc 56$ dépensés pour rien ! #fail
Un peu frustrant, même si lorsqu’il s’agit d’observer des animaux dans la nature, il ne peut évidemment y avoir aucune garantie.

# Plongée

Bocas del Toro est un des meilleurs endroits des Caraïbes pour plonger, nous a-t-on dit. En effet l’eau est chaude et la visibilité était plutôt bonne. Ici, pas de gros poissons, mais de beaux coraux et plein de petits animaux marins : raies, poulpes, crabes, murènes, poissons lions… et des méduses aussi, la face de Fabien s’en souvient !

En plus d’une sortie à la découverte des sites de l’archipel, nous avons décidé de nous offrir une plongée de nuit, une première pour nous ! C’était une expérience impressionnante, qui nous a permis de voir des animaux qui ont plutôt tendance à se cacher le jour.

Plonger à Bocas del Toro
Plein de méduses dans l'eau

Les écoles de plongée :
> Il y a 3 écoles principales à Bocas : Bocas Dive Center, La Buga et Diving Pirates. Nous avons choisi Bocas Dive Center que notre dive master à Playa Coco nous avait recommandé, mais on a trouvé que c’était un peu l’usine et que la sécurité et le traitement laissaient à désirer (personne ne nous a demandé notre niveau ni n’a vérifié notre licence, et on avait vraiment l’impression d’être des clients).
> Prix : nous avons négocié la sortie journée (2 tanks) + le night dive (1 tank) à 125$, sachant que n’ayant pas le niveau Advanced du PADI, le night dive devait s’accompagner d’une formation théorique et compte pour notre prochain niveau de certification.

Vous vous demandez peut-être comment on a fait pour plonger avec Lilly ?

Non, non, on ne l’avait pas abandonnée au Costa Rica !
On a commencé par chercher une garderie tenue par une expat, que l’école de plongée nous avait conseillée. Manque de bol, celle-ci vient de fermer par manque de fréquentation. Lauren, l’expat en question, déçue de ne pouvoir nous aider, nous recommande son babysitter habituel. Mais celui-ci, après quelques échanges sur whatsapp, nous donne l’impression d’être complètement à l’ouest ! On se rabat alors sur notre dernière option : l’école locale ! Je n’y aurais jamais pensé mais l’idée ne vient pas de nous, c’est une fille de notre hôtel qui nous l’a suggéré.

Un peu hésitants, on explique notre cas à la directrice, qui nous confirme que pourquoi pas, c’est tout à fait possible. Voilà donc notre Lilly qui va passer une demi journée à l’école au Panama, pour son plus grand bonheur, celui de sa maitresse Cynthia qui passe la matinée à prendre des selfies avec elle, et celui de la directrice qui rajoute 15$ au budget de l’école ni vu ni connu ! La matinée s’est passée à merveille et notre petit monstre n’a pas manqué de nous préciser que les autres enfants avaient fait des bêtises mais certainement pas elle.

# Playa de las Estrellas

La sortie que j’ai préféré à Bocas ! Le départ se fait de la place centrale de Bocas, il faut prendre un minibus indiquant Bocas del Drago (toutes les 30 min environ, 2,50$ pp). De là, on peut prendre une lancha ou marcher 20 minutes mais le chemin est tellement beau que ce serait dommage de ne pas le faire à pied. Imaginez un petit chemin tranquille, qui longe une mer turquoise et serpente entre les cocotiers…

La plage est superbe et porte bien son nom puisqu’on y voit d’énormes étoiles de mer oranges et jaunes, à quelques pas du bord. L’eau est tellement limpide qu’elles sont visibles même sans masque, c’est impressionnant. La mer est très calme à cette endroit, il n’y a aucune vague et le décor est paradisiaque. Je ne peux que vous conseiller d’y venir un long moment pour bien en profiter. Les restos sur place sont relativement chers (12-13$ le plat) mais nous nous sommes régalés de poulpe et de crevettes accompagnés bien évidemment de riz coco et de patacones !

En route vers Playa Estrellas, Bocas del Toro
Playa Estrellas, Bocas del Toro
Bocas del Toro et ses paysages de rêve
Crevettes sauce caribéenne, riz coco et patacones
Playa Estrellas, Bocas del Toro
Playa Estrellas, Bocas del Toro
Playa Estrellas, Bocas del Toro

# Autres activités à Bocas del Toro

Balades à vélo avec des vélos spécialement équipés pour rouler sur le sable, visite des autres îles, surf, kayak de mer (La Buga loue gratuitement des kayaks à ses clients), sorties en bateau… Il y a vraiment de quoi s’occuper et nous n’avons même pas eu le temps de faire tout ce qu’on aurait aimé faire !

Farniente sous le soleil des Caraibes Farniente sous le soleil des Caraibes

Voilà la fin de notre semaine à Bocas del Toro, un des endroits qu’on aura le plus aimé dans ce grand voyage !

Une anecdote intéressante pour terminer : nous avons entendu deux théories assez différentes sur Bocas del Toro. On nous a d’abord dit que c’était le bon moment pour visiter l’archipel, qui est connu des Américains depuis longtemps, mais pas encore trop des Européens, et qu’il fallait donc se dépêcher d’y aller avant que ce soit la folie. Et inversement, Lauren, la fameuse expat américaine rencontrée sur place, nous a confié que Bocas attirait moins de monde qu’avant, et semblait être sur le déclin. Alors que faut-il croire ?

Puerto Viejo, Costa Rica

Costa Rica | Puerto Viejo de Talamanca

Comme je le racontais dans cet article, notre objectif en partant du Nicaragua était d’arriver dans la même journée à Puerto Viejo sur la côte caribéenne… Regardez sur une carte et vous verrez que ça revient à traverser complètement le Costa Rica du nord-ouest au sud-est en une journée ! Et bien la réponse est oui, ça passe.

Je vous raconte ici cette journée épique, car elle est quand même assez représentative de ce voyage : improvisée, intense, à l’arrache… mais qui se finit bien !

  • Après avoir pris le premier ferry en partance de l’île Ometepe, nous sautons dans un taxi et négocions le prix à fond pour qu’il nous amène jusqu’à la frontière. Nous passons la frontière (et moi, tellement à l’ouest que je contourne la douane sans que personne ne me dise rien), nous embarquons dans un bus pas moderne pour un sous mais pas cher du tout… et nous rejoignons finalement San José (6h de bus, arrivée au terminal del Caribe).
  • De là, nous marchons jusqu’au terminal Mepe en espérant y trouver un bus pour Puerto Viejo. Bonne nouvelle, nous sommes dans les temps pour prendre le dernier bus de la journée, à 18h !
  • Arrivés dans la nuit à Puerto Viejo, nous nous dirigeons vers un hôtel repéré sur Le Routard, où par chance il reste une dernière chambre double. Fin de la journée, tout le monde au lit !

Puerto Viejo de Talamanca

Puerto Viejo (de Talamanca, à ne pas confondre avec Puerto Viejo de Sarapiqui) est un endroit où il fait bon vivre, un village à l’ambiance tranquille et cool, très caribéen donc. Il fait chaud et beau, le village s’explore tranquillement à pied ou à vélo, et on aperçoit la plage au bout de chaque rue ou presque.

Puerto Viejo, Costa Rica Puerto Viejo, Costa Rica A vélo jusqu'au village de Manzanillo

Ce que j’ai aimé à Puerto Viejo :

  • Acheter des fruits dans la rue et goûter des trucs totalement inconnus (dont on n’a pas retenu le nom d’ailleurs ! )
  • Louer des vélos pendant 3 jours et s’en servir pour explorer le village et la côte
  • Apprendre à maîtriser le rétropédalage !
  • Passer des moments tranquilles dans notre chouette auberge de jeunesse
  • Pédaler jusqu’au village de Manzanillo (13 km) et se promener sous les grands arbres du Refugio nacional Gandoca-Manzanillo, un des rares parcs gratuits du Costa Rica.
  • En rentrant de la playa Chiquita, s’arrêter au Tasty Wave et profiter du happy hour du dimanche pour déguster de délicieux cocktails rose et bleu !
  • Trouver que les casados sont vraiment meilleurs que dans le reste du pays parce qu’ils sont accompagnés d’une délicieuse sauce caribéenne et de riz de coco.

Puerto Viejo, Costa Rica Puerto Viejo, Costa Rica Puerto Viejo, Costa Rica

Où dormir à Puerto Viejo

Nous avons pris nos quartiers au Pagalu, une auberge de jeunesse super clean et très agréable : les chambres sont propres et confortables, tous les espaces communs (cuisine, salles de bain, …) sont parfaitement propres et rangés, il y a un grand espace commun pour manger et se poser ainsi qu’une cour pour laisser les vélos.

Spécifité : le Pagalu ne prend pas de réservations, il faut venir sur place et voir s’il y a de la place.
Prix : 30$ la double avec sdb partagée ou 26$ dès qu’on reste 3 nuits ou plus.
Juste à côté d’un supermarché et de plusieurs loueurs de vélos.

Auberge de jeunesse Pagalu, Puerto Viejo

J’ai trouvé que Puerto Viejo était un endroit très agréable pour se poser mais après 3 nuits on avait l’impression d’avoir fait le tour alors on a décidé de partir pour Bocas del Toro au Panama (la frontière se trouve à quelques kilomètres seulement de Puerto Viejo et de nombreux voyageurs profitent de leur séjour ici pour aller faire un tour dans l’archipel).

Comment aller à Bocas del Toro (Panama)

Aller à Bocas depuis Puerto Viejo est très facile. Des shuttles font le trajet pour un prix qui n’est pas excessif (25$ l’aller ou 45$ l’aller-retour il me semble), et bien sûr on peut se débrouiller par soi-même pour moitié moins cher si on n’est pas pressé.

Trajet :

  • Bus Puerto Viejo – Sixaola : 1 700 colones/pp, départ toutes les heures.
  • Passer la frontière à pied : 8$ de frais de sortie du Costa Rica et 4$ de frais d’entrée au Panama à payer de l’autre côté du pont.
  • De là, on comptait prendre un premier bus pour Changuinola puis un autre pour Almirante puis marcher jusqu’au port pour prendre une lancha (environ 1,5$+1,5$+6$ pp). Mais on s’est fait aborder de tous côtés par des taxis et on a finalement négocié comme des marchands de tapis et obtenu qu’ils nous emmènent au port pour 12$ au total (Vs 20$ normalement) avec une réduction sur le prix de la lancha (10$ AR pp). Pour la négo, ne lâchez pas le morceau, dites que vous voulez juste prendre le bus public et que vous êtes prêts à attendre, et ça passe. Si vous êtes plus de 2 c’est encore plus facile.

A présent, en avant pour Bocas del Toro, un de nos endroits préférés de ce voyage !

Se faire soigner à l'étranger

Assurance voyage // Se faire soigner à l’étranger

Quand on part à l’étranger pour quelques jours de vacances, on se pose rarement la question de ce qui se passera si on tombe malade et qu’on doit se faire soigner. Mais quand on part pour plusieurs mois, c’est un sujet qu’on ne peut pas ignorer !

Dans cet article, je vous apporte notre témoignage sur le sujet, puisque nous avons eu la joie (ou pas !) de tester le système de santé en Argentine et en Bolivie, et donc de faire fonctionner notre assurance voyage. L’objectif n’est pas d’expliquer pourquoi nous avons choisi telle assurance plutôt que telle autre, mais plutôt de raconter comment ça se passe lorsqu’on doit se faire soigner et faire marcher l’assurance. Cet article est donc basé sur notre expérience avec l’assurance que nous avions souscrite, en l’occurrence Chapka Assurances.

NB : bien que nous ayons collaboré avec Chapka pendant nos premiers mois de voyage, cet article est écrit en dehors de ce partenariat et de ma propre initiative, parce que j’estime qu’il s’agit d’un sujet important et intéressant.

Etape indispensable à la préparation d’un voyage long : souscrire une assurance spécialisée

Préparer son départ en tour du monde

Si vous avez lu cet article sur les choses à faire avant de partir en voyage de longue durée ou tour du monde, vous savez qu’un des impératifs avant de partir est de prendre une assurance adaptée.

Après quelques recherches en amont de notre départ, nous nous sommes décidés pour l’offre CAP Aventure de Chapka Assurances, largement plébiscitée par les voyageurs français. Chapka se présente comme un courtier spécialiste de l’assurance voyage, qui existe depuis 2002, et offre des solutions d’assurance aussi bien aux professionnels du tourisme qu’aux particuliers. Par ailleurs, Chapka propose différentes solutions en fonction du type de voyage, qu’il s’agisse d’un séjour de courte durée, d’un tour du monde, d’un PVT ou encore d’un stage à l’étranger, etc. Il existe bien sûr d’autres acteurs de confiance dans le domaine, comme World Nomads, Mondial Assistance, etc.

Se faire soigner à l'étranger
Ne pas monter aux arbres est un bon moyen de ne pas se casser une jambe.

Se faire soigner à l’étranger

Se faire soigner à l’étranger n’est pas difficile en soi mais l’éventuelle barrière de la langue peut compliquer les choses, sans compter qu’on sait rarement comment fonctionne le système de santé du pays visité. Être assuré permet au moins de ne pas avoir à se préoccuper des coûts et éventuellement de recevoir de l’aide pendant la phase de traitement.

Comment ça se passe de se faire soigner à l’étranger quand on est assuré par Chapka ?

Avant le voyage :

  • Souscrire l’assurance quelques jours avant le départ (tout se fait en ligne et c’est très rapide).
  • On reçoit par email son contrat, son numéro d’adhérent et le process à suivre en cas de maladie. Je vous conseille de prendre le temps d’imprimer les cartes d’adhérent ainsi que le formulaire médical pour en avoir toujours un exemplaire vierge à portée de main (et éviter de devoir l’imprimer en urgence le jour où quelqu’un est malade).

Formulaire médical Chapka Assurances
Extrait du formulaire médical Chapka.

Pendant le voyage :

En cas de maladie nécessitant une consultation :

  • Le mieux est d’interroger son hôtel ou son hôte pour savoir où aller : public, privé, urgences/pas urgences… Chaque pays a ses spécificités.
  • Lors de la consultation, il faut bien demander au médecin de remplir le formulaire médical, c’est nécessaire pour obtenir un remboursement. Il faut également récupérer une facture ou une preuve de payement pour tous les frais que vous avancez.
  • Si vous avez des médicaments à acheter, des examens à faire… : bien garder les ordonnances, les factures, les rapports médicaux.
  • Il faut ensuite envoyer la demande de prise en charge à Chapka dans les 5 jours (le formulaires médical rempli ainsi que le scan des factures). Si pour une raison ou une autre vous n’avez pas tout, contactez quand même Chapka pour les informer (ils répondent très vite). Il faudra à priori envoyer la déclaration incomplète et la compléter dès que possible.
  • La demande de prise en charge doit être envoyée via le site de Chapka et comprendre les éléments suivants :
    – Numéro du contrat et de la police d’assurance
    – RIB
    – Factures payées / Reçus de paiement
    – Prescriptions médicales (ordonnances)
    – Questionnaire médical complété par le professionnel de santé
    – Copie du passeport (page d’identification et page du passage à la frontière)
    – Billet d’avion au départ du pays de résidence
  • Une fois tous les docs envoyés, Chapka a besoin d’une quinzaine de jours de traitement avant d’effectuer un remboursement.

En cas d’hospitalisation :

Dans ce cas c’est un peu différent : il faut obligatoirement contacter le plateau d’assistance par téléphone et c’est en fait leur partenaire AXA qui prend le relais. Il faut appeler au plus vite, normalement avant l’hospitalisation mais on n’a pas forcément le choix. Le contact AXA va demander qu’on lui envoie tous les justificatifs à notre disposition (factures, rapports médicaux, et le fameux formulaire qu’il faut donc bien faire remplir à la première occasion).

Le but d’AXA va être de prendre contact avec l’hôpital pour lui demander d’accepter une garantie de paiement (ce qui signifie que l’hôpital ne vous demandera pas d’avancer les frais, mais les facturera directement à AXA). Sachez cependant que l’hôpital n’est pas tenu d’accepter. Dans tous les cas, les échanges avec AXA se poursuivent jusqu’à fermeture du dossier, et une fois celui-ci clos, le remboursement s’effectue au bout d’une quinzaine de jours ouvrés.

Se faire soigner à l'étranger
Comment ne pas attraper un rhume, par Lilly.

Notre expérience avec Chapka Assurances

Nous n’avons eu recours à Chapka que 2 fois en 9 mois de voyage :
(d’ailleurs, avis aux parents qui se posent la question : à part un rhume de temps en temps, et malgré les changements de climat, les conditions d’hygiène, les moustiques, … notre fille de 3 ans n’a jamais été malade) (#superbaby) :
– En Argentine, une simple consultation et des médicaments à acheter.
– En Bolivie, plusieurs consultations successives, avec des examens médicaux à faire, des médicaments à acheter et une hospitalisation de quelques jours.

Dans le premier cas nous avons traité simplement avec Chapka, et avec Chapka et AXA dans le deuxième cas. Pour les deux nous avons été intégralement remboursés après que le dossier ait été fermé.

Mon avis sur Chapka :

Les plus :

  • Conseillers Chapka toujours aimables, attentifs et prêts à aider, que ce soit par téléphone ou email. Idem pour AXA. Pendant l’hospitalisation de Fabien en Bolivie, notre contact chez AXA nous appelait régulièrement pour prendre des nouvelles, savoir quelle était la situation, etc.
  • Temps de réponse court
  • Service en français + autres langues (anglais, espagnol, italien)
  • Associés aux plus grands prestataires dans le domaine de l’assurance : AXA, Europ Assistance, Allianz…
  • Remboursement effectué sans souci dans les deux cas.
  • Pas trop regardants sur la qualité des documents envoyés, en cas d’urgence on peut envoyer des photos prises avec son téléphone plutôt que des scans.

Les moins (pas forcément liés à Chapka) :

  • Le délai de 5 jours pour envoyer les documents et demander la prise en charge est un peu court, surtout si on est dans un coin paumé sans internet.
  • En cas d’hospitalisation, on se retrouve à parler avec 2 interlocuteurs (Chapka + AXA) et à envoyer pas mal de documents en doublon : un seul interlocuteur serait plus simple.
  • On a trouvé que les docteurs étaient réticents à remplir le formulaire.
  • Le processus de scanner et uploader tous les documents est forcément un peu pénible (mais nécessaire).
  • Il ne faut pas oublier d’exiger les factures !
  • La prise en charge n’implique pas qu’on reçoive de l’aide au niveau local : il faut quand même pouvoir se débrouiller dans la langue du pays, comprendre les médecins, etc.
  • Dans notre cas, l’hôpital en Bolivie n’a pas accepté la garantie de payement proposée par AXA, du coup nous avons dû avancer tous les frais. Heureusement ce n’était pas un montant élevé (merci la Bolivie) !

À savoir avant de souscrire son contrat :

  • La couverture pour les États-Unis et le Canada a un tarif plus élevé que pour le reste du monde.
  • Avec CAP Aventure, pas de possibilité de remboursement si on rentre plus tôt : si on n’est pas sûr de la durée de son voyage, il vaut donc mieux souscrire pour un certain temps et prolonger si besoin. Mais, comme le tarif est dégressif, prendre mois par mois n’est pas non plus intéressant. C’est d’ailleurs le seul point noir que je vois dans l’offre Chapka : quand on prolonge un contrat existant, Chapka devrait prendre en compte l’ancienneté du voyage et appliquer le tarif dégressif.
  • Important : conserver le billet d’avion qui prouve le départ du domicile ! C’est exigé comme preuve pour le remboursement. Si vous ne partez pas de votre pays de résidence (ex : notre avion partait de Barcelone alors qu’on avait déclaré une adresse de résidence en France), vérifiez au préalable avec un conseiller que ça ne pose pas de problème.

Se faire soigner à l'étranger
Se faire soigner au Canada peut vite coûter cher !

Bilan

En conclusion, l’assurance voyage n’est pas un sujet à prendre à la légère ! C’est un poste de dépense important, beaucoup de voyageurs se retrouvent à payer beaucoup « pour rien »… mais en cas de coup dur, c’est la garantie d’obtenir le soutien d’un organisme spécialisé et réactif, en vue de recevoir le meilleur traitement possible. Alors au moment de choisir votre assurance, comparez les offres en fonction de vos besoins particuliers, recherchez l’avis d’autres voyageurs et surtout, contactez les conseillers pour évaluer leur réactivité et leur amabilité !

Amis voyageurs, quelle assurance avez-vous choisie ? Quelle a été votre expérience ?

Playa Maderas, Nicaragua

1 semaine au Nicaragua | San Juan del Sur & Isla Ometepe

Partis à l’aube de Santa Teresa, nous sommes arrivés à la frontière nicaraguayenne en début d’après-midi après 6h de trajet dans une confortable navette privée. Le passage de la frontière s’est fait en quelques minutes, et c’est plus légers de quelques dollars que nous sommes allés nous entasser dans un chicken bus déjà bien rempli. Nous avons passé une semaine au Nicaragua, d’abord sur la côte Pacifique à San Juan del Sur, puis sur l’île Ometepe.

Nous avons été surpris de la ressemblance entre le Nicaragua et le Costa Rica : on s’attendait peut-être à ce que le Nicaragua soit un peu plus pauvre, un peu plus rustique, mais dans cette région assez touristique, ce n’est pas le cas. Autant les paysages que la nourriture ou encore la température nous ont semblés assez proches. Même si notre semaine au Nicaragua n’a pas été exceptionnelle, c’était sympa de découvrir ce pays et de voir, justement, qu’il ne correspondait pas à ce qu’on en attendait.

Infos pratiques

Passer la frontière Costa Rica / Nicaragua

  • Si vous prenez un bus international depuis San José (TransNica par exemple), vous pouvez rejoindre Managua sans avoir à changer de bus à la frontière.
  • Dans notre cas, la navette Shuttle Tropical Tours n’allait que jusqu’à la frontière (Peñas Blancas) et de là il fallait faire les formalités de passage puis chercher un autre bus vers le nord.
  • Frais de sortie du Costa Rica : 8$/pp (les enfants payent aussi)
  • Frais d’entrée au Nicaragua : 13$/pp (idem pour les enfants)

San Juan del Sur, Nicaragua

Se rendre à San Juan del Sur depuis Peñas Blancas

  • En taxi : 30$
  • En bus locaux : 1er bus frontière – embalme de la Virgen (1$/pp) en direction de Rivas puis 2ème bus Embalme de la Virgen – San Juan del Sur (1$/pp). Prévoir de la monnaie.

Évidemment c’est l’option « bus locaux » qu’on a choisie, ce qui nous a permis de découvrir les chicken bus ! Ce sont de vieux bus scolaires américains, dans lesquels on s’entasse jusqu’à ce que plus personne ne puisse bouger ! Alors certes ce n’est pas de tout confort, mais c’est vraiment économique comparé à un taxi, et les gens sont plutôt bienveillants même quand tu arrives avec ta fille sous le bras, la poussette sous l’autre, et tous tes sacs à dos. 🙂

San Juan del Sur

San Juan del Sur, NicaraguaSan Juan del Sur, Nicaragua

San Juan del Sur est connue pour le surf mais attention, il n’est pas possible de surfer directement depuis la ville, car la plage ne s’y prête pas du tout. Il faut se rendre sur d’autres plages aux alentours, et le système est bien fait car il y a des shuttles qui y vont quotidiennement. Le mieux est de demander aux locaux quelles plages il faut viser en fonction de votre niveau. Pour le shuttle, vous pouvez a priori réserver via votre hôtel ou directement à l’hôtel Casa de Oro qui se trouve dans le centre (un chouette endroit pour boire un verre d’ailleurs).

# Playa Remanso

5$/pp pour l’aller-retour en shuttle, 30 min de trajet.
L’astuce consiste à se poser dans un des restos et à y passer la journée en consommant un minimum. Tout le monde fait ça donc ça ne pose pas de problème, et c’est même presque obligatoire car il n’y a pas d’ombre du tout sur la plage.
On peut manger sur place à partir de 5-6$.
Location de surf 10$.

San Juan del Sur, Nicaragua

# Playa Maderas

5$/pp pour l’aller-retour en shuttle, 40 min de trajet.
Également des restos, c’est un peu plus cher qu’à playa Remanso.
La plage est beaucoup plus grande, il est possible de s’éloigner un peu et de trouver un peu d’ombre. C’est assez agréable pour se baigner, on y a passé de bons moments avec Lilly pendant que Fabien surfait.
En marchant vers la droite on peut faire une belle promenade jusqu’aux plages suivantes (avec des chaussures car il y a des rochers). Pour ceux qui veulent beaucoup surfer, il y a un hôtel avec dortoirs directement sur la plage.

San Juan del Sur, Nicaragua

Nous avons dormi deux nuits dans le centre de San Juan, où nous avons rencontré un sympathique couple de catalans (le monde est petit !). Le centre de San Juan est assez petit et nous l’avons trouvé étonnamment peu animé pour une ville qu’on qualifie facilement de party town (mais apparemment c’est très variable, d’après une expat française rencontrée là-bas). La seule « animation » qu’on ait vu en deux soirs était d’ailleurs assez surprenante : une centaine d’habitants, voire plus, tous assis en cercle devant une devanture. On a d’abord cru qu’il s’agissait d’une réunion de quartier, avant d’apprendre que c’était une veillée funèbre. Difficile d’imaginer ça dans un de nos villages en France !

Après cela on a passé deux nuits au Casa Maderas, un bel écolodge situé à quelques minutes de playa Maderas (le shuttle s’y arrête). On s’est fait plaisir pour le coup car le prix des nuits et des repas était un peu élevé, mais l’endroit était très agréable, avec des hamacs et une belle piscine.

Hôtel Casa Maderas :
Chambres privées ou dortoirs. Avec piscine, restaurant sur place, hamacs, cours de yoga.
Pas de cuisine ni de magasin à proximité, donc on est plus ou moins obligé de manger au restaurant de l’hôtel ou à la plage.
Possibilité de remplir des bouteilles d’eau sur place pour pas très cher.
Navettes gratuites 5 fois par jour vers playa Maderas ou vers l’hôtel, et sinon 10-15 minutes en marchant.

Hotel Casa Maderas, San Juan del Sur Hotel Casa Maderas, San Juan del Sur

Isla Ometepe (Moyogalpa)

Après San Juan nous avions envie de partir à la découverte de l’île d’Ometepe, que j’avais repérée sur internet grâce aux photos de ses deux volcans. L’île se trouve au milieu du lac Nicaragua, qui est un des plus grand lacs d’Amérique Latine. Elle est connue pour ses deux beaux stratovolcans, qu’on peut gravir : le Concepcion (encore actif) et le Maderas.

# Se rendre à Ometepe depuis San Juan del Sur (ou depuis Rivas) :

  • Chicken bus de San Juan à Rivas (20 córdobas/pp, 30 avec un bagage), environ 1h, plein à craquer.
  • À Rivas, prendre un taxi/colectivo pour le port de San Jorge. Comme il y a plein de touristes à cet endroit, les taxis montent les prix, alors négociez ! On a négocié à 60 córdobas/pp en partageant le taxi avec 2 autres personnes, mais je crois que ça reste un peu élevé. Veillez à vous faire amener devant les portes du port, pas à l’intérieur, sinon c’est un bon prétexte pour gonfler la note.
  • Le ferry part toutes les heures environ et coûte 50 córdobas/pp.

Isla Ometepe, Nicaragua

Notre première traversée s’est fait sous une pluie battante, tout le monde s’était fait tremper en traversant le port et l’intérieur du ferry était trempé lui aussi. Autant dire qu’on n’a pas pu profiter de la vue : les deux volcans, qui surplombent l’île et le lac, étaient complètement masqués. A l’arrivée, nous avons été récupérés par le gérant de la finca où nous logions, dans une voiture 100% retapée dont les portes s’ouvraient comme la Batmobile, ce qui a beaucoup plu à Lilly !

# Que faire à Ometepe ?

Une chose qu’on a découverte sur place et qu’on n’avait étonnamment pas lue avant d’y mettre les pied, c’est que sans moyen de transport, on ne peut pas faire grand chose sur Ometepe.
Il y a peu de transports en commun, et très peu de voitures, donc les taxis sont hors de prix. Le meilleur moyen de se déplacer est le scooter, qu’on peut louer facilement à la journée à Moyogalpa ou Altagracia par exemple.

On aurait pu se la jouer locale et s’entasser tous les 3 sur un scooter, mais en fait euh… non. N’ayant jamais fait de scooter ni l’un ni l’autre, ça ne semblait pas une bonne idée de commencer avec Lilly coincée entre nous, et sans casque bien entendu. On aurait bien fait du vélo à la place, mais impossible de trouver un siège enfant… Du coup notre découverte de Ometepe a été un peu limitée, mais on a profité de notre séjour pour se reposer et faire quand même une journée d’exploration en tuk-tuk. A part ça, je pense qu’on aurait adoré escalader un des volcans, mais c’est une (très) grosse randonnée qu’on n’aurait pas pu faire avec Lilly.

Nous avons visité le Charco Verde, une belle réserve naturelle qui s’étend entre les deux volcans (5$/pp) : c’est joli, il n’y a quasiment personne, et on y a vu toute une troupe de singes qui traversait sur des fils électriques au dessus de nos têtes. Notre chauffeur de tuk-tuk nous a ensuite emmené dans un petit resto de bord de route, où nous avons dégusté l’habituel gallo pinto, puis nous sommes repartis vers la Punta Jesús María : c’est une bande de sable noir qui s’avance suffisamment loin dans le lac pour que du bout on puisse voir les deux volcans en même temps. On a pu s’y baigner un moment, le lac est très peu profond et on peut s’avancer assez loin en marchant.

Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Singe sur le fil électrique, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua

# Où loger :

Les deux options sont de loger dans une des « grandes » villes ou à l’extérieur, dans la nature. En ce qui nous concerne on voulait loger à proximité de Moyogalpa et on a choisi une petite finca à l’extérieur de la ville, qui était bien notée sur booking.com. En réalité la finca était assez délabrée et c’était bien à 15 minutes à pied du centre, ce qui n’était pas super pratique. Heureusement Sandalth, la gérante, était absolument adorable, et nous avons longuement profité de la terrasse et du jardin (équipé d’une balançoire, grand bonheur pour Lilly !).

Isla Ometepe, Nicaragua

Si vous voulez loger dans la campagne, je vous conseille de choisir une vraie belle finca et de prévoir un moyen de transport pour pouvoir visiter l’île. Sinon, se loger dans Moyogalpa n’est pas compliqué, et ça a même l’air plutôt sympa.

# Se déplacer :

Il y a peu de voitures sur l’île, je ne crois qu’on puisse en louer une. En revanche, on peut louer des scooters et des vélos (pas de siège bébé). Le scooter semble le plus pratique car l’île est quand même grande. Il y a aussi des tuks-tuks qu’on peut utiliser pour des déplacements ponctuels ou comme nous l’avons fait, pour une journée d’excursion en négociant un prix global.

Isla Ometepe, Nicaragua

Après ces quelques jours pas fous à Ometepe, nous avons planifié notre retour au Costa Rica, avec pour destination Puerto Viejo sur la côte caribéenne. Pour éviter de perdre une nuit à San José, on s’est levé aux aurores pour aller prendre le premier ferry de la journée. Notre objectif : passer la frontière, rejoindre San José, puis atteindre Puerto Viejo dans la journée !
Faisable ou pas ? La suite au prochain épisode !

Coucher de soleil sur Playa Grande, Costa Rica

Costa Rica | la Peninsula Nicoya

La péninsule à l’ouest du pays offre de magnifiques plages et de nombreuses opportunités pour les amateurs de surf, snorkelling et plongée. Nous l’avons parcourue du nord au sud en passant par les petites villes de Playa Coco, Tamarindo et Santa Teresa (Malpais). Bonne nouvelle après une première semaine sous la pluie : ici c’est déjà nettement moins mouillé !

Plongée dans la baie de Playa Coco

Arrivés en fin de matinée à Playa Coco, nous commençons par aller nous remplir l’estomac, avec l’habituel casado (le plat national, qui est souvent l’option la plus économique sur le menu).

Le Casado, plat national du Costa Rica

Après un petit tour du village pour étudier nos options, nous décidons d’aller plonger, afin d’étrenner notre diplôme PADI tout neuf. Le village de Playa Coco n’a rien de fou en lui-même, mais la baie est belle, et plusieurs jolies plages sont accessibles à pied ou en voiture (Playa Coco, Playa Hermosa, Playa Ocotal).

Dans la baie on peut y voir des requins, des raies, des poulpes ou encore des hippocampes. Nous avons plongé avec Summer Salt Dive, une école tenue par un sympathique couple suisse (francophone). L’équipe est jeune et sympa, et nous avons passé un super moment, malgré une visibilité sous l’eau absolument exécrable ce jour. Je vous mets les photos pour que vous ayez une idée de la couleur de l’eau… Et en bonus, on a vu une baleine et son petit depuis le bateau !

Summer Salt Dive, Playa Coco
2 tanks + équipement pour 105$ (80+25) chacun, négocié à 95$

Baie de playa Coco, Costa Rica
Plonger au Costa Rica
Plonger au Costa Rica
Plonger au Costa Rica
Plonger au Costa Rica

Surf, SUP Yoga & cocktails à Tamarindo

Tamarindo, c’est l’endroit idéal pour s’initier au surf, et c’est du coup ce que mes parents ont fait, pendant que Fabien allait surfer avec les pros (ou pas). Petit détail (pas si petit)… attention aux crocos ! Pas de panique, le seul endroit « à risque » c’est là où les rivières rejoignent la mer, le reste de la plage est tranquille (en tout cas les surfeurs qui se sont fait dévorer ne sont jamais revenus se plaindre).

Surfer à Tamarindo
Prix : 30-35$ le cours de 2h. Location planche à la journée : 10$.
Nous avons loué au Banana Surf Club, juste à côté de la plage, qui offre des douches et des casiers.

La ville est assez touristique, et bien qu’habituellement on ne soit pas très fan de ce genre d’endroit un peu trop branchouille, on a bien aimé l’ambiance animée et détendue, et il faut bien avouer que ça nous a rappelé Montañita, notre coup de cœur en Équateur. Après le succès de l’initiation au surf, on a décidé avec ma maman de tester le Stand-Up Paddle Yoga… et on a pas mal assuré !

Stand-Up Paddle Yoga à Tamarindo, Costa Rica

Stéphanie, notre prof québécoise, nous a fait passer un super moment : le SUP Yoga est exigeant en termes d’équilibre, mais très marrant et très relaxant.

Bonnes adresses à Tamarindo

Se loger : La Botella de leche
Un peu éloigné des rues principales, avec une grande cuisine, une piscine, et des parties communes agréables. L’hôtel est tenu par Manuel et Stéphanie, un couple argentino-québécois très sympathique.

Hotel La Botella de Leche, Tamarindo

Cours de Stand-Up Paddle Yoga : avec Stéphanie. La contacter via l’hôtel La Botella de Leche (+506 2653 0189 / +506 8442 1023). Prix : 35$/pp pour 2h.

Où manger : le Shrimp Hole, un mini resto de streetfood en plein air, en peu cher mais absolument délicieux (plutôt pour le lunch). Les portions sont un peu petites, mais qu’est-ce que c’était bon ! A emporter ou sur place.

Où boire des cocktails face à la mer : sur la terrasse du The Ocean ! Les Piña Colada, que je goûtais pour la première fois, sont à tomber par terre ! Je ne sais pas ce que vaut le restaurant, mais la terrasse est parfaite pour un apéro les pieds dans le sable au coucher du soleil.

A Tamarindo ne manquez surtout pas la visite de Playa Grande au coucher de soleil : les couleurs étaient absolument incroyables, une déclinaison d’or et d’argent, puis de rose et de mauve. Nous sommes restés un long moment à chercher des coquillages en admirant le soleil qui disparaissait peu à peu.

Coucher de soleil à Playa Grande, Costa Rica
Coucher de soleil à Playa Grande, Costa Rica
Coucher de soleil à Playa Grande, Costa Rica

Après Tamarindo, nous avions à la base prévu de nous arrêter à Samara avant de rejoindre Malpais, mais en saison des pluies il n’y a apparemment pas de route praticable pour aller directement de Tamarindo à Samara, il aurait fallu faire un gros détour par Nicoya et nous n’avions pas vraiment le temps. Nous avons donc mis le cap directement sur Santa Teresa.

Snorkelling & sea food à Santa Teresa/Montezuma

En toute objectivité, la route qui traverse Santa Teresa est probablement la plus pourrie de tout le Costa Rica ! C’est d’ailleurs plus un nid de poule géant qu’une route, mais on va dire que ça fait son charme…

La plage de Santa Teresa est, comme à Marino Ballena, une belle plage sauvage et assez peu fréquentée. Le village est le rendez-vous des surfeurs, mais les vagues et les courants sont forts, ce n’est pas vraiment adapté aux débutants.

Plage sauvage à Santa Teresa, Malpais

Nous serions bien allés visiter le parc du Cabo Blanco mais les jours d’ouverture du parc ne coïncidaient malheureusement pas avec nos jours sur place. Dommage car ça avait l’air chouette !

En revanche nous avons fait une belle sortie à l’île Tortuga, depuis Montezuma : après avoir croisé une baleine et son bébé, nous avons fait du snorkelling en mer, puis dégusté un délicieux barbecue de poisson sur l’île. Ce jour-ci il y avait malheureusement une marée rouge, ce qui limitait un peu la visibilité, mais le capitaine nous a proposé une deuxième session de snorkelling dans un endroit plus abrité où nous avons pu voir quelques jolis poissons.

Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica

L’après-midi nous avons eu le temps de lézarder sur la plage et de nous baigner avant de prendre le chemin du retour.
(NB : nous pensions pouvoir explorer un peu l’île mais c’est apparemment une activité payante  – pas possible de se balader de manière autonome).

Sortie Isla Tortuga

Avec Zuma Tours (bateau de 20 personnes), depuis Montezuma.
Matériel de snorkel et lunch inclus.
Négocié à 40$ pp (le prix public est à 75$ mais c’est complètement excessif).

Où dormir : Santa Teresa ou Montezuma ?
Nous avons choisi un peu au hasard de dormir à Santa Teresa, qui est assez chouette pour sa proximité avec la plage, mais les activités qui nous intéressaient étaient plutôt à Montezuma (Isla Tortuga, Cabo Blanco). Comme il y a quand même 40 minutes de voiture entre les deux villages, Montezuma est potentiellement un meilleur choix. Les plages au sud du village ne sont pas très sympas (rochers coupants et plages un peu sales), mais du bateau nous avons aperçu de belles plages de sable doré au nord.

Mais comme on a super bien mangé à Santa Teresa, je vous donne quand même 2 belles adresses là-bas :

Où manger à Santa Teresa (playa Carmen) ?
– Le Katana
– Le Umi Sushi (poke bar)
Tous les deux sont un peu chers comparés à notre budget repas habituel, mais c’était excellent.

Aller au Nicaragua

Nous avons voulu profiter d’être sur la péninsule pour aller passer une semaine au Nicaragua, avant d’aller découvrir la côte Est du Costa Rica. Mes parents sont repartis vers San José avec le 4×4, et nous avons pris une navette privée pour rejoindre la frontière (il n’y a à ma connaissance pas de bus qui partent de Santa Teresa ou Montezuma).

Shuttle Tropical Tours : Santa Teresa – Peñas blancas (frontière)

70$/pp, 6h de trajet
Nous sommes partis de Santa Teresa mais Shuttle Tropical Tour est présent dans toute la péninsule et peut organiser des départs de différentes villes.

Alors, surf, plongée, snorkelling ou SUP Yoga ? Par quelle activité vous laisseriez-vous tenter ?

Parc Marino Ballena, Costa Rica

Costa Rica | Marino Ballena, Manuel Antonio et Santa Elena

La brume se lève sur la playa Colonia. Une fine pellicule d’eau recouvre le sable blanc et crée un magnifique effet miroir qui reflète le ciel, bleu acier à cette heure là. Bienvenue au Costa Rica, un pays de plages spectaculaires et de forêts sauvages.

Nous sommes sur la côte Pacifique, au sud de San José : les parcs Marino Ballena puis Manuel Antonio sont au programme. Direction ensuite la cloud forest de Santa Elena, pour se perdre entre ses arbres immenses couverts de mousse. Tout ça entre deux averses diluviennes bien sûr, car juillet c’est la saison des pluies !

Parque Nacional Marino Ballena, Uvita

De San José nous avons commencé par descendre le long de la côte Ouest, jusqu’à Uvita et le parc Marino Ballena. Il faut compter environ 4h de route. Je me souviens très bien d’avoir dû chercher un hôtel sous une pluie battante ! (saison des pluies oblige, il pleuvait tous les jours). Nous avons finalement trouvé un hôtel sympa à Bahia (mini village à côté de Uvita) et juste à côté d’une des entrées du parc. Le parc Marino Ballena est une bande assez étroite le long de la côté, c’est une belle plage sauvage où on peut se baigner. Arrivés dans l’après-midi à Bahia, nous avons pu profiter de la plage avant la nuit et observer le changement des couleurs au fur et à mesure que le soleil se couchait.

Marino Ballena dans la brume au soir Coucher de soleil au parc Marino Ballena

En journée, à marée basse, on peut marcher le long de la plage jusqu’à un banc de sable qui vu d’en haut a la forme d’une queue de baleine, d’où le nom du parc.
Entrée du parc : 6$

Parc Marino Ballena, Uvita

Parque Nacional Manuel Antonio

Après Marino Ballena, nous sommes remontés le long de la côte, pour rejoindre Quepos, la ville située juste à côté du très célèbre parc Manuel Antonio. Ce parc national attire énormément de touristes car, bien que petit (seulement 16 km2), la concentration d’animaux sauvages – singes, paresseux, oiseaux, etc. – est très forte.

Infos pratiques sur la parc Manuel Antonio

  • Si vous logez à Quepos ou aux alentours, il est conseillé d’aller au parc en bus plutôt qu’en voiture, car il y a peu d’endroits où se garer (et le parking est cher, forcément). Le bus depuis Quepos coûte seulement 310 CRC et ne prend que quelques minutes.
  • Entrée du parc : 15$.
  • Pour en profiter pleinement, je vous conseille d’embarquer un picnic afin de pouvoir rester aussi longtemps que vous le souhaitez !

Dans le parc, on trouve plusieurs sentiers de randonnées, qui mènent au plage et dont certains permettent de s’éloigner des endroits les plus fréquentés. Attention, certaines plages sont déconseillées pour la baignade en raison des forts courants, renseignez-vous bien auprès des guardaparques. La plage Manuel Antonio est vite prise d’assaut, nous avons préféré la playa Espadilla Sur qui est très longue et plus ombragée, ainsi qu’une autre petite plage de la Punta Catedral avec de gros rochers, dont je n’ai pas retrouvé le nom.

Malgré une météo d’abord menaçante, nous avons finalement eu un superbe soleil, et nous avons bien profité de l’eau qui était à une température absolument parfaite. Nous avons eu la chance d’apercevoir une bande de singes capucins super mignons en faisant le tour de la Punta Catedral, et un peu plus tard alors qu’on picniquait, il a fallu qu’on affronte un trio de ratons-laveurs vraiment pas farouches, qui parcouraient toute la plage à la recherche de nourriture !

Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Singe Capucin dans le Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Raton-laveur dans le Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Astuce : il est conseillé de venir tôt, dès l’ouverture, pour qu’il y ait moins de monde et pour avoir un maximum de chance de voir des animaux. En ce qui nous concerne, nous avons pris le premier sentier à gauche après l’entrée, qui mène vers une petite cascade, puis nous avons marché jusqu’à la Punta Catedral et fait le tour de la pointe. En y repensant, je pense qu’il aurait été encore mieux de zapper la cascade qui n’a pas grand intérêt et de filer tout droit jusqu’au sentier qui va au mirador de la Playa Puerto Escondido (en espérant voir plus d’animaux dans cette partie moins fréquentée), puis en revenant, de s’arrêter à la Punta Catedral pour profiter des plages.

Carte du Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Voir des animaux à Manuel Antonio

Pour un parc qui est censé « grouiller » d’animaux, on a cru un bon moment qu’on n’allait en voir aucun ! Nous sommes arrivés tôt, mais malgré ça nous avons mis du temps avant d’apercevoir nos premiers singes. Nous avons finalement vu des singes hurleurs (qu’on entend de très loin), des capucins et des titis. Et les ratons-laveurs bien sûr !

Si vous voulez maximiser vos chances de voir des animaux, venez à l’ouverture, éloignez-vous des sentiers les plus fréquentés, et n’oubliez pas les jumelles si vous en avez ! Il est également possible de louer les services d’un guide, mais ce n’est pas donné.

Reserva Santa Elena, Monteverde

Après la découverte du parc Manuel Antonio, nous sommes remontés jusqu’à la zone de Monteverde, qui abrite deux cloud forests : celle de Santa Elena et celle de Monteverde. Les forêts de nuages sont des forêts très humides, qui baignent dans une brume quasi permanente, et sont situées entre 1 000 et 3 000 mètres d’altitude. C’est un écosystème relativement rare à l’échelle de la planète. Nous avons choisi de visiter Santa Elena plutôt que Monteverde parce qu’elle est moins chère et a priori moins fréquentée, mais les deux se valent sûrement.

C’était une très belle forêt, couverte de mousse et de lianes enchevêtrées, à l’ambiance un peu féérique. Par temps dégagé, un mirador permet de voir jusqu’au volcan Arenal, mais la météo n’était pas avec nous ce jour là. Bien abrités sous nos imperméables, nous avons quand même pu faire une belle balade en enchaînant différents chemins.
Entrée : 14$ (on a trouvé que c’était cher payé pour une randonnée de 3h !).

Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica

Par ailleurs, la zone de Monteverde offre pas mal d’activités de type ponts suspendus, visite de la canopy, etc. Mes parents ont testé les ponts suspendus avec Lilly, c’est une manière intéressante de découvrir la forêt d’en dessus et de mieux apprécier la  taille des arbres !

Après cette première étape au Costa Rica, nous avons poursuivi notre roadtrip vers la Péninsule de Nicoya (toujours sur la côté Pacifique), un bon endroit pour les amateurs d’activités aquatiques (surf, plongée, snorkelling). En voiture !

Bocas del Toro, Panama

6 semaines en Amérique Centrale (Costa Rica, Nicaragua, Panama)

Notre arrivée à San José en juillet dernier a marqué la fin de 6 mois en Amérique du Sud et le début de notre séjour en Amérique Centrale. Le Costa Rica était d’ailleurs le seul pays d’Amérique Centrale que nous avions prévu dans notre itinéraire, et nous pensions nous rendre directement aux États-Unis après cela… Mais vous vous doutez bien que si je vous en parle, ce n’est pas ce qui s’est passé !

La vérité, c’est que le Costa Rica ne nous a pas vraiment emballé (je vous explique pourquoi en fin de cet article) et qu’on a eu envie de profiter d’y être et d’avoir du temps avant notre vol pour les USA pour aller découvrir ses voisins : le sud du Nicaragua, renommé pour le surf, et l’archipel de Bocas del Toro au Panama, censé être un des meilleurs endroits des Caraïbes pour la plongée sous-marine. Du coup nous avons modifié nos plans pour intégrer une semaine au Nicaragua et une au Panama (tout en revenant au Costa Rica ensuite pour prendre notre vol pour Las Vegas).

Bocas del Toro, Panama
Bocas del Toro, Panama

Notre itinéraire en Amérique Centrale (6 semaines)

Je vous partage ici notre itinéraire, même s’il n’est pas du tout « optimisé » puisque nous n’avions pas prévu à la base d’aller au Nicaragua et au Panama.

  •  San José [Costa Rica]
  • Parque Nacional Marino Ballena [Costa Rica]
  • Parque Nacional Manuel Antonio [Costa Rica]
  • Reserva bosque nubloso Santa Elena, Monteverde [Costa Rica]
  • Peninsula Nicoya : Playa Coco, Tamarindo, Santa Teresa [Costa Rica]
  • San Juan del Sur, Playa Maderas [Nicaragua]
  • Isla Ometepe [Nicaragua]
  • Puerto Viejo de Talamanca [Costa Rica]
  • Bocas del Toro [Panama]
  • Santa Maria de Doha [Costa Rica]
  • San José [Costa Rica]

Parcourir le Costa Rica : voiture ou bus ?

Pour nos deux premières semaines au Costa Rica, nous étions 5 au lieu de 3, car les grands-parents de Lilly nous avaient rejoint.

Playa Grande, Costa Rica
Deux personnes de plus pour jouer avec elle, le rêve !

Après quelques hésitations, nous avons décidé de louer un 4×4 : c’était très pratique mais ça représentait un gros budget !
Si vous prévoyez de visiter le Costa Rica, vous vous demandez peut-être si c’est nécessaire de louer et quelles sont les alternatives.
Voilà mon avis sur la question :

  • Prendre le bus revient évidemment bien moins cher que de louer une voiture (ex : seulement 8€/pp pour aller de San José à Puerto Viejo de Talamanca). NB : les enfants payent le bus à partir de 3 ans.
    Mais…
  • … dans certaines régions comme sur la Péninsule de Nicoya, il n’y a tout simplement pas de bus locaux. Pour se déplacer sans voiture, il faut prendre des navettes privées qui sont beaucoup plus chères.
  • … la voiture offre une plus grande flexibilité et plus de confort (surtout à 5 avec plein de sacs et un enfant)
  • … sur un séjour court (2 semaines pour mes parents), avoir une voiture permet un vrai gain de temps.
  • Enfin, le fait d’avoir un véhicule offre plus de flexibilité sur le choix des logements, ce qui permet de réaliser des économies en prenant des hôtels qui ne sont pas situés en ville par exemple.

Conclusion

# Sans véhicule
On peut (à mon avis) tout à fait visiter le Costa Rica sans avoir de véhicule,
si on a du temps et si on est flexible sur ce que l’on veut faire (puisque certaines destinations sont plus difficilement accessibles). Pour cela on voyagera en bus, et pour certaines visites ou activités (ex : Tortuguero, volcan Arenal), la solution pourra être de partir avec un tour organisé pour simplifier l’organisation et le transport.

Astuce : beaucoup de voyageurs choisissent de rayonner depuis San José (de manière autonome ou avec des tours). De San José on accède facilement à Jaco, au parc Manuel Antonio, au volcan Arenal, à la zone de Monteverde, à Tortuguero, à Puerto Viejo, etc. Sans véhicule c’est probablement la solution la plus simple.

Bon à savoir pour les bus : il y a pas de gare routière centrale à San José, mais plusieurs terminaux dispersés dans la ville. En fonction de leur destination, les bus partent de l’un ou de l’autre. Renseignez-vous donc bien avant d’aller prendre un bus, et prenez aussi en compte qu’il n’y a pas de moyen pratique d’aller de l’un à l’autre, à part en taxi.

Louer un 4x4 au Costa Rica
Notre 4×4 après quelques jours sur les pistes

# Avec un véhicule
Pour des voyageurs qui ont peu de temps
et qui sont prêts à dépenser un certain budget pour gagner en flexibilité et en confort, la location de voiture est une bonne idée. Reste à voir si le 4×4 est vraiment nécessaire (je ne suis pas forcément convaincue).

Prix : pour vous donner un ordre d’idée, pour un 4×4 classe 5 (5 places + coffre assez large) avec GPS et siège bébé inclus, pour 15 jours, nous en avons eu pour 1080 $ (1230 $ avec le rachat de la franchise).

Louer un 4×4 au Costa Rica

On ne peut que vous conseiller de prendre contact avec Tout Costa Rica. Ils ne possèdent pas de véhicules mais ils vous mettent en relation avec un loueur et à part la remise des clés, tout se fait avec eux, et en français s’il vous plait ! Sachez qu’ils ont également des hôtels et qu’ils proposent une espèce de pass offrant des réductions sur de nombreuses attractions dans le pays.

Où l’on apprend pourquoi le GPS est important

Au risque de rallonger cet article qui promet déjà d’être inbuvable, une petite note importante si vous prévoyez de conduire au Costa Rica : prévoyez un bon GPS ! Nous utilisons normalement l’application maps.me qui permet de télécharger des cartes et de les utiliser en mode offline, mais le gros défaut de cette app est qu’elle calcule l’itinéraire le plus court en km (plutôt qu’en temps).

Or au Costa Rica, prendre le plus court chemin signifie souvent passer par une piste de terre, où on roule à 30 km/h, et éventuellement traversée de rivières bien boueuses. Après quelques trajets du genre, on s’est résolu à ne plus utiliser que le GPS de la voiture ou Google Maps, pour être sûrs de rouler sur des routes correctes !

Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica

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Notre itinéraire au Costa Rica

La première partie de notre séjour au Costa Rica a été assez différente de nos 6 premiers mois de voyage, car pour une fois nous étions en voiture et surtout… les grands-parents de Lilly nous ayant rejoint pour 2 semaines, nous étions 5 au lieu de 3 ! Un chouette changement de rythme !

# San José

Résumé en un mot : c’est moche !
En réalité ce n’est pas pire que beaucoup de grandes villes, mais il faut bien avouer que pour une capitale ça ne fait pas rêver. Il y énormément de chaînes de restauration rapide, et je vous promet qu’après 6 mois en Amérique du Sud ça fait un sacré choc.

Où dormir à San José

Le Costa Rica Backpackers est une des auberges de jeunesse les plus connues de la ville, avec des tarifs plutôt corrects. Salle de bain partagée, cuisine, piscine, petit déjeuner offert pour les chambres privées. Attention cependant, certains dortoirs et certaines chambres privées sont au sous-sol et ne reçoivent aucune lumière naturelle. Déconseillé aux claustrophobes !

Au passage, un petit clin d’œil à Camille et Pauline, 2 chouettes nanas que nous avons rencontrées là-bas et qui nous ont donné de bons conseils sur le Costa Rica !

# Marino Ballena, Manuel Antonio, Reserva Santa Elena

# Peninsula Nicoya

# Nicaragua

De la péninsule de Nicoya, on n’est pas très loin du Nicaragua. On a profité d’y être pour prendre une navette privée jusqu’à la frontière (pas de bus) pendant que mes parents repartaient avec le 4×4 vers San José prendre leur vol retour.

# Puerto Viejo (de Talamanca)

A ne pas confondre avec l’autre ville du même nom, Puerto Viejo de Sarapiqui qui se trouve au Nord-Est. Puerto Viejo c’est les Caraïbes, la plage, la chaleur, la vie cool. Et aussi un bon point d’accès vers l’archipel de Bocas del Toro au Panama !

# Bocas del Toro, Panama

# Santa Maria de Doha & alentours : quelques jours à la ferme

Notre séjour au Costa Rica s’est conclu en beauté, par quelques jours dans un paradis verdoyant, chez la tante de Fabien qui vit au Costa Rica depuis des années. Un séjour beaucoup trop court à notre goût, le paysage était superbe et nous avons été accueillis comme des rois !

Dans la campagne costaricienne Dans la campagne costaricienne

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Pura Vida (ou pas)
– Pourquoi on n’a pas adoré le Costa Rica –

Notre avis sur le Costa Rica
Tête de pas content

Le Costa Rica est un pays qui est touristique depuis longtemps, comparé à ses voisins d’Amérique Latine. Son nom évoque un paradis d’animaux sauvages, des forêts verdoyantes, des plages encore sauvages. Certains en reviennent ravis et éblouis, mais de plus en plus de voyageurs déplorent le coût de la vie élevé et la perte d’authenticité due à une trop grande fréquentation touristique. Avec Fab nous sommes un peu entre le deux et j’ai tenu à l’expliquer ici parce notre appréciation a évidemment eu un impact sur la manière dont nous avons visité le pays (par exemple en nous poussant à aller voir si l’eau était plus bleue au Nicaragua et au Panama) et sur le récit que je vais vous en faire.

# Le coût des attractions nous a semblé très élevé (plus que le coût de la vie -nourriture, hôtels, transports locaux- qui lui est plutôt correct), surtout par rapport aux pays que nous venions de traverser. Et malheureusement c’est difficile de profiter à fond des visites quand on a systématiquement l’impression de payer trop cher (je pense au prix des parcs nationaux notamment : payer 15$ pour 3h de randonnée dans un parc me semble excessif).*

* J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une perception personnelle, je ne prétends pas que les prix soient disproportionnés (après tout on paie bien 15€ pour visiter la Sagrada Familia, alors pourquoi pas 15$ pour un parc national).

# Le manque de personnalité : dans tous les pays que nous avons visité avant, la dimension historique et culturelle est toujours très présente. On pense au Pérou, à la Bolivie, à la Colombie… Au Costa Rica en revanche, je ne doute pas qu’il y ait plein de choses à savoir sur la culture Tica, et une histoire intéressante (c’est après tout le premier pays à avoir renoncé à son armée et mis la priorité sur l’éducation, la santé et l’environnement !), mais cette partie historico-culturelle transparaît assez peu. On a eu l’impression d’être dans un pays aseptisé par le tourisme et on n’a pas vraiment accroché, malgré des paysages en soi très beaux.

# Moins de nouveauté : il faut aussi le dire, car cet aspect joue forcément dans notre appréciation : rien de ce qu’on a vu au Costa Rica ne nous a semblé vraiment nouveau, par rapport à nos 6 mois précédents en Amérique Latine.

# Et pour ne rien arranger, on n’y était pas au meilleur moment côté météo ! 🙁

Conclusion

Je ne dirais pas qu’on n’a pas aimé le Costa Rica, car c’est loin d’être vrai. On a vu de très beaux paysages, on a plongé, fait du snorkelling, vu des baleines et plein de singes… on a très bien mangé à certains endroits, on a passé 2 semaines à plusieurs qui nous ont fait le plus grand bien. Mais si l’on parle du pays, c’est juste qu’on l’a moins aimé que d’autres qu’on avait vu avant.

Santa Teresa, Malpais, Costa Rica Un capucin dans le Parc National Manuel Antonio Plongée dans la baie de Playa Coco, Costa Rica
On n’a quand même pas l’air trop malheureux, non ?

Si vous partez au Costa Rica prochainement : ne laissez pas cet article vous refroidir ! Ce feeling est tout à fait personnel, puisqu’il est provoqué en grande partie par la comparaison avec les autres pays qu’on venait de parcourir. Si vous venez juste pour quelques jours ou semaines de vacances, vous serez évidemment dans des conditions très différentes. Prenez juste en compte que c’est un pays assez cher et touristique, qui n’offre pas le même dépaysement que d’autres pays moins populaires (ou qui sont populaires depuis moins longtemps).

Connaissez-vous le Costa Rica ? Que pensez-vous de ce pays ?

Passer le PADI en voyage

Passer le PADI en voyage : avantages & inconvénients

Nombreux sont les voyageurs qui profitent d’être en vacances à l’étranger pour passer leur diplôme de plongée. Températures clémentes, eaux cristallines, poissons exotiques… il y a en effet de très bonnes raisons de le faire ! Mais passer son diplôme reste une affaire sérieuse (ne serait-ce que parce que c’est cher), et il vaut mieux savoir à quoi on s’engage. Dans cet article, je vous parle de l’intérêt de passer la certification, et les avantages et inconvénients à le faire en voyage (donc en un temps limité, plutôt que tranquillement chez soi).

En ce qui nous concerne, c’était carrément un des objectifs de notre voyage : après un baptême de plongée en Méditerranée en 2015, nous avions envie de retenter l’expérience, voire de passer le PADI si nous en avions l’occasion. Nous avons d’abord refait un baptême aux Galapagos et nagé aux milieu des requins et d’une multitude de poissons multicolores, et cela nous a donné envie de passer la certification PADI Open Water Diver (qui correspond au premier niveau de compétences à atteindre).

Ne pas rester sur une mauvaise expérience

Fab a beaucoup aimé notre baptême en Méditerranée mais je ne peux pas en dire autant : j’étais morte de froid, j’avais mal à la tête dès que j’essayais de descendre, et je n’arrivais pas à me déplacer comme je le voulais. Après ça je ne pensais pas vouloir passer la certification, mais j’avais quand même envie de retenter l’expérience, en espérant que ça se passe mieux. Notre baptême aux Galapagos a été une révélation : l’eau était chaude, donc j’étais beaucoup plus détendue, et le décor sous-marin était tellement magnifique que je suis remontée à la surface bien décidée à continuer la plongée !

Passer le PADI en voyage Passer le PADI en voyage
Avec les requins aux Galapagos

C’est quoi le PADI, à quoi ça sert ?

# PADI
Je parle du PADI (Professional Association of Diving Instructors) parce que c’est la plus grande organisation internationale de formation à la plongée sous-marine de loisir. Cependant il existe d’autres organisations qui offrent des certifications équivalentes.

# Plongée loisir (fun dive / recreational diving)
La plongée loisir (Vs plongée technique ou tech dive) permet de descendre jusqu’à 40m et ne comprend pas de paliers de décompression, mais seulement un petit palier de sécurité.

Passer la certification : quel intérêt ?

Avant de m’intéresser au sujet, je ne voyais pas clairement l’intérêt de passer la certification plutôt que de faire simplement des sorties de type « discovery »/baptême, comme nous l’avions fait aux Galapagos.

  • Commencer par un baptême n’est pas obligatoire, mais c’est un bon moyen de savoir si on aime les sensations de la plongée.
  • Un baptême/discovery permet de descendre jusqu’à 12m maximum ( seulement 6m en France il me semble) alors qu’un plongeur certifié (open water diver) peut descendre jusqu’à 18m.
  • Lors d’un baptême, l’instructeur réalise un briefing de sécurité, montre l’équipement, explique certaines techniques de base. C’est assez long, donc un peu frustrant si on en fait plusieurs en peu de temps.
  • Les plongeurs certifiés peuvent avoir accès à des sites plus intéressants et peuvent potentiellement réaliser plus d’immersions lors de chaque sortie.

Si vous aimez la plongée et que vous comptez plonger régulièrement, il est donc évidemment plus intéressant de passer la certification, d’autant plus que c’est quelque chose de sympa à faire en soi. Mais si vous ne pensez pas plonger régulièrement, rien ne vous empêche de faire uniquement des plongées de type « discovery », qui vous permettent tout de même de plonger à 12m de manière tout à fait sécurisée et de voir de très belles choses.

Passer le PADI en voyage
Avec notre instructeur à San Andrés, Colombie

En quoi consiste la certification ?

La certification PADI Open Water Diver permet de pratiquer la plongée sous-marine en plongeant avec un binôme de niveau similaire ou supérieur sans être supervisé par un professionnel. La profondeur maximale autorisée par PADI est de 18 mètres.

La certification se compose :

  • d’une partie théorique pour comprendre les principes de base [livre + DVD / e-learning], validée par un test
  • d’immersions en eaux fermées (confined water dives) pour apprendre les compétences de base [en piscine]
  • d’immersions en eaux ouvertes (open water dives) pour pratiquer les compétences apprises en piscine [en mer]

Passer le PADI en voyage

Passer le PADI en voyage : avantages & inconvénients

Nous avons choisi de passer le PADI en Colombie, sur l’île caribéenne de San Andrés. Comme nous n’avions que 5 jours complets sur place, nous avons donc dû passer la certification en 4 jours seulement. Faisable, mais intense !
Nous faisions les immersions le matin avec l’instructeur (piscine et mer) et la théorie l’après-midi, de manière autonome à notre hôtel (le dernier après-midi étant consacré au test). Nous en avons eu pour environ 10-12h de lectures et 3-4 h de DVD.

Avantages :

# Prix
Les prix dans le monde pour l’Open Water Diver sont assez variables et certains pays sont connus pour proposer des tarifs très intéressants, par exemple la Colombie, la Malaisie, L’Indonésie, le Honduras, les Philippines… A San Andrés nous avons payé 900 000 COP chacun soit 255€ (vs 400 à 500€ en France).

# Conditions
La température, la visibilité, et l’intérêt du site sont les aspects déterminants d’une expérience agréable. Certains endroits du monde, notamment les pays cités ci-dessus, sont connus pour réunir ces conditions.

Les inconvénients :

# Temps limité
Passer le PADI sur son lieu de vacances implique en général de le passer en un temps limité. Pendant quelques jours il faut donc accepter d’être disponible à 100% pour étudier, plutôt que de faire des visites, aller à la plage, etc. C’est le plus gros inconvénient à mes yeux. En ce qui nous concerne nous n’avons quasiment rien fait d’autre pendant les 4 jours où nous avons passé le PADI.

# Langue
Il faut bien sûr être à l’aise pour le passer dans une langue autre que la sienne, et prendre en compte le fait que le matériel d’étude (livre, DVD) et le test peuvent ne pas être disponibles en français.

Passer le PADI en voyage Passer le PADI en voyage Passer le PADI en voyage

En ce qui nous concerne, nous sommes ravis d’avoir passé le PADI en Colombie, c’était une super expérience, et probablement un des meilleurs endroits au monde pour le faire. Reste à savoir où nous passerons la prochaine étape, l’advanced open water… au Mexique, en Thailande, aux Brésil ou aux îles Fidji ? Faites vos paris !

Avez-vous déjà plongé et/ou passé un diplôme de plongée ? Êtes-vous d’accord avec cet article ?

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