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Suivre ses dépenses en voyage avec TrabeePocket

Comment suivre ses dépenses en voyage ?

Quand on part en voyage, et surtout en voyage long ou tour du monde, on a souvent envie (et besoin) de garder un œil sur son budget. Lors de nos voyages précédents, nous n’avions en général pas besoin de regarder ces dépenses de trop près, car une fois les vols et l’hébergement réservés au meilleur prix, nous savions ce que nous pouvons nous permettre une fois sur place. Et les excès pouvaient facilement être compensés au retour à la maison, par une période un peu plus « sage » et économe.

En revanche, pour le grand voyage que nous vivons actuellement, nous savions bien avant le départ que nous allions devoir suivre notre budget de très près, car la durée de notre trip dépendra directement de la vitesse à laquelle nous écoulons notre budget !

Plusieurs solutions pour suivre ses dépenses en voyage

  • le bon vieux carnet dans lequel on note tout : simple et basique, mais il faut tout reporter dans un doc Excel si on veut faire des calculs, du coup bof bof. Et si on oublie quelque chose ou si on doit modifier une entrée, c’est un peu galère.
  • un fichier Excel : une solution pleine de bon sens pour les fans d’Excel que nous sommes, mais qui implique de devoir mémoriser ses dépenses ou les noter sur papier en attendant de pouvoir les reporter sur l’ordinateur. Entre les risques d’oubli et les petits papiers qui volent et se perdent, cette solution ne me plaisait pas trop !
  • une app : il existe aujourd’hui beaucoup d’applications qui permettent de suivre son budget, avec plus ou moins de fonctionnalités. Elles permettent en général de noter les dépenses en prise de note rapide, de les classer par catégorie et de exporter ensuite en format Excel pour faire des analyses plus poussées. C’est vers cette solution que je me suis tournée quelques mois avant notre départ, avec l’idée de la tester lors de nos vacances au Portugal pour voir si elle pouvait convenir à mes besoins.

Suivre ses dépenses en voyage avec Trabee Pocket

Malgré plusieurs recherches sur internet je n’ai pas tout de suite trouvé mon bonheur, car beaucoup d’apps ne correspondaient pas à mes besoins :

  • Interface user-friendly.
  • Saisie rapide des dépenses.
  • Possibilité de classer par catégorie (repas / hébergement / transports / activités) et de créer mes propres catégories si besoin.
  • Possibilité de classer par voyage ou par pays, pour ne pas tout mélanger et pour pouvoir ensuite analyser le coût de la vie en fonction de chaque pays.
  • Possibilité de saisir des montants dans différentes devises, sans avoir besoin de les convertir au préalable.
  • Possibilité d’exporter les données au format Excel pour une analyse plus poussée.
  • Disponible sous Android

Un après-midi j’ai téléchargé plusieurs apps et j’ai commencé par faire quelques simulations : avec MoneyWise, avec Expense Manager, ou même TripCase, mais aucune ne me paraissait correspondre à l’utilisation que je comptais en faire. Un peu part hasard je suis tombée sur Trabee Pocket, qui était bien notée, et je l’ai installée également. En quelques clics j’ai eu le sentiment que c’était la bonne et je n’ai pas hésité à acheter la version payante à 1,90€ pour accéder à quelques fonctionnalités supplémentaires qui me paraissaient nécessaires, comme la possibilité d’éditer les catégories et de gérer plusieurs monnaies.

Trabee Pocket : les fonctionnalités :

On commence par paramétrer un voyage : dates, pays de destination, devise.

Suivre ses dépenses en voyage avec TrabeePocket

Pour chaque voyage, on peut définir une ou plusieurs devises, qu’on retrouve ensuite au moment de saisir les dépenses.

Chaque dépense peut être associée à une catégorie (« lodging », « transports », « meals », etc). La version payante permet d’éditer et de personnaliser les catégories, ce que je me suis empressée de faire.

On peut définir un budget maximum et suivre l’évolution du solde. Si on ne le fait pas, les dépenses s’affichent simplement en négatif.

Bilan

Ça fait maintenant presque 5 mois que j’utilise cette app et j’en suis ravie. Chaque jour, voire plusieurs fois par jours j’enregistre nos dépenses, même les plus triviales. C’est un réflexe à prendre, et ça ne demande que quelques secondes. Il n’y a pas besoin d’avoir accès à Internet donc on peut le faire à tout moment et de n’importe où.

Suivre ses dépenses en voyage avec TrabeePocket

Je fais un dossier par pays, car les niveaux de vie sont très différents de l’un à l’autre : ça me permet de calculer en quelques instants notre moyenne journalière et de savoir si nous sommes cohérents avec nos prévisions ou s’il faut diminuer les dépenses. Enfin sur ma page d’accueil, j’ai tous les dossiers qui s’affichent (un par pays) avec le montant total dépensé et je peux en quelques secondes additionner tout ça pour savoir où nous en sommes sur le budget global.

Concernant les fonctionnalités principales :

  • Dans la plupart des dossiers j’utilise 2 devises (monnaie locale + euros) et j’avoue que c’est bien pratique de pouvoir saisir les dépenses telles quelles sans avoir à tout convertir.
  • La fonction Catégories me sert surtout quand j’exporte en Excel : ça me permet de vérifier rapidement que je n’ai pas oublié une grosse dépense en hébergement ou en transport longue distance par exemple, ou de mettre à part certaines dépenses comme des frais médicaux ou achats d’équipement qui gonflent artificiellement le budget d’un pays.
  • Concernant l’export Excel, je l’ai surtout utilisé les premiers mois, pour regarder de plus près comment se répartissaient nos dépenses. Je pense que ça me servira principalement quand je voudrais faire une analyse plus précise de ce que nous avons dépensé par pays et par catégorie.

Suivre ses dépenses en voyage avec TrabeePocket

Si vous prévoyez un voyage longue durée ou si vous souhaitez simplement suivre vos dépenses en vacances, je ne peux que vous conseiller cette app, je la trouve très bien faite (et la version gratuite me semble tout à fait suffisante si vous ne souhaitez pas changer les catégories ou utiliser plusieurs devises dans le même voyage). Quant à moi je pense que je continuerai à l’utiliser bien après que ce voyage soit fini !

TrabeePocket
Sur Android : Google PlayStore
Sur Iphone : Itunes

Et vous, utilisez-vous des app de suivi des dépenses ? Comment gardez-vous un œil sur vos dépenses en voyage ?

Canyon de Colca, Pérou

Le canyon de Colca en autonome via Llahuar et Sangalle

Comme je vous le racontais ici, nous avons finalement décidé de faire le Canyon de Colca sans agence. Si ça vous intéresse, sachez que pour organiser ce trek par soi-même, il est important de se renseigner en amont sur les distances à parcourir (rendre visite au bureau iPeru sur la Plaza de Armas de Arequipa) et de s’équiper correctement. A part ça, le trek en lui-même n’est pas difficile à organiser.

Pour nous, la difficulté était surtout physique : comme lorsque nous avons randonné en Bolivie, l’un de nous porte Lilly (12 kg) et l’autre doit donc porter tout le reste (environ 17 kg pour Fabien, vu la quantité d’eau qu’il fallait emporter).

Voici le récit de notre trek (et de comment on a réussi à ne pas payer le boleto turistico*) !

Jour 1 : Arequipa – Cabanaconde

Nous partons d’Arequipa en bus à 11h, ce qui nous permet de nous lever tranquillement et de profiter du petit déj de l’hôtel (en pensant bien à ceux qui partent avec une agence, qui doivent décoller à 3h du mat le premier jour !). Nous avons laissé le plus gros de nos affaires à l’hôtel et nous n’emportons avec nous qu’un sac avec quelques rechanges et surtout de l’eau et des snacks (qui sont hors de prix dans le canyon). Ce n’est qu’une fois dans le bus qu’on se rend compte qu’on a oublié nos maillots. Sachant qu’il y a des sources chaudes et des piscines qui nous attendent, c’est ballot !

6h de bus plus tard, on arrive à Cabanaconde. Immédiatement la dame qui vend le boleto turistico (pour l’entrée dans le parc) nous saute dessus mais on lui dit qu’on le prendra plus tard, une fois qu’on aura trouvé un hôtel. Une volontaire de l’hôtel Villa Pastor nous propose une chambre à un prix correct (avec wifi !), on prend donc nos marques pour la nuit.

INFOS PRATIQUES
Bus Arequipa – Cabanaconde : 17 soles/pers – 6h de trajet environ.
Hôtel Villa Pastor à Cabanconde : sur la place principale, là où s’arrête le bus. 40 soles pour une chambre double avec salle de bain privée.
Canyon de Colca, Pérou

Le plan du canyon dessiné sur un des murs de notre hôtel.

Jour 2 : Cabanaconde – Llahuar

Sur le conseil de notre hôtelier, nous partons un peu avant 7h (notre instinct nous poussait à partir plutôt vers 6h et c’est ce qu’on aurait dû faire, on aurait eu moins chaud).

Nous traversons rapidement le village pour éviter de croiser la dame du boleto, et nous voilà partis en direction de Llahuar, au fond du canyon. Nous en avons a priori pour 5h de rando, avec pas mal de descente et un peu de plat. Nous mettrons au final 4h30 : le chemin commence par 1h30 de descente assez intense, suivi d’un peu de plat puis à nouveau une grosse descente qui casse les genoux pour arriver tout en bas jusqu’à la rivière. Une petite remontée nous attend encore (pas très longue, mais dure à ce stade de la compétition), et enfin une dernière descente jusqu’au lodge où nous sommes bien contents d’arriver !

Le chemin ce premier jour est magnifique, la végétation est très belle, pleine de couleurs, et des dizaines de papillons jaunes et oranges nous entourent. Sur la montagne en face de nous on aperçoit une longue route toute droite (celle qui nous attend le lendemain), elle est pas mal en hauteur et laisse présager qu’il va falloir bien remonter. Sur le chemin nous sommes complètement seuls, c’est génial ! Nous ne voyons personne à part Jérôme, un Français croisé la veille dans le bus, qu’on croise à plusieurs reprises. Le soleil tape dur et il fait vite très chaud, ce qui nous conforte dans l’idée de partir très tôt le lendemain matin.

Canyon de Colca, Pérou Canyon de Colca, Pérou Canyon de Colca, Pérou Canyon de Colca, PérouCanyon de Colca, Pérou

Nous arrivons donc à Llahuar Lodge, le seul endroit habité de ce coin du canyon. J’étais persuadée qu’il y avait un mini village à Llahuar mais en fait non, il n’y a vraiment que le lodge. Bonne surprise, il y a des sources chaudes dans le lodge (incluses dans le prix). Nous profitons qu’il n’y ait pas grand monde pour aller y faire trempette (en petite tenue du coup), en attendant le repas. Un délice pour nos muscles tout fatigués ! Le reste de la journée se passe en sieste et discussions avec d’autres randonneurs qui dorment également au lodge. Tout au long de l’après-midi, on voit d’ailleurs des petits groupes arriver, tout rouges d’avoir marché en plein cagnard.

INFOS PRATIQUES
Llahuar Lodge :
40 soles pour une chambre double. Sources chaudes incluses dans le prix. Électricité le soir.
Repas (midi / soir) : 10 soles/pers.
Vente d’eau, sodas, quelques gâteaux mais pas grand-chose pour se ravitailler.
NB : Un petit déj est possible mais seulement à partir de 7h et quelques, du coup nous avons demandé des sandwichs à emporter.

Jour 3 : Llahuar – Sangalle

Nous mettons le réveil tôt et partons du lodge à 5h45 en direction de l’oasis de Sangalle, alors que le jour se lève à peine. Il y encore 5h de rando prévues pour cette journée (c’est exactement le temps qu’on a fait) : une grosse montée d’environ 2h (environ 600 m de dénivelé il me semble), 1h30 de plat et 1h30 de descente. Je pense qu’on a plutôt fait 2h30/2h45 de montée et 1h/45 min de plat, parce que j’ai fait la montée à la vitesse d’une tortue paraplégique. Pour ma défense, j’ai commencé à être malade dans la nuit (#choppelaturistaaufondducanyon), je n’étais donc pas au top de ma forme !

Canyon de Colca, Pérou

La montée commence par un passage assez raide qui m’a à moitié achevée (un chemin de cailloux du lodge jusqu’à la route) mais ensuite sur la route c’est beaucoup plus facile car la pente est plus douce et il n’y a pas besoin de faire attention où on met les pieds. Heureusement sinon je n’y serai pas arrivée ! J’arrive à reprendre mon souffle et à retrouver un rythme à peu près correct, jusqu’à arriver au plat, hourrah !

Là encore le chemin est superbe ! On monte en lacets en se demandant jusqu’où on va continuer à grimper, on traverse des villages endormis bordés de plantations de cactus couverts de fruits, on grimpe toujours jusqu’à atteindre enfin le plat aperçu la veille, et admirer de là la vue sur le canyon et sur l’oasis (et les piscines !!!). Pendant la descente finale, je suis sur les rotules, mes genoux sont en compote mais impossible de relâcher la pression car le chemin est très glissant et j’ai Lilly sur le dos. Ça ne nous empêche pas d’admirer la vue et les collines couvertes de beaux cactus que nous traversons. Les derniers mètres sont un supplice mais on arrive enfin aux palmiers et aux fleurs exotiques qui annoncent l’oasis, et on se pose dans le premier hôtel qu’on trouve !

Canyon de Colca, Pérou

Le reste de la journée se passe tranquillement, entre piscine, bouquins, et sieste… car il faut reprendre des forces avant l’épreuve finale : la remontée vers Cabanaconde avec 1100 m de dénivelé positif.

INFOS PRATIQUES
Hôtel Eden :
30 soles pour une chambre double. Piscine. Électricité et eau chaude.
Repas (midi / soir) : 15 soles/pers.

Jour 4 : Sangalle – Cabanaconde – Arequipa

Départ à 5h du mat pour ce dernier jour car c’est une vrai course contre le soleil qui s’annonce ! On commence de nuit, avec frontale et lampe de poche. Très rapidement on voit les autres randonneurs devant et derrière nous, comme autant de petites lucioles. La montée est raide mais nous progressons vite, j’ai beaucoup moins de mal à monter que la veille et nous avançons à un bon rythme. Contrairement aux autres jours, il y a beaucoup de monde sur cette partie du trek : tout le monde part à la même heure et il n’y a qu’un chemin, donc forcément on se suit tous !

Au bout d’1h et quelques, je vois passer les premières mules : pour 60 – 80 soles, on peut les louer pour faire la montée sur leur dos. Certaines agences utilisent aussi des mules pour porter les sacs, afin que les randonneurs fassent la montée sans aucun poids. Le « conducteur » des mules me voit avec Lilly sur le dos et me propose de monter, mais je ne suis pas encore à bout de forces. Cependant l’idée fait son chemin dans ma tête… Toujours malade, je ne suis pas dans les meilleures conditions pour faire cette montée et je n’ai surtout pas la force mentale de m’épuiser jusqu’au sommet. A mi parcours, je me laisse tenter lorsqu’un nouveau convoi de mules passe, après avoir fait 600 m de dénivelé en 1h20. J’abandonne Fabien derrière : il réussira à faire toute la montée en seulement 2h40, alors qu’il a un énorme sac d’environ 17 kg sur le dos !

De mon côté, j’enfourche donc ma monture, avec Lilly toujours dans son porte-bébé. Je suis bien contente de ne pas l’avoir détachée, car j’ai bien besoin de mes deux mains pour m’accrocher au pommeau de la selle ! Les mules ont le pied sûr mais faire la montée sur leur dos est impressionnant : en effet le chemin est étroit et les mules doivent faire de grandes enjambées pour progresser sur les cailloux. Ça secoue et je suis 100% concentrée pour ne pas tomber. Lilly dans mon dos est ravie et ne fait que rigoler, elle fait sourire tous les gens qu’on croise. Vu le chemin qu’on parcourt, je ne regrette pas mon choix ! Il restait encore un sacré morceau à faire !

Canyon de Colca, Pérou

INFOS PRATIQUES
Vous pouvez « commander » une mule pour la montée si vous ne souhaitez pas la faire, il suffit de le demander à votre hôtel la veille. Vous pouvez aussi comme moi chopper une mule en cours de route : il y a plusieurs convois et la plupart avaient des mules qui ne portaient rien ni personne. Négociez le prix en fonction de là où vous vous trouvez ! (j’ai payé 40 soles en étant à mi parcours). Attention, n’attendez pas d’être trop haut car au bout d’un moment les convois seront tous passés !
NB : pour Lilly si c’était à refaire, je la mettrais en position ventrale dans le porte-bébé, afin de pouvoir la protéger en cas de chute.

Dernière étape : le retour à Cabanaconde et à Arequipa !

Après que Fabien nous ait retrouvé en haut, il restait encore un peu de chemin pour rejoindre Cabanaconde. Et il a fallu que sur ces derniers mètres, à 10 minutes de la fin, je trouve le moyen de tomber dans une rivière, avec Lilly dans les bras et notre sac sur le dos ! Bon, visiblement on s’était trompé de chemin (pas très indiqué, essayez de suivre un groupe avec guide) et quand on s’est retrouvé avec une petite rivière qui nous barrait la route, on a essayé de traverser. Sauf que, j’ai glissé sur une pierre bancale, je suis passée à l’eau avec Lilly et le sac, et j’ai bien cru m’être foulé la cheville.

Après cet exploit, il a fallu qu’on coupe à travers champs pour retrouver le chemin, et j’ai ensuite dû faire tout le trajet retour jusqu’à Arequipa avec un pantalon trempé ! Misère de misère ! Heureusement on avait de quoi changer Lilly et ni nos passeports ni mon téléphone n’ont souffert de la chute dans l’eau, donc plus de peur que de mal. Arrivés vers 8h30 à Cabanaconde, nous avons pu prendre le bus de 9h pour Arequipa, et tout ça sans avoir croisé la dame du boleto ! 140 soles économisés, ça valait bien un petit passage à l’eau !

*C’est quoi ce fameux boleto turistico ?

L’entrée pour la vallée et le canyon de Colca est payante (70 soles par personne). Si vous partez avec une agence, vous devrez acquitter le prix assez rapidement. En autonome en revanche… C’est une question de chance.

Pourquoi ne pas payer : nous ne sommes pas vraiment réfractaires au fait de payer un droit d’entrée, mais dans le cas du canyon, il semble que personne ne gère vraiment et que le montant du boleto va plus ou moins dans la poche de celui qui le fait payer, au lieu de servir à protéger et maintenir le site. Avant de partir faire le trek nous avons lu plusieurs témoignages de personnes qui ne l’avaient pas payé et nous avons tout simplement décidé de faire pareil.

Une superbe aventure, qui nous laissera un souvenir impérissable ! Entre les paysages magnifiques, l’hébergement rustique mais sympa à Llahuar et Sangalle, et les efforts intenses fournis pendant ces 3 jours de randonnée, on n’est pas près d’oublier ce trek dans le Canyon de Colca !

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Monasterio de Santa Catalina, Arequipa

Monasterio de Santa Catalina : suivez le guide !

Chose promise, chose due, je vous offre une petite promenade guidée dans le beau couvent Santa Catalina d’Arequipa !

Pour la petite histoire (et la minute culture)…

Le couvent Santa Catalina a été construit en 1579. C’est le plus grand couvent du monde et le plus important édifice religieux du Pérou. Il a accueilli jusqu’à 450 religieuses qui vivaient coupées du monde extérieur. On en compte encore aujourd’hui une quarantaine qui vivent dans ses murs, mais ne sont plus cloîtrées (elles ont même accès à Facebook d’après une guide que j’ai entendu en passant !).

A l’origine, le couvent accueillait principalement les cadettes des familles de l’aristocratie péruvienne (les aînées étant destinées au mariage). Triées sur le volet, elles devaient notamment amener avec elles une dot et un trousseau assez conséquents. Les cellules des sœurs témoignent de la douce vie qu’elles menaient dans le couvent et de leur train de vie peu habituel pour des religieuses : chacune vivait dans une « cellule » qui tenait plus d’une petite maison que d’autre chose, souvent avec un petit patio et une cuisine attenante, et avec un ou plusieurs serviteurs. Lors de la visite, on peut encore admirer le beau mobilier et la vaisselle qu’elles utilisaient, notamment lors des fêtes qu’elles organisaient. Ce mode de vie finit par faire sandale et le Pape Pie IX y mit fin dans la deuxième moitié du 19ème siècle.

Visite guidée !

 

Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, ArequipaMonasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa Monasterio de Santa Catalina, Arequipa

La visite vous a plu ? Que pensez-vous de ces couleurs et de ces beaux patios fleuris ?

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Arequipa la ville blanche du Pérou

Arequipa, ville blanche aux portes du Canyon de Colca

Après Cuzco, nous devions normalement partir à la découverte du Nord du Pérou : Huaraz, Trujillo, Chan Chan… malheureusement avec les intempéries qu’ont subies les régions du Nord à cause d’El Niño (plus de 2 mois de pluie consécutifs, routes coupées, zones saccagées, des centaines de milliers de personnes affectées, sans compter les risques sanitaires liés à la présence d’eau stagnante), on a vite compris qu’il allait falloir faire une croix sur le Nord. Un mal pour un bien puisque ça nous a permis de découvrir la région d’Arequipa, qu’on aurait sinon écartée de notre itinéraire. Je ne regrette pas, c’est un des endroits que j’ai préférés au Pérou !

En termes de visites, nous l’avons joué assez cool (et économique !) en visitant uniquement le couvent Santa Catalina. Il y a d’autres choses à voir mais question budget ça faisait vite un peu trop. Par ailleurs comme c’était la semaine sainte, certains lieux n’étaient pas accessibles, comme par exemple l’église de la Recoleta et son musée qui est censé abriter une impressionnante bibliothèque. En revanche on a beaucoup marché dans la ville qui est très belle et agréable ! Nous avons également cheminé jusqu’au mirador de Yanahuara, mais le Misti était caché, il n’y avait pas grand chose à voir ! On a profité de cette déconvenue pour pousser jusqu’au parc Selva Alegre, où nous avons trouvé une belle aire de jeux pour Lilly (merci au Tour du monde à 80 cm pour ce bon plan !). Enfin, toujours curieux de goûter à la cuisine locale, on a testé le queso helado, qui est une spécialité d’Arequipa… mais ce petit goût de noix de coco ne nous a pas convaincus !!

Arequipa est également le point de départ pour le trek du canyon de Colca. J’ai découvert ce canyon en suivant d’autres aventuriers sur Instagram : avec ses 3400 m de profondeur, il s’agit tout simplement du 2ème canyon le plus profond au monde (le premier n’étant pas le Grand Canyon des USA comme on pourrait le penser, mais le canyon de Cotahuasi, voisin du Colca).

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Arequipa

Le Couvent Santa Catalina

L’entrée du monastère est chère (40 soles) mais croyez-moi, ça vaut le coup ! J’avais peur moi aussi qu’on paye cher pour pas grand chose, mais d’une part c’est magnifique, et d’autre part la visite prend bien 1h30-2h (sans guide) donc on en a pour son argent !

Monasterio de Santa Catalina, Arequipa

Le couvent est une véritable ville au sein de la ville, puisqu’il occupe plus de 20 000 m2. Je vous en dirais plus après sur la petite histoire (croustillante) de ce lieu, mais sachez avant toute chose que c’est beau, très beau. Je confesse qu’il m’a semblé impossible de ne sélectionner que quelques photos : du coup je vous emmène en visite !

Avec ou sans guide ?
Nous avons fait la visite seuls car les guides sont assez chers et on préfère toujours faire les choses à notre rythme. J’ai eu l’impression que les guides faisaient un peu le tour au pas de course, et en tendant l’oreille il ne m’a pas semblé qu’ils expliquaient beaucoup plus de choses que ce qui est noté sur les panneaux d’explications. En tout cas en lisant les panneaux, on avait déjà pas mal d’infos.

De jour ou de nuit ?
Il est possible de réserver une visite guidée nocturne : c’est sûrement très impressionnant et magique, mais j’imagine qu’on perd un peu le côté coloré du couvent, qui fait toute sa beauté. Je vous conseille vraiment de faire la visite un jour où il fait grand beau : les couleurs seront superbes et l’atmosphère chaleureuse et colorée vous ravira.

NB : pour une visite de jour, surtout n’y allez pas trop tard ! Le couvent attire beaucoup de monde, et pour pouvoir le visiter tranquillement (et faire de belles photos), il vaut mieux y aller dès l’ouverture !

Nos Bonnes adresses

Où dormir à Arequipa :

Nous avons logé au Yes Arequipa Hostel, qui est un peu excentré mais qui nous a bien plu : prix très correct pour une chambre spacieuse, propre, wifi correct, cuisine plutôt bien équipée et patio très agréable. De plus il est situé à proximité d’un grand supermarché et il suffit d’une dizaine de minutes de marche pour rejoindre la Plaza de Armas. Et j’oubliais : bon petit déj !

Où manger à Arequipa :

Chulls : coup de cœur pour ce petit resto ouvert il y a tout juste 2 mois par un frenchy (Mika) et sa chérie péruvienne. Nous sommes passés devant par hasard en cherchant le Chelawasi et le combo burger à 15 soles (burger + frites + jus) nous a fait de l’oeil. C’est simple, vraiment bon, et le milkshake Oreo est un délice ! En plus, Mika prévoit de proposer bientôt des craft beers…

Chelawasi : un burger encore meilleur, tenu par un Américain de Portland, avec un large choix de craft beers ! En revanche c’est pas mal plus cher que le Chulls, puisque le burger-frites est à 25 soles, et les bières autour de 16. L’endroit est très sympa et animé. Un peu excentré mais ça vaut le coup de marcher jusque là-bas. Le truc en plus ? 6 sauces maison, dont la meilleure de toutes : la mayonnaise aux olives, notre préférée à Lilly et moi ! (Fabien préfère quant à lui la petite sauce au Rocoto !).

La petite française : des crêpes, dans les règles de l’art ! C’est bon, c’est sympa, que demander de plus ? La crêpe complète est à 12 soles. (Bonne adresse pour se poser un moment avec le wifi).

Nemesis : encore des Français, décidément ! Inspiration asiatique pour ce resto minuscule, qui vient d’ouvrir lui aussi. On a goûté le pho (8 soles) et le bo bun (12 soles), le pho est un peu léger mais le bo bun est superbe !

Où manger à Arequipa

La Lucha Sangucheria : une chaine qui propose de sandwichs assez sympas et de très bons jus (13-14 soles le sandwich, sans les frites).

Chaqchao : pour un café ou un goûter chocolaté. Leurs gâteaux ne sont pas les meilleurs du monde, mais on les mange quand même avec plaisir (environ 7 soles la part), et leur terrasse à ciel ouvert est très agréable. Ils ont aussi des bières mais elles sont excessivement chères.

Où manger à Arequipa

Le canyon de colca

Avec une agence

La majorité des agences proposent plus ou moins les mêmes tours :

  • Le canyon en 1 jour en bus
  • 2 jours / 1 nuit : départ d’Arequipa à 3h du mat, observation des condors depuis un point de vue, descente dans le canyon, nuit à l’oasis de Sangalle, remontée le matin à l’aube et retour à Arequipa (environ 100 soles/pers).
  • 3 jours / 2 nuits : plus ou moins le même tour mais avec plus de temps, notamment sur la première journée (environ 140 soles/pers).
  • Nb : ces prix n’incluent pas l’entrée dans le parc (+70 soles) ni les « extras » (lunch du dernier jour, eau, sources chaudes)

Certaines agences proposent des tours moins classiques : nous en avons rencontré 2, qui emmènent les visiteurs dans des coins beaucoup moins fréquentés, mais c’est tout de suite beaucoup plus cher (plus de 500 soles/pers).

Le Canyon de Colca, Arequipa

En autonome

Il existe aussi la possibilité de faire le canyon en autonome : pour cela il faut se rendre à Cabanaconde (bus depuis le terminal d’Arequipa – 17 soles/pers. – 6h de route) et commencer le trek de là-bas. Je vous conseille de vous renseigner auprès de iPeru (bureau sur la Plaza de Armas) pour obtenir une carte et pouvoir définir votre itinéraire. Ils pourront également vous indiquer les horaires des bus (de mémoire, il y en a à 9h et 11h).

Dans le canyon a priori les directions sont plutôt bien indiquées mais mieux vaut avoir un GPS (merci maps.me !) pour s’orienter en cas de besoin. Il ne faut pas oublier qu’il fait vite très chaud dans le canyon et qu’il y a peu de passage (et aucun endroit pour acheter de l’eau), donc la sécurité n’est pas à prendre à la légère.

Sur internet vous trouverez facilement des récits de randonneurs qui ont fait le canyon en autonome. En recoupant les informations vous pourrez donc facilement planifier un itinéraire et vérifier les temps de rando entre chaque destination.

En ce qui nous concerne, nous n’avions pas forcément prévu de le faire seuls. Au contraire, le couple australien rencontré à Manu nous avait parlé de la possibilité de faire le trek à un prix très correct avec une agence, donc on partait a priori là-dessus. Mais… On a vite été refroidis par :

  • le côté un peu « autoroute » : faire la même chose que tout le monde, au même moment que tout le monde.
  • les horaires : devoir réveiller Lilly super tôt est quelque chose qu’on préfère éviter. Pour randonner dans le canyon on savait que ce serait inévitable, mais le côté agence fait qu’on a zéro flexibilité.
  • le parcours et le rythme : aller voir des condors n’était pas franchement dans nos priorités (on en a vu plein ici !), marcher au même rythme que tout le monde sous la houlette d’un guide n’était pas forcément possible pour nous (vu le poids à porter pour chacun de nous)…

Assez peu motivés par tout ce qu’on voyait, on a repoussé notre départ jusqu’à se rendre à l’évidence : il fallait le faire de nous-mêmes !

Le Canyon de Colca, Arequipa

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Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou

Dans la jungle, terrible jungle…

En commençant ce voyage, je n’aurais pas forcément pensé qu’on mettrait les pieds dans la jungle amazonienne. Pour moi, Amazonie équivalait à Brésil, or il n’était pas prévu qu’on visite ce pays. Et effectivement, les 2/3 de la forêt amazonienne se trouvent au Brésil. Mais sa surface s’étend également sur d’autres pays, notamment la Colombie, l’Equateur… et le Pérou !

Cuzco étant un bon point de départ pour partir à la découverte de la jungle, nous avons décidé d’y organiser une petite excursion à notre retour du Machu Picchu. Comme il s’agit quand même d’un environnement un chouïa hostile, où nous comptions emmener notre blondinette de 3 ans (je précise pour ceux qui nous découvrent à travers cet article !), nous avons bien réfléchi aux deux questions suivantes : où aller, et avec quelle agence ?

Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou

Quelle région choisir : Tambopata ou Manu ?

Depuis Cuzco, on trouve des expéditions vers 2 régions : Tambopata et Manu.
Nous avons longuement hésité entre les 2 :

  • Tambopata est plus facile d’accès : depuis Cuzco, les tours proposent d’y aller en bus de nuit alors qu’il faut compter 10h de route de jour pour aller à Manu.
  • C’est aussi beaucoup moins cher (environ 100 dollars US/pers en moins).
  • Mais, étant plus facile d’accès, Tambopata est aussi plus fréquenté, et par conséquent moins bien pour observer la faune sauvage.
  • Enfin, argument qui nous a convaincu de choisir Manu plutôt que Tambopata : Tambopata se trouvant au niveau de la mer, il y a des risques de dengue et malaria alors qu’il n’y en a a priori pas pour Manu. Je n’ai pas de garantie à ce sujet mais c’est ce que nous a expliqué notre guide.

Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou

Notre agence : Ecomanu Expedition

Nous avons fait un tour des agences et c’est Ecomanu Expedition qui nous a convaincus : Fernando tient une petite agence familiale et il connaît très bien son sujet ! Il est lui-même né dans la jungle et il a l’habitude d’emmener ses propres enfants là-bas (plutôt rassurant non ?). Le lodge dans lequel on dort est d’ailleurs son propre lodge, construit dans son village d’origine, donc autant dire qu’il connaît le coin !

Ecomanu Expedition
Calle Teatro 390, Cuzco
ecomanuperu@hotmail.com
www.ecomanuperu.com

Découvrir la jungle

Précautions et vaccinations

Il est nécessaire d’être vacciné contre la fièvre jaune. Il faut également prévoir de l’antimoustique (peau et vêtements) ainsi que des vêtements couvrants (manches et jambes longues).
L’agence nous prête des bottes en caoutchouc, nécessaires pour se protéger des bestioles et de la boue.

4 jours dans la jungle

Il existe différents tours, qui permettent de s’enfoncer plus ou moins profondément dans la jungle, sachant que dans tous les cas la partie « visitable » reste très minoritaire puisque tout le cœur de la jungle est réservé aux tribus qui y vivent encore, sans contact avec le reste du monde.

Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou
Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou
Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou
Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou
Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou
Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou

Découvrir la jungle est une belle expérience : chaque insecte, chaque plante peut être dangereux, on n’y est pas habitué ! En 4 jours, nous avons fait beaucoup de sorties, pour observer des animaux et des insectes mais aussi des plantes, qu’elles soient médicinales ou juste… dangereuses ! Nous avons même goûté l’eau de bambou : Fernando nous l’avait promis le premier jour et ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde : Lilly a bien dû demander tous les jours, plusieurs fois par jour, quand est-ce qu’on allait bien pouvoir goûter cette eau !

Nous avons eu la chance de voir différents singes hauts dans les arbres, des perroquets et d’autres oiseaux dont j’ai oublié le nom, des fourmis géantes (giant bullet ants), etc. Nous sommes aussi sortis de nuit à la recherche des caïmans mais sans succès malheureusement.

D’ailleurs nous n’avons pas été très gâtés côté animaux, mais une visite dans un sanctuaire le tout premier jour nous a permis de voir des singes de près et un bébé paresseux trop chou ! Bon, il voulait absolument me mordre le bras parce que je sentais un peu trop le singe à son goût* mais à part ça il était quand même trop mignon.
* Après en avoir porté un dans les bras pendant plusieurs minutes, hein ! Je ne sens pas naturellement le singe, merci !

Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou

À côté de ça, le fait de dormir dans un lodge en pleine jungle rend l’expérience très sympa. Notre groupe était composé de 3 couples (des Péruviens – qui ont joué les babysitters avec Lilly pendant ces 4 jours, et ont rapidement été rebaptisés Peluche & Amiga !), des Australiens et nous) et nous avions chacun notre petite cabane en bambou, bien équipée de moustiquaires ! On fait une croix sur l’eau chaude et l’électricité bien sûr, mais vu la chaleur, qui a besoin d’eau chaude ?! (Ok, Lilly a moyennement apprécié la douche à l’eau froide, du coup on ne l’a douchée qu’une fois en 4 jours – s’il y en a une qui sentait le singe, c’était elle !).

Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou

Au final, une belle expérience, qu’on n’a pas la possibilité de vivre de partout ! Nous avons été très bien accompagnés pendant ces 4 jours, toute l’équipe de Ecomanu (notre chauffeur, notre cuisinière, et bien sûr Fernando notre guide) était aux petits soins pour nous (d’ailleurs on a trop bien mangé !).

Cependant, afin d’offrir un avis assez complet et réaliste à ceux qui seraient intéressés, il faut signaler que c’est une expédition qui est assez chère (300 à 500 USD pour les tours de 4 jours), et qu’il ne faut pas s’attendre à voir beaucoup d’animaux en liberté. En effet, même si Manu reste moins touristique que Tambopata, les animaux ne viennent pas sur commande et la fréquentation humaine, même si elle reste faible, les fait forcément fuir plus loin dans la jungle.

En ce qui nous concerne, c’est sûr qu’on a ressenti une certaine frustration après avoir fait plusieurs sorties sans voir d’animaux (les insectes sont toujours au rdv par contre, mais j’avoue que ça nous intéresse moins !), mais nous avions envie de connaître la jungle et nous n’avons pas payé trop cher (seulement 280 USD pour nous 3, parce qu’on s’est calé sur une date qui arrangeait Fernando). Donc au global, on était plutôt satisfait de l’expérience !

Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou
Découvrir la jungle du parc Manu au Pérou

Alors, qui est tenté par un petit tour dans la jungle, au milieu des serpents, des caïmans et des fourmis tueuses ? 🙂

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4 mois de voyage

4 mois de voyage

Le temps passe si vite ! Petit bilan improvisé, après 4 mois de voyage.
En 4 mois nous avons visité 4 pays : Argentine, Chili, Bolivie, Pérou. La Bolivie un peu rapidement, car pressés d’aller retrouver ma sœur à la frontière. Le Pérou plus longuement, avec presque 2 semaines dans la région de Cuzco, et sans monter plus au nord que Lima, à cause des inondations qui ont ravagé le nord du pays.

Depuis notre départ début janvier, nous avons dormi dans 44 endroits différents (dont 1 nuit sous la tente, 3 nuits dans la jungle, 1 nuit dans un hôtel de sel) et passé 5 nuits dans le bus. Nous avons d’ailleurs fait au moins 200h de bus depuis le début !

Nous avons rencontré d’autres voyageurs très sympas : Hélène & Corentin dans le Canyon de Colca ; Sergio & Marice, Katherine & Stephen dans la jungle ; Vivien & Charlotte à Paracas, Natalie, Adélaïde & Noémie à San Pedro de Atacama… Et des guides supers : Francisco dans la vallée des condors, Ives au Salar d’Uyuni, Fernando dans la jungle de Manu.

Nous avons perdu un certain nombre d’affaires, rien de grave heureusement : 2 bonnets, 1 casquette, 1 câble, 1 biberon, 1 paire de chaussettes et 1 chaussette seule, 2 petites voitures. On a failli perdre Doudou 2 fois (dans un centre commercial au Chili et lors du passage de frontière Bolivie-Pérou) mais par chance on a pu le récupérer à chaque fois avant qu’il ne soit trop tard ! #ledrame

On a été un peu malade, Fabien nous a fait un peu peur avec un petit séjour à l’hôpital quand on était à Sucre, mais globalement on n’a pas trop à se plaindre.

4 mois de voyage

On va d’un lieu à l’autre, avec une facilité déconcertante : qui aurait cru que c’était si facile de s’habituer à vivre sans maison, à bouger sans cesse, à changer nos repères tous les quelques jours ? Qui aurait cru que ce serait si simple de passer d’une monnaie à l’autre, d’oublier les pesos à peine passée la frontière pour se mettre à convertir en bolivianos ou en soles ? De se refaire à chaque fois un référentiel de prix, pour savoir ce qui est cher et ce qui est dans nos cordes ?

Vous l’aurez compris, la vie vagabonde nous enchante. Les mois à venir sont pleins de promesses. Équateur & Galapagos, Colombie, Costa Rica, États-Unis, Canada, encore 5 beaux pays à traverser et à découvrir en prenant notre temps !

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Pisaq - Cuzco

Visiter les sites de la vallée sacrée depuis Cuzco

Comme je l’évoquais dans ce premier article, les sites historiques à explorer depuis Cuzco sont nombreux. Le plus célèbre est le fameux Machu Picchu (tous les détails ici), mais juste autour de Cuzco on trouve beaucoup d’autres sites faciles d’accès qui valent la peine d’être vus.

La plupart sont accessibles uniquement via le boleto turistico, un billet qui donne accès à 14 sites, musées et monuments d’intérêt variable. Comme ce boleto coûte assez cher, je vous donne toutes les infos ci-dessous ainsi que ma recommandation pour en profiter au mieux.

Le boleto turístico

Le boleto général

Valable 10 jours, il inclut 14 sites, musées et monuments, répartis en 3 circuits.
Prix : 130 soles (70 pour les étudiants avec carte ISIC).

  1. Circuit 1 : Tambomachay, Qenqo, Pucapucara, Parque arqueológico de Saqsayhuaman
  2. Circuit 2 : Museo de Qoricancha, Museo Historico Regional (Casa Garcilaso), Museo de Arte Contemporaneo, Monumento a Pachacuteq, Parque arqueológico de Tipon et Parque arqueológico de Pikillacta
  3. Circuit 3 : Parque arqueológico de Pisac, Parque arqueológico de Ollantaytambo, Parque arqueológico de Moray, Parque arqueológico de Chinchero

NB : depuis 2016, le Centro Qosqo de Arte Nativo où on pouvait voir un spectacle de danses folkloriques n’est plus inclus dans le boleto.

3 Boletos partiels sont également proposés :

Circuit 1 : 70 soles (40 pour les étudiants avec carte ISIC). Validité : 1 jour.
Circuit 2 : 70 soles (40 pour les étudiants avec carte ISIC). Validité : 2 jours.
Circuit 3 : 70 soles (40 pour les étudiants avec carte ISIC). Validité : 2 jours.

NB : en plus du prix du boleto, pensez qu’il faut rajouter le prix pour se rendre sur les sites qui ne se trouvent pas dans Cuzco (voir ci-dessous mes conseils).

Où acheter le boleto :

– Cosituc (Av. El Sol 103)
– Oficina de Información Turística DIRCETUR (Calle Mantas)
– A l’entrée des lieux inclus dans le boleto (en théorie en tout cas – à vérifier au préalable)

Museo Historico Regional - Casa Garcilaso - Cuzco

Que choisir : boleto général ou partiel ?

Après quelques hésitations, nous avons pris le boleto général à 130 soles. Mais nous nous sommes rendus compte que tout n’est pas franchement intéressant, et qu’au bout d’un moment, on sature un peu des ruines.

Du coup, au vu de notre expérience, voici ce que je vous conseille si comme nous vous êtes intéressé par l’histoire locale mais pas non plus passionnés au point de vouloir tout voir : prendre le boleto partiel pour le circuit 3 à 70 soles (Pisaq, Ollantaytambo, Moray, Chinchero), et faire le circuit de manière autonome, en passant une nuit sur la route (à Ollantaytambo par ex), et en rajoutant les salines de Maras le deuxième jour (environ 10 soles).

Pourquoi ce choix ?
– Le circuit 1 est moyennement intéressant : le site de Saqsaywaman est impressionnant mais les 3 autres sont assez simples, et je trouve que l’ensemble du circuit ne vaut pas 70 soles. Quant aux musées de Cuzco, ils sont corrects mais assez peu développés, donc loin d’être un must-see !
– Du coup, je pense qu’il vaut mieux faire moins de sites et payer le boleto moins cher (et économiser son énergie, ce qui est aussi important quand on voyage sur la durée), mais s’assurer de faire 2 bonnes journées de visite en en profitant à fond.
– De cette manière, il est possible de voir 5 sites d’intérêt (Pisaq, Ollantaytambo, Moreau, Mauras, Chinchero) pour 80 soles environ + frais de déplacement.

NB : je tiens quand même à souligner que sur ces 5 sites nous n’avons visité que Pisaq (justement parce qu’on avait déjà consacré toute une journée au circuit 1). Mon avis sur les autres sites est basé sur des lectures de blogs et l’avis d’autres voyageurs rencontrés en chemin.

Parque Saqsaywaman

Agence ou sans agence : peut-on visiter par soi-même et comment faire ?

Nous avons fait :

  • Une journée dédiée au circuit 1 (sans agence)
  • Une journée à Pisaq (sans agence)
  • Les musées de la ville : Museo Histórico Regional et Museo Qorichanca.

Nous nous sommes rendus compte en allant à Pisaq que tout est fait pour favoriser les agences et que faire soi-même est assez time-consuming et pas forcément beaucoup plus économique ! En revanche, on a indéniablement plus de liberté et de flexibilité dans les horaires, et on évite de s’entasser dans des bus pleins d’autres touristes.

Le circuit 1 (parc Saqsaywaman) par soi-même :

– Prendre le bus « Huerto » au niveau du collège Garcilaso (il vous faudra sûrement prendre un taxi pour aller jusqu’au bus, c’est un peu loin).
– Le bus Huerto vous laisse à l’entrée du site Tambomachay en 20 minutes environ.
– De là, après la visite, vous pouvez marcher en direction de Cuzco pour aller tour à tour à Pucapucara (5 minutes), Qenko (35 minutes), Saqsaywaman (5 minutes).
NB : si vous avez prévu de picniquer en chemin, prévoyez de le faire juste avant d’entrer sur Saqsaywaman (ou après) car il est interdit de manger sur le site. Or il est grand et il faut des forces pour l’explorer en entier !
– Le retour à Cuzco (Plaza de Armas) se fait également en une quinzaine de minutes. Le circuit au total se fait en une grosse demi-journée.

NB : l’inconvénient de faire par soi-même c’est qu’on n’a pas de guide, ce qui peut être dommage selon les sites. C’est pourquoi nous avons pris un guide à Saqsaywaman, c’était très intéressant (négo à 15 soles pour un tour d’une demi-heure).

Prix pour 2 personnes (en comptant le guide) : 4-5 soles pour le taxi + 1,20 soles/pers. pour le bus + 15 soles de guide = 22,40 pour 2 Vs 40 à 50 soles pour 2 avec agence.

Tambomachay - CuzcoParque Saqsaywaman - Cuzco Parque Saqsaywaman - Cuzco

Pisaq par soi-même :

– Se rendre en taxi jusqu’à la rue Puputi et y prendre un colectivo pour Pisaq (5 soles – très facile à trouver). Le colectivo part quand il est plein donc il faut prévoir un peu d’attente, et met environ 35 minutes à arriver à Pisaq.
– De là, il vous faudra monter jusqu’aux ruines et c’est là que ça se complique.
Les courageux peuvent le faire à pied mais il y a une dizaine de km et ça monte raide !
En taxi, c’est excessivement cher par rapport à la distance parcourue (25 soles).
Nous concernant, nous avons discuté avec une dame responsable d’un bus d’agence, qui nous a proposé de monter pour 5 soles chacun (le bus faisait visiblement le trajet depuis Cuzco et il restait un peu de place). J’imagine que nos billets sont allés directement dans sa poche, mais pour nous c’était un bon arrangement ! Tentez votre chance, ça ne coûte rien !

Nous sommes ensuite redescendus avec le même bus, qui nous a laissé à Pisaq, où nous sommes allés manger au marché. Une belle assiette bien garnie (avec un délicieux rocoto relleno !) pour 10 soles, bien moins cher que toutes les options touristiques proposées dans le village.

Prix pour 2 personnes : 4-5 soles de taxi (x2 pour le retour) + 5 soles/pers pour le colectivo (x2 pour le retour) + 5 soles/pers pour le bus (x2 pour le retour) = 50 soles en tout pour 2. Il me semble que les agences proposent un tour « Vallée sacrée » pour 50 soles par personne environ (mais qui inclut Ollantaytambo et Chinchero) donc en termes de prix, faire soi même doit être équivalent au tour avec agence ou légèrement plus cher.

Pisaq - Cuzco Pisaq - Cuzco Pisaq - Cuzco Marché de Pisaq Marché de Pisaq Marché de Pisaq

Les musées et monuments de la ville

Nous avons fait les 2 musées qui nous semblaient les plus intéressants : le Museo Histórico Regional (dans la jolie Casa Garcilaso) et le Museo Qorichanca. Dans les deux cas nous avons été frustrés par le côté un peu désorganisé des informations données et le manque d’explications satisfaisantes : on a envie d’en savoir plus, mais bien souvent les explications sont trop partielles et la présentation pas assez pédagogique. C’est dommage car on avait envie d’apprendre plein de choses ! À mon avis (avis qui semble largement partagé de ce que j’ai pu voir sur TripAdvisor), les musées ne valent pas le coup en soi (il ne faut pas payer un boleto général juste pour ça) mais si vous prenez le boleto général pour voir les 2 autres circuits alors oui ça vaut le coup d’y faire un tour.

J’espère que ces explications et conseils pourront vous permettre de profiter au mieux des belles possibilités qu’offre Cuzco !

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Machu Picchu

A nous le Machu Picchu !

Salta, Argentine, fin février. Il reste un mois environ avant la visite que nous prévoyons au Machu Picchu, avec ma sœur qui doit nous rejoindre. Nous avons un peu de temps devant nous, on en profite pour regarder le site du Machu Picchu et nous renseigner sur les moyens d’y accéder.
Tiens donc, il y a plusieurs types de billets… Lequel est-ce qu’il faut prendre ?
Hum… Regarde, ya un truc louche… On dirait qu’il n’en reste presque plus… Oups !

Bref, si comme nous vous débarquez, voici quelques infos qui ne manqueront pas de vous intéresser !

  • Il est nécessaire d’acheter son billet d’entrée avant d’accéder au site. Aucun billet ne peut être vendu sur place.
  • Il existe 3 types de billets.
  • Les billets sont en nombre limité chaque jour.

Tous les détails ci-dessous !

Machu Picchu

Les billets Machu Picchu

Les 3 types de billets Machu Picchu :

– la cité Machu Picchu [152 soles – tarifs 2017]
– la cité + la montagne Huaynapicchu [200 soles – tarifs 2017]
– la cité + la montagne Machu Picchu [200 soles – tarifs 2017]

Comment choisir son billet ?

  • Pour les deux montagnes, ça grimpe ! Si vous êtes en petite forme, sujet au vertige ou si vous n’avez tout simplement pas envie de faire de la montée, vous pouvez prendre juste une entrée pour la cité. Avantage : c’est moins cher et il y a beaucoup plus d’entrées, vous n’aurez donc pas forcément besoin de réserver en avance.
  • La montagne Huaynapicchu est celle qu’on voit sur la photo. Oui, c’est haut ! Il faut compter une heure de montée intense puis une petite heure de descente. Hardcore, mais court. Quant à la montagne Machu Picchu, c’est apparemment plus long (2-3h ?) et si je ne me trompe pas, c’est là qu’il y a les fameuses 2000 marches à monter.
  • À avoir en tête : il est tout à fait possible (voire probable) d’arriver au sommet et de ne rien y voir à cause des nuages…

Conclusion : nous avons réussi à prendre des billets pour la cité + Huaynapicchu. Avec un mois d’avance, il ne restait que 14 entrées pour l’horaire qu’on voulait ! Ouf !
J’ai beaucoup aimé faire la montée du Huaynapicchu mais je pense qu’il faut souligner que faire une des 2 montagnes est loin d’être un impératif : c’est plus cher et il n’y a aucune garantie de voir quelque chose d’en haut. Pour ceux qui veulent « mériter » leur Machu Picchu, il suffit de venir à pied d’Aguas Calientes, ça fait déjà une bonne trotte ! La cité est grande, il y a déjà beaucoup à explorer, donc ne vous sentez pas obligé de faire une des montagnes !

Disponibilité des billets

Le nombre d’entrées disponible chaque jour est limité, notamment pour accéder aux 2 montagnes. Il vaut donc mieux réserver en avance, surtout si vous pensez y allez en haute saison.

– la cité Machu Picchu : 2 500/jour.
– la cité + la montagne Huaynapicchu : 400/jour (200 de 7h à 8h et 200 de 10h à 11h).
– la cité + la montagne Machu Picchu : 800/jour

Où acheter des billets

Machu Picchu

Comment s’y rendre :

Lorsque vous effectuez votre  réservation sur le site, on vous indique de réserver votre train en parallèle. Ne vous faites pas avoir : il y a d’autres moyen que le train pour accéder à Aguas Calientes, la ville du Machu Picchu (rebaptisée Machu Picchu Village).

Se rendre à Aguas Calientes : plusieurs options

  • En trek sur plusieurs jours (Inca Trail)
  • En train depuis Cuzco ou depuis Ollantaytambo
  • En bus depuis Cuzco jusqu’à Hidroeléctrica puis 2h30 de marche le long de la voie ferrée pour se rendre à Aguas Calientes.

C’est cette dernière option que nous avons choisie car c’est de loin la plus économique et la rando nous semblait un truc cool à faire. Il s’agit d’une marche facile de 2h3 environ (11 km), sur du plat, le long de la voie ferrée. On croise de beaux paysages, tout le long de la rivière Urubamba. Pas de problème de sécurité : il y a peu de trains et ils klaxonnent bien à l’avance. Il faut juste faire attention à ne pas se faire rattraper par la nuit car il n’y a pas de lampadaires avant Aguas Calientes évidemment !

Machu Picchu

L’idée est de laisser ses gros sacs à Cuzco et de ne prendre que le nécessaire pour les 2 jours. Les hôtels gardent normalement gratuitement les sacs si vous y passez une nuit au retour.

Avec ou sans agence ?

Si vous prévoyez de faire le trajet en bus puis marche, vous n’avez absolument pas besoin d’une agence. De ce que j’ai compris, le rôle de l’agence se limite à vous organiser des choses que vous pouvez très simplement organiser par vous-même :

  • Le trajet jusqu’à Hidroeléctrica
  • Le repas
  • L’hôtel à Aguas Calientes
  • Le bus pour Machu Picchu

Notre aventure machupicchuesque : le récit !

Nous avons négocié nos places de bus pour Hidroeléctrica à 55 soles par personne pour l’AR. Attention à bien donner les bonnes dates pour votre retour, on a vu que ça pouvait poser problème sinon ! Nous avons pris nos places un peu par hasard depuis le terminal de bus mais partout dans le centre vous trouverez des agences qui proposent le trajet.

Le matin du départ, nous passons déposer nos sacs à l’hôtel qu’on a choisi pour notre retour (impensable de rester dans notre hôtel précédent, un endroit humide et sans lumière naturelle, avec un petit déjeuner des plus déprimants ! Quant elle nous a vu sortir avec nos sacs, la nana de l’hôtel a bien compris, elle était dégoûtée.). Le bus passe nous récupérer devant l’hôtel puis c’est parti pour 6h de bus sur une horrible petite route : le conducteur conduit vite, ça secoue beaucoup, tout le monde a mal au cœur et il y a très peu de place. Un peu avant d’arriver à Santa Teresa, le chauffeur apprend par téléphone qu’il y a un effondrement de la route. Du coup, il faut qu’on descende une partie du chemin à pied jusqu’en bas de la vallée, où on est récupéré par des taxis qui nous emmènent jusqu’à Hidroeléctrica.

C’est donc avec une bonne heure de retard qu’on arrive à Hidroelectrica. On picnique rapidement avant d’entamer la rando, car ça va être une course contre la montre pour arriver avant la nuit qui tombe très tôt au Pérou. Le chemin est très chouette, on marche d’un bon pas dans un décor de jungle, le long de la rivière Urubamba qui est tumultueuse et boueuse.

Machu Picchu Machu Picchu

Au bout de 2h on commence quand même à être bien fatigués et il fait quasiment nuit. On fait le dernier quart d’heure à la lumière de la lampe de poche. On croise des gens qui descendent d’Aguas Calientes, où vont-ils à cette heure ci ?

On arrive à Aguas Calientes crevés et transpirants et on cherche notre hôtel, qui forcément se trouve tout en haut du village ! On se précipite sous la douche, qui est certainement une des meilleures qu’on ait eu depuis longtemps, bien chaude et avec beaucoup de pression !

Ensuite il faut ressortir pour préparer notre périple du lendemain : nous passons au point iPeru dans la rue principale (le point d’information) pour nous renseigner sur les horaires d’ouverture du site, la dame nous rappelle d’aller prendre nos billets de bus (celui qui monte au Machu Picchu) plutôt que de faire la queue le lendemain. Prix du bus : 24 dollars pour un aller-retour, 12 dollars l’aller-simple. Vu le prix, on prend juste un aller, en prévoyant de faire la descente à pied.

Le lendemain, réveil aux aurores pour prendre un des tout premiers bus. On ne regrette pas le réveil matinal car c’est le seul moyen d’arriver à prendre des photos de la cité sans qu’il y ait 3 tonnes de gens dessus ! Nous disposons d’une bonne heure pour parcourir la cité avant de devoir nous présenter à l’entrée de la montagne Huaynapicchu. Le site semble immense, tout est très bien conservé, c’est impressionnant.

Machu Picchu Machu Picchu Machu Picchu Machu Picchu

Vers 7h nous allons vers l’entrée du Huaynapicchu où il y a déjà une file de gens qui attendent. Nous poireautons une demi-heure, puis c’est à nous. L’ascension commence rapidement : le chemin est étroit, on se suit tous. La montée est assez raide, les marches sont hautes et pas évidentes à prendre avec Lilly sur le dos. Heureusement l’ascension est courte (environ 1h), nous sommes très vite au sommet. Les derniers mètres sont incroyables : il faut escalader des escaliers taillés dans la pierre, étroits et glissants à cause de l’humidité et très très raides. Je ne me pose même pas de question et je les grimpe presque à 4 pattes. Une fois en haut, nous sommes au dessus d’une mer de nuages, on se rend compte qu’on ne verra pas grand chose mais on est content d’avoir fait la montée.

Machu Picchu Machu Picchu Machu Picchu

Les touristes arrivés avant nous squattent le sommet et empêchent tout le monde de passer, c’est un peu dommage. On redescend à un bon rythme et on arrive en bas alors qu’il commence à pleuvoir. Encore un petit tour dans la cité puis nous attaquons la descente jusqu’à Aguas Calientes à pied. Nous arriverons bien trempés, après 1h30 de marche. On l’aura mérité notre Machu Picchu !

Machu Picchu

Le lendemain, nous partons dans la matinée pour faire le trajet à pied jusqu’à Hidroeléctrica. Les 2h30 passent tout seuls, il fait beau et nous arrivons à temps pour manger dans un des restos de bord de route avant de prendre notre bus. Celui-ci est plein à craquer car notre chauffeur pensait qu’on était prévu pour la veille. Bah non ! Un autre touriste, qui lui a un billet de la veille, essaye de gruger mais le chauffeur le repère et le met dehors. Et c’est reparti pour le long trajet jusqu’à Cuzco. Heureusement la route est réparée ! Je peux vous dire qu’on était content d’arriver à Cuzco, et qui plus est dans notre nouvel hôtel !

Cuzco Plaza de Armas

Cuzco : les incas, la jungle et le Machu Picchu !

Après un trajet dans un merveilleux bus Turisme Mer super confortable, qui nous aura coûté 3 fois rien, nous arrivons à Cuzco, le nombril du monde ! Immédiatement la ville nous plaît ! Le centre historique est magnifique : la Plaza de Armas flanquée de sa cathédrale et entourée de beaux bâtiments est un plaisir pour les yeux. Les gourmands en nous sont aussi ravis car il y a pléthore de restaurants à tester !

De Cuzco, les possibilités d’explorations sont nombreuses, nous sommes d’ailleurs restés 2 bonnes semaines dans la région sans avoir tout vu pour autant !

Nos bonnes adresses à Cuzco

Où manger :

Organika : très bon, délicieuses limonades à la menthe, carotte ou betterave, mais attention ce n’est pas très copieux. Si on prend juste un plat c’est un peu léger, donc l’addition monte vite pour peu qu’on se fasse plaisir. (Mais c’est vraiment très bon). [Plats autour de 20 soles].

Mr.Soup : un large choix de soupes bien copieuses, servies avec du bon pain maison [16 à 22 soles]. Le local est petit et se remplit vite !

Paddy’s : un pub irlandais (le plus haut au monde d’après la pancarte !) qui offre de bonnes assiettes copieuses à un prix très correct. Bon burger, all day breakfast, sherperd pie… [Plats à 20-25 soles].

Papacho’s : très bons burgers mais assez cher [40 soles pour burger + frites].

Tacomania : un bon mexicain, bien copieux et bon. Bons petits cocktails. [20-25 soles pour un plat].

La Valeriana Bakeshop : un joli cadre assez chic pour un bon goûter. Beau choix de gâteaux, impossible de se décider ! Gâteaux entre 7 et 12 soles (sans boisson).

Café y chocolate : très bons gâteaux également mais un peu moins cher. Compter 10 soles pour une part accompagnée d’un mate ou café. Cadre cozy.

Valeriana Bakeshop à Cuzco

Où dormir à Cuzco :

Je vous conseille de chercher dans les rues Nueva Alta et Meloc, qui sont bien placées sans être centrales (donc moins chères). Notre hôtel : Chacana del Conde, dans la rue Meloc. 25 soles par personne avec petit déj inclus, wifi correct et eau chaude, possibilité de laisser les bagages.

Que faire à Cuzco et alentours ?

Cuzco

Déambuler dans les rues, autour de la Plaza de Armas et de la Plaza Regocijo, admirer les façades, se perdre dans les ruelles. Admirer les couleurs et la personnalité de cette ville pleine de charme. Essayer de ne pas péter un câble quand on vous aborde pour la centième fois de la journée pour vous vendre un resto, une excursion, ou un bonnet avec des lamas. 🙂

Cuzco - Plaza de Armas Cuzco - Plaza de Armas Cuzco - Plaza de Armas Cuzco - Casa Garcilaso

Le Machu Picchu

Cuzco est le point de départ idéal pour visiter le Machu Picchu. Si l’aventure vous tente, sachez qu’il y a plusieurs manières de s’y rendre (en train, en bus, en trek…) et de le visiter. Dans tous les cas, je vous conseille de vous renseigner en avance car le nombre d’entrées chaque jour est limité afin de préserver le site. Il vaut donc mieux réserver avec un peu d’anticipation, surtout si vous pensez y allez en haute saison.

Machu Picchu

Les sites incas et pré-incas autour de Cusco (boleto turístico)

Si vous débarquez à Cusco, vous allez vite entendre parler de ce fameux boleto turístico. Sans lui, pas possible de visiter grand chose. C’est bien dommage car il est cher et pas forcément très bien pensé.

Autre défaut : les agences sont très nombreuses et proposent toutes des excursions à la journée pour aller découvrir la vallée sacrée et les différents sites du boleto. Malheureusement, pour ceux qui comme nous, ne souhaitent pas s’entasser dans un bus touristique pour faire le tour des sites au pas de course, il n’est pas forcément facile d’organiser ses propres excursions.

Pisaq

La jungle

Depuis Cuzco, il est possible d’aller explorer la jungle amazonienne. 2 endroits s’y prêtent particulièrement : le parc national Manu et le parc Tambopata. Nous avons pas mal hésité entre les 2 et nous nous sommes finalement décidés pour une excursion de 4 jours / 3 nuits dans Manu.

Animaux sauvages, insectes dangereux et plantes venimeuses, on a été servi ! Notre guide Fernando nous a emmené à la découverte de la jungle amazonienne pour quelques jours en dehors des sentiers battus.

Parque Nacional del Manu

Machu Picchu, jungle, sites incas : à très vite pour le récit de nos découvertes !

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Nos indispensables en voyage

Nos indispensables en voyage

Ça fait maintenant (presque) 4 mois que nous sommes sur la route : nous avons eu l’occasion de défaire et refaire nos sacs une cinquantaine de fois, nous avons testé notre équipement dans des circonstances et des lieux bien différents. Alors assez rapidement, une liste d’indispensables s’est dessinée !

Sacoches de rangement sacoches
Absolument indispensables en voyage long, quand on passe son temps à défaire et refaire son sac ! Cela dit, je pense que je ne partirai plus en voyage sans elles, même pour quelques jours seulement ! C’est hyper pratique pour organiser son sac, le vider et le refaire en quelques secondes, protéger le linge et le garder plié, etc.

J’ai choisi des Amazon Basics, pour leurs dimensions qui me convenaient bien et leur prix très correct, et pour l’instant je dois dire qu’elles résistent particulièrement bien au traitement qu’on leur fait subir. Nous en avons pris 4 moyennes et 4 longues réparties comme suit :

  • Moyennes : 3 sacoches pour nos habits (une chacun) et 1 pour le linge sale de tout le monde.
  • Rectangulaires : 1 pour la trousse de secours, 1 pour la trousse de toilette, 1 pour l’électronique, 1 pour nos sous-vêtements.

> AmazonBasics Lot de 4 sacoches de rangement pour bagage Tailles S/M/L/Slim

Couteau suissecouteausuisse
Absolument indispensable pour nous. On s’en sert pour nos encas et repas à l’extérieur, que ce soit en rando ou dans le bus mais aussi pour cuisiner quand l’équipement des hostels est insuffisant (notre couteau est souvent meilleur que ceux à disposition). Ce qu’on utilise le plus après la lame : l’ouvre-boîte (indispensable), les ciseaux, le tire-bouchon (bah quoi !).

> Couteau suisse Victorinox

NB : Bien entendu, on ne peut emporter de couteau que si on voyage avec un bagage en soute (ou sans prendre l’avion).

Lampe de poche et/ou frontaletorche
Pour les treks (départs de nuit, nuit en montagne), les nuits dans certaines zones sans électricité (jungle, petits villages, …), etc.

Fabien est tombé sur cette lampe très puissante malgré sa petite taille (et son petit prix). Elle a un petit crochet qui permet de l’accrocher au toit de la tente, très pratique quand on campe. Et pour la frontale, nous avons fini par en acheter une avant de faire le canyon de Colca (marque Energizer).

> Lampe Torche Coomatec SD-200 Ultra Puissante

Serviette de toilette microfibre
Pour la plage et la piscine mais aussi parce que certains hôtels n’incluent pas de serviette de toilette. Idéale pour tous les voyages car ça prend incroyablement moins de place qu’une serviette classique et ça sèche très rapidement. À trouver pour quelques euros chez Décathlon par exemple.

Chargeur externebelkin
Quand ton smartphone te sert de GPS et d’appareil photo, mieux vaut éviter de se retrouver sans batterie ! Ce chargeur offert par les collègues de Fabien juste avant notre départ n’était pas prévu dans notre équipement mais on ne le regrette pas, il est toujours à portée de main pour nous tirer d’affaire si besoin !

> Belkin – Batterie Externe pour smartphones et tablettes

Tupperware hermétique + cuillère en plastique
On s’en sert principalement pour Lilly, pour lui emporter un goûter, un repas, du lait en poudre quand on est au fin fond de la Bolivie. Si on voyageait sans enfant (donc moins chargés), je pense qu’on aurait 2 tuppers un peu plus grands pour s’emporter des repas (sandwichs, salades, …). Quant à la cuillère, elle est utile en toute occasion, surtout pour Lilly.

Briquet
On s’en est beaucoup servi en Argentine et au Chili quand on cuisinait fréquemment et que les Airbnb ou hostels n’étaient pas toujours équipés en allumettes. A avoir sur soi, ça peut toujours servir.

Charlotte de douche (pour les cheveux longs !)
En Amérique du Sud, beaucoup de douches ont juste un pommeau en hauteur, qui mouille forcément les cheveux. Je préfère éviter de les mouiller à chaque fois, surtout quand ça caille !

Ordi et/ou Smartphone
Indispensable pour nous pour donner des nouvelles (blog, réseaux sociaux, whatsapp, skype) et préparer la suite de notre voyage.

Sac réutilisable
Pour faire ses courses et limiter le plastique, un sac réutilisable est toujours utile (mais également pour transporter des affaires de plage mouillées, etc.). Ça ne pèse rien et une fois replié ça ne prend pas de place. J’ai toujours mon petit sac Monoprix, le même depuis plusieurs années !

Lessive à main biodégradable
Dès qu’on part plus de quelques jours, un petit flacon de lessive (ou pain de savon multi-usages) peut être utile. J’ai trouvé une lessive ultra concentrée et biodégradable chez Au Vieux Campeur (quelle caverne d’Ali Baba ! On n’avait pas ça à Barcelone !), elle fait bien le taff et ne prend pas trop de place (et le bouchon ferme bien).

Tongs
Pour se déplacer dans les hôtels, notamment salles de bain partagées, aller à la plage, etc.

Liseuse électroniquekindle
La solution pour emporter des dizaines de bouquins (ou des centaines) sans que ça pèse plus que quelques grammes. La batterie dure 3 semaines – 1 mois donc en voyage c’est génial ! Nous avons chacun un Kindle qui nous satisfait pleinement (un avis plus détaillé sur les liseuses ici).

> Liseuse Kindle

Cadenas à code
Nous les utilisons rarement mais c’est utile d’en avoir et ça ne prend pas de place. Pas mal quand on laisse ses affaires dans un espace de stockage pour la journée. Privilégier un cadenas à code plutôt qu’à clé, ça fait une chose de moins à perdre !

Et vous, quels sont vos indispensables en voyage ?

NB : les liens en italique sont des liens affiliés qui me permettent de toucher une comission si vous réalisez un achat après avoir cliqué sur lien. Il s’agit uniquement d’articles que nous avons acheté de nous-même, et que nous présentons ici parce que nous en sommes satisfaits.

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