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Nos sacs à dos #1 – Vêtements et chaussures

On nous a beaucoup demandé avant le départ avec quoi on allait partir : en effet, préparer son sac pour 1 an semble une tâche difficile, surtout quand on part avec un enfant ! Comme cet aspect du voyage demande un peu de réflexion et de préparation, nous nous sommes inspirés des listes d’autres voyageurs/tour-du-mondistes et nous nous y sommes pris en avance pour certains achats, afin de trouver les meilleurs prix possibles.

Nous sommes partis avec 2 grands sacs à dos (50L et 60L) et 2 petits sacs de 20L environ (pour info les petits sacs servent uniquement à ranger a/les documents et appareils de valeur et b/les provisions et l’eau qu’on transporte). Nos grands sacs sont organisés grâce à des sacoches de rangement et rassemblent :

  • Affaires pour Fabien et moi
  • Affaires de Lilly (habits, chaussures, jouets…) [article à venir]
  • Trousse de toilette minimaliste et trousse de secours [article à venir]
  • Électronique et utilitaire [article à venir]
A lire également : Nos indispensables en voyage

IMG_20170117_122112NBEquipées pour le froid en mode oignon multicouches !

Identifier nos besoins avant le départ

Avant de commencer à acheter notre équipement, nous avons listé nos besoins, afin d’identifier des priorités et de voir le degré de versatilité et de technicité dont on allait avoir besoin au niveau des vêtements et des chaussures. Après tout, pas besoin de dépenser des fortunes en équipement si on peut s’en passer !

Climat :
– Des endroits chauds voire très chauds (Costa Rica, Cuba, Galapagos, Nord du Chili et de l’Argentine…)
– Des endroits froids (Ushuaïa, Altiplano, Canada).
– Des régions très humides, avec boue et pluie (Ushuaïa, Chili, …).

Activités :
Randonnées, nuits en tente, baignades, surf, plongée, …

Un impératif : voyager léger
Nous voulions avoir le moins de sacs possible car nous savions que nous allions voyager principalement en bus et transports locaux, et que nous allions souvent devoir marcher un moment avec nos sacs lors de nos déplacement d’un endroit à un autre. Lilly ne pouvant pas porter son propre sac, toutes nos affaires devaient tenir dans les 2 grands sacs à dos. Pour cette raison nous savions que nous ne pourrions emporter que peu d’habits chacun, ce qui impliquait d’avoir des vêtements pratiques, versatiles, qui sèchent vite, et mettables plusieurs jours de suite.

Vêtements et chaussures pour 1 an de voyage

Voici la liste que j’ai élaborée en me basant sur notre expérience actuelle (à date : 7 mois de voyage en Amérique du Sud et Amérique centrale). Il ne s’agit pas exactement de ce que nous avons emporté mais plutôt d’une liste « idéale » qui inclut les ajustements que nous avons fait au fur et à mesure ou les meilleurs choix que nous aurions pu faire. Je la considère comme une liste de base qui peut être un peu étoffée si vous avez de la place ou des besoins spécifiques.

Quelques conseils :
– il est important de choisir des vêtements d’entretien facile, peu fragiles, et qui peuvent se passer de repassage !
– Oublier les « je prends ça au cas où », par contre prévoir que vous pouvez être complètement trempé lors d’une randonnée, ou qu’il vous faudra une tenue de rechange le temps de faire une lessive !

*****

Liste pour 1 an de voyage

 

  • 4 T-shirts dont 2 T-shirts techniques 100% polyester
    (pour les filles : ne pas hésiter à inclure 1 à 2 débardeurs) (note #1).
  • 1 jean + 1 pantalon technique convertible en short + 1 short (note #2)
  • 1 sous-couche thermique (sous-pull manche longue + leggin) (note #3).
  • 1 pull moyen
  • 1 polaire
  • 1 manteau versatile pour le froid et la pluie (note #4)
  • 4 paires de chaussettes techniques (3 paires niveau cheville + 1 paire haute) (note #5)
  • 7 Sous-vêtements + 2 soutiens-gorge/brassières pour les filles (est-il nécessaire de le préciser ?) (note #6)
  • 1 tenue pour dormir « présentable » (note #7)
  • 1 maillot de bain
  • 1 bonnet, 1 buff (tour de cou), 1 casquette, 1 paire de gants
  • 1 paires de chaussures/baskets de randonnée + 1 paire de baskets légères + 1 paire de tongs ou sandales résistantes (note #8)

Les bonnes idées en plus :

  • J’ai vu beaucoup de filles randonner avec un leggin de sport. C’est une option plutôt confortable, donc pourquoi pas, d’autant plus que ça prend peu de place dans le sac.
  • Si vous avez un peu de place, une « tenue de plage » à enfiler par dessus un maillot de bain mouillé peut être utile (un short en matière légère fait parfaitement l’affaire). Je ne pensais pas qu’on ferait autant de plages ou de sorties en mer, mais depuis l’Équateur on n’arrête pas, et mon short en jean n’est pas vraiment adapté !
  • Si vous prévoyez de faire beaucoup de surf, de snorkelling ou de plongée, vous pouvez emporter un T-shirt antiUV, surtout si vous en avez déjà un (ce serait dommage de devoir en racheter un sur place).

*****

Note #1 : T-shirts techniques
Il y a ceux qui vont diront que les fringues techniques sont plus chères et ne servent pas à grand chose, et il y a ceux qui ne jurent que par elles !
En ce qui nous concerne, nos T-shirts techniques ont effectivement coûté plus cher qu’un bête T-shirt en coton, mais c’est un achat que nous n’avons jamais regretté ! Les T-shirts 100% polyester sont un indispensable de notre garde-robe actuelle : ils sèchent vite et gèrent bien les odeurs, ils sont donc parfaits en rando, par temps chaud, dès qu’on a un trajet un peu long de prévu, etc. Bref, au quotidien !

Choisissez bien la coupe et la couleur pour ne pas vous en lasser ! Pour les filles, je conseille de compléter avec 2 débardeurs, qui seront plus adaptés aux journées très chaudes et qui se glissent facilement sous un pull s’il fait plus froid.

IMG_20170611_110135NBTotal look randonnée avec un Tshirt 100% polyester de la marque Arc’teryx et un pantalon technique Quechua

Note #2 : Pantalon technique convertible en short
Indispensable également !
Un pantalon convertible est pratique en rando mais aussi au quotidien car il offre du choix tout en prenant peu de place. Certains pantalons convertibles peuvent même se « couper »  à deux endroits (au dessus du genoux et en dessous), ce qui offre encore plus de versatilité.
Choisissez-le assez léger, pour qu’il reste agréable quand il fait chaud et qu’il sèche vite (par temps froid il suffit de porter un leggin dessous, ça reste très confortable). Fabien en a un très bien de la marque The Northface que je lui envie (j’ai fait la bêtise d’en prendre un qui se coupe sous le genoux plutôt qu’au dessus et je le regrette bien, d’autant plus que la matière est trop chaude).

Note #3 : Sous-couche thermique
La sous-couche se glisse sous les vêtements pour apporter plus de chaleur. Dans les régions froides comme Ushuaïa, en Patagonie, ou encore pour le salar d’Uyuni, on ne les a pas regrettés ! C’est idéal également pour les nuits froides, car super confortable et bien chaud !
Par ailleurs, la sous-couche doit gérer la transpiration et les odeurs, on peut la porter sans problème plusieurs jours d’affilée même en transpirant (en trek de plusieurs jours par exemple) #glamourtoujours.

Nous avons choisi la marque Icebreaker (100% laine de Merinos) qui est reconnue pour la qualité de ses produits, mais vous trouverez des marques concurrentes (notamment Arc’teryx) qui sont de qualité similaire.
J’adore le sous-pull que j’ai choisi, je porte très régulièrement comme un pull léger car il a une coupe très agréable, par contre je suis moins convaincue par le leggin. J’ai l’impression que mon leggin Promod tout bête tient tout aussi chaud et est plus confortable, alors qu’il n’a pas coûté un bras, lui ! Par contre Fabien apprécie le sien, donc à vous d’essayer et de voir. Dans tous les cas, le leggin me semble impératif, même pour les garçons !

IMG_20170809_172421017NBSous-couche thermique Icebreaker 100% laine de mérinos

Note #4 : Manteau
Potentiellement le choix le plus important à faire dans la garde-robe (car c’est le plus cher et le plus encombrant). Réfléchissez bien à vos besoins, interrogez des vendeurs spécialisés ou des amis qui s’y connaissent, ne prenez pas cette décision à la légère !

J’ai choisi une veste The Northface « Triclimate » (une veste imperméable fine avec une doublure amovible en polaire) dont la versatilité m’a bien plu (on peut porter la polaire seule ou la veste seule), mais à l’usage elle s’est révélée pas tout à fait assez chaude, pas tout à fait assez imperméable, et un peu trop encombrante, autant dans sa version complète que dans sa version veste imperméable.

Je préfère le choix qu’a fait Fabien : une excellente veste Arc’teryx très légère et bien chaude (modèle Atom Jacket), qui se roule pour prendre peu de place, associée à une veste imperméable très fine de la marque Marmot (pas parfaite mais les vestes vraiment imperméables demandent un gros investissement). Cette combinaison prend moins de place que la mienne lorsque les 2 sont rangés dans nos sacs par exemple, ou lorsqu’en rando dans un pays chaud on veut juste emporter une protection contre la pluie.

IMG_20170316_064153243NBAtom Jacket Arc’teryx pour résister aux – 8 degrés sur le salar d’Uyuni

Note #5 : Chaussettes techniques
Oui, je vous fais même une note sur les chaussettes, parce que c’est un des éléments les plus importants du dressing d’un voyageur qui marche beaucoup ! Et aussi parce que j’adore mes chaussettes Icebreaker, qui sont probablement mon meilleur achat de voyage. Les chaussettes techniques sont confortables et gèrent bien l’échauffement, la transpiration et les odeurs. Elles sont chères, mais quand on n’a que 4 paires des chaussettes, on ne peut pas se permettre d’en changer tous les jours, alors croyez-moi, c’est un investissement qu’on ne regrette pas. (modèle Hike, il me semble, qui montent au niveau de la cheville).

Note #6 : Sous-vêtements
Pensez au confort mais aussi la durabilité ! Il ne me semble pas nécessaire d’investir dans du haut de gamme comme Icebreaker (contrairement aux chaussettes !) mais vous ne regretterez pas d’avoir des sous-vêtements qui résistent aux lavages pas toujours très délicats et qui ne perdent pas leur élasticité au bout d’un mois !

Pour notre voyage, Sloggi a eu la gentillesse de m’envoyer deux ensembles de sa gamme Sloggi Evernew, qui promet beaucoup de confort et une grande durabilité (ils sont même garantis à vie !), en plus d’être fabriquée dans des tissus labellisés Oeko-Tex. Les triangles sans armature sont parfaits pour les longs trajets, les randos… et je les apprécie encore plus depuis que nous sommes dans les Caraïbes vu la chaleur qu’il fait !

Note #7 : Tenue pour dormir « présentable »
Pourquoi s’encombrer d’un pyjama me direz-vous ? Je vous réponds : en dortoir (ah oui !), en couchsurfing (pas faux), pour se lever la nuit quand on a une salle de bain partagée (!). Convaincu(e) ?

Note #8 : Chaussures
Nous avons un peu hésité à consacrer autant de place aux chaussures, 2 paires de baskets c’est quand même un gros poids et beaucoup d’encombrement… mais on ne se voyait pas partir avec juste notre paire de chaussures de rando ! Et on n’a jamais regretté ce choix : au quotidien on porte notre paire de baskets légères et on réserve celles de rando pour les marches ou les temps pluvieux/froids. D’une part c’est bien meilleur pour nos pauvres petits pieds, et ça permet d’avoir une paire de rechange quand on revient trempé d’une rando.

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Je n’avais pas de baskets en bon état avant de partir, j’ai donc acheté une paire économique et toute légère chez Décathlon (marque Newfeel), qui s’est révélée être de très bonne qualité : ce sont de vrais chaussons, souples et très agréables à porter, mais résistants et qui offrent un bon support aux pieds. D’ailleurs j’ai eu la surprise de retrouver exactement le même modèle aux pieds de Hélène, qui les avait choisis sur les conseils d’une amie orthopédiste.

Pour les chaussures de marche, il n’y a pas de secret, il faut aller les essayer en magasin. Je vous conseille de les prendre en Gore-Tex pour qu’elles résistent à l’eau (même si vous lirez parfois que ce n’est pas super pour les pays chauds car ça tient trop chaud justement).

Enfin, les tongs (ou des sandales résistantes et qui ne craignent pas l’eau) : pour la plage et les pays chauds, mais aussi pour se déplacer dans les auberges de jeunesse, les salles de bain partagées, etc. Sans faire l’apologie des Havaianas, j’ai les miennes depuis plus de 6 ans et à part le dessin qui commence à s’effacer elles ne montrent aucun signe de faiblesse !

Voilà pour ce qui est de nos habits et de nos chaussures ! Qu’en pensez-vous ? Cela peut sembler très peu, mais on s’habitue très vite à vivre avec seulement 4 T-shirts et 2 pantalons !

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Jardin, Antioquia, Colombie

Cultiver l’art de ne rien faire à Jardin

Mon dernier article nous laissait à Salento, dans la région du Quindío, et prêts à partir pour Jardin (El Jardín en réalité), un beau petit village de la région d’Antioquia, perdu au milieu des collines verdoyantes.

Se rendre de Salento à Jardín, c’est tout une aventure ! Pas moins de 4 bus différents, pour une sacrée journée de trajet à travers les montagnes colombiennes. Je vous donne ici l’itinéraire que nous avons suivi, mais il y a d’autres options, le mieux étant souvent de suivre les indications des locaux.

Se rendre à Jardin :

Depuis Salento :

  • Bus Salento – Pereira : départ à 8h du matin du terminal de bus de Salento (on nous a conseillé de réserver la veille, et en effet le bus était déjà quasi plein à 7h45). Prix : 7 000 COP. Durée : 1h.
  • Bus Pereira – La Pintada : 3h, 29 000 COP (prix juste avant départ). C’est la compagnie Flota Occidental qui fait ce trajet, voir au guichet quelle est la meilleure option (car il est également possible d’aller jusqu’à Bolombolo) en fonction des horaires de départ.
  • Bus La Pintada – Peñalisa : 1h, négocié à 8 000 COP. Il n’y a pas de terminal à La Pintada, il faut demander aux locaux où prendre le bus suivant (c’est juste de l’autre côté de la rue).
  • Peñalisa – Jardin : le bus précédent nous a déposé en pleine cambrousse, au niveau d’un simili arrêt de bus, et nous a dit d’arrêter les bus allant en direction de Jardin. Les compagnies qui vont à Jardin sont notamment Rapido Ochoa et Andes Jardin. Andes Jardin : 1h15, 15 000 COP.

==> Au total : 4 bus, 8h de trajet en incluant les temps d’attente entre chaque bus.

Depuis Medellin

Plusieurs compagnies proposent des bus directs depuis Medellin en 4h de voyage.
Avec Andes Jardin : 4h, 25 000 COP.

Où se loger à Jardin

Nous avons atterri au Condor de los Andes, qu’on nous avait recommandé, et qui est effectivement un superbe hôtel où il fait bon se poser quelques jours. Ce n’est pas le plus économique mais nous n’avons pas regretté notre choix. Même si le village est moins touristique que Salento, il y a pas mal de possibilités de logement à Jardin, cependant les prix y sont plus élevés (min. 60 000 COP, la seule option à 40 000 ne nous faisait vraiment pas envie).

Hotel Condor de los Andres, Jardin, Antioquia Hotel Condor de los Andres, Jardin, AntioquiaPetit déjeuner colombien, avec la superbe vue sur la vallée !

Condor de los Andes : négocié à 75 000 COP la double avec sdb et petits déj, très beau patio à l’intérieur, qui offre une belle vue sur les collines, chambres confortables et plutôt spacieuses, cuisine. Bon petit déj typique.  (Adresse : calle 10 con carrera 2 – au bout de la calle 10).

Où manger à Jardin

Pour une fois, nous avons trouvé qu’il n’était pas facile de trouver des endroits où manger local et pas cher. Il y avait l’air d’avoir uniquement des cafés ! D’ailleurs de midi à 1h, on n’a vu personne qui mangeait, seulement des locaux attablés autour d’un café.

Zangano : (calle 9) menu ejecutivo à 10 000 COP, bon et joli. C’est là que nous sommes allés tous les jours du coup (les jus frais sont délicieux).

Jus frais en Colombie - Ou manger à Jardin, Antioquia

Dulces del Jardin : d’alléchantes pâtisseries, parfaites pour un goûter ou un dessert (le cinnamon rolls est vraiment très bon). Il y a 3 boutiques dans le village, 2 sur la place de la cathédrale et une un peu à l’extérieur (c’est la plus grande). Si vous voulez ramener quelques souvenirs, ils vendent plein de petits pots d’arequipe (le dulce de leche local), parfumés à la banane, au café, etc.

Ou manger à Jardin, Antioquia

Que faire à Jardín

En rédigeant l’article je me rends compte que nous n’avons vraiment rien fait de particulier, à part nous balader dans le village, prendre des cafés dans le jardin de l’hôtel et déguster des pâtisseries aux Dulces del Jardin… Je pense qu’on avait besoin d’une pause, et le lieu était parfait pour ça !

Cependant il y a de quoi faire, plusieurs petites balades sont accessibles depuis le village (mirador, cascade, oiseaux à observer…). Vous pouvez obtenir des informations et une carte auprès de l’Office du tourisme qui se trouve dans la rue qui remonte à gauche de la place quand on est face à la cathédrale. Pour toutes les autres activités qu’il pourrait être intéressant de faire dans le coin (visite de finca, promenade à cheval…), j’ai trouvé qu’il était beaucoup plus difficile qu’à Salento d’obtenir des informations, c’est aussi ce qui fait que nous n’avons rien planifié : votre hôtel peut vous organiser quelque chose, mais d’une part les prix sont beaucoup plus élevés qu’à Salento, et d’autre part nous préférons toujours être en direct avec les prestataires ou agences, pour pouvoir discuter et négocier.

Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie Jardin, Antioquia, Colombie

J’ai oublié de présenter Frida 2, notre chien pour une journée, baptisée ainsi en souvenir d’une gentille chienne qu’on avait vue aux Canaries !

Cette agréable pause nous a permis d’apprécier la tranquillité du village et la beauté des paysages alentours. En réfléchissant à notre itinéraire, nous nous étions demandé si visiter deux villages dans la région du café n’allait pas être un peu redondant, mais une fois sur place nous avons fait des choses très différentes (rando et visite d’une plantation de café à Salento, farniente à Jardin) et nous avons aussi trouvé que l’ambiance des deux villages n’avait rien à voir. N’hésitez donc pas à visiter les deux et à passer un peu de temps à ne rien faire à Jardin !

Après ces quelques jours reposants à Jardin, c’est vers Medellin que nous nous dirigeons. Au programme, street art, culture et découverte d’un chapitre particuièrement sombre de l’histoire colombienne !

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Salento, Colombie

Un petit café ? Direction l’Eje Cafetero : Salento et la vallée de Cocora

De Bogotá, beaucoup de possibilités s’offraient à nous pour découvrir la Colombie. Le pays étant très grand et les distances plutôt longues à parcourir, nous avons volontairement fait une croix sur certaines destinations (notamment le désert de Tatacoa, Villa de Leyva et Barichara) qui nous auraient obligé à faire beaucoup de route et à speeder d’une étape à l’autre.

Parmi les régions que nous ne pouvions pas manquer de visiter : l’Eje Cafetero ! 2 villages en particulier ont retenu notre attention : Salento, assez touristique mais réputé comme étant un des plus jolis villages de Colombie ; et Jardín, un peu plus en dehors des sentiers battus (et n’appartenant techniquement pas à ce qu’on appelle l’Eje Cafetero).

Salento plantation de café El Ocaso

Salento : café et palmiers de cire

Se rendre à Salento depuis Bogota

– Prendre un bus pour Armenia (plusieurs compagnies font le trajet, dont Velotax et Bolivariano). Nous avons payé 35 000 COP en promo mais le trajet est en général plus cher. Le trajet dure normalement 7h mais nous avons eu la malchance de croiser 3 accidents sur cette route, ce qui nous a rajouté environ deux heures.
– A Armenia, prendre un bus pour Salento (petit bus, tout au fond du terminal) : 1h, 4 200 COP/pers, jusqu’à 20h environ.

Où dormir à Salento

Les hôtels sont nombreux à Salento mais vous trouverez des prix vraiment très variés (on a trouvé de 50 000 à 160 000 la double, pour deux hotels situés côte à côte), sans que la différence de standing de l’un à l’autre saute aux yeux. Du coup n’hésitez pas à frapper à toutes les portes jusqu’à trouver un bon prix. En ce qui nous concerne nous sommes arrivés un peu tard à cause de retard pris sur la route, et nous avons donc opté pour une chambre au confort très sommaire dans le premier hôtel peu cher que nous avons trouvé. Le lendemain matin nous avons fait le tour du village pour trouver quelque chose de plus sympa et nous sommes tombés sur cette pépite, que je vous recommande chaudement :

La Casa de Lili
Très jolie maison aménagée en hôtel, à une cuadra (= un block) de la place centrale. Les chambres doubles ne sont pas très spacieuses mais elles sont confortables, et les parties communes sont très agréables. Cuisine, très bonne eau chaude, wifi instable mais correct, personnel très sympa. 50 000 COP pour une double sans sdb.

Où manger à Salento

El rincon de Lucy
Situé juste en face de la Casa de Lili. Nous avons pris le déj tous les jours : pour 6 000 COP, vous avez une assiette très copieuse pour bien démarrer la journée : oeufs brouillés, riz, arepa et pan de queso, accompagné d’un café ou chocolate caliente. Pour les petits appétits il est même possible de partager une assiette tellement c’est copieux (demandez à rajouter une deuxième boisson pour 1 000 de plus !). Il est aussi possible d’y manger le midi et le soir pour 8 000 COP (avec soupe et boisson).

Petit déjeuner colombien Plat typique colombienUn plat typique de la région, la truite, que nous avons dégusté lorsque de notre balade vers la finca El Ocaso.

Que faire à Salento : café et palmiers de cire

Visiter une finca de café

Qu’on aime le café ou pas, ce serait dommage de passer dans le coin sans en profiter pour visiter une finca et en apprendre plus sur cette culture si importante pour la Colombie. Depuis Salento vous pourrez très facilement visiter une finca et découvrir le cheminement des grains, de la récolte à l’exportation. Nous avons choisi de visiter la finca El Ocaso, qu’on a trouvé très sympa (même si on sent que c’est une machine touristique bien rodée). La visite coûte 15 000 COP/pers et permet d’aborder la production, la préparation et la commercialisation, avec une dégustation à la fin. On a trouvé ça un peu cher mais très intéressant, et le lieu est superbe. Lilly a adoré cueillir le café, goûter les graines tout juste cueillies (rouge ou jaune selon la variété) et boire son premier café (il était assez light, je vous rassure !). Vous pouvez bien entendu acheter du café fraîchement torréfié sur place si vous voulez ramener quelques souvenirs.

Visiter une plantation de café en ColombieVisiter une plantation de café en ColombieDégustation de café dans une finca en Colombie

Pour y aller :

  • en jeep (3 000 COP/pers). Les jeeps se prennent sur la place centrale.
  • à pied (attention, c’est là qu’il faut être attentif !) :
    si vous prenez le bon chemin, c’est en descente et le chemin est joli et agréable. Si je précise, vous vous doutez bien qu’en ce qui nous concerne, ce n’est pas ce chemin qu’on a pris…
    En résumé : il y a un chemin court et un chemin long beaucoup moins cool qui suit la route (peu agréable et un peu dangereux dans certains tournants).
    Attention si vous utilisez maps.me, il y a plusieurs points sur la carte dont (au moins) un qui n’est pas bon.
    Le bon chemin : sortir de Salento via la rue où se trouve le restaurant Brunch, passer le cimetière. C’est une route de terre, qui offre une belle vue sur les collines. La finca El Ocaso se trouve peu après la finca Elias.Plan d'accès à la finca El Ocaso

Crapahuter dans la vallée de Cocora et admirer ses célèbres palmiers de cire

La vallée de Cocora est un endroit superbe, connu pour abriter des centaines de palmiers de cire, C’est la plus grande espèce de palmiers au monde (jusqu’à 60 m de hauteur), et l’un des symboles de la Colombie. Cette espèce est aujourd’hui protégée (interdiction de la couper !) car menacée d’extinction.

Comment s’y rendre ?
Y aller en jeep (3 800 COP/pers). Départ toutes les heures à partir de 6h30.

Les jeeps Willys de Salento

Comment découvrir la vallée de Cocora ?

  • Sans randonnée (15 minutes de marche facile) : il est possible d’aller voir la vallée des palmiers de cire directement depuis le parking des jeeps, en 15 minutes de marche environ. L’entrée coûte 3 000 COP. Prévoyez quand même des chaussures adaptées car le sentier est boueux.
  • Avec randonnée (5-6h) : un très beau circuit dans la montagne/jungle, que je ne peux que vous recommander si vous avez un peu de temps (et qu’il ne pleut pas des cordes !). Nous avons mis 6h (avec Lilly sur le dos) mais en montant jusqu’à la maison des colibris (ce qui rajoute environ 1h de rando) et en incluant 1h à 1h15 de pauses et le temps de faire des photos sur le chemin. Je vous conseille de commencer par le sentier qui part vers la droite (portail bleu) plutôt que de monter tout droit à la vallée des palmiers, car cela permet de terminer le circuit par le plus beau (et le plus facile).
    Droit d’entrée de 2 000 COP à payer au début du chemin (plus ou moins légal).
    Le chemin commence par un sentier balisé d’à peine 1,5m de large, pas très fun, mais ensuite on passe dans la jungle, et ça devient très chouette, avec plein de ponts suspendus à l’allure plus ou moins solide à traverser. A un moment on arrive à une bifurcation avec indiqué Casa de los colibris vers la droite et aucune indication pour la gauche. L’aller-retour vers la Casa de los colibris prend environ 1h. A gauche, ça va direct vers la finca Montana (la suite du chemin).
    La Casa de los colibris : l’entrée à 5 000 COP inclue une boisson chaude accompagnée d’une tranche de fromage (à la mode colombienne) : chocolat chaud ou agua de panela. Je vous conseille le deuxième sans hésiter si vous n’avez jamais goûté ! C’est sympa mais pas nécessaire : si vous êtes pressé par le temps, n’hésitez pas à sauter cette partie de la rando. Pour nous on était plutôt content car ça nous a permis de nous abriter du plus gros de l’averse qui s’est déclenchée alors qu’on était en pleine forêt !
    La partie vers la finca Montana monte bien (on l’a fait sous une pluie diluvienne, c’était intense !) mais à partir de là, ce n’est plus que de la descente, et sur un chemin en bon état qui plus est, donc très facile. A la fin de ce chemin, la vallée se révèle dans toute sa splendeur. Les palmiers sont superbes, et si comme nous vous avez la chance d’avoir un peu de brume, vous aurez droit à une ambiance magique. Il faut compter 1h20 entre la finca et le parking, avec le temps de faire des photos et de se balader au pied des palmiers.

NB : venir équipé pour la pluie et la boue, sans oublier de l’eau et des snacks.

Randonnée de la vallée de CocoraRandonnée de la vallée de CocoraRandonnée de la vallée de CocoraRandonnée de la vallée de CocoraRandonnée de la vallée de CocoraIMG_20170611_143546271_HDR

S’extasier devant les portes et fenêtres d’un des plus beaux villages de Colombie

Il n’y a pas à dire, Salento est une village super photogénique ! Les façades sont superbes, colorées et uniques. Si vous vous levez tôt (je vous conseille l’enfant de 3 ans, c’est très efficace comme réveil !), vous aurez la chance de parcourir les rues avant qu’elles soient pleines de monde et vous aurez toutes ces couleurs pour vous tout seul !

Salento, Colombie Salento, Colombie

Une petite balade toute simple vous conduira au mirador qui domine la ville et offre une belle vue sur la vallée adjacente. En bonus il y a un magasin au niveau du mirador qui vend de chouettes sacs et chaussures qui allient cuir et tissage artisanal local. J’ai craqué pour un sac mais j’aurais bien pris une paire de tennis aussi si j’avais eu plus de place dans mon backpack !

Salento, Colombie

Bilan !

Malgré son côté un peu touristique, Salento nous a enchanté par ses couleurs, son atmosphère agréable, et par sa superbe vallée dont nous sommes revenus trempés et boueux, mais heureux ! Sachez cependant que si vous recherchez une expérience un peu plus hors des sentiers battus, on nous avait conseillé le petit village de Salamina (moins connu et plus difficile d’accès, et donc moins fréquenté).

Après Salento, nous avons mis le cap sur Jardín. Ce village n’est qu’à 4h de Medellín, mais y accéder par le sud c’est tout une aventure !

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Passage de frontière Equateur – Colombie et quelques jours à Bogota

Cet article (écrit avec plus d’un mois de retard !) marque notre arrivée dans le 6ème pays de notre voyage : la Colombie ! Après un bon mois en Equateur dont 2 semaines aux Galapagos, nous sommes partis de Quito en direction de Bogota, pour un loooong trajet de 28h.

Voici quelques notes en vrac sur le trajet et ce passage de frontière, ainsi que sur nos quelques jours dans la capitale colombienne !

Frontière Equateur (Tulcan) / Colombie (Ipiales)

Quand on parle de Colombie, on imagine assez facilement des FARC et des groupes paramilitaires cachés dans les montagnes, prêts à kidnapper le premier touriste venu… c’est pourquoi nous nous étions renseignés en amont pour savoir si passer la frontière en bus était sûr ou s’il valait mieux prendre l’avion. L’office du tourisme d’Equateur nous ayant rassurés sur ce point, nous avons entrepris de faire le trajet Quito – Bogota par voie terrestre.

On ne va pas dire que c’était une partie de plaisir (28h de trajet tout de même !), mais comme souvent, voyager lentement et en bus nous a permis de faire de belles économies comparé à l’avion.

Quelques tuyaux pour passer la frontière

– De Quito : rejoindre le terminal Carcelén, situé au nord de la ville. (8,50$ de taxi depuis le centre historique)
– Prendre un bus pour Tulcan, la ville frontalière côté Equateur. (6$/pers – 5h de trajet).
– A Tulcan, prendre un taxi pour rejoindre la frontière (3,50$).
– Passer d’abord au poste équatorien pour faire apposer le tampon de sortie sur votre passeport, puis au poste colombien, pour le tampon d’entrée. Le passage côté Colombie a pris moins de 2 minutes mais côté équatorien c’était beaucoup plus lent. On a même entendu des gens qui ont dû attendre entre 1 et 2h.
– Prendre un colectivo pour le terminal d’Ipiales (1900 COP/pers.). Il y a aussi des taxis mais c’est pas mal plus cher.
– Au terminal d’Ipiales, prendre un bus pour Bogota (100 000 COP/pers – 19h de trajet).

Sécurité

Nous avions lu sur des forums qu’il valait mieux ne pas faire le trajet Ipiales – Popayan de nuit car des bus s’étaient fait attaquer. Nous avons interrogé 3 personnes différentes à ce sujet (2 personnes au guichet des compagnies de bus et une policière), et tous nous ont dit qu’il n’y avait aucun souci, que les bus partaient tous au même moment et formaient une caravane de bus, et qu’ils n’avaient entendu parler d’aucune attaque dans les dernières années. Nous avons décidé de leur faire confiance et nous sommes partis pour Bogota directement après notre arrivée à Ipiales, même si cela impliquait de faire cette partie du trajet en début de soirée. Pour être totalement honnête nous n’avons pas eu l’impression d’avoir rejoint une caravane de bus, mais il y avait tellement de monde sur la route qu’on ne s’est pas du tout inquiété.

Cependant si ce trajet vous inquiète ou si vous voulez simplement couper le trajet en deux, vous pouvez aussi passer la nuit à Ipiales et en profiter pour visiter sa célèbre cathédrale (le Sanctuario de Las Lajas, déclaré 2ème merveille de Colombie), et ne repartir que le lendemain matin.

Bogota

Se loger à Bogota

Les quartiers populaires pour se loger à Bogota sont la Candelaria, la Zona Rosa et le quartier de Chapinero. La Candelaria est le quartier de prédilection des backpackers, car on y trouve beaucoup d’hostels et de restaurants bon marchés, mais les locaux vous le diront : il ne faut pas traîner dans les rues dès que la nuit tombe, d’autant plus que la police y est très peu présente.
Beaucoup plus sûr, mais aussi plus chic et plus cher : la Zona Rosa, quartier d’affaires branché et tranquille.
En ce qui nous concerne nous avons choisi Chapinero, situé entre les deux : le quartier nous a bien plus, à la fois vivant et safe. Les prix des hôtels sont cependant assez élevés, comme on s’y attendait (nous n’avons pas trouvé à moins de 90 000 COP la chambre double). Des bus locaux permettent de se déplacer facilement vers le nord et le sud de la ville.

Où dormir à Bogota : Kozii Hostel DC (membre Hola Hostels)
Chambre très sympa, eau bien chaude, bon wifi, petit-déjeuner de courtoisie (annoncé comme petit mais pas tant que ça), cuisine et parties communes sympas et propres, personnel très sympa. Situé à proximité de bon nombre de restos et d’un supermarché. Dans les 90 000-100 000 COP pour une chambre double.

Pour sortir juste à côté : le Mono Bandido, un très chouette bar avec une adorable terrasse (mais très beau aussi à l’intérieur), avec un bon choix de bières (et un très bon cidre !) et de délicieuses tapas. Visez l’happy hour pour en profiter à moindre coût !

Que faire à Bogota ?

Nous n’avons pas fait énormément de visites à Bogota en raison d’une grève qui paralysait les transports, mais nous avons quand même pu nous promener dans le centre (entre deux averses) et découvrir la célèbre cathédrale de sel à l’extérieur de la ville.

Visiter la Candelaria, le quartier historique de Bogota.
Nous faisons rarement des visites guidées, mais pour une fois nous avons choisi de faire un walking tour du quartier. Nous avons choisi celui de l’office du tourisme qui est complètement gratuit, et nous avons fait la visite avec une guide passionnée et passionnante (sauf pour Lilly qui préférait courir après les pigeons – on la comprend). Ce tour se concentre notamment sur la première moitié du XXème siècle et sur le Bogotazo qui marque le début d’une période de guerre civile, mais il existe plein de tours différents, orientés sur l’histoire de Bogota, l’histoire plus récente avec le narcotrafic et Pablo Escobar, les graffitis…

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Où manger dans le quartier de la Candelaria :
Selina : menu du jour à 14 000 COP, probablement un des meilleur almuerzos qu’on ait mangé en Colombie.

Monter à Monserrate pour voir la ville d’en haut
Comme il pleuvait des cordes, nous sommes montés et redescendus en téléphérique, ce qui nous a coûté la peau des fesses. (19 000 COP l’AR, mais c’est moins cher le weekend). La vue d’en haut n’est pas exceptionnelle, mais la balade en elle-même est sympa. N’hésitez pas à monter en téléphérique et redescendre à pied, voir tout faire à pied si vous êtes d’humeur sportive !

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La cathédrale de sel de Zipaquira
Il s’agit d’une cathédrale creusée au cœur d’une mine de sel, dans la petite ville de Zipaquira située à environ 1h de Bogota. Pour y aller :
– Prendre un bus de ville jusqu’à Portal Norte (3 000 COP pour la carte de transport + 2200 COP pour le trajet). On a pris le B13 qui est assez direct et rapide.
– A Portal Norte, prendre un bus pour Zipaquira et indiquer au chauffeur où vous descendez (5100 COP/pers). En traversant Zipaquira en direction de la cathédrale, prendre le temps d’admirer les jolies places de la ville et les façades colorées !

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L’entrée pour la cathédrale coûte 50 000 COP/pers. C’est impressionnant, la visite est agréable, même si honnêtement ça reste assez cher pour ce que c’est. Le site de la cathédrale : www.catedraldesal.gov.co

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En bonus : tester des fruits exotiques !
En réalité il n’y a pas de raison particulière pour faire ça à Bogota, mais il se trouve que dans le supermarché où nous allions il y avait plein de fruits exotiques, avec un choix beaucoup plus grand que partout ailleurs. On s’est donc fait quelques sessions de dégustation !
Nos préférés : pitahayas (fruits du dragon) & mangos azucar !

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De Bogota, nous partons à la découverte des montagnes colombiennes, couvertes de bananiers et de plants de café ! Première étape : Salento, un petit village de l’Eje Cafetero, connu pour ses plantations de café mais aussi pour ses gigantesques palmiers de cire.

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7 apps indispensables en voyage

7 Apps indispensables en voyage

Entre 2 récits de voyage, permettez-moi un petit aparté pratico-pratique !
Sujet du jour : les apps que j’utilise en voyage. Qu’on parte sur une longue durée ou juste pour quelques jours, ces apps sont pratiques à utiliser et d’une grande aide ! Je vous présente notamment dans mon top 3 celles que j’utilise tous les jours (ou presque) depuis que nous sommes partis.

Mon Top 3 : Maps.me, Currency Converter et Trabee Pocket

#1 – Maps.me

La révélation avant notre départ ! J’en ai entendu parler sur d’autres blogs de voyageurs, et très rapidement cette app s’est imposée comme l’INDISPENSABLE numéro 1 !

Maps.me permet de télécharger les cartes des pays qu’on prévoit de visiter pour pouvoir ensuite les utiliser sans connexion internet. Grâce au GPS (en activant la localisation), on peut ensuite afficher sa position sur la carte, chercher un itinéraire, lancer un guidage audio comme avec n’importe quel GPS, etc.

Autre avantage : la carte affiche les points d’intérêts, les hôtels, certains magasins… En ce qui concerne les hôtels, l’app est liée à booking.com, ce qui lui permet d’afficher la note de booking ainsi que la catégorie de prix (très utile quand on arrive sans avoir rien réservé).

Il peut y avoir quelques erreurs ou difficultés d’utilisation (certains points mal placés, le GPS qui déconne un peu dans certaines zones) mais globalement l’app est plutôt fiable et peut même être utilisée sur des sentiers de randonnée !

#2 – Currency Converter

On s’habitue vite à passer d’une monnaie à l’autre, mais pendant les premiers jours dans un nouveau pays, avoir une app de conversion est particulièrement utile (surtout quand on jongle entre euros, dollars US et la monnaie locale !). L’app Currency Converter est donc notre alliée pour convertir rapidement d’une monnaie à l’autre. Les taux sont régulièrement actualisés (de manière automatique via l’app).

#3 – Trabee Pocket

Trabee Pocket est l’app que j’utilise pour noter et suivre nos dépenses au quotidien dans notre voyage. J’en parle longuement dans cet article, mais je vous remets ici les points clés : utilisation hors connexion, organisation par dossier, catégorisation des dépenses, multi-devises, export au format Excel, disponible sous Android et IOS.

Ne partez pas sans…

WhatsApp

Tout le monde (ou presque) utilise WhatsApp en Amérique Latine. C’est le moyen idéal pour discuter avec vos hôtes avant votre arrivée dans un lieu, mais aussi pour contacter des agences organisant des activités, pour garder le contact avec de nouveaux amis rencontrés en chemin, etc. Et bien sûr, c’est parfait pour rester en contact avec sa famille et ses amis !

Banque

Ne partez pas sans avoir téléchargé l’App de votre banque ! La plupart sont bien faites et permettent de consulter son compte en quelques instants, de programmer un virement, d’augmenter sa capacité de paiement si besoin, de contacter son banquier… Bien souvent c’est plus simple et plus rapide à utiliser que le site de banque en ligne ! (*voir note ci-dessous)

Airbnb / Couchsurfing / …

Si vous utilisez ces services, les apps permettent de gagner en temps et en praticité, ne serait-ce que parce que vous pouvez recevoir vos notifications en push, sans avoir besoin d’ouvrir votre ordinateur pour vérifier si vous avez reçu quelque chose. (*voir note ci-dessous)

World Clock

Sûrement la moins indispensable de toutes ces apps, mais bien utile quand on passe d’un pays à l’autre : World Clock permet tout simplement de savoir quelle heure il est dans les pays que vous enregistrez. Pratique pour savoir si votre famille en France est réveillée ou pas. 🙂

* Note : App ou interface en ligne ?

Bien évidemment, certaines apps, comme les apps de banque, Airbnb, Couchsurfing… proposent également leur service via leur site internet. Si on a l’habitude d’utiliser le site via un ordinateur, on peut se dire que l’app fait doublon avec le site, et qu’elle n’est pas vraiment utile.

Mon avis :

  • Les apps sont souvent plus simples et plus rapides à utiliser que le site (ex : faire un virement via mon app Société Générale me prend moins d’une minute).
  • Quand on est dans un lieu publique (un café, les parties communes d’un hostel…), il n’est pas forcément prudent de sortir son ordinateur (du moins pas quand on est en Amérique latine) : il est donc beaucoup plus simple et plus discret de faire ce qu’on veut faire via son téléphone plutôt que depuis son ordinateur.

Utilisez-vous des apps spécifiques lorsque vous partez en voyage ? Connaissez-vous les apps mentionnées dans cet article ?

 

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Que faire aux Galapagos – Santa Cruz & San Cristóbal

Notre mois en Équateur s’est conclu par 2 belles semaines aux Galapagos, une étape que nous attendions avec impatience ! Comme je l’expliquais dans ce premier article, nous avons choisi d’aller sur deux des quatre îles principales, Santa Cruz puis San Cristóbal (en repartant cependant de l’aéroport de Santa Cruz, car repartir d’un aéroport différent est généralement beaucoup plus cher).

Astuce : arriver via Baltra et repartir de San Cristobal (ou inversement), c’est possible ?

Il y a deux aéroports aux Galapagos : celui de Santa Cruz (Baltra) et celui de San Cristobal. Il est généralement moins cher d’arriver et de repartir du même aéroport mais rien ne vous empêche de comparer les prix pour trouver l’option qui vous convient le mieux. Le prix du bateau entre les deux iles est de 30$/pers. Si repartir d’un aéroport différent ne vous coûte pas plus de 30$ plus cher, foncez !

A noter : si vous repartez du même aéroport et que votre vol est en milieu de journée, vous n’êtes pas obligé de revenir la veille sur votre île de départ. En effet il est possible de prendre le bateau de 7h du mat qui arrive bien à temps. Notez en revanche que sur Santa Cruz le bateau de 7h arrive trop tard pour prendre le bus qui va à l’aéroport, il faut donc y aller en taxi (25$).

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Santa Cruz

Arriver à Santa Cruz

En avion depuis l’aéroport de Baltra : une fois arrivé à l’aéroport, il faut prendre le bus de votre compagnie aérienne (gratuit) jusqu’au quai puis une lancha jusqu’à l’île Santa Cruz (1$). De là, vous avez la possibilité de prendre un taxi jusqu’à Puerto Ayora (25$) mais c’est beaucoup moins cher de prendre un bus (2$), quitte à prendre un taxi pour finir si votre hôtel est excentré.

En bateau depuis une autre île : les navettes d’une île à l’autre coûtent 30$/pers, avec 2 départs par jour. Les enfants de plus de 2 ans sont censés payer le trajet.

Où se loger / Où manger à Santa Cruz

La plupart des visiteurs logent dans Puerto Ayora, la principale ville de l’île. On y trouve des hôtels de luxe comme des hôtels de backpackers. N’hésitez pas à vous éloigner du plein centre pour avoir de meilleurs prix.
Pour ce qui est des restaurants, là encore vous avez tout intérêt à vous éloigner du centre : en remontant la rue principale, vous trouverez facilement des restaurants où mangent les locaux, et qui proposent des menus complets (soupe, plat, boisson) entre 3,50 et 5$. Choisir un hostel avec cuisine et préparer certains de ses repas (notamment les petits déjeuners et les repas du soir) est un bon moyen de faire des économies.

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Que faire à Santa Cruz

Tortuga Bay

Tortuga Bay est une magnifique plage, nommée ainsi parce qu’on peut (si on a de la chance) y voir des tortues marines. On peut y accéder à pied depuis Puerto Ayora. Il faut compter 40 minutes de marche depuis l’entrée du sentier. Attention on ne peut pas se baigner à Tortuga Bay à cause des forts courants, il faut continuer jusqu’à la plage de la Mansa, qui est plus petite et beaucoup plus calme, parfaite pour une baignade tranquille (sable doux, très agréable mais pas de vagues). En chemin, on peut voir des iguanes marins, des hérons, et en regardant bien les vagues on peut espérer apercevoir des tortues marines. En revanche, n’espérez pas voir de tortues sur la plage, il n’y en a pas ! Mieux vaut venir pas trop tard, car la playa de la Mansa se remplit vite, et le retour se fait sous le soleil, c’est un long chemin. Il est possible de rentrer en lancha mais c’est excessivement cher (10$/pers).

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Station Darwin

Il s’agit d’un petit musée gratuit auquel on peut accéder à pied depuis le centre de Puerto Ayora, après une petite marche d’environ une demi-heure (sous le soleil !). On y trouve des explications sur ce que les scientifiques font aux Galapagos, les programmes qu’ils mettent en place, etc. Intéressant ! On peut aussi y voir des nurseries de tortues marines, qui sont récupérées à l’état d’oeuf et gardées à la nurserie jusqu’à ce qu’elles aient quelques années, avant d’être relachées dans la nature. C’est de cette manière que les scientifiques locaux ont réussi à « relancer » cette espèce qui a failli s’éteindre il y a quelques années.

Réserve El Chato (+ tunnels de lave et Los Gemelos)

Une autre activité sympa : la visite de la réserve El Chato où vivent les tortues terrestres géantes qui font la célébrité des Galapagos. La réserve étant un peu éloignée, le mieux est de s’y rendre en taxi et d’en profiter pour découvrir Los Gemelos (deux cratères complètement ronds). Négociez le tour en taxi à 25-30S et comptez une petite demi-journée pour le faire. L’entrée dans la réserve coûte 3$ et donne droit à une boisson chaude. Elle permet aussi de parcourir les tunnels de lave qui sont dans la réserve. Honnêtement ce n’est pas dingue, mais ça reste sympa d’aller spotter ces énormes bestioles cachées sous les arbres, dans l’odeur douceâtre des goyaves bien mûres tombées par terre.

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Las Grietas

Un chouette endroit à explorer avec masque et tuba ! Il s’agit d’un beau canyon rempli d’eau claire. Des escaliers de bois mènent à une petite plateforme au niveau de l’eau. Pour y aller, il faut se rendre au port pour prendre une lancha (0,80$/pers) et marcher une dizaine de minutes de l’autre côté. Notez que ce n’est pas vraiment un endroit pour prendre un bain de soleil et lézarder : il y a peu de place et surtout des rochers. Par contre c’est un endroit plutôt sympa pour le snorkeling même s’il faut bien avouer qu’on n’y a pas vu des masses de poissons !

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Plongée & snorkeling

Santa Cruz offre beaucoup de possibilités de plongée et de snorkeling en mer. Vous trouverez facilement des baptêmes (« Discovery ») si vous n’avez pas la licence. Nous avons fait un baptême à côté de l’île de Seymour avec l’agence Nauti Dive, pour 150$ chacun. Un beau bateau, 12 personnes max, instructeurs très sympas. Nous étions seulement 3 à faire le discovery et avec Fabien nous avons pu plonger en alternance pendant que l’autre restait avec Lilly. La visibilité était excellente et nous avons pu voir plein de requins et de beaux poissons colorés. Faites un tour des agences pour trouver l’offre qui vous convient et surtout n’hésitez pas à négocier les prix (surtout si vous voulez faire plusieurs sorties, négociez un package avec l’agence choisie !).

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Observer les animaux dans le port

A la nuit tombante, les eaux du port reçoivent la visite de nombreux animaux : lobos de mar (otaries des Galapagos) qui squattent les bancs de l’embarcadère, petits requins, pélicans…

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San Cristobal

Arriver à Sans Cristobal :

En avion depuis l’aéroport de San Cristobal : l’aéroport est très proche de Puerto Baquerizo.

En bateau depuis une autre île : les navettes d’une île à l’autre coûtent 30$/pers, avec 2 départs par jour. Les enfants de plus de 2 ans sont censés payer le trajet. Il faut compter 2h depuis Santa Cruz.

Où se loger / Où manger à San Cristobal

A San Cristobal, c’est à Puerto Baquerizo que vous logerez. Attention le village est en montée, du coup mieux vaut choisir un hôtel pas trop éloigné du bord de mer. En ce qui nous concerne on avait réservé à l’avance et on s’est retrouvé un peu loin, en haut d’une grosse montée !

Pour manger, on trouve comme à Puerto Ayora des menus à un prix correct le midi (4-5$). Le soir c’est plutôt à la carte donc si vous avez la possibilité de cuisiner, vous ferez quelques économies, idem pour les petits déj qui sont souvent assez chers. De manière générale, tout est un peu plus cher qu’à Santa Cruz et il n’y a pas des masses de choix dans les magasins d’alimentation.

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Que faire à San Cristobal

La Loberia

Une plage un peu éloignée, bien pour faire du snorkeling. Nous y avons vu des poissons et surtout des tortues marines ! Il est possible d’y aller à pied (30-40 min) ou de prendre un taxi (à négocier à 3$). Attention pour le retour il y a parfois des taxis qui attendent là-bas mais pas toujours : soyez donc prêt à faire le retour à pied (ce n’est pas excessivement long mais la route est vraiment au soleil).

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Tijeretas

Notre endroit préféré à San Cristobal : c’est là qu’on a pu jouer avec les lobos de mar (otaries des Galapagos). On s’y rend à pied depuis Puerto Baquerizo. On peut commencer par monter au Cerro Tijeretas pour avoir une belle vue sur la côte, et redescendre ensuite à la crique pour y faire du snorkeling. Il y a beaucoup d’otaries qui y viennent, et qui ne sont vraiment pas très farouches. Nous avons joué avec un petit trop mignon ! Par contre il y avait aussi un gros mâle qui squattait l’échelle permettant de descendre dans l’eau, quel gros relou !

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Plages Oro, Man, Punta Carola…

Contrairement à Santa Cruz, il y a de belles plages accessibles directement depuis le port. Le soir elles sont fermées assez tôt (vers 18h) car les otaries viennent y dormir. Un spectacle assez impressionnant ! Nous avons vu un gros mâle qui rassemblait sa tribu et qui engueulait un autre (une autre ?) qui ne voulait pas sortir de l’eau !

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Plongée et snorkeling

A San Cristobal c’est surtout le snorkeling qui est mis en avant car les sites s’y prêtent particulièrement bien. Bien entendu vous y trouverez aussi de la plongée mais il s’agit surtout d’expéditions réservées aux licenciés, nous n’avons quasiment pas vu d’agences proposant des baptêmes.

Pour les tours, on vous proposera le 360° (tour de l’île), 180° (tour partiel), la Isla de lobos… Les possibilités sont nombreuses et alléchantes ! Nous avons fait le tour 180° (compter 100$/pers), qui inclut notamment un snorkeling au Leon Dormido (aussi appelé Kicker Rock), un endroit célèbre car on y nage au milieu des requins. Il s’agit des images ci-dessous : un gros rocher au milieu de l’océan, on nage dans l’étroit canal qu’on aperçoit sur la troisième photo. Impressionnant et un peu flippant ! Malgré la visibilité pas très bonne ce jour-là, nous avons pu voir plein de requins, des tortues, une raie manta…

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Fin de ces deux belles semaines de découverte ! Je prévois encore un petit article plutôt orienté budget, car au final contrairement à ce qu’on pensait, ce n’est pas si cher de voyager aux Galapagos. Pour l’instant, en bilan de cet article, si on nous posait la question : quelle île avez-vous préférée ? Ce serait San Cristobal sans hésiter ! Plus mignon, plus de choses à faire facilement par soi-même, et encore plus de contacts avec la vie marine !

Plongée aux Galapagos

2 semaines aux îles Galapagos

Galapagos ! A la seule évocation de ce nom on s’imagine nager avec des tortues marines et des poissons multicolores dans un océan bleu turquoise ! Et c’est bien cela, et plus encore… Nous avons passé 2 semaines aux Galapagos, sur les îles Santa Cruz et San Cristobal : une très chouette parenthèse ensoleillée dans notre itinéraire, de magnifiques moments de plongée et de snorkel, et un nombre impressionnant d’animaux qu’on n’avait jamais vu jusque-là !

Mais commençons par le commencement, car rejoindre l’archipel demande un peu de préparation.

Préparer son voyage aux Galapagos

Comment aller aux Galapagos ? A quel prix ?

On ne peut rejoindre les Galapagos que depuis Quito ou Guayaquil. Si vous ne venez pas d’une de ces deux villes équatoriennes, vous aurez donc forcément une correspondance à faire.
Nous avons pu avoir des billets pour environ 200€ par personne (AR) depuis Quito.

Aller aux Galapagos : prix et formalités

Droits d’entrée
Surprise (si vous ne le saviez pas encore), l’entrée aux Galapagos est payante ! Et pas qu’un peu payante, puisqu’en mai 2017 il fallait compter 100$ par adulte, et 50$ pour les enfants de 2 à 12 ans. Ouille, pour nous qui sommes habitués à ce que Lilly ne paie quasiment rien en Amérique du Sud, ça fait mal !

Carte de transit (tarjeta de transito)
Les surprises ne s’arrêtent pas là puisqu’il faut aussi payer une carte de transit de 20$ par personne. La encore les enfants payent (plein pot).
Heureusement après ça c’est fini !

Arriver aux Galapagos : formalités et trajet

Formalités :
On n’entre pas comme ça aux Galapagos, il faut montrer patte blanche ! Les autorités ont bien compris l’importance et la richesse de l’archipel en termes de biodiversité, et font tout pour protéger les espèces présentes sur les îles. La crainte principale porte sur l’introduction d’espèces qui pourraient nuire aux espèces endémiques de l’île et altérer l’écosystème, comme ce fut le cas dans le passé.
Voilà donc ce qui vous attend (si vous partez de Quito et atterrissez à Baltra) :

Une fois à l’aéroport de Quito (25$ en taxi depuis le centre historique) :
– Dans l’entrée, à droite, passez au contrôle des bagages. Ici on vérifie principalement que vous n’avez avec vous aucun fruit, légume, plante ou graine, ni aucun caillou, terre, etc. Quand vous passez le contrôle, on met un petit lien en plastique sur vos sacs qui vont en soute pour montrer qu’ils ont été contrôlés.
– Passez ensuite au bureau transit/immigration juste à côté pour payer la carte de transit (20$/pers, les enfants de plus de 2 ans payent le même prix).
– Il vous reste ensuite à faire le check-in et le passage classique de la sécurité.
– Dans l’avion, on vous donnera un petit formulaire à remplir, pour certifier que vous n’amenez avec vous aucun des éléments interdits.
– A l’arrivée : pour rejoindre l’aéroport on vous fera marcher dans un bac contenant une solution visant à tuer toutes les vilaines bactéries que vous amenez sous vos chaussures ! Ensuite, vous aurez droit au contrôle des passeports et au paiement de l’entrée dans le parc (100$/adulte et 50$ pour les enfants de moins de 12 ans) puis à un nouveau contrôle des sacs.

Rejoindre Puerto Ayora depuis l’aéroport de Baltra
– En sortant de l’aéroport, sautez dans le bus de votre compagnie aérienne. Il vous emmène gratuitement jusqu’au quai (l’aéroport de Baltra est situé sur l’île du même nom, qui est séparée de l’île Santa Cruz par un canal).
– Prenez ensuite la lancha jusqu’à l’île Santa Cruz (1$/pers).
– De l’autre côté vous avez la possibilité de prendre un taxi jusqu’à Puerto Ayora pour 25$ mais je vous conseille plutôt de prendre le bus (2$), quitte à prendre un taxi une fois dans Puerto Ayora pour finir votre trajet, si votre hôtel est excentré (2$).

Puerto Ayora, Galapagos

Les jolies couleurs de Puerto Ayora

Les îles : que faire aux Galapagos ?

Quelles îles choisir ?

L’archipel des Galapagos se compose d’une quarantaine d’iles et d’îlots, mais seules 4 sont habitées : Santa Cruz (la plus peuplée), Isabela, San Cristobal et Floreana. Beaucoup de touristes choisissent l’option croisière, pour pouvoir voir un maximum d’îles, mais c’est un choix très coûteux. En ce qui nous concerne, ce n’était pas du tout envisageable, nous avons donc décidé de ne voir que 2 des îles principales : Santa Cruz et San Cristobal.
NB : Je ne doute pas que faire une croisière soit génial (à condition d’être sur un bateau à taille humaine) mais rassurez-vous, on peut très bien profiter des Galapagos sans faire de croisière et en faisant un maximum de choses par soi-même.

Pourquoi 2 îles seulement ? Pourquoi ces deux là ?
– Les trajets d’une île à l’autre coûtent cher : 30$ par trajet, sachant qu’il n’est pas possible de relier directement San Cristobal et Isabela. Il faut passer par Santa Cruz, ce qui coûte donc 60$.
– Ces trajets prennent du temps. Par exemple, il faut compter 2h pour rejoindre Santa Cruz et San Cristobal, sachant qu’il n’y a que 2 départs par jour. Nous avions peur que faire 3 îles en 2 semaines nous laisse trop peu de temps pour profiter pleinement de chaque île. Ça se jouait donc entre Santa Cruz+Isabela ou Santa Cruz+San Cristobal.
– Isabela est censée être l’île la mieux préservée et la plus sauvage, mais aussi la plus chère. Pour cette raison, nous avons privilégié San Cristobal Vs Isabela.

Bilan :
Très contents de notre choix, car San Cristobal est l’ile que nous avons préférée, et plusieurs voyageurs avec qui nous avons discuté nous ont dit la même chose (Vs Santa Cruz et Vs Isabela). On a d’ailleurs regretté d’avoir choisi de rester plus longtemps sur Santa Cruz que sur San Cristobal (on avait réservé un hôtel) car nous avons trouvé qu’il y a avait plus de choses sympas à faire sur San Cristobal !

La Loberia, San Cristobal, Galapagos

Que faire à Santa Cruz ?

Les Galapagos se prêtent à merveille à la pratique de la plongée et du snorkel (plongée avec masque et tuba). Les agences sont nombreuses à proposer des sorties en mer pour atteindre des sites de plongée et de snorkel particulièrement intéressants.
Si vous n’avez jamais de plongée, Santa Cruz est un bon endroit pour faire un baptême (« discovery »). En revanche, le PADI y est assez cher (600-650 $).

En plus de cela, plusieurs sites sont accessibles facilement par soi-même : Tortuga Bay (plage), Las Grietas (canyon rempli d’eau – sympa pour du snorkeling), la réserve El Chato pour voir des tortues terrestres géantes et des tunnels de lave, la Station Darwin pour comprendre le travail des scientifiques aux Galapagos, etc.

Tortuga Bay, Santa Cruz, Galapagos

Que faire à San Cristobal ?

Là encore, plongée et snorkel sont au programme, mais à San Cristobal le snorkel est plus mis en avant car plusieurs sites s’y prêtent particulièrement bien. D’ailleurs pour ce qui est de la plongée, les agences proposent beaucoup moins de baptêmes, les sorties s’adressent plutôt aux plongeurs qui ont la licence. En revanche, on nous a dit qu’il était possible d’y passer le PADI a un prix très correct (dans les 350$).

Pour le snorkel, les tours « 180° » et « 360° » sont particulièrement intéressants car ils permettent de voir plusieurs sites en une journée, notamment le León Dormido (aussi appelé Kicker Rock).

Enfin, à faire par soi-même : la Loberia, le cerro Tijeretas et la petite crique du même nom (où nous avons joué avec des lobos de mar), ainsi que les belles playa Man, playa Punta Carola, etc.

Nager avec les requins au Leon Dormido

RDV au León Dormido pour nager au milieu des requins !

Quand aller aux Galapagos ?

On distingue deux saisons :
– La saison pluvieuse qui s’étend de novembre/décembre à mai. La température de l’air plutôt élevée, de 22 à 30 °C, avec une forte humidité et des pluies assez fréquentes. La température de l’eau est agréable (de 24 à 30°).
– La saison sèche, qui va de fin mai à fin décembre. La température de l’eau est plus basse qu’en saison chaude.

En ce qui concerne le temps, la période conseillée pour visiter les îles est donc plutôt de janvier à mai. Ensuite bien évidemment, cela veut aussi dire que cette période correspond à la haute saison, avec les inconvénients que cela entraîne : plus de monde et prix plus élevés.

En ce qui nous concerne, nous y sommes allés pendant les deux dernières semaines de mai. C’était donc le début de la basse saison, ce qui nous a permis de négocier certains prix à la baisse. Nous avons aussi trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de monde (même si on ne peut pas comparer avec le reste de l’année). Les températures étaient très clémentes à notre arrivée, et l’eau encore bien chaude, mais nous avons senti un changement au niveau du climat vers la fin de notre séjour ! Il a commencé à faire un peu plus froid et l’eau s’est pas mal rafraîchie. Deux voyageurs rencontrés le jour de notre départ nous ont d’ailleurs dit qu’ils avaient dû interrompre une sortie plongée à cause du froid. Du coup, le mois de mai est un bon choix mais attention aux derniers jours (à la dernière semaine de mai) qui peut être sensiblement plus fraîche !

La minute culture

Nous avons pas mal discuté avec le papa de notre hôte Airbnb à Santa Cruz, qui nous a beaucoup appris sur les Galapagos. Il nous a raconté que Santa Cruz compte plus ou moins 24 000 habitants, dont environ 6 000 d’illégaux, qui sont essentiellement des Équatoriens venus s’installer aux Galapagos pour profiter des conditions économiques très favorables sur l’île. On imagine que l’immigration aux Galapagos doit être très contrôlée, car comme il nous l’a dit, les autorités des Galapagos veulent préserver la tranquilité de l’archipel et ne veulent surtout pas de gens avec des casiers judiciaires (les vilains de Guayaquil !).

Quant à l’histoire des îles : nous avons appris qu’il n’y avait pas de population native aux Galapagos. L’archipel a été utilisé pendant un temps par les pirates (XVII-XVIIIème siècles), qui s’y ravitaillaient en eau fraiche et en tortues (pour les manger une fois en mer !). Les îles ont ensuite reçu la visite de Charles Darwin, qui fut un des premiers à apprécier la diversité des espèces animales et végétales présentes. Elles ont également servi pendant un temps de colonies pénitentiaires, avant de devenir un parc national en 1959.

La colonisation des îles qui n’avait commencé que dans les années 1930 s’est accélérée à partir de ce moment, sachant que jusqu’aux années 1970, les îles restaient très sauvages : pas d’électricité, peu de routes, pas de voitures. Cela fait donc au final très peu de temps que les Galapagos sont devenues une destination touristique connue, et les îles se sont métamorphosées en quelques années, avec à présent plusieurs dizaines de milliers de personnes qui les visitent chaque année.

Pour nous voir nager avec les otaries, les tortues et les requins, stay tuned ! Spoiler alert : les requins ont été cool, aucune perte d’orteil à déplorer…

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Quito, Equateur

Quito, promenade colorée dans le centre historique

Après avoir parcouru l’Equateur, de Cuenca à Montañita, à la région de Latacunga, nous arrivons dans la capitale pour quelques jours avant de prendre notre avion pour les Galapagos.

Quito n’a pas une très bonne réputation (comme beaucoup de grandes villes sud américaines), il est conseillé d’y faire preuve de prudence, sans devenir parano pour autant. En ce qui nous concerne, nous avons apprécié le très beau centre historique de la ville – qui nous a semblé assez sûr en journée, mais nous n’avons quasiment pas vu les autres quartiers (il faut dire qu’on aime de moins en moins les grandes villes !).

Comme nous n’avons pas fait grand chose sur place à part marcher à la découverte du centre, je me contenterais de quelques photos ! A faire : déambuler dans les rues du centre historique, avec notamment la calle La Ronda, admirer la vue sur le Panecillo (la colline toute ronde qu’on voit sur une des photos), marcher jusqu’à la Basílica del Voto Nacional et monter dans les tours pour admirer la vue (2$, ça vaut vraiment le coup – mieux vaut ne pas avoir le vertige !). On a aussi marché jusqu’à La Mariscal pour voir à quoi ressemblait le quartier mais c’est assez peu charmant comparé au centre. Enfin, nous avons visité le palais présidentiel, en pleine redécoration car c’était quelques jours seulement avant l’investiture du nouveau président de la république ! La visite est gratuite, il suffit de s’inscrire sur un créneau horaire disponible (billetterie juste à coté du palais – mieux vaut réserver tôt car vers 10-11h ils ne reste déjà plus que des places pour la fin de journée !). Toute la première partie de la visite est consacrée à l’histoire de l’Equateur, ce qui pourrait être super intéressant si les guides n’essayaient pas de squeezer des siècles d’histoire en 15 minutes !

Infos pratiques :

Venir à Quito :
Depuis Latacunga en bus : 2,15$ (2h)
Du terminal sud au centre historique en taxi : 6$.
Quitter Quito :
Du centre à l’aéroport en taxi : 25$
Du centre au terminal nord : une dizaine de dollars

Sécurité & arnaques :
Comme dans toutes les grandes villes, il faut faire attention à bien prendre un « taxi seguro » (à Quito, ils sont jaunes avec une plaque orange, 2 caméras à l’intérieur, un panic button et un compteur). Je vous conseille de demander l’utilisation du compteur et de rester vigilant : le taxi seguro pris au terminal a quand même essayé de nous arnaquer 2 fois (en nous annonçant 10$ pour la course, alors qu’avec le compteur on n’en a eu que pour 6$, et en nous demandant de payer un prix plus élevé que ce que marquait le compteur).

Où dormir à Quito : centre historique ou la Mariscal ?

Nous faisons toujours quelques recherches avant d’arriver dans une grande ville pour savoir quels sont les quartiers recommandés pour se loger. A Quito les forums conseillent principalement le centre historique et la Mariscal, mais ce deuxième est très touristique et pas forcément très sympa. Nous avons donc choisi le centre historique et nous n’avons pas regretté ce choix.

Hôtel Yumbo Imperial : 15$ la chambre double avec sdb privée. Bon petit déjeuner bien copieux à 2,5$/pers. Dispose d’une cuisine, eau bien chaude, wifi un peu capricieux. La famille qui tient l’hôtel est adorable !

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Sur ce, réveil à 4h du mat pour prendre notre vol pour les Galapagos, que la compagnie aérienne a eu la bonne idée d’avancer à 7h alors qu’on s’était arrangés pour avoir un vol à midi !

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Voyager avec un jeune enfant, qu’est-ce que ça change ? [FAQ]

Avoir un enfant c’est le début de beaucoup de belles choses… mais les parents savent que ça signifie aussi la fin d’autres choses : grasses mat’, voyages…
Pour les grasses mat, je confirme ! Mais pour ce qui est des voyages, j’espère que ce blog est la preuve qu’on peut continuer à faire de beaux voyages quand on a des enfants ! (notez cependant que mon expérience se limite à 1 mini monstre, j’admire ceux qui se déplacent en tribu !).

Si vous débarquez sur ce blog et pour rappeler le contexte : nous voyageons depuis presque 6 mois avec notre fille, âgée de 3 ans au moment du départ. Les réflexions ci-dessous concernent donc majoritairement la thématique du voyage longue durée avec des enfants de son âge. J’ai essayé de répondre aux principales questions qu’on nous a posé avant et depuis notre départ.

Sommaire

1. [Les raisons] Pourquoi partir en voyage longue durée avec un enfant ?
2. [Les freins] Est-ce bon pour l’enfant ?
3. [Conseils] Comment faire pour que tout se passe au mieux
4. [Pratique] Avant le départ / En voyage
5. Par curiosité
6. Focus sur certaines destinations
7. Pour finir

[Les raisons] Pourquoi partir en voyage longue durée avec un enfant ?

Pour avoir plein de temps ensemble, sans subir le rythme intense du quotidien (école, travail…).
Pour découvrir le monde ensemble : d’autres cultures, d’autres manières de vivre, d’autres gastronomies, de nouveaux paysages…
Pour faire des activités qu’on n’a pas l’habitude ou pas le temps de faire au quotidien : se baigner, faire des châteaux de sable, ramasser des coquillages, randonner, explorer, observer la nature…

Pour montrer qu’il existe d’autres manières de vivre que le métro-boulot-dodo.

[Les freins] Est-ce bon pour l’enfant ?

Pas trop dur ce rythme itinérant ? Comment est-ce qu’elle le vit ?
Ça n’a jamais posé de problème : avant le départ nous lui avions bien expliqué notre projet, et ensuite nous avons simplement continué à beaucoup en parler avec elle. L’important est de l’impliquer, lui montrer sur une carte le chemin parcouru, lui expliquer les prochaines étapes, etc. Quand au fait de ne plus avoir de maison fixe, elle s’est très vite habituée à changer de lit tous les quelques jours. On dit souvent que les enfants ont des capacités d’adaptation impressionnantes, et je le crois volontiers. Cette manière de vivre est devenue normale pour elle, et d’ailleurs elle l’intègre dans ses jeux et dans son imaginaire : quand elle joue, ce sont des histoires de voyages, ce sont des dinettes avec des repas à payer en pesos ou en dollars, ce sont des « quand je serai grande je reviendrai en Bolivie et je ferai ça… »

Les enfants ont besoin de routines. Elle n’est pas trop perturbée d’être constamment dans un environnement inhabituel ?
Les spécialistes de la petite enfance insistent sur l’importance des routines pour rassurer les enfants au quotidien et leur permettre de gagner en autonomie. On pourrait croire qu’en vivant de manière itinérante on vit sans routines, mais ce n’est pas le cas !
En effet, quel que soit l’endroit où on se trouve, on a des routines que l’enfant reconnait, par exemple :
– se brosser les dents avant d’aller dormir
– préparer le repas et manger ensemble
– s’habiller, se mettre en pyjama, se doucher…
Ce sont des mini séquences, qui ne sont pas impactées par l’endroit où on se trouve.

En ce qui concerne cette vie itinérante, je m’étais posé la question avant de partir : est-ce que c’est bien responsable de notre part de la sortir du rythme de vie classique maison-école ? Est-ce qu’en partant on impacte son besoin de stabilité ?
Et en y pensant, il m’a semblé évident qu’il était bien mieux pour elle de passer une année en itinérance à nous voir toute la journée et à faire plein de choses avec nous, plutôt que de passer une année « stable » où l’on ne se voit que quelques heures par jours, en coup de vent entre le bain, le repas, le coucher.

Et l’école ?
En France et en Espagne, l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans, nous n’avions donc pas de démarche particulière à faire pour la sortir du système scolaire. Lilly a fait un trimestre de 1ère section de maternelle avant notre départ, et elle reprendra l’école directement en 2eme section. Nous avons discuté avec sa maitresse avant de partir pour savoir s’il y avait des choses particulières à faire avec elle cette année, mais elle nous a répondu que tout ce que Lilly allait voir et apprendre cette année seraient bien suffisant.
Au quotidien : elle dessine, on lui explique des concepts nouveaux pour elle (comment marchent les volcans, pourquoi il fait nuit chez sa grand-mère et pas ici, etc.), elle apprend beaucoup de vocabulaire (français et espagnol), on compte et on fait des calculs, on observe la nature et ses phénomènes, on lit et écoute des histoires…

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Et la socialisation ?
Par rapport au fait de ne pas aller à l’école, c’est effectivement ce qui pourrait le plus lui manquer. Mais en réalité, elle interagit avec des nouvelles personnes tous les jours, enfants ou adultes, ce qui l’oblige à être particulièrement sociable. Forcément elle n’a pas toujours envie de répondre aux gens qui lui parlent, mais très souvent elle le fait avec plaisir et de sa propre initiative, et on voit aussi qu’elle va de plus en plus facilement vers les autres enfants. Par ailleurs, le fait d’être très souvent à l’extérieur l’oblige à apprendre les règles de vie sociale : ne pas faire trop de bruit à l’hôtel, ne pas déranger les autres, dire bonjour/au revoir/merci…

Ce n’est pas trop dur les trajets ?
Depuis le début elle nous impressionne ! L’avantage est qu’elle s’endort assez facilement dans le bus, ce qui nous permet de survivre aux longs trajets. À nous ensuite d’être préparés pour que tout ce passe bien : de quoi boire et manger, un sac en cas de mal au cœur, et de la patience pour répondre à ses questions sans fin !

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Est-ce que vous pouvez faire tout ce que vous voulez / Est-ce que voyager avec un enfant vous limite parfois ?
Voyager avec Lilly nous impose une certaine forme de voyage : on ne sort pas faire la fête jusqu’à tard dans la nuit, on a fait une croix sur le volontariat/wwoofing et le couchsurfing parce qu’on a vu après plusieurs tentatives que ça ne prenait pas… Par contre on a pu faire de belles randonnées assez difficiles et même des treks sur plusieurs jours, dont un avec nuit en tente. On a pu faire de la plongée (en plongeant chacun notre tour) et du snorkelling. Idem pour le survol des lignes de Nazca, on a fait chacun notre tour.

Pour les déplacements on n’a jamais été limité par le fait de voyager avec elle, on a pris des bus de 24h sans souci, là où beaucoup d’adultes ne se sentent pas d’en faire autant. Donc oui, il y a des limites à ce qu’on peut faire, mais beaucoup moins que ce qu’on pourrait penser. La seule chose dont il faut être conscient, c’est que les besoins de l’enfant ont toujours la priorité.

Important : notre voyage serait sûrement très différent si on n’était pas capable de porter Lilly pendant de longues heures. C’est ce qui nous a permis de faire de magnifiques randonnées qui ont marqué notre voyage.

[Conseils] Comment faire pour que tout se passe au mieux

Comment avez-vous su que vous pouviez partir aussi longtemps avec elle ?
Après la naissance de Lilly nous avons continué à voyager comme avant. Son premier voyage a eu lieu lorsqu’elle avait 3 mois, nous sommes partis à Madrid le temps d’un weekend. Plus tard nous sommes partis plusieurs fois en France pour voir la famille, et en Europe : roadtrip en Irlande à 1 an et demi, aux Canaries et au Portugal à 2 ans… À chaque fois on s’est régalé et plus elle grandissait plus c’était facile et sympa de voyager avec elle.

Évidemment nous ne savions pas à l’avance comment ce grand voyage allait se dérouler, mais nous étions très confiants sur notre capacité à voyager ensemble.

Comment respecter au mieux le rythme de l’enfant dans ce type de voyage ?
Il faut avant tout essayer de respecter le sommeil et les temps de jeu. De manière plus ou moins consciente, nous alternons des périodes très actives (randonnées, visites, déplacements) et des périodes de calme où l’on reste au même endroit pendant plusieurs jours, en ayant du temps pour ne rien faire. Ça fait du bien à tout le monde !

Comment faire pour qu’elle garde le lien avec le reste de la famille ?
Bien sûr il y a Skype, mais quand la connexion est mauvaise, c’est franchement pas terrible.
Du coup, je partage d’autres bonnes idées pour garder le contact à distance : envoyer des photos et des vidéos de la famille, ou même des petits messages enregistrés (très facile avec WhatsApp par exemple). Ou encore, idée géniale de ma maman : enregistrer des contes ! Du coup Lilly a toute une série d’histoires racontées par ses grands-parents et sa tante à écouter quand elle le souhaite.

[Pratique] Avant le départ / En voyage

Quels vaccins avez-vous faits avant de partir ?

  • Vaccins classiques en fonction de son âge
  • Fièvre jaune (obligatoire pour certains pays)
  • Fièvre typhoïde
  • Hépatites A et B
  • Rage (3 injections sur les 5)

Les vaccins ont été faits dans un service hospitalier spécialisé, c’est le médecin que nous avons rencontré qui nous les a prescrits et qui nous a conseillé de faire la rage en plus des autres vaccins.
Pour les vaccins classiques, nous avons vérifié avec sa pédiatre que tout était à jour avant le départ et avancé la date d’un rappel pour qu’elle soit bien protégée.

Quelles formatives administratives / quels documents sont nécessaires pour elle ?
Pour les pays que nous faisons, seul le passeport est nécessaire. Il n’y a qu’au Chili qu’une compagnie de bus nous a enquiquiné en exigeant le livret de famille (qu’on n’avait pas avec nous) mais le livret ne nous a jamais été demandé à la frontière.
NB : Précisons que si l’enfant voyage sans ses parents ou avec un seul de ses parents il y a peut-être des autorisations à présenter.

Pour vérifier les documents nécessaires, vous pouvez consulter le site France Diplomatie > Conseils par pays

Est-ce qu’elle est souvent malade ? Comment ça se passe pour les soins médicaux ?
Nous avons une assurance adaptée aux voyages longue durée (Chapka Assurances) et nous pouvons donc aller chez le médecin ou à l’hôpital si le besoin se fait sentir.
Cela dit pour l’instant Lilly n’a jamais été malade, à part quelques rhumes sans gravité. Même la turista ne l’a pas touchée !
Par ailleurs nous trimballons avec nous une belle trousse à pharmacie élaborée avec l’aide de sa pédiatre, pour nous dépanner au cas où il arriverait quelque chose dans un endroit où nous n’avons pas accès rapidement à des soins médicaux, ou peu approvisionné en médicaments.

Porte-bébé et/ou poussette ?
Le porte-bébé est un indispensable ! S’il fallait choisir entre porte-bébé et poussette, ce serait bien évidemment le porte-bébé qu’on emporterait. Mais, Arnaud du blog www.le-tour-du-monde-a-80cm.com, avec qui nous avions discuté avant notre départ, nous a fortement conseillé de partir avec une poussette canne et nous n’avons jamais regretté de l’avoir écouté !

Porté-bébé : on l’utilise principalement pour les balades dans la nature, les randos… Nous avons emporté le Manduca qu’on avait avant de partir et qui est super : se replie bien et ne prend pas trop de place, portage ergonomique. Lilly dans le Manduca pèse un peu plus de 13 kg, soit le même poids que mon gros sac, mais niveau confort ça n’a rien à voir. Je peux la porter plusieurs heures dans le Manduca.
Modèle : Manduca (0,6 kg)

Poussette : nous la voulions la plus légère possible mais sans devoir débourser une fortune, surtout qu’on n’était pas sûrs de la garder au début ! Par chance nos chouettes amis parisiens nous ont proposé de nous donner la leur, qui nous accompagne depuis. On avait peur de l’encombrement que ça représente mais en réalité ce n’est pas gênant. Pour les bus, elle va en soute, et dès qu’on arrive quelque part, on met Lilly dedans et on accroche nos petits sacs dessus, ce qui nous permet de nous déplacer facilement à la recherche d’un hôtel par exemple (plutôt que de devoir faire marcher Lilly ou la porter alors qu’on a déjà nos gros sacs sur le dos).
Modèle : Poussette-canne VERTBAUDET Minicity (5 kg)

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Est-ce que ça coûte cher de partir avec un enfant ?
Oui ! Un enfant ne compte pas forcément comme une personne à part entière mais il ne faut pas sous-estimer le coût :
– à partir de 2 ans un enfant paie l’avion à 100%.
– pour les trajets de bus, les enfants de moins de 4 ou 5 ans (selon le pays) peuvent voyager gratuitement s’ils sont sur les genoux des parents, mais pour les trajets longs on a souvent choisi de lui prendre un siège (elle paie à 100% en général).
– pour les repas on mange généralement à 3 sur 2 plats mais selon les endroits on doit parfois prendre un peu plus pour être sûr qu’il y ait assez.
– à l’hôtel on prend des chambres pour 2 mais on ne peut pas dormir en dortoir.

Par curiosité

Est-ce qu’elle a son propre petit sac ?
Non et non ! On nous pose souvent cette question, mais la réponse est toute simple. Dans nos déplacements on la porte ou on la met dans la poussette. Donc si sac il y avait, c’est nous qui le porterions ! (Mais elle a quand même un petit sac de jouets !)

Elle sait parler espagnol ?
Notre fille est née en Espagne et a appris le catalan à la crèche, tout en entendant un peu d’espagnol. Ce sont donc des sonorités familières pour elle. Depuis notre départ, elle entend de l’espagnol tous les jours et elle le comprend maintenant plutôt bien. Elle le parle de mieux en mieux, même si ça reste un bon mix de français et d’espagnol. En tout cas elle n’a pas peur d’engager la conversation en espagnol et se fait très bien comprendre !

Focus sur certaines destinations

Les Galapagos avec un jeune enfant, c’est possible ?
C’est tout à fait possible mais de tout notre voyage c’est l’endroit où c’était le moins pratique.
C’est cher : elle paye le droit d’entrée (50$) et la carte de transit (20$), elle est censée payer les transferts d’une île à l’autre (30$) et une partie des sorties en mer.
Par ailleurs elle ne peut pas faire de plongée ce qui nous oblige à plonger en alterné, et est encore trop petite pour faire du snorkel (nous n’avons pas trouvé de masque assez petit pour elle).

Malgré ça, elle a beaucoup aimé les Galapagos, on s’est baigné avec les otaries, on lui a montré des iguanes, des tortues terrestres, des oiseaux…

A VENIR : Notre article sur les Galapagos

Le Machu Pichu avec un jeune enfant…
Tout à fait possible ! Nous avons fait la montée au Waynapicchu avec elle sur le dos, c’est intense mais faisable.

Le canyon de Colca avec un jeune enfant…
C’est faisable mais c’est une belle épreuve sportive, donc tout dépend de votre forme et de votre réaction à l’altitude. Pour la remontée (du fond du canyon au village de Cabanaconde), sachez qu’il est possible de prendre une mule si vous ne vous sentez pas de faire la remontée à pied (il faut bien s’accrocher par contre !).

Le salar d’Uyuni avec un jeune enfant…
Chaque personne, adulte ou enfant, réagit différemment à l’altitude, donc personne ne pourra vous dire « oui, vous pouvez y aller sans problème avec un enfant ».  Si quelqu’un vous dit ça, ne le croyez pas, vous devez connaître les risques.
La difficulté principale avec un jeune enfant est qu’il peut moins facilement exprimer son inconfort si ça ne va pas. C’est donc aux parents d’être très attentifs.
En ce qui nous concerne, avant de faire le salar, nous étions déjà montés plusieurs fois en altitude, notamment dans le désert d’Atacama au Chili. Tout s’était très bien passé, c’est ce qui nous a convaincu qu’on pouvait faire le salar avec Lilly.

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Pour finir…

Dommage, elle ne s’en souviendra pas…
Les spécialistes de la petite enfance parlent d’une forme d’amnésie qui amène les enfants à oublier leurs premières années de vie pour faire de la place pour la suite. Du coup on nous dit parfois que c’est dommage de faire ce voyage maintenant, car Lilly ne s’en rappellera pas.

Pour moi la question ne se pose même pas car :
– elle se rappellera de certaines choses grâce aux photos et aux vidéos qu’on a pris
– ce qui importe, ce sont les expériences qu’elle vit dans ce voyage, qui vont forcément l’impacter d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que parce qu’elles contribuent à la faire grandir.

En réalité on s’en fout que Lilly ne se rappelle pas d’avoir vu le Machu Picchu ou d’avoir escaladé le Cotopaxi, et c’est évident qu’elle va oublier plein de choses ! Mais elle aura passé plein de temps avec nous, elle aura appris à s’adapter à de nouveaux environnements, à rencontrer de nouvelles personnes chaque jour, à goûter de tout au restaurant, elle aura pris le goût des randonnées dans la nature, elle se souviendra d’avoir vu des tortues, d’avoir nagé avec des otaries…

Qu’est-ce les gens que vous rencontrez pensent de vous ?
Autant les voyageurs qu’on rencontre que les locaux nous disent qu’ils n’ont pas l’habitude de voir de jeunes enfants comme Lilly sur la route ! Avec son caractère sociable et son air de canaille, elle attire l’attention et marque les esprits ! C’est particulièrement sur les randonnées et les treks que les gens sont surpris de nous voir (surtout quand on les dépasse, niark niark !).

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Au final, est-ce que 3 ans est un bon âge pour partir ? Quel est le meilleur âge pour partir avec un enfant ?
Chaque âge a ses avantages et ses difficultés. On pourrait penser que plus les enfants sont jeunes plus c’est difficile, mais je vois plusieurs avantages au fait qu’on soit parti alors que Lilly n’avait que 3 ans :
– pas d’école à faire ! J’ai une admiration sans limite pour les familles qui font l’école en voyage, ça doit demander une sacrée organisation
– elle reste suffisamment légère pour qu’on puisse la porter, ce qui nous permet de faire de belles randos avec elle.
– A cet âge là, son monde c’est encore nous, ses parents. Du coup elle ne se sent pas déracinée, même si elle parle souvent du reste de la famille (et de sa trottinette restée en France !)
– elle ne paie pas grand chose : la plupart des transports en commun et des activités sont gratuits pour elle, dans les bus longue distance elle ne paie que si on veut qu’elle ait un siège, à l’hôtel une chambre double nous suffit…
– elle est curieuse de tout et avide d’apprendre, elle n’a pas la timidité que peuvent avoir des enfants plus grands, et à cet âge la différence de langue n’est pas une barrière.

Alors, quel est le meilleur âge pour partir ? Impossible pour moi de répondre à cette question. Je dirais qu’on peut partir à tout âge, mais plus l’enfant est grand plus il est nécessaire de l’impliquer et de faire du voyage un vrai projet familial, qui recueille l’accord de tous.

Il y aurait encore bien des choses à dire sur ce sujet, mais je pense que cet article est suffisamment long comme ça ! N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez des questions auxquelles je n’ai pas répondu ou des remarques concernant les idées évoquées !

Volcan Cotopaxi, Equateur

Retour en altitude ! A l’assaut du Quilotoa et du Cotopaxi

La marque du maillot de bain fraîchement imprimée sur la peau, nous disons au revoir à Montañita, et repartons dans les hauteurs ! Au programme, la laguna Quilotoa et le volcan Cotopaxi.

Pour nous rendre à Quilotoa, notre première étape, nous savons juste qu’il va falloir enchaîner plusieurs bus, mais sans avoir aucune info sur les horaires et les correspondances. Mais depuis le temps, on a bien compris qu’en Amérique du Sud, on finit toujours pas arriver à destination, même si ça prend un peu de temps. Nous partons donc de Montañita par un des premiers bus, en nous demandant s’il est possible d’arriver à Quilotoa en un seul jour. La réponse est… « oui… mais… ». 🙂

Partis à 7h de Montañita, nous arrivons vers 9h45 à Guayaquil. Nous apprenons qu’un bus part à 10h pour Latacunga. On fait une croix sur nos envies de petit déj et on se précipite pour prendre le bus. Heureusement, on est en Équateur ! On ne tarde pas à recevoir la visite de plusieurs vendeurs ambulants qui prennent le bus d’assaut pour nous proposer de quoi grignoter pour quelques dollars. Le tupper de seco de pollo à 1$, je prends ! Dans l’après-midi, à Latacunga, nous arrivons tout juste à temps pour prendre le dernier bus de la journée pour Quilotoa. Un sacré enchaînement ! Mais qui n’est pas sans quelques inconvénients, comme vous allez le voir.

Vers 18h30, dans la nuit noire, le bus nous lâche à Zambahua et nous annonce qu’on va faire les derniers kilomètres en camionnette. Nous voilà donc entassé à 12 (oui oui !) dans un pick-up pour les 15 derniers minutes de trajet ! Malgré la température extérieure proche de 0, je vous assure qu’on n’a pas froid. Au moment de descendre (au milieu de nulle part), le chauffeur du pick-up pressé de s’en aller roule sur le pied de Fabien (juste sur le bout de la chaussure heureusement !) et se fait traiter de tous les noms par le principal intéressé. Nous marchons jusqu’aux premières maisons du minuscule village, et prenons une chambre dans le premier hôtel qu’on trouve.

Se rendre à Quilotoa depuis Montañita ou Guayaquil

Depuis Montañita : compter environ 12h (Montañita – Guayaquil – Latacunga – Quilotoa)
Depuis Guayaquil : environ 9h (Guayaquil – Latacunga – Quilotoa).
Montanita – Guayaquil : 3h – 6USD/pers.
Guayaquil – Latacunga : 7h – environ 10 USD/pers.
Latacunga – Zambahua – Quilotoa : 2h – 2,50 USD/pers.

La laguna Quilotoa : du bleu plein les yeux

Laguna Quilotoa, Equateur

Il y a plusieurs manières de visiter la laguna Quilotoa et ses alentours. Nous avons choisi de dormir au village de Quilotoa et d’aller simplement voir la lagune, mais il est aussi possible de faire un trek depuis Latacunga (avec un guide en général), qui passe par plusieurs petits villages.
Une fois à Quilotoa, on peut faire le tour du cratère (une bonne rando de 5-6h) ou juste descendre au fond du cratère et remonter. Nous avons opté pour cette dernière option car nous n’étions pas prêts pour une grosse rando et le temps était instable. La descente prend 35-40 minutes (forte descente) et la remontée prend 1h à 1h30, selon votre forme physique et la manière dont vous gérez l’altitude. N’oubliez pas qu’on est à 4000 m !
Il est possible de faire du kayak sur la lagune, s’il fait soleil ça doit être très sympa.

C’est bleu, c’est beau !

Après cette petite rando, nous avons passé l’après-midi à trainer à l’hôtel (au coin du feu !), avec un groupe d’américaines toutes aussi frigorifiées que nous. Quilotoa est un village absolument minuscule où il n’y a pas grand chose à faire (surtout quand il pleut !), on sent que c’est vraiment une petite communauté très rurale. Les habitants parlent majoritairement kichwa (variante locale du quechua) et on a bien vu que notre hôtelière n’était clairement pas à l’aise avec l’espagnol ! A noter : il n’y a quasiment rien dans les magasins à part des sodas et des galetas. Pas de fruits, pas de lait… je ne vous raconte pas la galère que ça a été pour trouver un petit déj pour Lilly ! Heureusement elle s’est découvert une passion pour les flocons d’avoine tout secs qu’on nous servait au petit déj. Ouf !

Ma recommandation : nous avons dormi 2 nuits à Quilotoa mais une nuit aurait totalement suffit (vu le froid qu’il fait dans les hôtels non chauffés, personne n’a envie de s’y éterniser). Du coup ma recommandation serait de venir le matin de Latacunga, de faire la balade dans la foulée, avec un petit picnic au bord de la lagune par exemple, et du kayak si le temps le permet, de dormir sur place et de repartir pour Latacunga le lendemain matin. Autre option : venir tôt de Latacunga, faire la balade, et repartir en fin de journée (mais vérifier que c’est possible au niveau des bus retour).

Laguna Quilotoa, Equateur Laguna Quilotoa, Equateur

Repartir vers Latacunga :

C’est plus compliqué qu’il n’y parait ! Il y a des bus mais personne ne semble savoir quand est-ce qu’ils passent. Du coup, notre hôtelière nous a conseillé d’aller au village de Zambahua et d’attendre le bus là-bas (il y en a toutes les 15 minutes apparemment). On a donc partagé un taxi avec un autre backpacker jusqu’à Zambahua, qui nous a laissé à l’arrêt de bus. Une fois là-bas, un Equatorien qui faisait le trajet avec sa camionnette nous a proposé de nous emmener à Latacunga pour moins cher et plus rapide que le bus. Vendu !

Latacunga

C’est de Latacunga que nous sommes partis pour notre randonnée sur le volcan Cotopaxi. Nous avons trouvé un chouette petit hôtel, qu’on a grandement apprécié après l’igloo dans lequel on a dormi à Quilotoa !

Où dormir à Latacunga

Hostel Tiana : 12,50$ par pers avec petit déjeuner continental. Bon wifi, eau bien chaude, chouette cuisine et parties communes sympas.

Cotopaxi : plus haut que le Mont Blanc !

Le Cotopaxi est un grand volcan, encore actif, qui surplombe Latacunga et qu’on peut même apercevoir depuis Quito quand il fait beau. La dernière éruption date du début du XXème siècle mais en 2015 des explosions provoquent une pluie de cendres sur Quito et l’évacuation de plusieurs milliers de personnes. Aujourd’hui le volcan est à nouveau accessible mais depuis cette date on ne peut plus monter au sommet : l’ascension se fait entre le parking (environ 4 500 m) et le refuge Jose F. Rivas situé à 4 864 m. Au delà, le volcan est couvert de glaces et de neiges éternelles, et l’ascension est réservée aux randonneurs bien équipés et accompagnés d’un guide (mais interdite jusqu’à nouvel ordre).

Volcan Cotopaxi, Equateur Volcan Cotopaxi, Equateur

Depuis Latacunga vous trouverez facilement des agences qui vous proposent l’ascension, mais une fois de plus on a préféré faire les choses par nous-mêmes. Après avoir interrogé différentes personnes (pas d’office du tourisme à Latacunga, c’est bien dommage), on a appris que
1) on peut aller en bus jusqu’à l’entrée du parc
2) il y a des camionnettes qui attendent là-bas pour aller jusqu’au parking
3) le trajet en camionnette coûte environ 5$.
Bilan des courses : Faux. Vrai. Faux.

1. On peut bien prendre un bus depuis le terminal de Latacunga. Il faut monter dans un des bus en direction de Quito et lui demander de vous laisser à l’entrée du parc. (Payé 1,5$ à l’aller, 1$ au retour). Sauf que… le bus ne nous laisse pas vraiment à l’entrée du parc, mais à environ 5 km de l’entrée.

2. Là où le bus nous dépose, il y a effectivement des camionnettes qui attendent.

3. Mais… en discutant avec les chauffeurs-guides, on apprend que 5$ c’est juste pour aller au point de contrôle à l’entrée du parc, pour le parking il y a en fait 35 km et forcément ça monte grave puisqu’il faut aller jusqu’à 4 500m. Les mecs nous proposent 40$ pour nous emmener, nous attendre et nous ramener. On est un peu embêtés car c’est beaucoup plus cher que prévu et on est sorti avec peu d’argent, mais il fait très beau et on arrive à négocier à 35$ donc go !

Arrivés au parking, on s’équipe car il fait bien froid. Le chauffeur, par ailleurs plutôt sympa, a l’air un peu dubitatif quand à notre capacité à monter au refuge à cette altitude avec Lilly sur le dos, mais il ne sait pas qu’on commence à avoir l’habitude !
Pour monter, deux possibilités : un zigzag en pente douce, ou un passage dans un « canyon », plus direct mais plus intense. Sur le conseil de notre chauffeur, on emprunte le zigzag, et on monte avec un rythme doux et régulier pour ne pas s’essouffler. Je suis étonnée car la montée se passe très facilement, on gère l’altitude sans aucun problème, et on avale les 350 m de dénivelé et quelques en 40 minutes à peine. On picnic dans le refuge puis on redescend en 10 minutes par le canyon.

Volcan Cotopaxi, Equateur Volcan Cotopaxi, Equateur

Bilan des courses côté portefeuille :

Total : 5$ de bus AR + 35$ pour la camionnette = 40$ à 2 alors que les agences prennent 30 à 40$/pers. pour faire la même chose.

Sans vraiment savoir pourquoi, je garde un superbe souvenir de l’ascension du Cotopaxi. Les couleurs grises et rouges de la terre, la neige étincelante, le sommet qui jouait à cache cache derrière les nuages… j’ai adoré ! Et après ces deux excursions dans la Cordillère équatorienne, nous remontons à Quito pour y prendre notre avion pour les Galapagos !

 

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