Colombie
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Passage de frontière Equateur – Colombie et quelques jours à Bogota

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Cet article (écrit avec plus d’un mois de retard !) marque notre arrivée dans le 6ème pays de notre voyage : la Colombie ! Après un bon mois en Equateur dont 2 semaines aux Galapagos, nous sommes partis de Quito en direction de Bogota, pour un loooong trajet de 28h.

Voici quelques notes en vrac sur le trajet et ce passage de frontière, ainsi que sur nos quelques jours dans la capitale colombienne !

Frontière Equateur (Tulcan) / Colombie (Ipiales)

Quand on parle de Colombie, on imagine assez facilement des FARC et des groupes paramilitaires cachés dans les montagnes, prêts à kidnapper le premier touriste venu… c’est pourquoi nous nous étions renseignés en amont pour savoir si passer la frontière en bus était sûr ou s’il valait mieux prendre l’avion. L’office du tourisme d’Equateur nous ayant rassurés sur ce point, nous avons entrepris de faire le trajet Quito – Bogota par voie terrestre.

On ne va pas dire que c’était une partie de plaisir (28h de trajet tout de même !), mais comme souvent, voyager lentement et en bus nous a permis de faire de belles économies comparé à l’avion.

Quelques tuyaux pour passer la frontière

– De Quito : rejoindre le terminal Carcelén, situé au nord de la ville. (8,50$ de taxi depuis le centre historique)
– Prendre un bus pour Tulcan, la ville frontalière côté Equateur. (6$/pers – 5h de trajet).
– A Tulcan, prendre un taxi pour rejoindre la frontière (3,50$).
– Passer d’abord au poste équatorien pour faire apposer le tampon de sortie sur votre passeport, puis au poste colombien, pour le tampon d’entrée. Le passage côté Colombie a pris moins de 2 minutes mais côté équatorien c’était beaucoup plus lent. On a même entendu des gens qui ont dû attendre entre 1 et 2h.
– Prendre un colectivo pour le terminal d’Ipiales (1900 COP/pers.). Il y a aussi des taxis mais c’est pas mal plus cher.
– Au terminal d’Ipiales, prendre un bus pour Bogota (100 000 COP/pers – 19h de trajet).

Sécurité

Nous avions lu sur des forums qu’il valait mieux ne pas faire le trajet Ipiales – Popayan de nuit car des bus s’étaient fait attaquer. Nous avons interrogé 3 personnes différentes à ce sujet (2 personnes au guichet des compagnies de bus et une policière), et tous nous ont dit qu’il n’y avait aucun souci, que les bus partaient tous au même moment et formaient une caravane de bus, et qu’ils n’avaient entendu parler d’aucune attaque dans les dernières années. Nous avons décidé de leur faire confiance et nous sommes partis pour Bogota directement après notre arrivée à Ipiales, même si cela impliquait de faire cette partie du trajet en début de soirée. Pour être totalement honnête nous n’avons pas eu l’impression d’avoir rejoint une caravane de bus, mais il y avait tellement de monde sur la route qu’on ne s’est pas du tout inquiété.

Cependant si ce trajet vous inquiète ou si vous voulez simplement couper le trajet en deux, vous pouvez aussi passer la nuit à Ipiales et en profiter pour visiter sa célèbre cathédrale (le Sanctuario de Las Lajas, déclaré 2ème merveille de Colombie), et ne repartir que le lendemain matin.

Bogota

Se loger à Bogota

Les quartiers populaires pour se loger à Bogota sont la Candelaria, la Zona Rosa et le quartier de Chapinero. La Candelaria est le quartier de prédilection des backpackers, car on y trouve beaucoup d’hostels et de restaurants bon marchés, mais les locaux vous le diront : il ne faut pas traîner dans les rues dès que la nuit tombe, d’autant plus que la police y est très peu présente.
Beaucoup plus sûr, mais aussi plus chic et plus cher : la Zona Rosa, quartier d’affaires branché et tranquille.
En ce qui nous concerne nous avons choisi Chapinero, situé entre les deux : le quartier nous a bien plus, à la fois vivant et safe. Les prix des hôtels sont cependant assez élevés, comme on s’y attendait (nous n’avons pas trouvé à moins de 90 000 COP la chambre double). Des bus locaux permettent de se déplacer facilement vers le nord et le sud de la ville.

Où dormir à Bogota : Kozii Hostel DC (membre Hola Hostels)
Chambre très sympa, eau bien chaude, bon wifi, petit-déjeuner de courtoisie (annoncé comme petit mais pas tant que ça), cuisine et parties communes sympas et propres, personnel très sympa. Situé à proximité de bon nombre de restos et d’un supermarché. Dans les 90 000-100 000 COP pour une chambre double.

Pour sortir juste à côté : le Mono Bandido, un très chouette bar avec une adorable terrasse (mais très beau aussi à l’intérieur), avec un bon choix de bières (et un très bon cidre !) et de délicieuses tapas. Visez l’happy hour pour en profiter à moindre coût !

Que faire à Bogota ?

Nous n’avons pas fait énormément de visites à Bogota en raison d’une grève qui paralysait les transports, mais nous avons quand même pu nous promener dans le centre (entre deux averses) et découvrir la célèbre cathédrale de sel à l’extérieur de la ville.

Visiter la Candelaria, le quartier historique de Bogota.
Nous faisons rarement des visites guidées, mais pour une fois nous avons choisi de faire un walking tour du quartier. Nous avons choisi celui de l’office du tourisme qui est complètement gratuit, et nous avons fait la visite avec une guide passionnée et passionnante (sauf pour Lilly qui préférait courir après les pigeons – on la comprend). Ce tour se concentre notamment sur la première moitié du XXème siècle et sur le Bogotazo qui marque le début d’une période de guerre civile, mais il existe plein de tours différents, orientés sur l’histoire de Bogota, l’histoire plus récente avec le narcotrafic et Pablo Escobar, les graffitis…

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Où manger dans le quartier de la Candelaria :
Selina : menu du jour à 14 000 COP, probablement un des meilleur almuerzos qu’on ait mangé en Colombie.

Monter à Monserrate pour voir la ville d’en haut
Comme il pleuvait des cordes, nous sommes montés et redescendus en téléphérique, ce qui nous a coûté la peau des fesses. (19 000 COP l’AR, mais c’est moins cher le weekend). La vue d’en haut n’est pas exceptionnelle, mais la balade en elle-même est sympa. N’hésitez pas à monter en téléphérique et redescendre à pied, voir tout faire à pied si vous êtes d’humeur sportive !

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La cathédrale de sel de Zipaquira
Il s’agit d’une cathédrale creusée au cœur d’une mine de sel, dans la petite ville de Zipaquira située à environ 1h de Bogota. Pour y aller :
– Prendre un bus de ville jusqu’à Portal Norte (3 000 COP pour la carte de transport + 2200 COP pour le trajet). On a pris le B13 qui est assez direct et rapide.
– A Portal Norte, prendre un bus pour Zipaquira et indiquer au chauffeur où vous descendez (5100 COP/pers). En traversant Zipaquira en direction de la cathédrale, prendre le temps d’admirer les jolies places de la ville et les façades colorées !

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L’entrée pour la cathédrale coûte 50 000 COP/pers. C’est impressionnant, la visite est agréable, même si honnêtement ça reste assez cher pour ce que c’est. Le site de la cathédrale : www.catedraldesal.gov.co

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En bonus : tester des fruits exotiques !
En réalité il n’y a pas de raison particulière pour faire ça à Bogota, mais il se trouve que dans le supermarché où nous allions il y avait plein de fruits exotiques, avec un choix beaucoup plus grand que partout ailleurs. On s’est donc fait quelques sessions de dégustation !
Nos préférés : pitahayas (fruits du dragon) & mangos azucar !

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De Bogota, nous partons à la découverte des montagnes colombiennes, couvertes de bananiers et de plants de café ! Première étape : Salento, un petit village de l’Eje Cafetero, connu pour ses plantations de café mais aussi pour ses gigantesques palmiers de cire.

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2 Comments

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