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Voyager avec un jeune enfant, qu’est-ce que ça change ? [FAQ]

Avoir un enfant c’est le début de beaucoup de belles choses… mais les parents savent que ça signifie aussi la fin d’autres choses : grasses mat’, voyages…
Pour les grasses mat, je confirme ! Mais pour ce qui est des voyages, j’espère que ce blog est la preuve qu’on peut continuer à faire de beaux voyages quand on a des enfants ! (notez cependant que mon expérience se limite à 1 mini monstre, j’admire ceux qui se déplacent en tribu !).

Si vous débarquez sur ce blog et pour rappeler le contexte : nous voyageons depuis presque 6 mois avec notre fille, âgée de 3 ans au moment du départ. Les réflexions ci-dessous concernent donc majoritairement la thématique du voyage longue durée avec des enfants de son âge. J’ai essayé de répondre aux principales questions qu’on nous a posé avant et depuis notre départ.

Sommaire

1. [Les raisons] Pourquoi partir en voyage longue durée avec un enfant ?
2. [Les freins] Est-ce bon pour l’enfant ?
3. [Conseils] Comment faire pour que tout se passe au mieux
4. [Pratique] Avant le départ / En voyage
5. Par curiosité
6. Focus sur certaines destinations
7. Pour finir

[Les raisons] Pourquoi partir en voyage longue durée avec un enfant ?

Pour avoir plein de temps ensemble, sans subir le rythme intense du quotidien (école, travail…).
Pour découvrir le monde ensemble : d’autres cultures, d’autres manières de vivre, d’autres gastronomies, de nouveaux paysages…
Pour faire des activités qu’on n’a pas l’habitude ou pas le temps de faire au quotidien : se baigner, faire des châteaux de sable, ramasser des coquillages, randonner, explorer, observer la nature…

Pour montrer qu’il existe d’autres manières de vivre que le métro-boulot-dodo.

[Les freins] Est-ce bon pour l’enfant ?

Pas trop dur ce rythme itinérant ? Comment est-ce qu’elle le vit ?
Ça n’a jamais posé de problème : avant le départ nous lui avions bien expliqué notre projet, et ensuite nous avons simplement continué à beaucoup en parler avec elle. L’important est de l’impliquer, lui montrer sur une carte le chemin parcouru, lui expliquer les prochaines étapes, etc. Quand au fait de ne plus avoir de maison fixe, elle s’est très vite habituée à changer de lit tous les quelques jours. On dit souvent que les enfants ont des capacités d’adaptation impressionnantes, et je le crois volontiers. Cette manière de vivre est devenue normale pour elle, et d’ailleurs elle l’intègre dans ses jeux et dans son imaginaire : quand elle joue, ce sont des histoires de voyages, ce sont des dinettes avec des repas à payer en pesos ou en dollars, ce sont des « quand je serai grande je reviendrai en Bolivie et je ferai ça… »

Les enfants ont besoin de routines. Elle n’est pas trop perturbée d’être constamment dans un environnement inhabituel ?
Les spécialistes de la petite enfance insistent sur l’importance des routines pour rassurer les enfants au quotidien et leur permettre de gagner en autonomie. On pourrait croire qu’en vivant de manière itinérante on vit sans routines, mais ce n’est pas le cas !
En effet, quel que soit l’endroit où on se trouve, on a des routines que l’enfant reconnait, par exemple :
– se brosser les dents avant d’aller dormir
– préparer le repas et manger ensemble
– s’habiller, se mettre en pyjama, se doucher…
Ce sont des mini séquences, qui ne sont pas impactées par l’endroit où on se trouve.

En ce qui concerne cette vie itinérante, je m’étais posé la question avant de partir : est-ce que c’est bien responsable de notre part de la sortir du rythme de vie classique maison-école ? Est-ce qu’en partant on impacte son besoin de stabilité ?
Et en y pensant, il m’a semblé évident qu’il était bien mieux pour elle de passer une année en itinérance à nous voir toute la journée et à faire plein de choses avec nous, plutôt que de passer une année « stable » où l’on ne se voit que quelques heures par jours, en coup de vent entre le bain, le repas, le coucher.

Et l’école ?
En France et en Espagne, l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans, nous n’avions donc pas de démarche particulière à faire pour la sortir du système scolaire. Lilly a fait un trimestre de 1ère section de maternelle avant notre départ, et elle reprendra l’école directement en 2eme section. Nous avons discuté avec sa maitresse avant de partir pour savoir s’il y avait des choses particulières à faire avec elle cette année, mais elle nous a répondu que tout ce que Lilly allait voir et apprendre cette année seraient bien suffisant.
Au quotidien : elle dessine, on lui explique des concepts nouveaux pour elle (comment marchent les volcans, pourquoi il fait nuit chez sa grand-mère et pas ici, etc.), elle apprend beaucoup de vocabulaire (français et espagnol), on compte et on fait des calculs, on observe la nature et ses phénomènes, on lit et écoute des histoires…

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Et la socialisation ?
Par rapport au fait de ne pas aller à l’école, c’est effectivement ce qui pourrait le plus lui manquer. Mais en réalité, elle interagit avec des nouvelles personnes tous les jours, enfants ou adultes, ce qui l’oblige à être particulièrement sociable. Forcément elle n’a pas toujours envie de répondre aux gens qui lui parlent, mais très souvent elle le fait avec plaisir et de sa propre initiative, et on voit aussi qu’elle va de plus en plus facilement vers les autres enfants. Par ailleurs, le fait d’être très souvent à l’extérieur l’oblige à apprendre les règles de vie sociale : ne pas faire trop de bruit à l’hôtel, ne pas déranger les autres, dire bonjour/au revoir/merci…

Ce n’est pas trop dur les trajets ?
Depuis le début elle nous impressionne ! L’avantage est qu’elle s’endort assez facilement dans le bus, ce qui nous permet de survivre aux longs trajets. À nous ensuite d’être préparés pour que tout ce passe bien : de quoi boire et manger, un sac en cas de mal au cœur, et de la patience pour répondre à ses questions sans fin !

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Est-ce que vous pouvez faire tout ce que vous voulez / Est-ce que voyager avec un enfant vous limite parfois ?
Voyager avec Lilly nous impose une certaine forme de voyage : on ne sort pas faire la fête jusqu’à tard dans la nuit, on a fait une croix sur le volontariat/wwoofing et le couchsurfing parce qu’on a vu après plusieurs tentatives que ça ne prenait pas… Par contre on a pu faire de belles randonnées assez difficiles et même des treks sur plusieurs jours, dont un avec nuit en tente. On a pu faire de la plongée (en plongeant chacun notre tour) et du snorkelling. Idem pour le survol des lignes de Nazca, on a fait chacun notre tour.

Pour les déplacements on n’a jamais été limité par le fait de voyager avec elle, on a pris des bus de 24h sans souci, là où beaucoup d’adultes ne se sentent pas d’en faire autant. Donc oui, il y a des limites à ce qu’on peut faire, mais beaucoup moins que ce qu’on pourrait penser. La seule chose dont il faut être conscient, c’est que les besoins de l’enfant ont toujours la priorité.

Important : notre voyage serait sûrement très différent si on n’était pas capable de porter Lilly pendant de longues heures. C’est ce qui nous a permis de faire de magnifiques randonnées qui ont marqué notre voyage.

[Conseils] Comment faire pour que tout se passe au mieux

Comment avez-vous su que vous pouviez partir aussi longtemps avec elle ?
Après la naissance de Lilly nous avons continué à voyager comme avant. Son premier voyage a eu lieu lorsqu’elle avait 3 mois, nous sommes partis à Madrid le temps d’un weekend. Plus tard nous sommes partis plusieurs fois en France pour voir la famille, et en Europe : roadtrip en Irlande à 1 an et demi, aux Canaries et au Portugal à 2 ans… À chaque fois on s’est régalé et plus elle grandissait plus c’était facile et sympa de voyager avec elle.

Évidemment nous ne savions pas à l’avance comment ce grand voyage allait se dérouler, mais nous étions très confiants sur notre capacité à voyager ensemble.

Comment respecter au mieux le rythme de l’enfant dans ce type de voyage ?
Il faut avant tout essayer de respecter le sommeil et les temps de jeu. De manière plus ou moins consciente, nous alternons des périodes très actives (randonnées, visites, déplacements) et des périodes de calme où l’on reste au même endroit pendant plusieurs jours, en ayant du temps pour ne rien faire. Ça fait du bien à tout le monde !

Comment faire pour qu’elle garde le lien avec le reste de la famille ?
Bien sûr il y a Skype, mais quand la connexion est mauvaise, c’est franchement pas terrible.
Du coup, je partage d’autres bonnes idées pour garder le contact à distance : envoyer des photos et des vidéos de la famille, ou même des petits messages enregistrés (très facile avec WhatsApp par exemple). Ou encore, idée géniale de ma maman : enregistrer des contes ! Du coup Lilly a toute une série d’histoires racontées par ses grands-parents et sa tante à écouter quand elle le souhaite.

[Pratique] Avant le départ / En voyage

Quels vaccins avez-vous faits avant de partir ?

  • Vaccins classiques en fonction de son âge
  • Fièvre jaune (obligatoire pour certains pays)
  • Fièvre typhoïde
  • Hépatites A et B
  • Rage (3 injections sur les 5)

Les vaccins ont été faits dans un service hospitalier spécialisé, c’est le médecin que nous avons rencontré qui nous les a prescrits et qui nous a conseillé de faire la rage en plus des autres vaccins.
Pour les vaccins classiques, nous avons vérifié avec sa pédiatre que tout était à jour avant le départ et avancé la date d’un rappel pour qu’elle soit bien protégée.

Quelles formatives administratives / quels documents sont nécessaires pour elle ?
Pour les pays que nous faisons, seul le passeport est nécessaire. Il n’y a qu’au Chili qu’une compagnie de bus nous a enquiquiné en exigeant le livret de famille (qu’on n’avait pas avec nous) mais le livret ne nous a jamais été demandé à la frontière.
NB : Précisons que si l’enfant voyage sans ses parents ou avec un seul de ses parents il y a peut-être des autorisations à présenter.

Pour vérifier les documents nécessaires, vous pouvez consulter le site France Diplomatie > Conseils par pays

Est-ce qu’elle est souvent malade ? Comment ça se passe pour les soins médicaux ?
Nous avons une assurance adaptée aux voyages longue durée (Chapka Assurances) et nous pouvons donc aller chez le médecin ou à l’hôpital si le besoin se fait sentir.
Cela dit pour l’instant Lilly n’a jamais été malade, à part quelques rhumes sans gravité. Même la turista ne l’a pas touchée !
Par ailleurs nous trimballons avec nous une belle trousse à pharmacie élaborée avec l’aide de sa pédiatre, pour nous dépanner au cas où il arriverait quelque chose dans un endroit où nous n’avons pas accès rapidement à des soins médicaux, ou peu approvisionné en médicaments.

Porte-bébé et/ou poussette ?
Le porte-bébé est un indispensable ! S’il fallait choisir entre porte-bébé et poussette, ce serait bien évidemment le porte-bébé qu’on emporterait. Mais, Arnaud du blog www.le-tour-du-monde-a-80cm.com, avec qui nous avions discuté avant notre départ, nous a fortement conseillé de partir avec une poussette canne et nous n’avons jamais regretté de l’avoir écouté !

Porté-bébé : on l’utilise principalement pour les balades dans la nature, les randos… Nous avons emporté le Manduca qu’on avait avant de partir et qui est super : se replie bien et ne prend pas trop de place, portage ergonomique. Lilly dans le Manduca pèse un peu plus de 13 kg, soit le même poids que mon gros sac, mais niveau confort ça n’a rien à voir. Je peux la porter plusieurs heures dans le Manduca.
Modèle : Manduca (0,6 kg)

Poussette : nous la voulions la plus légère possible mais sans devoir débourser une fortune, surtout qu’on n’était pas sûrs de la garder au début ! Par chance nos chouettes amis parisiens nous ont proposé de nous donner la leur, qui nous accompagne depuis. On avait peur de l’encombrement que ça représente mais en réalité ce n’est pas gênant. Pour les bus, elle va en soute, et dès qu’on arrive quelque part, on met Lilly dedans et on accroche nos petits sacs dessus, ce qui nous permet de nous déplacer facilement à la recherche d’un hôtel par exemple (plutôt que de devoir faire marcher Lilly ou la porter alors qu’on a déjà nos gros sacs sur le dos).
Modèle : Poussette-canne VERTBAUDET Minicity (5 kg)

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Est-ce que ça coûte cher de partir avec un enfant ?
Oui ! Un enfant ne compte pas forcément comme une personne à part entière mais il ne faut pas sous-estimer le coût :
– à partir de 2 ans un enfant paie l’avion à 100%.
– pour les trajets de bus, les enfants de moins de 4 ou 5 ans (selon le pays) peuvent voyager gratuitement s’ils sont sur les genoux des parents, mais pour les trajets longs on a souvent choisi de lui prendre un siège (elle paie à 100% en général).
– pour les repas on mange généralement à 3 sur 2 plats mais selon les endroits on doit parfois prendre un peu plus pour être sûr qu’il y ait assez.
– à l’hôtel on prend des chambres pour 2 mais on ne peut pas dormir en dortoir.

Par curiosité

Est-ce qu’elle a son propre petit sac ?
Non et non ! On nous pose souvent cette question, mais la réponse est toute simple. Dans nos déplacements on la porte ou on la met dans la poussette. Donc si sac il y avait, c’est nous qui le porterions ! (Mais elle a quand même un petit sac de jouets !)

Elle sait parler espagnol ?
Notre fille est née en Espagne et a appris le catalan à la crèche, tout en entendant un peu d’espagnol. Ce sont donc des sonorités familières pour elle. Depuis notre départ, elle entend de l’espagnol tous les jours et elle le comprend maintenant plutôt bien. Elle le parle de mieux en mieux, même si ça reste un bon mix de français et d’espagnol. En tout cas elle n’a pas peur d’engager la conversation en espagnol et se fait très bien comprendre !

Focus sur certaines destinations

Les Galapagos avec un jeune enfant, c’est possible ?
C’est tout à fait possible mais de tout notre voyage c’est l’endroit où c’était le moins pratique.
C’est cher : elle paye le droit d’entrée (50$) et la carte de transit (20$), elle est censée payer les transferts d’une île à l’autre (30$) et une partie des sorties en mer.
Par ailleurs elle ne peut pas faire de plongée ce qui nous oblige à plonger en alterné, et est encore trop petite pour faire du snorkel (nous n’avons pas trouvé de masque assez petit pour elle).

Malgré ça, elle a beaucoup aimé les Galapagos, on s’est baigné avec les otaries, on lui a montré des iguanes, des tortues terrestres, des oiseaux…

A VENIR : Notre article sur les Galapagos

Le Machu Pichu avec un jeune enfant…
Tout à fait possible ! Nous avons fait la montée au Waynapicchu avec elle sur le dos, c’est intense mais faisable.

Le canyon de Colca avec un jeune enfant…
C’est faisable mais c’est une belle épreuve sportive, donc tout dépend de votre forme et de votre réaction à l’altitude. Pour la remontée (du fond du canyon au village de Cabanaconde), sachez qu’il est possible de prendre une mule si vous ne vous sentez pas de faire la remontée à pied (il faut bien s’accrocher par contre !).

Le salar d’Uyuni avec un jeune enfant…
Chaque personne, adulte ou enfant, réagit différemment à l’altitude, donc personne ne pourra vous dire « oui, vous pouvez y aller sans problème avec un enfant ».  Si quelqu’un vous dit ça, ne le croyez pas, vous devez connaître les risques.
La difficulté principale avec un jeune enfant est qu’il peut moins facilement exprimer son inconfort si ça ne va pas. C’est donc aux parents d’être très attentifs.
En ce qui nous concerne, avant de faire le salar, nous étions déjà montés plusieurs fois en altitude, notamment dans le désert d’Atacama au Chili. Tout s’était très bien passé, c’est ce qui nous a convaincu qu’on pouvait faire le salar avec Lilly.

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Pour finir…

Dommage, elle ne s’en souviendra pas…
Les spécialistes de la petite enfance parlent d’une forme d’amnésie qui amène les enfants à oublier leurs premières années de vie pour faire de la place pour la suite. Du coup on nous dit parfois que c’est dommage de faire ce voyage maintenant, car Lilly ne s’en rappellera pas.

Pour moi la question ne se pose même pas car :
– elle se rappellera de certaines choses grâce aux photos et aux vidéos qu’on a pris
– ce qui importe, ce sont les expériences qu’elle vit dans ce voyage, qui vont forcément l’impacter d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que parce qu’elles contribuent à la faire grandir.

En réalité on s’en fout que Lilly ne se rappelle pas d’avoir vu le Machu Picchu ou d’avoir escaladé le Cotopaxi, et c’est évident qu’elle va oublier plein de choses ! Mais elle aura passé plein de temps avec nous, elle aura appris à s’adapter à de nouveaux environnements, à rencontrer de nouvelles personnes chaque jour, à goûter de tout au restaurant, elle aura pris le goût des randonnées dans la nature, elle se souviendra d’avoir vu des tortues, d’avoir nagé avec des otaries…

Qu’est-ce les gens que vous rencontrez pensent de vous ?
Autant les voyageurs qu’on rencontre que les locaux nous disent qu’ils n’ont pas l’habitude de voir de jeunes enfants comme Lilly sur la route ! Avec son caractère sociable et son air de canaille, elle attire l’attention et marque les esprits ! C’est particulièrement sur les randonnées et les treks que les gens sont surpris de nous voir (surtout quand on les dépasse, niark niark !).

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Au final, est-ce que 3 ans est un bon âge pour partir ? Quel est le meilleur âge pour partir avec un enfant ?
Chaque âge a ses avantages et ses difficultés. On pourrait penser que plus les enfants sont jeunes plus c’est difficile, mais je vois plusieurs avantages au fait qu’on soit parti alors que Lilly n’avait que 3 ans :
– pas d’école à faire ! J’ai une admiration sans limite pour les familles qui font l’école en voyage, ça doit demander une sacrée organisation
– elle reste suffisamment légère pour qu’on puisse la porter, ce qui nous permet de faire de belles randos avec elle.
– A cet âge là, son monde c’est encore nous, ses parents. Du coup elle ne se sent pas déracinée, même si elle parle souvent du reste de la famille (et de sa trottinette restée en France !)
– elle ne paie pas grand chose : la plupart des transports en commun et des activités sont gratuits pour elle, dans les bus longue distance elle ne paie que si on veut qu’elle ait un siège, à l’hôtel une chambre double nous suffit…
– elle est curieuse de tout et avide d’apprendre, elle n’a pas la timidité que peuvent avoir des enfants plus grands, et à cet âge la différence de langue n’est pas une barrière.

Alors, quel est le meilleur âge pour partir ? Impossible pour moi de répondre à cette question. Je dirais qu’on peut partir à tout âge, mais plus l’enfant est grand plus il est nécessaire de l’impliquer et de faire du voyage un vrai projet familial, qui recueille l’accord de tous.

Il y aurait encore bien des choses à dire sur ce sujet, mais je pense que cet article est suffisamment long comme ça ! N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez des questions auxquelles je n’ai pas répondu ou des remarques concernant les idées évoquées !

Volcan Cotopaxi, Equateur

Retour en altitude ! A l’assaut du Quilotoa et du Cotopaxi

La marque du maillot de bain fraîchement imprimée sur la peau, nous disons au revoir à Montañita, et repartons dans les hauteurs ! Au programme, la laguna Quilotoa et le volcan Cotopaxi.

Pour nous rendre à Quilotoa, notre première étape, nous savons juste qu’il va falloir enchaîner plusieurs bus, mais sans avoir aucune info sur les horaires et les correspondances. Mais depuis le temps, on a bien compris qu’en Amérique du Sud, on finit toujours pas arriver à destination, même si ça prend un peu de temps. Nous partons donc de Montañita par un des premiers bus, en nous demandant s’il est possible d’arriver à Quilotoa en un seul jour. La réponse est… « oui… mais… ». 🙂

Partis à 7h de Montañita, nous arrivons vers 9h45 à Guayaquil. Nous apprenons qu’un bus part à 10h pour Latacunga. On fait une croix sur nos envies de petit déj et on se précipite pour prendre le bus. Heureusement, on est en Équateur ! On ne tarde pas à recevoir la visite de plusieurs vendeurs ambulants qui prennent le bus d’assaut pour nous proposer de quoi grignoter pour quelques dollars. Le tupper de seco de pollo à 1$, je prends ! Dans l’après-midi, à Latacunga, nous arrivons tout juste à temps pour prendre le dernier bus de la journée pour Quilotoa. Un sacré enchaînement ! Mais qui n’est pas sans quelques inconvénients, comme vous allez le voir.

Vers 18h30, dans la nuit noire, le bus nous lâche à Zambahua et nous annonce qu’on va faire les derniers kilomètres en camionnette. Nous voilà donc entassé à 12 (oui oui !) dans un pick-up pour les 15 derniers minutes de trajet ! Malgré la température extérieure proche de 0, je vous assure qu’on n’a pas froid. Au moment de descendre (au milieu de nulle part), le chauffeur du pick-up pressé de s’en aller roule sur le pied de Fabien (juste sur le bout de la chaussure heureusement !) et se fait traiter de tous les noms par le principal intéressé. Nous marchons jusqu’aux premières maisons du minuscule village, et prenons une chambre dans le premier hôtel qu’on trouve.

Se rendre à Quilotoa depuis Montañita ou Guayaquil

Depuis Montañita : compter environ 12h (Montañita – Guayaquil – Latacunga – Quilotoa)
Depuis Guayaquil : environ 9h (Guayaquil – Latacunga – Quilotoa).
Montanita – Guayaquil : 3h – 6USD/pers.
Guayaquil – Latacunga : 7h – environ 10 USD/pers.
Latacunga – Zambahua – Quilotoa : 2h – 2,50 USD/pers.

La laguna Quilotoa : du bleu plein les yeux

Laguna Quilotoa, Equateur

Il y a plusieurs manières de visiter la laguna Quilotoa et ses alentours. Nous avons choisi de dormir au village de Quilotoa et d’aller simplement voir la lagune, mais il est aussi possible de faire un trek depuis Latacunga (avec un guide en général), qui passe par plusieurs petits villages.
Une fois à Quilotoa, on peut faire le tour du cratère (une bonne rando de 5-6h) ou juste descendre au fond du cratère et remonter. Nous avons opté pour cette dernière option car nous n’étions pas prêts pour une grosse rando et le temps était instable. La descente prend 35-40 minutes (forte descente) et la remontée prend 1h à 1h30, selon votre forme physique et la manière dont vous gérez l’altitude. N’oubliez pas qu’on est à 4000 m !
Il est possible de faire du kayak sur la lagune, s’il fait soleil ça doit être très sympa.

C’est bleu, c’est beau !

Après cette petite rando, nous avons passé l’après-midi à trainer à l’hôtel (au coin du feu !), avec un groupe d’américaines toutes aussi frigorifiées que nous. Quilotoa est un village absolument minuscule où il n’y a pas grand chose à faire (surtout quand il pleut !), on sent que c’est vraiment une petite communauté très rurale. Les habitants parlent majoritairement kichwa (variante locale du quechua) et on a bien vu que notre hôtelière n’était clairement pas à l’aise avec l’espagnol ! A noter : il n’y a quasiment rien dans les magasins à part des sodas et des galetas. Pas de fruits, pas de lait… je ne vous raconte pas la galère que ça a été pour trouver un petit déj pour Lilly ! Heureusement elle s’est découvert une passion pour les flocons d’avoine tout secs qu’on nous servait au petit déj. Ouf !

Ma recommandation : nous avons dormi 2 nuits à Quilotoa mais une nuit aurait totalement suffit (vu le froid qu’il fait dans les hôtels non chauffés, personne n’a envie de s’y éterniser). Du coup ma recommandation serait de venir le matin de Latacunga, de faire la balade dans la foulée, avec un petit picnic au bord de la lagune par exemple, et du kayak si le temps le permet, de dormir sur place et de repartir pour Latacunga le lendemain matin. Autre option : venir tôt de Latacunga, faire la balade, et repartir en fin de journée (mais vérifier que c’est possible au niveau des bus retour).

Laguna Quilotoa, Equateur Laguna Quilotoa, Equateur

Repartir vers Latacunga :

C’est plus compliqué qu’il n’y parait ! Il y a des bus mais personne ne semble savoir quand est-ce qu’ils passent. Du coup, notre hôtelière nous a conseillé d’aller au village de Zambahua et d’attendre le bus là-bas (il y en a toutes les 15 minutes apparemment). On a donc partagé un taxi avec un autre backpacker jusqu’à Zambahua, qui nous a laissé à l’arrêt de bus. Une fois là-bas, un Equatorien qui faisait le trajet avec sa camionnette nous a proposé de nous emmener à Latacunga pour moins cher et plus rapide que le bus. Vendu !

Latacunga

C’est de Latacunga que nous sommes partis pour notre randonnée sur le volcan Cotopaxi. Nous avons trouvé un chouette petit hôtel, qu’on a grandement apprécié après l’igloo dans lequel on a dormi à Quilotoa !

Où dormir à Latacunga

Hostel Tiana : 12,50$ par pers avec petit déjeuner continental. Bon wifi, eau bien chaude, chouette cuisine et parties communes sympas.

Cotopaxi : plus haut que le Mont Blanc !

Le Cotopaxi est un grand volcan, encore actif, qui surplombe Latacunga et qu’on peut même apercevoir depuis Quito quand il fait beau. La dernière éruption date du début du XXème siècle mais en 2015 des explosions provoquent une pluie de cendres sur Quito et l’évacuation de plusieurs milliers de personnes. Aujourd’hui le volcan est à nouveau accessible mais depuis cette date on ne peut plus monter au sommet : l’ascension se fait entre le parking (environ 4 500 m) et le refuge Jose F. Rivas situé à 4 864 m. Au delà, le volcan est couvert de glaces et de neiges éternelles, et l’ascension est réservée aux randonneurs bien équipés et accompagnés d’un guide (mais interdite jusqu’à nouvel ordre).

Volcan Cotopaxi, Equateur Volcan Cotopaxi, Equateur

Depuis Latacunga vous trouverez facilement des agences qui vous proposent l’ascension, mais une fois de plus on a préféré faire les choses par nous-mêmes. Après avoir interrogé différentes personnes (pas d’office du tourisme à Latacunga, c’est bien dommage), on a appris que
1) on peut aller en bus jusqu’à l’entrée du parc
2) il y a des camionnettes qui attendent là-bas pour aller jusqu’au parking
3) le trajet en camionnette coûte environ 5$.
Bilan des courses : Faux. Vrai. Faux.

1. On peut bien prendre un bus depuis le terminal de Latacunga. Il faut monter dans un des bus en direction de Quito et lui demander de vous laisser à l’entrée du parc. (Payé 1,5$ à l’aller, 1$ au retour). Sauf que… le bus ne nous laisse pas vraiment à l’entrée du parc, mais à environ 5 km de l’entrée.

2. Là où le bus nous dépose, il y a effectivement des camionnettes qui attendent.

3. Mais… en discutant avec les chauffeurs-guides, on apprend que 5$ c’est juste pour aller au point de contrôle à l’entrée du parc, pour le parking il y a en fait 35 km et forcément ça monte grave puisqu’il faut aller jusqu’à 4 500m. Les mecs nous proposent 40$ pour nous emmener, nous attendre et nous ramener. On est un peu embêtés car c’est beaucoup plus cher que prévu et on est sorti avec peu d’argent, mais il fait très beau et on arrive à négocier à 35$ donc go !

Arrivés au parking, on s’équipe car il fait bien froid. Le chauffeur, par ailleurs plutôt sympa, a l’air un peu dubitatif quand à notre capacité à monter au refuge à cette altitude avec Lilly sur le dos, mais il ne sait pas qu’on commence à avoir l’habitude !
Pour monter, deux possibilités : un zigzag en pente douce, ou un passage dans un « canyon », plus direct mais plus intense. Sur le conseil de notre chauffeur, on emprunte le zigzag, et on monte avec un rythme doux et régulier pour ne pas s’essouffler. Je suis étonnée car la montée se passe très facilement, on gère l’altitude sans aucun problème, et on avale les 350 m de dénivelé et quelques en 40 minutes à peine. On picnic dans le refuge puis on redescend en 10 minutes par le canyon.

Volcan Cotopaxi, Equateur Volcan Cotopaxi, Equateur

Bilan des courses côté portefeuille :

Total : 5$ de bus AR + 35$ pour la camionnette = 40$ à 2 alors que les agences prennent 30 à 40$/pers. pour faire la même chose.

Sans vraiment savoir pourquoi, je garde un superbe souvenir de l’ascension du Cotopaxi. Les couleurs grises et rouges de la terre, la neige étincelante, le sommet qui jouait à cache cache derrière les nuages… j’ai adoré ! Et après ces deux excursions dans la Cordillère équatorienne, nous remontons à Quito pour y prendre notre avion pour les Galapagos !

 

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Montanita, Equateur

Montañita : une semaine au paradis

J’exagère à peine ! On a adoré être à Montañita, d’ailleurs les 4 jours qu’on prévoyait d’y passer se sont vite rallongés en une semaine.

Commençons par le commencement :

Comment aller à Montañita ?

De Cuenca, il fallait qu’on prenne un bus pour Guayaquil, puis un autre pour Montañita. N’ayant aucune idée des horaires de ce deuxième bus, et sans savoir si on pourrait tout faire en une journée, nous avons décidé de partir assez tôt de Cuenca. Il y a des bus pour Guayaquil toutes les demi-heures, donc pas besoin de réserver à l’avance.

A Guayaquil, nous avons découvert avec admiration le gigantesque terminal de bus. Tellement grand et moderne qu’on dirait presque un aéroport ! A peine arrivés, on se renseigne sur les bus en direction de Montañita : il y a en a justement un qui part dans 15 minutes. Ok, 15 minutes pour traverser le terminal au pas de course, acheter les billets, emmener Lilly aux toilettes, trouver des sandwichs à un prix correct, accéder au quai.
C’est bon, on y est, au final c’est nous qui attendons le bus. 😃

Infos pratiques :
Bus Cuenca – Guayaquil : toutes les 30-40 min, 8 USD/pers
Bus Guayaquil – Montañita : Compagnie CLP, 6 USD/pers.

2h plus tard, le bus nous lâche à Montañita. Sacs sur le dos, on part à la recherche d’un hôtel sympa. Il fait une chaleur assez étouffante mais bienvenue après le froid de Cuenca. Après avoir un peu tourné, nous choisissons un hôtel correct mais sans plus, en décidant d’en trouver un mieux dès le lendemain, et nous partons à la découverte du village.

Après une nuit dans notre chambre trop petite, nous partons à la recherche d’un petit déj et d’un hôtel plus à notre goût. En s’écartant des rues principales, on trouve assez vite un petit hôtel sans prétention mais confortable, à deux pas de la plage, presque vide, où la patronne nous propose une grande chambre avec 4 lits et la clim pour 15$. Jackpot ! Le changement d’hôtel effectué, c’est l’heure d’aller goûter l’eau ! A cette heure-là elle est parfaite, la plage est presque vide, très propre, la mer est chaude et transparente. Lilly se lance dans les vagues et se régale.

Montanita, Equateur Montanita, Equateur Montanita, Equateur Montanita, Equateur Montanita, Equateur

Cette semaine est passée tout en douceur, avec une routine des plus sympas, entre grasses matinées, baignades et sessions de surf, siestes et bons repas. La ville était agréablement tranquille, nous l’avons vue presque endormie en début de semaine, et progressivement plus animée alors que le weekend approchait.

Cet endroit, c’est un peu un coup de foudre : c’est normalement très touristique, avec tous les défauts des endroits touristiques… mais il faut croire qu’on y était au bon moment ! Début mai, fin de la haute saison, moins de monde et de bruit, mais un temps toujours parfait, et une eau incroyablement chaude.

Montanita, EquateurMontanita, Equateur

Notre endroit préféré pour le petit déj :

L’allée des petits déjeuners ! Une des rues est occupée par des stands de petits déj, qui vendent tous la même chose au même prix : jus de fruits frais, pancakes, tostadas, omelettes, salades de fruits. Miam ! Après le premier jour, nous y sommes allés tous les matins, en testant à chaque fois une combinaison différente pour varier les plaisirs. Si vous y êtes deux ou plus, c’est le meilleur endroit pour se faire un super petit déj en partageant plusieurs choses ! On allait tout le temps au stand Flores, car la fille était très sympa et nous faisait systématiquement un thé et un café gratuit.

Montanita, Equateur

Astuce : De manière générale, pour les repas, mieux vaut éviter les rues principales de Montañita, les menus et les plats y sont beaucoup plus chers. Idem pour se loger, les hôtels y sont plus chers et c’est beaucoup plus bruyant.

Notre endroit préféré pour déjeuner :

Le restaurant Cocina Peruana : Menu du jour à 3,50$, avec un jus, une entrée et un plat. On a dû prendre le ceviche en entrée presque à chaque fois ! C’est bon et pas cher, c’était notre cantine à Montañita !

Où manger à Montañita

    • Allée des petits déj : pour le petit déj ou le goûter
    • Cocina Peruana : lunch et dîner à 3,50$

Montanita, Equateur

  • Caña Grill : des burgers, pour changer un peu du combo riz-poulet ou riz-poisson !
  • Ezzio’s : bonnes pizzas
  • Street food : dans la rue vous trouverez facilement de quoi manger (mais pas moins cher qu’un menu à 3,50$) : hamburgers, seco de polo, fritures diverses… et bien sûr ceviches !
Où dormir à Montañita

Hostal David : à l’écart des rues touristiques et pourtant très bien placé, à un bloc de la plage. Chambres assez spacieuses et plutôt confortables, dont certaines avec la clim. Une petite cuisine mais très très basique. La patronne est adorable, une vraie maman aux petits soins pour nous. Comme l’hôtel était vide, nous avons pu obtenir une grande chambre avec clim à 15$.

Louer un surf / Prendre des cours de surf
Cours : environ 20$ pour 2h
Location : 15$/jour, ou 10$/jour si vous avez fait un cours avec le magasin en question.

Montanita, Equateur

Que faire à Montañita ?

  • Se baigner dans l’eau super chaude (le matin est plus calme, la marée est encore basse et il y a moins de monde), ramasser des coquillages.
  • Goûter sur la plage (noix de coco fraîche, banane rôtie au fromage – madurito con queso).
  • Admirer le coucher du soleil sur la promenade le long de la plage.
  • En fin d’après-midi, marcher jusqu’au bout de la plage (vers l’ouest) pour un verre dans un resto, devant le coucher du soleil (ambiance romantique assurée).
  • Surfer
  • Choisir des souvenirs : ce n’est pas quelque chose qu’on peut se permettre de faire habituellement (pas de place dans les sacs), mais pour une fois on s’est fait plaisir ! C’est dans une boutique de l’allée des petits déj que j’ai trouvé les plus beaux objets d’artisanat, et j’ai pu ramener une jolie pochette tissée à la main qui ne me quitte plus. Et il y a partout dans la rue des petits stands de babioles assez sympas.

Montanita, Equateur Montanita, Equateur

Avant de finir, il faut que je vous raconte 2 anecdotes moins idylliques, mais sans lesquelles ce récit ne serait pas la vérité vraie :

  • Juste après qu’on se soit installé à l’Hostal David, il a plu toute la nuit très fort et notre chambre s’est retrouvée inondée à 2h du mat (la fenêtre était mal foutue). Heureusement j’ai pu mettre tous les sacs en hauteur en attendant la fin de la nuit.
  • Le dernier jour avant notre départ avait lieu une fête patronale avec un grand concert… et la scène était située juste sous nos fenêtres ! La patronne nous a fait changer de chambre pour qu’on soit un peu plus tranquille, mais rien à faire, on n’a pas dormi dans la nuit. Le concert ne s’est fini que vers 6h du mat, alors qu’on sortait de l’hôtel pour aller prendre notre bus pour Guayaquil !
Une alternative à Montañita : Olon
Si nous avons autant aimé Montañita, c’est sûrement parce que nous n’y étions pas en haute saison. Je pense que sinon notre opinion aurait été bien différente, j’imagine que la ville est plus bruyante (c’est une ville de fêtards avant tout), la plage plus sale… Si vous venez en haute saison, il vaut peut-être mieux privilégier le village d’Olon, un peu plus au nord, qui est censé être beaucoup plus tranquille.

Cette semaine de plage et de farniente nous a fait du bien, car depuis le début de notre voyage, on avait surtout passé du temps en montagne ! D’ailleurs, on y est vite retourné, car après Montañita, c’est vers Latacunga que nous sommes partis, point de départ pour visiter la Laguna Quilotoa (4000 m) et le volcan Cotopaxi (4800 m).

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Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Cuenca et la splendeur du parc El Cajas

Après un passage de frontière Pérou > Équateur mémorable, nous arrivons à Cuenca, notre première étape sur le sol équatorien. Nous commençons par partir à la recherche d’un hôtel et nous sommes vite surpris par les prix, assez élevés, 25 à 30 dollars la chambre double (minute culture : l’Equateur à adopté le dollar américain comme monnaie depuis l’année 2000). On arrive finalement à en dénicher un à 15$ et on se pose quelques instants pour récupérer de la nuit bien fatigante qu’on vient de passer. Nous sommes à nouveau en altitude, et comme d’habitude l’hôtel est mal isolé et sans chauffage, du coup ça caille ! Suivant notre habitude, nous faisons quelques recherches sur Tripadvisor et nous apprenons qu’on peut facilement trouver des menus du jour à 2,50$ ou 3$. Bonne nouvelle, car après notre cure de ceviches à Lima il faut qu’on fasse attention au budget repas !

Nous passons l’après-midi à nous promener dans le centre et à nous renseigner sur le parc national El Cajas, dans lequel on a prévu de randonner. Les rues et bâtiments du centre sont plutôt jolis, la nouvelle cathédrale est imposante et magnifique, et le marché aux fleurs juste à côté est charmant. (NB : nous ne sommes pas montés sur le toit de la cathédrale parce qu’on est resté moins de temps que prévu à Cuenca, mais je pense que ça vaut vraiment le coup !).

Cuenca, Equateur Cuenca, Equateur Cuenca, Equateur ICuenca, Equateur Cuenca, Equateur

Malgré ça il y a quelque chose qui nous chiffonne : pour la première fois depuis le début de notre voyage, on trouve que les gens ne sont pas sympas. Entre des visages simplement bourrus et des regards qui nous semblent presque hostiles, c’est bien la première fois qu’on a ce sentiment. Pas de quoi en faire un drame, surtout qu’on ne ressent aucune insécurité, mais ça rend notre découverte de la ville assez mitigée. D’ailleurs, on a lu que beaucoup de voyageurs trouvaient cette ville charmante avec ses bâtiments coloniaux, mais en ce qui nous concerne on n’a pas trop accroché. C’est sûrement lié au mauvais temps qu’on a eu et aux travaux qui envahissaient les rues, peut-être aussi au fait que Cuenca nous a un peu rappelé Sucre mais en moins bien. Toujours est-il que nous décidons d’aller randonner à El Cajas dès le lendemain et de partir ensuite pour notre prochaine étape, sans nous attarder plus que ça.

Où manger à Cuenca

  • Bella Cuba (cubain) : lunch à 2,50$, très correct.
  • Moliendo Café (colombien) : bon et bon marché. Lunch à 2,50$, dîner à 3,50$. Il y a aussi des petits déj qui avaient l’air super – on voulait les goûter avant notre départ malheureusement le café est fermé le dimanche. Patron très sympa.
Où dormir à Cuenca

Malgré son prix, notre hôtel n’était pas digne d’une recommandation. Si on avait voulu y mettre un plus gros budget, on serait allé à La Cigale qui avait l’air sympa, ou au Cafecito (recommandé par des amis voyageurs). Je vous conseille de choisir un hôtel plutôt au sud de la place où se trouve la cathédrale, c’est là que se trouvent les rues et restaurants les plus sympas (le nôtre était sur la Plaza 9 de Octubre, en face du Cafecito, mais la place était en travaux et pas très agréable).

 

Randonnée d’une journée dans le parc national El Cajas

Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Nous partons de bon matin en direction du parc. Nous prenons un bus depuis le terminal de Cuenca, qui nous dépose à l’entrée du parc. La première étape consiste à s’inscrire au bureau des gardes-parc, et de repérer par la même occasion la rando qu’on souhaite faire.
La plus populaire est la randonnée n°1, mais elle nous semble un peu courte, c’est pourquoi nous décidons de commencer par la n°2 qui nous permet ensuite d’enchaîner sur la n°1 (ce que nous n’avons pas fait au final).

Important : le parc est situé en altitude (quasiment 4000 m), et le temps y est changeant : même si vous partez sous le soleil, il peut y faire très froid (vent, possibilité de neige). Par ailleurs, la zone est très boueuse. Venez donc équipés !
Pour la petite histoire, on a vu un couple équatorien se faire rabrouer par le garde-parc parce qu’ils venaient en petites baskets de ville, sans veste, et avec à peine une bouteille d’eau pour deux.

La randonnée que nous avons choisie consistait à monter en haut d’une belle et grande colline (ou d’une petite montagne, au choix), pour avoir une vue sur le parc. La randonnée commence par un bon kilomètre à faire sur la route, puis on rentre dans le vif du sujet ! Assez rapidement, ça commence à monter, et puis ça commence à monter très fort. Et histoire de montrer qu’à El Cajs on ne rigole pas, le chemin devient ni plus ni moins qu’une paroi presque verticale (j’exagère à peine), archi boueuse et super glissante. Avec Lilly en porte-bébé dans le dos je vous raconte même pas l’épreuve !

Notre progression se fait au ralenti, on s’arrête pour souffler tous les 2 mètres, je monte autant à la force des jambes qu’à la force des bras, en me tenant aux touffes d’herbe qui encadrent le chemin (heureusement qu’elles étaient là !). C’est vraiment dur, mais c’est plus marrant que pénible, et le paysage est absolument superbe. Et comme nous n’avons qu’un petit sac à dos pour la journée (contrairement à ici !), on est capable de s’échanger Lilly régulièrement.

Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Nous voilà au sommet, avec une belle vue sur plusieurs lacs d’un bleu presque noir, nichés entre les collines verdoyantes ! L’ascension nous a donné chaud, mais on sort très vite les vestes car le vent est glacé et une petite pluie fine vient nous embêter. Heureusement elle ne dure pas ! Il faut maintenant attaquer la descente, qui se révèle être tout aussi dure que la montée, vu son niveau de casse-gueulitude. Les genoux en prennent pour leur grade, nos fringues aussi vu qu’on s’étale chacun deux ou trois fois dans la boue. On est bien content d’arriver au bout du chemin et de voir tout le chemin qu’on a parcouru ! Le temps annoncé pour cette randonnée nous paraissait assez déconnant (3h30 pour faire 2 km et des poussières), mais finalement pas tant que ça puisqu’on aura mis environ 2h40, bien loin de notre rythme habituel de 4km/h.

Après une pause picnic bien méritée, on renonce à poursuivre avec la randonnée n°1, car la première partie nous a bien fatigués (on sent les effets de l’altitude !) et le ciel promet de la pluie. On décide donc de repartir tranquillement à Cuenca, plutôt contents de notre aventure dans la bouillasse !

Infos pratiques pour visiter le parc El Cajas

Bus : compagnie Cooperativa de Transporte Occidental (ne pas confondre avec la Cooperativa de Transporte Oriental), située tout au fond du terminal (pasillo 4). Départs à 8h30 et 10h20. Tarif : 2$/pers. Pour le retour, attendre au niveau de l’arrêt de bus qui fait face à l’entrée du parc et faire signe au premier bus qui passe. A priori, il y a un bus par heure (vers 14h, 15h, etc.).

Entrée du parc El Cajas : gratuite, il faut simplement s’inscrire au bureau du garde-parc avant de partir en randonnée (numéro de passeport nécessaire).

Pour finir cet article, quelques mots sur notre étape suivante :
Nous avions a priori prévu de remonter vers Baños, puis Latacunga pour aller vadrouiller du côté de Quilotoa et du Cotopaxi… mais voilà que Fabien, qui meurt d’envie de refaire du surf depuis qu’il en a fait au Portugal, reçoit un message d’un ami qui lui conseille le petit village de Montañita, situé sur la côté Pacifique… et paradis des surfeurs ! Ni une, ni deux, nous changeons les plans, en nous faisant la réflexion que de toute façon Baños avec Lilly n’était pas forcément une idée géniale, la ville étant surtout connue pour ses sports d’eau, notamment le rafting. Notre itinéraire n’étant conditionné que par la date de notre vol pour les Galapagos (youhou !!!), on a encore pas mal de flexibilité sur le parcours.

Du coup : Montañita nous voilà !

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Tuk-tuk à Piura

Contrebande & pots de vin pour notre passage de frontière Pérou – Equateur

Notre passage de la frontière Pérou > Équateur a été un peu… mouvementé ! Ou plutôt, on pourrait dire qu’il a mis notre patience à rude épreuve !

Vous vous rappelez peut-être que de Lima nous avons pris un vol interne pour Piura afin d’éviter de traverser le nord du Pérou encore affecté par les conséquences des inondations, et que de Piura nous avons pris un bus de nuit pour Cuenca au sud de l’Equateur. A Piura nous avons d’ailleurs pu voir l’impact de ces intempéries : après 2 mois de pluie non-stop, le temps commençait seulement à s’améliorer. Toutes les rues étaient en travaux, et encore bien boueuses. Piura est une des plus grandes villes du pays, plusieurs millions de personnes y vivent et ont été affectées par les inondations. Adélaïde et Noémie, deux Françaises que nous avions rencontrées à San Pedro de Atacama, y étaient quelques semaines avant nous et elles ont fait un superbe boulot avec la branche locale d’Emmaüs pour aider à restaurer une école. Bravo à elles !

Nous sommes arrivés très tôt à Piura mais notre bus pour Cuenca ne partait que tard le soir. Sur le conseil du monsieur qui nous vendu les tickets (et qui nous a très gentiment proposé de nous accompagner du terminal au centre pour qu’on puisse retirer de l’argent), nous avons pris un tuk-tuk (première fois !!!) pour aller dans un très grand centre commercial où nous avons passé la journée. Pas très culturel comme visite, mais on était tranquille, il y avait des jeux pour Lilly, et on a pu se poser pour bouquiner et faire trois courses en prévision du trajet.

En fin de journée nous sommes repartis prendre notre bus, avec encore un grand moment vécu dans notre tuk-tuk, qui slalomait follement entre les voitures et n’hésitait pas à rouler à contresens pour gagner un mètre !

Pour revenir à nos histoires de frontière, nous allions donc passer celle-ci de nuit, vers 1h du mat. Vu tous les passages de frontière que nous avons déjà fait depuis le début de ce voyage, celui-ci ne nous stressait pas plus que ça et nous n’attendions aucune complication particulière… C’était sans compter sur le fait que la moitié des passagers du bus avaient prévu de passer en douce des marchandises non déclarées ! Nous passons l’immigration, tampon de sortie du Pérou puis d’entrée en Équateur, tout ça dans le même bureau. En quelques minutes c’est plié. Nous reprenons notre bus pour quelques centaines de mètres avant que la douane ne nous arrête pour un contrôle. Jusque-là, rien d’anormal.

L’officier monte à bord et repère immédiatement qu’il y a une quantité de sacs bien trop importante pour être innocente. Et le voilà qui commence à ouvrir tous les sacs… il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’ils sont pleins de fringues prêtes à être vendues de l’autre côté de la frontière. Nos braves contrebandiers commencent à paniquer, essayent de planquer des sacs discretos, et vident leurs poches pour constituer un pot de vin pour l’officier… qui ne se laisse pas avoir. Vu le stress des passagers et la détermination du militaire, il devait y avoir un sacré budget de contrebande ! Toujours est-il que les contrebandiers essayent de rallonger le pot de vin, sans autre résultat que de finir d’énerver l’officier, qui décide alors d’appeler des renforts et de nous faire changer de bus pour pouvoir fouiller celui-ci complètement. Il est 3h du mat, on a déjà 2 bonnes heures de retard sur l’horaire prévu, c’est la panique totale chez nos voisins, pendant qu’on se regarde d’un air blasé avec deux autres Françaises qui comme nous aimeraient bien pouvoir dormir plutôt que de se farcir tout se remue-ménage.

On doit avoir des têtes assez innocentes, du coup l’officier nous fait monter rapidement dans l’autre bus, et ne garde avec lui que les gens suspects. Hourra, on peut repartir ! Contrepartie plutôt positive de se retard, on arrive à Cuenca à une heure décente plutôt qu’à 6h du mat, ce qui nous permet de partir tout de suite à la recherche d’un hôtel (mais l’estomac dans les talons).

Fin de cette aventure frontalière, assez marrante quand on y repense ! Pour la suite, on part à la découverte de la ville de Cuenca et du très beau parc El Cajas.

Infos pratiques :
Bus Piura – Cuenca : compagnie Azuay.
Pour y aller, demander qu’on vous indique le terminal Ronco.
Confort assez relatif, mais trajet direct sans changement de bus à la frontière (normalement !).
Départ en soirée.
Que faire à Lima, Pérou

Que faire à Lima ? Quelques jours dans la capitale péruvienne

Après quelques jours de détente sur la côté pacifique, à Paracas, nous sommes passés par Lima, la dernière étape de notre séjour d’un mois et demi au Pérou.

Pourquoi dernière étape alors qu’il restait tant de belles choses à voir au nord du pays ?
Tout simplement parce que les intempéries ont ravagé plusieurs régions au nord en début d’année 2017, privant les foyers d’eau et d’électricité et détruisant les routes. Assez rapidement nous avons su que nous ne pourrions pas voyager par voie terrestre dans ces régions, ni prendre un bus pour rejoindre l’Equateur, et qu’il nous faudrait faire ce trajet un avion. Grâce à d’autres voyageurs rencontrés en route, nous avons pu limiter les frais avec une petite astuce : prendre un vol interne jusqu’à la ville de Piura, près de la frontière, puis un bus de nuit de Piura à Cuenca, notre première destination en Équateur (bien moins cher que de prendre un vol international, croyez-moi !).

Mais revenons à nos moutons ! Malgré sa réputation de ville pas très belle et pas très intéressante (et aussi un peu craignos, comme beaucoup de grandes villes d’Amérique du Sud), Lima nous a plu. Il y a certainement beaucoup à faire… mais nous avons été assez sélectifs, nous avons pris notre temps et visité à notre rythme, sans nous soucier de tout voir et de tout faire. Notre vision en est donc très partielle, forcément. Visiter uniquement les beaux quartiers du centre, ce n’est pas prendre en compte l’immensité de la ville, ses bidonvilles, etc. Mais comme je le disais, le peu que nous avons vu nous a plu.

Que faire à Lima, Pérou

Dans quel quartier dormir à Lima ?

Je commence par cette question d’ordre pratique, car dans une ville aussi grande, il faut bien réfléchir à où on va établir son QG. Et sans hésitation, je vous conseille Miraflores ! Le quartier est très sûr, nous sommes souvent rentrés de nuit (normal puisqu’il faisait nuit dès 18h30 !) et tout est très tranquille. Dans la journée le quartier est vivant, plein de restos et de magasins. De Miraflores on peut facilement marcher jusqu’au Barranco (un autre quartier sympa) et prendre un bus pour accéder au parc de la Reserva ou au centre historique. C’est un quartier qu’on peut qualifier de touristique, mais en réalité nous n’avons pas vu énormément de touristes : au contraire on voit que les locaux y vivent « vraiment », qu’ils font leurs courses, travaillent, sortent dans le quartier, etc.

Que faire à Lima : quelques idées

Se balader dans les quartiers Miraflores et Barranco

Ces deux quartiers nous ont bien plu, ils sont très agréables pour se balader et très sûrs. On y trouve plein de restos, de bars, d’endroits pour faire du shopping. Dans le Barranco, la zone du Puente de los Suspiros est agréable et permet de descendre jusqu’à la plage via une jolie petite rue pavée.

Que faire à Lima, PérouQue faire à Lima, Pérou Que faire à Lima, Pérou

Visiter le centre historique

Un quartier agréable avec de belles églises, la jolie Plaza San Martin, de belles façades… Nous n’avons rien visité en particulier, juste flâné le nez en l’air. Pour aller de Miraflores au centre historique, il faut prendre le bus 301 qui traverse toute la ville (1,5 sol/pers), il y en a toutes les quelques minutes. N’essayez pas de faire ce chemin à pied, vous y passeriez la journée !

Que faire à Lima, Pérou

Parcourir le Circuito Magico del Agua dans le parc de la Reserva

Une petite attraction qu’on s’était gardé de côté pour faire plaisir à Lilly et qui en fait nous a plu à tous : le soir, le parc de la Reserva s’illumine et offre un magnifique spectacle autour de ses 13 fontaines. Il y a aussi un « vrai » spectacle son et lumière à certains horaires mais on l’a trouvé moins bien que les fontaines en elles-même.
Entrée : 4 soles. Les fontaines sont illuminées dès l’après-midi mais mieux vaut y aller à partir de la tombée de la nuit pour en profiter pleinement. Prendre le bus 301 pour y aller depuis Miraflores, attention le trafic est infernal en début de soirée (mieux vaut éviter d’avoir comme nous une réservation au restaurant juste après !).

Que faire à Lima, Pérou Que faire à Lima, Pérou

Se régaler dans les nombreux restaurants de la ville

A Lima nous avons continué notre cure de poissons en dégustant encore de délicieux ceviches. Il y a tellement de restaurants qu’il ne sera pas dur de trouver où bien manger, d’ailleurs Lima est connue pour être la capitale gastronomique de l’Amérique du Sud ! Par contre soyez prévenus, tout est cher ! Les plats à la carte sont à partir de 35-40 soles. On peut heureusement trouver des menus du jour pour une dizaine de soles, mais c’est plutôt en semaine et le midi. Pour nous qui sommes arrivés à Lima en plein weekend du 1er mai, c’était mission impossible !

Quelques bonnes adresses

Canta Rana (Barranco) : très bon mais les plats à la carte sont chers. J’adore la déco et l’ambiance très « cantine ».
Punto Azul (Miraflores) : j’ai beaucoup aimé le plat signature, le ceviche Punto Azul : très doux et crémeux avec sa sauce au rocoto (non piquant).
BarBarian (Miraflores) : burgers et craft beers, bonne ambiance.
Nuevo mundo (Miraflores) : burgers et craft beers aussi, joli décor. Le burger « péruvien » avec œuf et banane est parfait.

Prendre un verre au bord de l’océan à La Rosa Nautica

Ce restaurant est magnifique, planté comme une ile au milieu de l’océan. Nous y sommes allés en soirée pour prendre un verre, accompagnés par le bruit des vagues se fracassant autour de nous. Si vous êtes en fond ou que vous avez quelque chose à fêter, pourquoi ne pas y manger ? En ce qui nous concerne on s’est contenté d’un cocktail avant d’aller sagement manger un peu plus loin car c’est vraiment cher, mais l’endroit fait rêver.

Que faire à Lima, Pérou

Se faire plaisir avec un peu de shopping

Si vous avez des envies de shopping, vous allez vous régaler à Lima. Nous avions justement quelques achats à faire pour remplacer des choses perdues en route (dont, très important, les 2 petites voitures de Lilly, perdues respectivement à Viña de Mar et à Arequipa) et on a pu trouver notre bonheur dans les nombreux centres commerciaux de la ville.

Longer l’océan

… depuis le Parque del Amor jusqu’au phare La Marina, et admirer la vue sur la côté. En journée vous apercevrez des parapentes qui effectuent un petit survol et ajoutent de la couleur au ciel. L’endroit est paisible, agréable pour une petite promenade avec vue !

Que faire à Lima, Pérou

Au revoir Pérou ! Après un mois et demi d’aventures aussi belles que variées, il est temps d’aller à la rencontre d’un autre pays : l’Equateur !

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Sandboarding à Nazca

Nazca, Huacachina & Paracas : flying, sandboarding & chilling

Enfin un peu de soleil et de chaleur ! Après Cuzco et Arequipa, nous avons enfin dit au revoir au froid et à l’altitude pour quelques temps, en nous rapprochant de la côté pacifique. Première étape : Nazca et ses fameuses lignes ! De là nous sommes ensuite remontés jusqu’à Huacachina, une oasis au milieu d’immenses dunes de sable, puis à Paracas, petite station balnéaire prisée par les Péruviens.

Survol des lignes de Nazca

Après une nuit dans le bus assez peu reposante (pour économiser un peu, nous n’avions pas pris de siège pour Lilly, qui a donc passé la nuit sur moi – elle a très bien dormi, moi un peu moins !), nous arrivons de bon matin à Nazca. Notre hôte vient nous chercher au terminal (Joie !) et nous emmène à l’hôtel, où nous piquons du nez en quelques minutes à peine. Lilly ne veut pas dormir et joue tranquillement à côté de nous, mais je la retrouve quand même endormie sur le carrelage bien frais quand je me réveille ! #Cosette

Après un délicieux chicharrón de pollo au Rico Pollo, nous partons faire la tournée des agences pour la principale attraction du lieu : le survol des lignes de Nazca. 

Les lignes de Nazca

Les géoglyphes de Nazca, souvent appelés lignes de Nazca, sont de grandes figures tracées sur le sol par la civilisation Nazca. Les figures représentent souvent des animaux stylisés (colibri, singe, etc.) ou parfois de simples lignes ou figures géométriques. La civilisation Nazca est une culture pré-inca qui était présente dans cette région entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Les lignes de Nazca, découvertes en 1927, ont été inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1994, mais elles sont aujourd’hui menacées par l’érosion et les changements climatiques. Aujourd’hui on peut en apercevoir 3 depuis un mirador mais un survol en avion reste la meilleure manière de les voir.

C’est finalement avec l’agence AeroParacas que nous décidons de voler. Les 7 compagnies autorisées à faire le survol sont censées être fiables, mais le truc en plus qui nous plait chez AeroParacas est qu’il y a 2 pilotes : un qui pilote justement, et un qui donne les explications (plutôt qu’un seul qui fait tout). Nous réservons un vol tôt le matin car c’est à ce moment qu’il y a le moins de turbulences et que le ciel est le plus dégagé, offrant ainsi une bonne vue sur les géoglyphes. Par ailleurs, le commercial d’AeroParacas nous a fait une offre plutôt sympa pour un tour à faire l’après-midi, incluant une visite des alentours en buggy et du sandboarding : de quoi bien rentabiliser notre séjour à Nazca !

Survol des lignes de Nazca

Choisir son agence pour le survol des lignes de Nazca

Un certain nombre d’accidents sont arrivés dans le passé, ce qui a amené une restriction du nombre de compagnies autorisées à faire le survol des lignes, qui ne sont plus que 7 aujourd’hui. À priori toutes sont fiables mais pour choisir votre compagnie, vous pouvez quand même vous renseigner sur l’ancienneté des avions utilisés et le nombre de pilotes (1 ou 2), et choisir en fonction. Nous avons choisi AeroPaeacas car ses avions étaient suffisamment récents et les pilotes volent par 2.

Le lendemain matin nous partons tôt et sans avoir pris de petit déj (une précaution que je ne regretterais pas !). Le bus d’AeroParacas vient nous chercher à l’hôtel et nous emmène à l’aéroport, où nous devons acquitter la taxe d’aéroport avant de pouvoir voler. Pour ne pas imposer ce vol à Lilly, nous avons décidé de voler chacun notre tour. En effet, les avions sont petits (4 à 6 places) et sont connus pour bien secouer l’estomac des passagers un peu sensibles ! C’est Fabien qui commence, et qui ressort de l’avion 30 minutes plus tard, frais comme un gardon. Je m’embarque à mon tour et c’est parti ! Dès le début du vol, les premières figures apparaissent : certaines ne sont pas faciles à voir, mais d’autres sont impressionnantes par leur taille. L’avion se penche à gauche puis à droite pour permettre à tous les passagers de bien voir. Assez vite je sens que mon cachet contre le mal de mer ne va pas être suffisant… Heureusement les petits sacs sont fournis. 🙂

Malgré ces sensations assez désagréables qui, il faut bien le dire, m’empêchent d’en profiter pleinement, le survol est une sacrée expérience que je ne regrette pas. Fabien, lui, en est sorti bluffé (et affamé).

Survol des lignes de Nazca Survol des lignes de Nazca Survol des lignes de Nazca

Après toutes ces émotions, je suis contente de repartir à l’hôtel et de voir que notre hôte nous a gardé un petit déj même s’il est 10h passé. Jus melon-papaye préparé avec des fruits locaux, oeufs brouillés et avocat, miam ! Nous reprenons nos forces avant de repartir vers l’aventure de l’après-midi : buggy et sandboarding !

Vous êtes déjà monté dans un buggy ? Voilà la bête !

Buggy à Nazca

Nous faisons un petit tour des alentours pour découvrir des aqueducs construits par les Nazcas ainsi qu’un site de pyramides dont j’ai oublié le nom, encore en cours d’excavation (3 dégagées sur une trentaine) avant de passer aux choses sérieuses : notre conducteur se lance à l’assaut des dunes. Il nous surprend en accélérant brusquement au moment de passer une crête, il dévale une pente sableuse à toute vitesse, le Paris Dakar n’a qu’à bien se tenir ! C’est très marrant, même si mes yeux de porteuse de lentilles apprécient moyennement tout ce sable. Après quelques minutes de sensations fortes, c’est l’heure de s’essayer au sandbording tout en admirant le coucher de soleil sur les dunes. Notre accompagnateur nous indique comment descendre en position assise sur le surf, et c’est parti. Trop cool, mais la remontée l’est moins ! Quand est-ce qu’ils installent des télésièges par ici ? Lilly n’est pas en reste : elle fait elle aussi quelques descentes avec Fabien et trouve ça très drôle !

Buggy à NazcaBuggy à Nazca Sandboarding à Nazca Sandboarding à NazcaCoucher de soleil

Le soleil se couche et la nuit s’installe vite : nous prenons le chemin du retour. C’est le moment de se couvrir car avec la vitesse il fait froid ! J’enroule Lilly dans ma polaire pour la protéger du froid et du sable qui vole, et forcément elle s’endort.

Prix pour le survol des lignes de Nazca (30 min.) : 70 USD/pers.
Prix pour le tour buggy-sandboarding (4h) : 20 USD/pers.

 

Sandboarding dans l’oasis de Huacachina

Le lendemain nous prenons un bus pour Ica, à environ 2h de Nazca, et ensuite un taxi pour rejoindre l’oasis de Huacachina (qui se trouve en fait juste à l’extérieur de Ica, et pas du tout en plein désert comme on pourrait le penser). Dans la rue principale c’est un peu la foire d’empoigne, taxis et buggys tentent d’attirer l’attention des touristes, et forcément nos faces d’Européens ne passent pas inaperçues ! Comme d’habitude, on trace pour échapper à la foule et on rejoint la lagune.

Hum, c’est ça la lagune ? C’est un peu… triste ?

Comme on aura l’occasion de le voir en se baladant dans Huacachina (= en faisant le tour de la lagune), on se rend compte que l’endroit a connu son heure de gloire il y a plusieurs années. Un endroit un peu chic, un lieu de vacances privilégié pour les Péruviens aisés, mais qui est maintenant en train de mourir doucement : la lagune s’assèche, les déchets s’accumulent dans les dunes, certains hôtels et restaurants ont mis la clé sous la porte, et les touristes ne sont plus si nombreux.

Oasis de HuacachinaOasis de Huacachina

On retrouve notre hôtel qui a l’air d’être un des plus cools de l’oasis : le Desert Nights Ecocamp, avec des grandes tentes tout confort en guise de chambres et une belle piscine. On a décidé de se faire plaisir et de se mettre en mode relax pendant quelques jours, du coup on a réservé 2 nuits avec l’idée de se la couler douce. Comme on a déjà fait du sandboarding et du buggy à Nazca, on prévoit simplement de se promener dans les dunes et de louer un surf pour refaire du sandboarding, mais sans réserver de tour.

Hotel Desert Nights Ecocamp Hotel Desert Nights EcocampOasis de Huacachina Oasis de Huacachina

NB : vu le potentiel assez limité de Huacachina en termes d’activités à faire, je vous conseille de privilégier un hôtel avec piscine et de ne pas passer trop longtemps sur place. Attention en choisissant votre hôtel sur Booking ou autre, car il n’y a que quelques hôtels à Huacachina même et on se retrouve vite avec des propositions d’hôtels à Ica.

Desert Nights Ecocamp : bon petit déj inclus, salle de bain partagée, piscine avec bar, cuisine. Parties communes très agréables : sable, hamacs, petits parasols…
Location de surf : 5-7 soles pour l’heure et demi, pour les surfs « simples ». Les loueurs se trouvent dans les cabanes en bois autour de la lagune.
Taxi terminal Ica – Hacachina : environ 10 soles

 

Farniente à Paracas

Nous quittons Huacachina pour continuer vers toujours plus de soleil, puisque nous avons prévu de rejoindre Paracas, censée être une jolie petite station balnéaire. Pour y aller depuis Ica, 2 possibilités : prendre un bus Soyuz (tous les quart d’heure) jusqu’à Pisco puis prendre un colectivo jusqu’à Paracas, ou prendre un bus Cruz del Sur direct jusqu’à Paracas. La deuxième option n’est que légèrement peu plus chère mais plus pratique avec nos sacs, et nous assure un trajet tout confort jusqu’à Paracas.

Arrivés là-bas nous marchons du terminal jusqu’à notre hôtel, et nous sommes étonnés de ne pas trouver ça particulièrement charmant. En effet, nous avions lu beaucoup de bien sur Paracas, c’est pourquoi nous avons réservé 4 nuits ici en pensant faire notre première escale « bord de mer »… mais nous n’avons jamais compris cet engouement pour Paracas ! La ville est loin d’être désagréable, c’est tranquille et ensoleillé mais à par la promenade du bord de mer, ce n’est pas particulièrement joli, et surtout il n’est pas possible de se baigner sur la plage de Paracas : la plage et l’eau sont très sales, jonchés de détritus, et ne sentent pas bon. Les plages alentours sont censées être belles mais il faut prendre un taxi pour y aller (il n’y a pas de bus) et c’est tout de suite 70 soles.

Nous découvrons par ailleurs que toutes les activités doivent se faire avec une agence (Iles Balestas, Réserve de Paracas) ou avec un taxi (juste pour aller à la plage). Nous n’avions pas prévu de faire les Iles Balestas car elles sont surnommées « Les Galapagos du pauvre », or nous allons aux Galapagos donc pas de raisons de dépenser des sous ici. Par ailleurs, il semblerait que les pauvres animaux soient un peu maltraités par cet afflux de touristes, deuxième argument qui ne nous donnait pas envie d’y aller. En revanche nous aurions bien aimé découvrir la Réserve de Paracas, mais l’obligation de le faire en bus avec une quarantaine d’autres touristes nous réjouissait moyennement. Si vous n’êtes pas accompagné d’un enfant, vous pouvez en revanche louer des VTT (voire des quads !) pour parcourir la réserve à votre rythme, ça doit être très sympa (attention au soleil, ça tape !)

Du coup, sans rancune, on décide de passer les 4 jours à se la couler douce à l’hôtel, à se préparer des petits déj pantagruéliques, à manger des ceviches, et à admirer le coucher de soleil !

ParacasCeviches du Restaurant Paracas

Où manger de bons ceviches à Paracas :

(Compter 35-40 soles pour un ceviche)
Restaurant Paracas : avec une belle vue sur la mer. Nous avons goûté un ceviche classique et un ceviche al Panko (panure japonaise), délicieux !
Restaurant Pukasoncco Arte y Restaurante : assez petit et convivial, le resto expose les œuvres de son propriétaire. En haute saison il propose un menu « almuerzo » à 15 soles avec ceviche en entrée qui doit être très intéressant.

Où dormir à Paracas :

Paracas Backpacker House : chouettes parties communes (patio avec hamacs, jolie terrasse au 4ème), cuisine agréable et bien équipée. Wifi pas excellent dans les chambres mais bien au rez-de-chaussée.

Coucher de soleil à Paracas Coucher de soleil à Paracas Coucher de soleil à Paracas

Après Paracas, nous partons en direction de Lima pour notre dernière étape péruvienne avant de rejoindre l’Equateur !

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Suivre ses dépenses en voyage avec TrabeePocket

Comment suivre ses dépenses en voyage ?

Quand on part en voyage, et surtout en voyage long ou tour du monde, on a souvent envie (et besoin) de garder un œil sur son budget. Lors de nos voyages précédents, nous n’avions en général pas besoin de regarder ces dépenses de trop près, car une fois les vols et l’hébergement réservés au meilleur prix, nous savions ce que nous pouvons nous permettre une fois sur place. Et les excès pouvaient facilement être compensés au retour à la maison, par une période un peu plus « sage » et économe.

En revanche, pour le grand voyage que nous vivons actuellement, nous savions bien avant le départ que nous allions devoir suivre notre budget de très près, car la durée de notre trip dépendra directement de la vitesse à laquelle nous écoulons notre budget !

Plusieurs solutions pour suivre ses dépenses en voyage

  • le bon vieux carnet dans lequel on note tout : simple et basique, mais il faut tout reporter dans un doc Excel si on veut faire des calculs, du coup bof bof. Et si on oublie quelque chose ou si on doit modifier une entrée, c’est un peu galère.
  • un fichier Excel : une solution pleine de bon sens pour les fans d’Excel que nous sommes, mais qui implique de devoir mémoriser ses dépenses ou les noter sur papier en attendant de pouvoir les reporter sur l’ordinateur. Entre les risques d’oubli et les petits papiers qui volent et se perdent, cette solution ne me plaisait pas trop !
  • une app : il existe aujourd’hui beaucoup d’applications qui permettent de suivre son budget, avec plus ou moins de fonctionnalités. Elles permettent en général de noter les dépenses en prise de note rapide, de les classer par catégorie et de exporter ensuite en format Excel pour faire des analyses plus poussées. C’est vers cette solution que je me suis tournée quelques mois avant notre départ, avec l’idée de la tester lors de nos vacances au Portugal pour voir si elle pouvait convenir à mes besoins.

Suivre ses dépenses en voyage avec Trabee Pocket

Malgré plusieurs recherches sur internet je n’ai pas tout de suite trouvé mon bonheur, car beaucoup d’apps ne correspondaient pas à mes besoins :

  • Interface user-friendly.
  • Saisie rapide des dépenses.
  • Possibilité de classer par catégorie (repas / hébergement / transports / activités) et de créer mes propres catégories si besoin.
  • Possibilité de classer par voyage ou par pays, pour ne pas tout mélanger et pour pouvoir ensuite analyser le coût de la vie en fonction de chaque pays.
  • Possibilité de saisir des montants dans différentes devises, sans avoir besoin de les convertir au préalable.
  • Possibilité d’exporter les données au format Excel pour une analyse plus poussée.
  • Disponible sous Android

Un après-midi j’ai téléchargé plusieurs apps et j’ai commencé par faire quelques simulations : avec MoneyWise, avec Expense Manager, ou même TripCase, mais aucune ne me paraissait correspondre à l’utilisation que je comptais en faire. Un peu part hasard je suis tombée sur Trabee Pocket, qui était bien notée, et je l’ai installée également. En quelques clics j’ai eu le sentiment que c’était la bonne et je n’ai pas hésité à acheter la version payante à 1,90€ pour accéder à quelques fonctionnalités supplémentaires qui me paraissaient nécessaires, comme la possibilité d’éditer les catégories et de gérer plusieurs monnaies.

Trabee Pocket : les fonctionnalités :

On commence par paramétrer un voyage : dates, pays de destination, devise.

Suivre ses dépenses en voyage avec TrabeePocket

Pour chaque voyage, on peut définir une ou plusieurs devises, qu’on retrouve ensuite au moment de saisir les dépenses.

Chaque dépense peut être associée à une catégorie (« lodging », « transports », « meals », etc). La version payante permet d’éditer et de personnaliser les catégories, ce que je me suis empressée de faire.

On peut définir un budget maximum et suivre l’évolution du solde. Si on ne le fait pas, les dépenses s’affichent simplement en négatif.

Bilan

Ça fait maintenant presque 5 mois que j’utilise cette app et j’en suis ravie. Chaque jour, voire plusieurs fois par jours j’enregistre nos dépenses, même les plus triviales. C’est un réflexe à prendre, et ça ne demande que quelques secondes. Il n’y a pas besoin d’avoir accès à Internet donc on peut le faire à tout moment et de n’importe où.

Suivre ses dépenses en voyage avec TrabeePocket

Je fais un dossier par pays, car les niveaux de vie sont très différents de l’un à l’autre : ça me permet de calculer en quelques instants notre moyenne journalière et de savoir si nous sommes cohérents avec nos prévisions ou s’il faut diminuer les dépenses. Enfin sur ma page d’accueil, j’ai tous les dossiers qui s’affichent (un par pays) avec le montant total dépensé et je peux en quelques secondes additionner tout ça pour savoir où nous en sommes sur le budget global.

Concernant les fonctionnalités principales :

  • Dans la plupart des dossiers j’utilise 2 devises (monnaie locale + euros) et j’avoue que c’est bien pratique de pouvoir saisir les dépenses telles quelles sans avoir à tout convertir.
  • La fonction Catégories me sert surtout quand j’exporte en Excel : ça me permet de vérifier rapidement que je n’ai pas oublié une grosse dépense en hébergement ou en transport longue distance par exemple, ou de mettre à part certaines dépenses comme des frais médicaux ou achats d’équipement qui gonflent artificiellement le budget d’un pays.
  • Concernant l’export Excel, je l’ai surtout utilisé les premiers mois, pour regarder de plus près comment se répartissaient nos dépenses. Je pense que ça me servira principalement quand je voudrais faire une analyse plus précise de ce que nous avons dépensé par pays et par catégorie.

Suivre ses dépenses en voyage avec TrabeePocket

Si vous prévoyez un voyage longue durée ou si vous souhaitez simplement suivre vos dépenses en vacances, je ne peux que vous conseiller cette app, je la trouve très bien faite (et la version gratuite me semble tout à fait suffisante si vous ne souhaitez pas changer les catégories ou utiliser plusieurs devises dans le même voyage). Quant à moi je pense que je continuerai à l’utiliser bien après que ce voyage soit fini !

TrabeePocket
Sur Android : Google PlayStore
Sur Iphone : Itunes

Et vous, utilisez-vous des app de suivi des dépenses ? Comment gardez-vous un œil sur vos dépenses en voyage ?

Canyon de Colca, Pérou

Le canyon de Colca en autonome via Llahuar et Sangalle

Comme je vous le racontais ici, nous avons finalement décidé de faire le Canyon de Colca sans agence. Si ça vous intéresse, sachez que pour organiser ce trek par soi-même, il est important de se renseigner en amont sur les distances à parcourir (rendre visite au bureau iPeru sur la Plaza de Armas de Arequipa) et de s’équiper correctement. A part ça, le trek en lui-même n’est pas difficile à organiser.

Pour nous, la difficulté était surtout physique : comme lorsque nous avons randonné en Bolivie, l’un de nous porte Lilly (12 kg) et l’autre doit donc porter tout le reste (environ 17 kg pour Fabien, vu la quantité d’eau qu’il fallait emporter).

Voici le récit de notre trek (et de comment on a réussi à ne pas payer le boleto turistico*) !

Jour 1 : Arequipa – Cabanaconde

Nous partons d’Arequipa en bus à 11h, ce qui nous permet de nous lever tranquillement et de profiter du petit déj de l’hôtel (en pensant bien à ceux qui partent avec une agence, qui doivent décoller à 3h du mat le premier jour !). Nous avons laissé le plus gros de nos affaires à l’hôtel et nous n’emportons avec nous qu’un sac avec quelques rechanges et surtout de l’eau et des snacks (qui sont hors de prix dans le canyon). Ce n’est qu’une fois dans le bus qu’on se rend compte qu’on a oublié nos maillots. Sachant qu’il y a des sources chaudes et des piscines qui nous attendent, c’est ballot !

6h de bus plus tard, on arrive à Cabanaconde. Immédiatement la dame qui vend le boleto turistico (pour l’entrée dans le parc) nous saute dessus mais on lui dit qu’on le prendra plus tard, une fois qu’on aura trouvé un hôtel. Une volontaire de l’hôtel Villa Pastor nous propose une chambre à un prix correct (avec wifi !), on prend donc nos marques pour la nuit.

INFOS PRATIQUES
Bus Arequipa – Cabanaconde : 17 soles/pers – 6h de trajet environ.
Hôtel Villa Pastor à Cabanconde : sur la place principale, là où s’arrête le bus. 40 soles pour une chambre double avec salle de bain privée.
Canyon de Colca, Pérou

Le plan du canyon dessiné sur un des murs de notre hôtel.

Jour 2 : Cabanaconde – Llahuar

Sur le conseil de notre hôtelier, nous partons un peu avant 7h (notre instinct nous poussait à partir plutôt vers 6h et c’est ce qu’on aurait dû faire, on aurait eu moins chaud).

Nous traversons rapidement le village pour éviter de croiser la dame du boleto, et nous voilà partis en direction de Llahuar, au fond du canyon. Nous en avons a priori pour 5h de rando, avec pas mal de descente et un peu de plat. Nous mettrons au final 4h30 : le chemin commence par 1h30 de descente assez intense, suivi d’un peu de plat puis à nouveau une grosse descente qui casse les genoux pour arriver tout en bas jusqu’à la rivière. Une petite remontée nous attend encore (pas très longue, mais dure à ce stade de la compétition), et enfin une dernière descente jusqu’au lodge où nous sommes bien contents d’arriver !

Le chemin ce premier jour est magnifique, la végétation est très belle, pleine de couleurs, et des dizaines de papillons jaunes et oranges nous entourent. Sur la montagne en face de nous on aperçoit une longue route toute droite (celle qui nous attend le lendemain), elle est pas mal en hauteur et laisse présager qu’il va falloir bien remonter. Sur le chemin nous sommes complètement seuls, c’est génial ! Nous ne voyons personne à part Jérôme, un Français croisé la veille dans le bus, qu’on croise à plusieurs reprises. Le soleil tape dur et il fait vite très chaud, ce qui nous conforte dans l’idée de partir très tôt le lendemain matin.

Canyon de Colca, Pérou Canyon de Colca, Pérou Canyon de Colca, Pérou Canyon de Colca, PérouCanyon de Colca, Pérou

Nous arrivons donc à Llahuar Lodge, le seul endroit habité de ce coin du canyon. J’étais persuadée qu’il y avait un mini village à Llahuar mais en fait non, il n’y a vraiment que le lodge. Bonne surprise, il y a des sources chaudes dans le lodge (incluses dans le prix). Nous profitons qu’il n’y ait pas grand monde pour aller y faire trempette (en petite tenue du coup), en attendant le repas. Un délice pour nos muscles tout fatigués ! Le reste de la journée se passe en sieste et discussions avec d’autres randonneurs qui dorment également au lodge. Tout au long de l’après-midi, on voit d’ailleurs des petits groupes arriver, tout rouges d’avoir marché en plein cagnard.

INFOS PRATIQUES
Llahuar Lodge :
40 soles pour une chambre double. Sources chaudes incluses dans le prix. Électricité le soir.
Repas (midi / soir) : 10 soles/pers.
Vente d’eau, sodas, quelques gâteaux mais pas grand-chose pour se ravitailler.
NB : Un petit déj est possible mais seulement à partir de 7h et quelques, du coup nous avons demandé des sandwichs à emporter.

Jour 3 : Llahuar – Sangalle

Nous mettons le réveil tôt et partons du lodge à 5h45 en direction de l’oasis de Sangalle, alors que le jour se lève à peine. Il y encore 5h de rando prévues pour cette journée (c’est exactement le temps qu’on a fait) : une grosse montée d’environ 2h (environ 600 m de dénivelé il me semble), 1h30 de plat et 1h30 de descente. Je pense qu’on a plutôt fait 2h30/2h45 de montée et 1h/45 min de plat, parce que j’ai fait la montée à la vitesse d’une tortue paraplégique. Pour ma défense, j’ai commencé à être malade dans la nuit (#choppelaturistaaufondducanyon), je n’étais donc pas au top de ma forme !

Canyon de Colca, Pérou

La montée commence par un passage assez raide qui m’a à moitié achevée (un chemin de cailloux du lodge jusqu’à la route) mais ensuite sur la route c’est beaucoup plus facile car la pente est plus douce et il n’y a pas besoin de faire attention où on met les pieds. Heureusement sinon je n’y serai pas arrivée ! J’arrive à reprendre mon souffle et à retrouver un rythme à peu près correct, jusqu’à arriver au plat, hourrah !

Là encore le chemin est superbe ! On monte en lacets en se demandant jusqu’où on va continuer à grimper, on traverse des villages endormis bordés de plantations de cactus couverts de fruits, on grimpe toujours jusqu’à atteindre enfin le plat aperçu la veille, et admirer de là la vue sur le canyon et sur l’oasis (et les piscines !!!). Pendant la descente finale, je suis sur les rotules, mes genoux sont en compote mais impossible de relâcher la pression car le chemin est très glissant et j’ai Lilly sur le dos. Ça ne nous empêche pas d’admirer la vue et les collines couvertes de beaux cactus que nous traversons. Les derniers mètres sont un supplice mais on arrive enfin aux palmiers et aux fleurs exotiques qui annoncent l’oasis, et on se pose dans le premier hôtel qu’on trouve !

Canyon de Colca, Pérou

Le reste de la journée se passe tranquillement, entre piscine, bouquins, et sieste… car il faut reprendre des forces avant l’épreuve finale : la remontée vers Cabanaconde avec 1100 m de dénivelé positif.

INFOS PRATIQUES
Hôtel Eden :
30 soles pour une chambre double. Piscine. Électricité et eau chaude.
Repas (midi / soir) : 15 soles/pers.

Jour 4 : Sangalle – Cabanaconde – Arequipa

Départ à 5h du mat pour ce dernier jour car c’est une vrai course contre le soleil qui s’annonce ! On commence de nuit, avec frontale et lampe de poche. Très rapidement on voit les autres randonneurs devant et derrière nous, comme autant de petites lucioles. La montée est raide mais nous progressons vite, j’ai beaucoup moins de mal à monter que la veille et nous avançons à un bon rythme. Contrairement aux autres jours, il y a beaucoup de monde sur cette partie du trek : tout le monde part à la même heure et il n’y a qu’un chemin, donc forcément on se suit tous !

Au bout d’1h et quelques, je vois passer les premières mules : pour 60 – 80 soles, on peut les louer pour faire la montée sur leur dos. Certaines agences utilisent aussi des mules pour porter les sacs, afin que les randonneurs fassent la montée sans aucun poids. Le « conducteur » des mules me voit avec Lilly sur le dos et me propose de monter, mais je ne suis pas encore à bout de forces. Cependant l’idée fait son chemin dans ma tête… Toujours malade, je ne suis pas dans les meilleures conditions pour faire cette montée et je n’ai surtout pas la force mentale de m’épuiser jusqu’au sommet. A mi parcours, je me laisse tenter lorsqu’un nouveau convoi de mules passe, après avoir fait 600 m de dénivelé en 1h20. J’abandonne Fabien derrière : il réussira à faire toute la montée en seulement 2h40, alors qu’il a un énorme sac d’environ 17 kg sur le dos !

De mon côté, j’enfourche donc ma monture, avec Lilly toujours dans son porte-bébé. Je suis bien contente de ne pas l’avoir détachée, car j’ai bien besoin de mes deux mains pour m’accrocher au pommeau de la selle ! Les mules ont le pied sûr mais faire la montée sur leur dos est impressionnant : en effet le chemin est étroit et les mules doivent faire de grandes enjambées pour progresser sur les cailloux. Ça secoue et je suis 100% concentrée pour ne pas tomber. Lilly dans mon dos est ravie et ne fait que rigoler, elle fait sourire tous les gens qu’on croise. Vu le chemin qu’on parcourt, je ne regrette pas mon choix ! Il restait encore un sacré morceau à faire !

Canyon de Colca, Pérou

INFOS PRATIQUES
Vous pouvez « commander » une mule pour la montée si vous ne souhaitez pas la faire, il suffit de le demander à votre hôtel la veille. Vous pouvez aussi comme moi chopper une mule en cours de route : il y a plusieurs convois et la plupart avaient des mules qui ne portaient rien ni personne. Négociez le prix en fonction de là où vous vous trouvez ! (j’ai payé 40 soles en étant à mi parcours). Attention, n’attendez pas d’être trop haut car au bout d’un moment les convois seront tous passés !
NB : pour Lilly si c’était à refaire, je la mettrais en position ventrale dans le porte-bébé, afin de pouvoir la protéger en cas de chute.

Dernière étape : le retour à Cabanaconde et à Arequipa !

Après que Fabien nous ait retrouvé en haut, il restait encore un peu de chemin pour rejoindre Cabanaconde. Et il a fallu que sur ces derniers mètres, à 10 minutes de la fin, je trouve le moyen de tomber dans une rivière, avec Lilly dans les bras et notre sac sur le dos ! Bon, visiblement on s’était trompé de chemin (pas très indiqué, essayez de suivre un groupe avec guide) et quand on s’est retrouvé avec une petite rivière qui nous barrait la route, on a essayé de traverser. Sauf que, j’ai glissé sur une pierre bancale, je suis passée à l’eau avec Lilly et le sac, et j’ai bien cru m’être foulé la cheville.

Après cet exploit, il a fallu qu’on coupe à travers champs pour retrouver le chemin, et j’ai ensuite dû faire tout le trajet retour jusqu’à Arequipa avec un pantalon trempé ! Misère de misère ! Heureusement on avait de quoi changer Lilly et ni nos passeports ni mon téléphone n’ont souffert de la chute dans l’eau, donc plus de peur que de mal. Arrivés vers 8h30 à Cabanaconde, nous avons pu prendre le bus de 9h pour Arequipa, et tout ça sans avoir croisé la dame du boleto ! 140 soles économisés, ça valait bien un petit passage à l’eau !

*C’est quoi ce fameux boleto turistico ?

L’entrée pour la vallée et le canyon de Colca est payante (70 soles par personne). Si vous partez avec une agence, vous devrez acquitter le prix assez rapidement. En autonome en revanche… C’est une question de chance.

Pourquoi ne pas payer : nous ne sommes pas vraiment réfractaires au fait de payer un droit d’entrée, mais dans le cas du canyon, il semble que personne ne gère vraiment et que le montant du boleto va plus ou moins dans la poche de celui qui le fait payer, au lieu de servir à protéger et maintenir le site. Avant de partir faire le trek nous avons lu plusieurs témoignages de personnes qui ne l’avaient pas payé et nous avons tout simplement décidé de faire pareil.

Une superbe aventure, qui nous laissera un souvenir impérissable ! Entre les paysages magnifiques, l’hébergement rustique mais sympa à Llahuar et Sangalle, et les efforts intenses fournis pendant ces 3 jours de randonnée, on n’est pas près d’oublier ce trek dans le Canyon de Colca !

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Monasterio de Santa Catalina, Arequipa

Monasterio de Santa Catalina : suivez le guide !

Chose promise, chose due, je vous offre une petite promenade guidée dans le beau couvent Santa Catalina d’Arequipa !

Pour la petite histoire (et la minute culture)…

Le couvent Santa Catalina a été construit en 1579. C’est le plus grand couvent du monde et le plus important édifice religieux du Pérou. Il a accueilli jusqu’à 450 religieuses qui vivaient coupées du monde extérieur. On en compte encore aujourd’hui une quarantaine qui vivent dans ses murs, mais ne sont plus cloîtrées (elles ont même accès à Facebook d’après une guide que j’ai entendu en passant !).

A l’origine, le couvent accueillait principalement les cadettes des familles de l’aristocratie péruvienne (les aînées étant destinées au mariage). Triées sur le volet, elles devaient notamment amener avec elles une dot et un trousseau assez conséquents. Les cellules des sœurs témoignent de la douce vie qu’elles menaient dans le couvent et de leur train de vie peu habituel pour des religieuses : chacune vivait dans une « cellule » qui tenait plus d’une petite maison que d’autre chose, souvent avec un petit patio et une cuisine attenante, et avec un ou plusieurs serviteurs. Lors de la visite, on peut encore admirer le beau mobilier et la vaisselle qu’elles utilisaient, notamment lors des fêtes qu’elles organisaient. Ce mode de vie finit par faire sandale et le Pape Pie IX y mit fin dans la deuxième moitié du 19ème siècle.

Visite guidée !

 

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La visite vous a plu ? Que pensez-vous de ces couleurs et de ces beaux patios fleuris ?

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