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2 semaines aux îles Galapagos

Plongée aux Galapagos

Galapagos ! A la seule évocation de ce nom on s’imagine nager avec des tortues marines et des poissons multicolores dans un océan bleu turquoise ! Et c’est bien cela, et plus encore… Nous avons passé 2 semaines aux Galapagos, sur les îles Santa Cruz et San Cristobal : une très chouette parenthèse ensoleillée dans notre itinéraire, de magnifiques moments de plongée et de snorkel, et un nombre impressionnant d’animaux qu’on n’avait jamais vu jusque-là !

Mais commençons par le commencement, car rejoindre l’archipel demande un peu de préparation.

Préparer son voyage aux Galapagos

Comment aller aux Galapagos ? A quel prix ?

On ne peut rejoindre les Galapagos que depuis Quito ou Guayaquil. Si vous ne venez pas d’une de ces deux villes équatoriennes, vous aurez donc forcément une correspondance à faire.
Nous avons pu avoir des billets pour environ 200€ par personne (AR) depuis Quito.

Aller aux Galapagos : prix et formalités

Droits d’entrée
Surprise (si vous ne le saviez pas encore), l’entrée aux Galapagos est payante ! Et pas qu’un peu payante, puisqu’en mai 2017 il fallait compter 100$ par adulte, et 50$ pour les enfants de 2 à 12 ans. Ouille, pour nous qui sommes habitués à ce que Lilly ne paie quasiment rien en Amérique du Sud, ça fait mal !

Carte de transit (tarjeta de transito)
Les surprises ne s’arrêtent pas là puisqu’il faut aussi payer une carte de transit de 20$ par personne. La encore les enfants payent (plein pot).
Heureusement après ça c’est fini !

Arriver aux Galapagos : formalités et trajet

Formalités :
On n’entre pas comme ça aux Galapagos, il faut montrer patte blanche ! Les autorités ont bien compris l’importance et la richesse de l’archipel en termes de biodiversité, et font tout pour protéger les espèces présentes sur les îles. La crainte principale porte sur l’introduction d’espèces qui pourraient nuire aux espèces endémiques de l’île et altérer l’écosystème, comme ce fut le cas dans le passé.
Voilà donc ce qui vous attend (si vous partez de Quito et atterrissez à Baltra) :

Une fois à l’aéroport de Quito (25$ en taxi depuis le centre historique) :
– Dans l’entrée, à droite, passez au contrôle des bagages. Ici on vérifie principalement que vous n’avez avec vous aucun fruit, légume, plante ou graine, ni aucun caillou, terre, etc. Quand vous passez le contrôle, on met un petit lien en plastique sur vos sacs qui vont en soute pour montrer qu’ils ont été contrôlés.
– Passez ensuite au bureau transit/immigration juste à côté pour payer la carte de transit (20$/pers, les enfants de plus de 2 ans payent le même prix).
– Il vous reste ensuite à faire le check-in et le passage classique de la sécurité.
– Dans l’avion, on vous donnera un petit formulaire à remplir, pour certifier que vous n’amenez avec vous aucun des éléments interdits.
– A l’arrivée : pour rejoindre l’aéroport on vous fera marcher dans un bac contenant une solution visant à tuer toutes les vilaines bactéries que vous amenez sous vos chaussures ! Ensuite, vous aurez droit au contrôle des passeports et au paiement de l’entrée dans le parc (100$/adulte et 50$ pour les enfants de moins de 12 ans) puis à un nouveau contrôle des sacs.

Rejoindre Puerto Ayora depuis l’aéroport de Baltra
– En sortant de l’aéroport, sautez dans le bus de votre compagnie aérienne. Il vous emmène gratuitement jusqu’au quai (l’aéroport de Baltra est situé sur l’île du même nom, qui est séparée de l’île Santa Cruz par un canal).
– Prenez ensuite la lancha jusqu’à l’île Santa Cruz (1$/pers).
– De l’autre côté vous avez la possibilité de prendre un taxi jusqu’à Puerto Ayora pour 25$ mais je vous conseille plutôt de prendre le bus (2$), quitte à prendre un taxi une fois dans Puerto Ayora pour finir votre trajet, si votre hôtel est excentré (2$).

Puerto Ayora, Galapagos

Les jolies couleurs de Puerto Ayora

Les îles : que faire aux Galapagos ?

Quelles îles choisir ?

L’archipel des Galapagos se compose d’une quarantaine d’iles et d’îlots, mais seules 4 sont habitées : Santa Cruz (la plus peuplée), Isabela, San Cristobal et Floreana. Beaucoup de touristes choisissent l’option croisière, pour pouvoir voir un maximum d’îles, mais c’est un choix très coûteux. En ce qui nous concerne, ce n’était pas du tout envisageable, nous avons donc décidé de ne voir que 2 des îles principales : Santa Cruz et San Cristobal.
NB : Je ne doute pas que faire une croisière soit génial (à condition d’être sur un bateau à taille humaine) mais rassurez-vous, on peut très bien profiter des Galapagos sans faire de croisière et en faisant un maximum de choses par soi-même.

Pourquoi 2 îles seulement ? Pourquoi ces deux là ?
– Les trajets d’une île à l’autre coûtent cher : 30$ par trajet, sachant qu’il n’est pas possible de relier directement San Cristobal et Isabela. Il faut passer par Santa Cruz, ce qui coûte donc 60$.
– Ces trajets prennent du temps. Par exemple, il faut compter 2h pour rejoindre Santa Cruz et San Cristobal, sachant qu’il n’y a que 2 départs par jour. Nous avions peur que faire 3 îles en 2 semaines nous laisse trop peu de temps pour profiter pleinement de chaque île. Ça se jouait donc entre Santa Cruz+Isabela ou Santa Cruz+San Cristobal.
– Isabela est censée être l’île la mieux préservée et la plus sauvage, mais aussi la plus chère. Pour cette raison, nous avons privilégié San Cristobal Vs Isabela.

Bilan :
Très contents de notre choix, car San Cristobal est l’ile que nous avons préférée, et plusieurs voyageurs avec qui nous avons discuté nous ont dit la même chose (Vs Santa Cruz et Vs Isabela). On a d’ailleurs regretté d’avoir choisi de rester plus longtemps sur Santa Cruz que sur San Cristobal (on avait réservé un hôtel) car nous avons trouvé qu’il y a avait plus de choses sympas à faire sur San Cristobal !

La Loberia, San Cristobal, Galapagos

Que faire à Santa Cruz ?

Les Galapagos se prêtent à merveille à la pratique de la plongée et du snorkel (plongée avec masque et tuba). Les agences sont nombreuses à proposer des sorties en mer pour atteindre des sites de plongée et de snorkel particulièrement intéressants.
Si vous n’avez jamais de plongée, Santa Cruz est un bon endroit pour faire un baptême (« discovery »). En revanche, le PADI y est assez cher (600-650 $).

En plus de cela, plusieurs sites sont accessibles facilement par soi-même : Tortuga Bay (plage), Las Grietas (canyon rempli d’eau – sympa pour du snorkeling), la réserve El Chato pour voir des tortues terrestres géantes et des tunnels de lave, la Station Darwin pour comprendre le travail des scientifiques aux Galapagos, etc.

Tortuga Bay, Santa Cruz, Galapagos

Que faire à San Cristobal ?

Là encore, plongée et snorkel sont au programme, mais à San Cristobal le snorkel est plus mis en avant car plusieurs sites s’y prêtent particulièrement bien. D’ailleurs pour ce qui est de la plongée, les agences proposent beaucoup moins de baptêmes, les sorties s’adressent plutôt aux plongeurs qui ont la licence. En revanche, on nous a dit qu’il était possible d’y passer le PADI a un prix très correct (dans les 350$).

Pour le snorkel, les tours « 180° » et « 360° » sont particulièrement intéressants car ils permettent de voir plusieurs sites en une journée, notamment le León Dormido (aussi appelé Kicker Rock).

Enfin, à faire par soi-même : la Loberia, le cerro Tijeretas et la petite crique du même nom (où nous avons joué avec des lobos de mar), ainsi que les belles playa Man, playa Punta Carola, etc.

Nager avec les requins au Leon Dormido

RDV au León Dormido pour nager au milieu des requins !

Quand aller aux Galapagos ?

On distingue deux saisons :
– La saison pluvieuse qui s’étend de novembre/décembre à mai. La température de l’air plutôt élevée, de 22 à 30 °C, avec une forte humidité et des pluies assez fréquentes. La température de l’eau est agréable (de 24 à 30°).
– La saison sèche, qui va de fin mai à fin décembre. La température de l’eau est plus basse qu’en saison chaude.

En ce qui concerne le temps, la période conseillée pour visiter les îles est donc plutôt de janvier à mai. Ensuite bien évidemment, cela veut aussi dire que cette période correspond à la haute saison, avec les inconvénients que cela entraîne : plus de monde et prix plus élevés.

En ce qui nous concerne, nous y sommes allés pendant les deux dernières semaines de mai. C’était donc le début de la basse saison, ce qui nous a permis de négocier certains prix à la baisse. Nous avons aussi trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de monde (même si on ne peut pas comparer avec le reste de l’année). Les températures étaient très clémentes à notre arrivée, et l’eau encore bien chaude, mais nous avons senti un changement au niveau du climat vers la fin de notre séjour ! Il a commencé à faire un peu plus froid et l’eau s’est pas mal rafraîchie. Deux voyageurs rencontrés le jour de notre départ nous ont d’ailleurs dit qu’ils avaient dû interrompre une sortie plongée à cause du froid. Du coup, le mois de mai est un bon choix mais attention aux derniers jours (à la dernière semaine de mai) qui peut être sensiblement plus fraîche !

La minute culture

Nous avons pas mal discuté avec le papa de notre hôte Airbnb à Santa Cruz, qui nous a beaucoup appris sur les Galapagos. Il nous a raconté que Santa Cruz compte plus ou moins 24 000 habitants, dont environ 6 000 d’illégaux, qui sont essentiellement des Équatoriens venus s’installer aux Galapagos pour profiter des conditions économiques très favorables sur l’île. On imagine que l’immigration aux Galapagos doit être très contrôlée, car comme il nous l’a dit, les autorités des Galapagos veulent préserver la tranquilité de l’archipel et ne veulent surtout pas de gens avec des casiers judiciaires (les vilains de Guayaquil !).

Quant à l’histoire des îles : nous avons appris qu’il n’y avait pas de population native aux Galapagos. L’archipel a été utilisé pendant un temps par les pirates (XVII-XVIIIème siècles), qui s’y ravitaillaient en eau fraiche et en tortues (pour les manger une fois en mer !). Les îles ont ensuite reçu la visite de Charles Darwin, qui fut un des premiers à apprécier la diversité des espèces animales et végétales présentes. Elles ont également servi pendant un temps de colonies pénitentiaires, avant de devenir un parc national en 1959.

La colonisation des îles qui n’avait commencé que dans les années 1930 s’est accélérée à partir de ce moment, sachant que jusqu’aux années 1970, les îles restaient très sauvages : pas d’électricité, peu de routes, pas de voitures. Cela fait donc au final très peu de temps que les Galapagos sont devenues une destination touristique connue, et les îles se sont métamorphosées en quelques années, avec à présent plusieurs dizaines de milliers de personnes qui les visitent chaque année.

Pour nous voir nager avec les otaries, les tortues et les requins, stay tuned ! Spoiler alert : les requins ont été cool, aucune perte d’orteil à déplorer…

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3 Comments

  1. Narb says

    Bon, à l’entrée, pas le droit d’amener des bactéries (même de 12 kg ? 😉 mais à la sortie, on peut emmener des tortues (de 12 kg ? 😉
    Plus sérieusement, la station Darwin me va bien, quand on sait que dans certains pays, l’enseignement des gamins ne fait plus mention de lui, car il ne s’agirait que « d’hypothèses », alors que le grand livre a tout décrit, et qu’il n’y a donc plus de questions à se poser… Pfffffffffff, comment va le monde…

  2. samsondesiorac says

    Ah tiens, j’ai toujours pensé que les Galapagos étaient une seule île (alors que le pluriel du nom est plutôt explicite…) !

  3. Pingback: Que faire aux Galapagos – Santa Cruz & San Cristóbal – Une fille d'avril

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