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Se faire soigner à l'étranger

[Assurance voyage] Se faire soigner à l’étranger

Quand on part à l’étranger pour quelques jours de vacances, on se pose rarement la question de ce qui se passera si on tombe malade et qu’on doit se faire soigner. Mais quand on part pour plusieurs mois, c’est un sujet qu’on ne peut pas ignorer !

Dans cet article, je vous apporte notre témoignage sur le sujet, puisque nous avons eu la joie (ou pas !) de tester le système de santé en Argentine et en Bolivie, et donc de faire fonctionner notre assurance voyage. L’objectif n’est pas d’expliquer pourquoi nous avons choisi telle assurance plutôt que telle autre, mais plutôt de raconter comment ça se passe lorsqu’on doit se faire soigner et faire marcher l’assurance. Cet article est donc basé sur notre expérience avec l’assurance que nous avions souscrite, en l’occurrence Chapka Assurances.

NB : bien que nous ayons collaboré avec Chapka pendant nos premiers mois de voyage, cet article est écrit en dehors de ce partenariat et de ma propre initiative, parce que j’estime qu’il s’agit d’un sujet important et intéressant.

Etape indispensable à la préparation d’un voyage long : souscrire une assurance spécialisée

Préparer son départ en tour du monde

Si vous avez lu cet article sur les choses à faire avant de partir en voyage de longue durée ou tour du monde, vous savez qu’un des impératifs avant de partir est de prendre une assurance adaptée.

Après quelques recherches en amont de notre départ, nous nous sommes décidés pour l’offre CAP Aventure de Chapka Assurances, largement plébiscitée par les voyageurs français. Chapka se présente comme un courtier spécialiste de l’assurance voyage, qui existe depuis 2002, et offre des solutions d’assurance aussi bien aux professionnels du tourisme qu’aux particuliers. Par ailleurs, Chapka propose différentes solutions en fonction du type de voyage, qu’il s’agisse d’un séjour de courte durée, d’un tour du monde, d’un PVT ou encore d’un stage à l’étranger, etc. Il existe bien sûr d’autres acteurs de confiance dans le domaine, comme World Nomads, Mondial Assistance, etc.

Se faire soigner à l'étranger
Ne pas monter aux arbres est un bon moyen de ne pas se casser une jambe.

Se faire soigner à l’étranger

Se faire soigner à l’étranger n’est pas difficile en soi mais l’éventuelle barrière de la langue peut compliquer les choses, sans compter qu’on sait rarement comment fonctionne le système de santé du pays visité. Être assuré permet au moins de ne pas avoir à se préoccuper des coûts et éventuellement de recevoir de l’aide pendant la phase de traitement.

Comment ça se passe de se faire soigner à l’étranger quand on est assuré par Chapka ?

Avant le voyage :

  • Souscrire l’assurance quelques jours avant le départ (tout se fait en ligne et c’est très rapide).
  • On reçoit par email son contrat, son numéro d’adhérent et le process à suivre en cas de maladie. Je vous conseille de prendre le temps d’imprimer les cartes d’adhérent ainsi que le formulaire médical pour en avoir toujours un exemplaire vierge à portée de main (et éviter de devoir l’imprimer en urgence le jour où quelqu’un est malade).

Formulaire médical Chapka Assurances
Extrait du formulaire médical Chapka.

Pendant le voyage :

En cas de maladie nécessitant une consultation :

  • Le mieux est d’interroger son hôtel ou son hôte pour savoir où aller : public, privé, urgences/pas urgences… Chaque pays a ses spécificités.
  • Lors de la consultation, il faut bien demander au médecin de remplir le formulaire médical, c’est nécessaire pour obtenir un remboursement. Il faut également récupérer une facture ou une preuve de payement pour tous les frais que vous avancez.
  • Si vous avez des médicaments à acheter, des examens à faire… : bien garder les ordonnances, les factures, les rapports médicaux.
  • Il faut ensuite envoyer la demande de prise en charge à Chapka dans les 5 jours (le formulaires médical rempli ainsi que le scan des factures). Si pour une raison ou une autre vous n’avez pas tout, contactez quand même Chapka pour les informer (ils répondent très vite). Il faudra à priori envoyer la déclaration incomplète et la compléter dès que possible.
  • La demande de prise en charge doit être envoyée via le site de Chapka et comprendre les éléments suivants :
    – Numéro du contrat et de la police d’assurance
    – RIB
    – Factures payées / Reçus de paiement
    – Prescriptions médicales (ordonnances)
    – Questionnaire médical complété par le professionnel de santé
    – Copie du passeport (page d’identification et page du passage à la frontière)
    – Billet d’avion au départ du pays de résidence
  • Une fois tous les docs envoyés, Chapka a besoin d’une quinzaine de jours de traitement avant d’effectuer un remboursement.

En cas d’hospitalisation :

Dans ce cas c’est un peu différent : il faut obligatoirement contacter le plateau d’assistance par téléphone et c’est en fait leur partenaire AXA qui prend le relais. Il faut appeler au plus vite, normalement avant l’hospitalisation mais on n’a pas forcément le choix. Le contact AXA va demander qu’on lui envoie tous les justificatifs à notre disposition (factures, rapports médicaux, et le fameux formulaire qu’il faut donc bien faire remplir à la première occasion).

Le but d’AXA va être de prendre contact avec l’hôpital pour lui demander d’accepter une garantie de paiement (ce qui signifie que l’hôpital ne vous demandera pas d’avancer les frais, mais les facturera directement à AXA). Sachez cependant que l’hôpital n’est pas tenu d’accepter. Dans tous les cas, les échanges avec AXA se poursuivent jusqu’à fermeture du dossier, et une fois celui-ci clos, le remboursement s’effectue au bout d’une quinzaine de jours ouvrés.

Se faire soigner à l'étranger
Comment ne pas attraper un rhume, par Lilly.

Notre expérience avec Chapka Assurances

Nous n’avons eu recours à Chapka que 2 fois en 9 mois de voyage :
(d’ailleurs, avis aux parents qui se posent la question : à part un rhume de temps en temps, et malgré les changements de climat, les conditions d’hygiène, les moustiques, … notre fille de 3 ans n’a jamais été malade) (#superbaby) :
– En Argentine, une simple consultation et des médicaments à acheter.
– En Bolivie, plusieurs consultations successives, avec des examens médicaux à faire, des médicaments à acheter et une hospitalisation de quelques jours.

Dans le premier cas nous avons traité simplement avec Chapka, et avec Chapka et AXA dans le deuxième cas. Pour les deux nous avons été intégralement remboursés après que le dossier ait été fermé.

Mon avis sur Chapka :

Les plus :

  • Conseillers Chapka toujours aimables, attentifs et prêts à aider, que ce soit par téléphone ou email. Idem pour AXA. Pendant l’hospitalisation de Fabien en Bolivie, notre contact chez AXA nous appelait régulièrement pour prendre des nouvelles, savoir quelle était la situation, etc.
  • Temps de réponse court
  • Service en français + autres langues (anglais, espagnol, italien)
  • Associés aux plus grands prestataires dans le domaine de l’assurance : AXA, Europ Assistance, Allianz…
  • Remboursement effectué sans souci dans les deux cas.
  • Pas trop regardants sur la qualité des documents envoyés, en cas d’urgence on peut envoyer des photos prises avec son téléphone plutôt que des scans.

Les moins (pas forcément liés à Chapka) :

  • Le délai de 5 jours pour envoyer les documents et demander la prise en charge est un peu court, surtout si on est dans un coin paumé sans internet.
  • En cas d’hospitalisation, on se retrouve à parler avec 2 interlocuteurs (Chapka + AXA) et à envoyer pas mal de documents en doublon : un seul interlocuteur serait plus simple.
  • On a trouvé que les docteurs étaient réticents à remplir le formulaire.
  • Le processus de scanner et uploader tous les documents est forcément un peu pénible (mais nécessaire).
  • Il ne faut pas oublier d’exiger les factures !
  • La prise en charge n’implique pas qu’on reçoive de l’aide au niveau local : il faut quand même pouvoir se débrouiller dans la langue du pays, comprendre les médecins, etc.
  • Dans notre cas, l’hôpital en Bolivie n’a pas accepté la garantie de payement proposée par AXA, du coup nous avons dû avancer tous les frais. Heureusement ce n’était pas un montant élevé (merci la Bolivie) !

À savoir avant de souscrire son contrat :

  • La couverture pour les États-Unis et le Canada a un tarif plus élevé que pour le reste du monde.
  • Avec CAP Aventure, pas de possibilité de remboursement si on rentre plus tôt : si on n’est pas sûr de la durée de son voyage, il vaut donc mieux souscrire pour un certain temps et prolonger si besoin. Mais, comme le tarif est dégressif, prendre mois par mois n’est pas non plus intéressant. C’est d’ailleurs le seul point noir que je vois dans l’offre Chapka : quand on prolonge un contrat existant, Chapka devrait prendre en compte l’ancienneté du voyage et appliquer le tarif dégressif.
  • Important : conserver le billet d’avion qui prouve le départ du domicile ! C’est exigé comme preuve pour le remboursement. Si vous ne partez pas de votre pays de résidence (ex : notre avion partait de Barcelone alors qu’on avait déclaré une adresse de résidence en France), vérifiez au préalable avec un conseiller que ça ne pose pas de problème.

Se faire soigner à l'étranger
Se faire soigner au Canada peut vite coûter cher !

Bilan

En conclusion, l’assurance voyage n’est pas un sujet à prendre à la légère ! C’est un poste de dépense important, beaucoup de voyageurs se retrouvent à payer beaucoup « pour rien »… mais en cas de coup dur, c’est la garantie d’obtenir le soutien d’un organisme spécialisé et réactif, en vue de recevoir le meilleur traitement possible. Alors au moment de choisir votre assurance, comparez les offres en fonction de vos besoins particuliers, recherchez l’avis d’autres voyageurs et surtout, contactez les conseillers pour évaluer leur réactivité et leur amabilité !

Amis voyageurs, quelle assurance avez-vous choisie ? Quelle a été votre expérience ?

Playa Maderas, Nicaragua

Nicaragua : San Juan del Sur & Isla Ometepe

Partis à l’aube de Santa Teresa, nous sommes arrivés à la frontière nicaraguayenne en début d’après-midi après 6h de trajet dans une confortable navette privée. Le passage de la frontière s’est fait en quelques minutes, et c’est plus légers de quelques dollars que nous sommes allés nous entasser dans un chicken bus déjà bien rempli. Nous avons passé une semaine au Nicaragua, d’abord sur la côte Pacifique à San Juan del Sur, puis sur l’île Ometepe.

Nous avons été surpris de la ressemblance entre le Nicaragua et le Costa Rica : on s’attendait peut-être à ce que le Nicaragua soit un peu plus pauvre, un peu plus rustique, mais dans cette région assez touristique, ce n’est pas le cas. Autant les paysages que la nourriture ou encore la température nous ont semblés assez proches. Même si notre semaine au Nicaragua n’a pas été exceptionnelle, c’était sympa de découvrir ce pays et de voir, justement, qu’il ne correspondait pas à ce qu’on en attendait.

Infos pratiques

Passer la frontière Costa Rica / Nicaragua

  • Si vous prenez un bus international depuis San José (TransNica par exemple), vous pouvez rejoindre Managua sans avoir à changer de bus à la frontière.
  • Dans notre cas, la navette Shuttle Tropical Tours n’allait que jusqu’à la frontière (Peñas Blancas) et de là il fallait faire les formalités de passage puis chercher un autre bus vers le nord.
  • Frais de sortie du Costa Rica : 8$/pp (les enfants payent aussi)
  • Frais d’entrée au Nicaragua : 13$/pp (idem pour les enfants)

San Juan del Sur, Nicaragua

Se rendre à San Juan del Sur depuis Peñas Blancas

  • En taxi : 30$
  • En bus locaux : 1er bus frontière – embalme de la Virgen (1$/pp) en direction de Rivas puis 2ème bus Embalme de la Virgen – San Juan del Sur (1$/pp). Prévoir de la monnaie.

Évidemment c’est l’option « bus locaux » qu’on a choisie, ce qui nous a permis de découvrir les chicken bus ! Ce sont de vieux bus scolaires américains, dans lesquels on s’entasse jusqu’à ce que plus personne ne puisse bouger ! Alors certes ce n’est pas de tout confort, mais c’est vraiment économique comparé à un taxi, et les gens sont plutôt bienveillants même quand tu arrives avec ta fille sous le bras, la poussette sous l’autre, et tous tes sacs à dos. 🙂

San Juan del Sur

San Juan del Sur, NicaraguaSan Juan del Sur, Nicaragua

San Juan del Sur est connue pour le surf mais attention, il n’est pas possible de surfer directement depuis la ville, car la plage ne s’y prête pas du tout. Il faut se rendre sur d’autres plages aux alentours, et le système est bien fait car il y a des shuttles qui y vont quotidiennement. Le mieux est de demander aux locaux quelles plages il faut viser en fonction de votre niveau. Pour le shuttle, vous pouvez a priori réserver via votre hôtel ou directement à l’hôtel Casa de Oro qui se trouve dans le centre (un chouette endroit pour boire un verre d’ailleurs).

# Playa Remanso

5$/pp pour l’aller-retour en shuttle, 30 min de trajet.
L’astuce consiste à se poser dans un des restos et à y passer la journée en consommant un minimum. Tout le monde fait ça donc ça ne pose pas de problème, et c’est même presque obligatoire car il n’y a pas d’ombre du tout sur la plage.
On peut manger sur place à partir de 5-6$.
Location de surf 10$.

San Juan del Sur, Nicaragua

# Playa Maderas

5$/pp pour l’aller-retour en shuttle, 40 min de trajet.
Également des restos, c’est un peu plus cher qu’à playa Remanso.
La plage est beaucoup plus grande, il est possible de s’éloigner un peu et de trouver un peu d’ombre. C’est assez agréable pour se baigner, on y a passé de bons moments avec Lilly pendant que Fabien surfait.
En marchant vers la droite on peut faire une belle promenade jusqu’aux plages suivantes (avec des chaussures car il y a des rochers). Pour ceux qui veulent beaucoup surfer, il y a un hôtel avec dortoirs directement sur la plage.

San Juan del Sur, Nicaragua

Nous avons dormi deux nuits dans le centre de San Juan, où nous avons rencontré un sympathique couple de catalans (le monde est petit !). Le centre de San Juan est assez petit et nous l’avons trouvé étonnamment peu animé pour une ville qu’on qualifie facilement de party town (mais apparemment c’est très variable, d’après une expat française rencontrée là-bas). La seule « animation » qu’on ait vu en deux soirs était d’ailleurs assez surprenante : une centaine d’habitants, voire plus, tous assis en cercle devant une devanture. On a d’abord cru qu’il s’agissait d’une réunion de quartier, avant d’apprendre que c’était une veillée funèbre. Difficile d’imaginer ça dans un de nos villages en France !

Après cela on a passé deux nuits au Casa Maderas, un bel écolodge situé à quelques minutes de playa Maderas (le shuttle s’y arrête). On s’est fait plaisir pour le coup car le prix des nuits et des repas était un peu élevé, mais l’endroit était très agréable, avec des hamacs et une belle piscine.

Hôtel Casa Maderas :
Chambres privées ou dortoirs. Avec piscine, restaurant sur place, hamacs, cours de yoga.
Pas de cuisine ni de magasin à proximité, donc on est plus ou moins obligé de manger au restaurant de l’hôtel ou à la plage.
Possibilité de remplir des bouteilles d’eau sur place pour pas très cher.
Navettes gratuites 5 fois par jour vers playa Maderas ou vers l’hôtel, et sinon 10-15 minutes en marchant.

Hotel Casa Maderas, San Juan del Sur Hotel Casa Maderas, San Juan del Sur

Isla Ometepe (Moyogalpa)

Après San Juan nous avions envie de partir à la découverte de l’île d’Ometepe, que j’avais repérée sur internet grâce aux photos de ses deux volcans. L’île se trouve au milieu du lac Nicaragua, qui est un des plus grand lacs d’Amérique Latine. Elle est connue pour ses deux beaux stratovolcans, qu’on peut gravir : le Concepcion (encore actif) et le Maderas.

# Se rendre à Ometepe depuis San Juan del Sur (ou depuis Rivas) :

  • Chicken bus de San Juan à Rivas (20 córdobas/pp, 30 avec un bagage), environ 1h, plein à craquer.
  • À Rivas, prendre un taxi/colectivo pour le port de San Jorge. Comme il y a plein de touristes à cet endroit, les taxis montent les prix, alors négociez ! On a négocié à 60 córdobas/pp en partageant le taxi avec 2 autres personnes, mais je crois que ça reste un peu élevé. Veillez à vous faire amener devant les portes du port, pas à l’intérieur, sinon c’est un bon prétexte pour gonfler la note.
  • Le ferry part toutes les heures environ et coûte 50 córdobas/pp.

Isla Ometepe, Nicaragua

Notre première traversée s’est fait sous une pluie battante, tout le monde s’était fait tremper en traversant le port et l’intérieur du ferry était trempé lui aussi. Autant dire qu’on n’a pas pu profiter de la vue : les deux volcans, qui surplombent l’île et le lac, étaient complètement masqués. A l’arrivée, nous avons été récupérés par le gérant de la finca où nous logions, dans une voiture 100% retapée dont les portes s’ouvraient comme la Batmobile, ce qui a beaucoup plu à Lilly !

# Que faire à Ometepe ?

Une chose qu’on a découverte sur place et qu’on n’avait étonnamment pas lue avant d’y mettre les pied, c’est que sans moyen de transport, on ne peut pas faire grand chose sur Ometepe.
Il y a peu de transports en commun, et très peu de voitures, donc les taxis sont hors de prix. Le meilleur moyen de se déplacer est le scooter, qu’on peut louer facilement à la journée à Moyogalpa ou Altagracia par exemple.

On aurait pu se la jouer locale et s’entasser tous les 3 sur un scooter, mais en fait euh… non. N’ayant jamais fait de scooter ni l’un ni l’autre, ça ne semblait pas une bonne idée de commencer avec Lilly coincée entre nous, et sans casque bien entendu. On aurait bien fait du vélo à la place, mais impossible de trouver un siège enfant… Du coup notre découverte de Ometepe a été un peu limitée, mais on a profité de notre séjour pour se reposer et faire quand même une journée d’exploration en tuk-tuk. A part ça, je pense qu’on aurait adoré escalader un des volcans, mais c’est une (très) grosse randonnée qu’on n’aurait pas pu faire avec Lilly.

Nous avons visité le Charco Verde, une belle réserve naturelle qui s’étend entre les deux volcans (5$/pp) : c’est joli, il n’y a quasiment personne, et on y a vu toute une troupe de singes qui traversait sur des fils électriques au dessus de nos têtes. Notre chauffeur de tuk-tuk nous a ensuite emmené dans un petit resto de bord de route, où nous avons dégusté l’habituel gallo pinto, puis nous sommes repartis vers la Punta Jesús María : c’est une bande de sable noir qui s’avance suffisamment loin dans le lac pour que du bout on puisse voir les deux volcans en même temps. On a pu s’y baigner un moment, le lac est très peu profond et on peut s’avancer assez loin en marchant.

Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Singe sur le fil électrique, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua Isla Ometepe, Nicaragua

# Où loger :

Les deux options sont de loger dans une des « grandes » villes ou à l’extérieur, dans la nature. En ce qui nous concerne on voulait loger à proximité de Moyogalpa et on a choisi une petite finca à l’extérieur de la ville, qui était bien notée sur booking.com. En réalité la finca était assez délabrée et c’était bien à 15 minutes à pied du centre, ce qui n’était pas super pratique. Heureusement Sandalth, la gérante, était absolument adorable, et nous avons longuement profité de la terrasse et du jardin (équipé d’une balançoire, grand bonheur pour Lilly !).

Isla Ometepe, Nicaragua

Si vous voulez loger dans la campagne, je vous conseille de choisir une vraie belle finca et de prévoir un moyen de transport pour pouvoir visiter l’île. Sinon, se loger dans Moyogalpa n’est pas compliqué, et ça a même l’air plutôt sympa.

# Se déplacer :

Il y a peu de voitures sur l’île, je ne crois qu’on puisse en louer une. En revanche, on peut louer des scooters et des vélos (pas de siège bébé). Le scooter semble le plus pratique car l’île est quand même grande. Il y a aussi des tuks-tuks qu’on peut utiliser pour des déplacements ponctuels ou comme nous l’avons fait, pour une journée d’excursion en négociant un prix global.

Isla Ometepe, Nicaragua

Après ces quelques jours pas fous à Ometepe, nous avons planifié notre retour au Costa Rica, avec pour destination Puerto Viejo sur la côte caribéenne. Pour éviter de perdre une nuit à San José, on s’est levé aux aurores pour aller prendre le premier ferry de la journée. Notre objectif : passer la frontière, rejoindre San José, puis atteindre Puerto Viejo dans la journée !
Faisable ou pas ? La suite au prochain épisode !

Coucher de soleil sur Playa Grande, Costa Rica

Costa Rica : la Peninsula Nicoya

La péninsule à l’ouest du pays offre de magnifiques plages et de nombreuses opportunités pour les amateurs de surf, snorkelling et plongée. Nous l’avons parcourue du nord au sud en passant par les petites villes de Playa Coco, Tamarindo et Santa Teresa (Malpais). Bonne nouvelle après une première semaine sous la pluie : ici c’est déjà nettement moins mouillé !

Plongée dans la baie de Playa Coco

Arrivés en fin de matinée à Playa Coco, nous commençons par aller nous remplir l’estomac, avec l’habituel casado (le plat national, qui est souvent l’option la plus économique sur le menu).

Le Casado, plat national du Costa Rica

Après un petit tour du village pour étudier nos options, nous décidons d’aller plonger, afin d’étrenner notre diplôme PADI tout neuf. Le village de Playa Coco n’a rien de fou en lui-même, mais la baie est belle, et plusieurs jolies plages sont accessibles à pied ou en voiture (Playa Coco, Playa Hermosa, Playa Ocotal).

Dans la baie on peut y voir des requins, des raies, des poulpes ou encore des hippocampes. Nous avons plongé avec Summer Salt Dive, une école tenue par un sympathique couple suisse (francophone). L’équipe est jeune et sympa, et nous avons passé un super moment, malgré une visibilité sous l’eau absolument exécrable ce jour. Je vous mets les photos pour que vous ayez une idée de la couleur de l’eau… Et en bonus, on a vu une baleine et son petit depuis le bateau !

Summer Salt Dive, Playa Coco
2 tanks + équipement pour 105$ (80+25) chacun, négocié à 95$

Baie de playa Coco, Costa Rica
Plonger au Costa Rica
Plonger au Costa Rica
Plonger au Costa Rica
Plonger au Costa Rica

Surf, SUP Yoga & cocktails à Tamarindo

Tamarindo, c’est l’endroit idéal pour s’initier au surf, et c’est du coup ce que mes parents ont fait, pendant que Fabien allait surfer avec les pros (ou pas). Petit détail (pas si petit)… attention aux crocos ! Pas de panique, le seul endroit « à risque » c’est là où les rivières rejoignent la mer, le reste de la plage est tranquille (en tout cas les surfeurs qui se sont fait dévorer ne sont jamais revenus se plaindre).

Surfer à Tamarindo
Prix : 30-35$ le cours de 2h. Location planche à la journée : 10$.
Nous avons loué au Banana Surf Club, juste à côté de la plage, qui offre des douches et des casiers.

La ville est assez touristique, et bien qu’habituellement on ne soit pas très fan de ce genre d’endroit un peu trop branchouille, on a bien aimé l’ambiance animée et détendue, et il faut bien avouer que ça nous a rappelé Montañita, notre coup de cœur en Équateur. Après le succès de l’initiation au surf, on a décidé avec ma maman de tester le Stand-Up Paddle Yoga… et on a pas mal assuré !

Stand-Up Paddle Yoga à Tamarindo, Costa Rica

Stéphanie, notre prof québécoise, nous a fait passer un super moment : le SUP Yoga est exigeant en termes d’équilibre, mais très marrant et très relaxant.

Bonnes adresses à Tamarindo

Se loger : La Botella de leche
Un peu éloigné des rues principales, avec une grande cuisine, une piscine, et des parties communes agréables. L’hôtel est tenu par Manuel et Stéphanie, un couple argentino-québécois très sympathique.

Hotel La Botella de Leche, Tamarindo

Cours de Stand-Up Paddle Yoga : avec Stéphanie. La contacter via l’hôtel La Botella de Leche (+506 2653 0189 / +506 8442 1023). Prix : 35$/pp pour 2h.

Où manger : le Shrimp Hole, un mini resto de streetfood en plein air, en peu cher mais absolument délicieux (plutôt pour le lunch). Les portions sont un peu petites, mais qu’est-ce que c’était bon ! A emporter ou sur place.

Où boire des cocktails face à la mer : sur la terrasse du The Ocean ! Les Piña Colada, que je goûtais pour la première fois, sont à tomber par terre ! Je ne sais pas ce que vaut le restaurant, mais la terrasse est parfaite pour un apéro les pieds dans le sable au coucher du soleil.

A Tamarindo ne manquez surtout pas la visite de Playa Grande au coucher de soleil : les couleurs étaient absolument incroyables, une déclinaison d’or et d’argent, puis de rose et de mauve. Nous sommes restés un long moment à chercher des coquillages en admirant le soleil qui disparaissait peu à peu.

Coucher de soleil à Playa Grande, Costa Rica
Coucher de soleil à Playa Grande, Costa Rica
Coucher de soleil à Playa Grande, Costa Rica

Après Tamarindo, nous avions à la base prévu de nous arrêter à Samara avant de rejoindre Malpais, mais en saison des pluies il n’y a apparemment pas de route praticable pour aller directement de Tamarindo à Samara, il aurait fallu faire un gros détour par Nicoya et nous n’avions pas vraiment le temps. Nous avons donc mis le cap directement sur Santa Teresa.

Snorkelling & sea food à Santa Teresa/Montezuma

En toute objectivité, la route qui traverse Santa Teresa est probablement la plus pourrie de tout le Costa Rica ! C’est d’ailleurs plus un nid de poule géant qu’une route, mais on va dire que ça fait son charme…

La plage de Santa Teresa est, comme à Marino Ballena, une belle plage sauvage et assez peu fréquentée. Le village est le rendez-vous des surfeurs, mais les vagues et les courants sont forts, ce n’est pas vraiment adapté aux débutants.

Plage sauvage à Santa Teresa, Malpais

Nous serions bien allés visiter le parc du Cabo Blanco mais les jours d’ouverture du parc ne coïncidaient malheureusement pas avec nos jours sur place. Dommage car ça avait l’air chouette !

En revanche nous avons fait une belle sortie à l’île Tortuga, depuis Montezuma : après avoir croisé une baleine et son bébé, nous avons fait du snorkelling en mer, puis dégusté un délicieux barbecue de poisson sur l’île. Ce jour-ci il y avait malheureusement une marée rouge, ce qui limitait un peu la visibilité, mais le capitaine nous a proposé une deuxième session de snorkelling dans un endroit plus abrité où nous avons pu voir quelques jolis poissons.

Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica

L’après-midi nous avons eu le temps de lézarder sur la plage et de nous baigner avant de prendre le chemin du retour.
(NB : nous pensions pouvoir explorer un peu l’île mais c’est apparemment une activité payante  – pas possible de se balader de manière autonome).

Sortie Isla Tortuga

Avec Zuma Tours (bateau de 20 personnes), depuis Montezuma.
Matériel de snorkel et lunch inclus.
Négocié à 40$ pp (le prix public est à 75$ mais c’est complètement excessif).

Où dormir : Santa Teresa ou Montezuma ?
Nous avons choisi un peu au hasard de dormir à Santa Teresa, qui est assez chouette pour sa proximité avec la plage, mais les activités qui nous intéressaient étaient plutôt à Montezuma (Isla Tortuga, Cabo Blanco). Comme il y a quand même 40 minutes de voiture entre les deux villages, Montezuma est potentiellement un meilleur choix. Les plages au sud du village ne sont pas très sympas (rochers coupants et plages un peu sales), mais du bateau nous avons aperçu de belles plages de sable doré au nord.

Mais comme on a super bien mangé à Santa Teresa, je vous donne quand même 2 belles adresses là-bas :

Où manger à Santa Teresa (playa Carmen) ?
– Le Katana
– Le Umi Sushi (poke bar)
Tous les deux sont un peu chers comparés à notre budget repas habituel, mais c’était excellent.

Aller au Nicaragua

Nous avons voulu profiter d’être sur la péninsule pour aller passer une semaine au Nicaragua, avant d’aller découvrir la côte Est du Costa Rica. Mes parents sont repartis vers San José avec le 4×4, et nous avons pris une navette privée pour rejoindre la frontière (il n’y a à ma connaissance pas de bus qui partent de Santa Teresa ou Montezuma).

Shuttle Tropical Tours : Santa Teresa – Peñas blancas (frontière)

70$/pp, 6h de trajet
Nous sommes partis de Santa Teresa mais Shuttle Tropical Tour est présent dans toute la péninsule et peut organiser des départs de différentes villes.

Alors, surf, plongée, snorkelling ou SUP Yoga ? Par quelle activité vous laisseriez-vous tenter ?

Parc Marino Ballena, Costa Rica

Costa Rica : Marino Ballena, Manuel Antonio et Santa Elena

La brume se lève sur la playa Colonia. Une fine pellicule d’eau recouvre le sable blanc et crée un magnifique effet miroir qui reflète le ciel, bleu acier à cette heure là. Bienvenue au Costa Rica, un pays de plages spectaculaires et de forêts sauvages.

Nous sommes sur la côte Pacifique, au sud de San José : les parcs Marino Ballena puis Manuel Antonio sont au programme. Direction ensuite la cloud forest de Santa Elena, pour se perdre entre ses arbres immenses couverts de mousse. Tout ça entre deux averses diluviennes bien sûr, car juillet c’est la saison des pluies !

Parque Nacional Marino Ballena, Uvita

De San José nous avons commencé par descendre le long de la côte Ouest, jusqu’à Uvita et le parc Marino Ballena. Il faut compter environ 4h de route. Je me souviens très bien d’avoir dû chercher un hôtel sous une pluie battante ! (saison des pluies oblige, il pleuvait tous les jours). Nous avons finalement trouvé un hôtel sympa à Bahia (mini village à côté de Uvita) et juste à côté d’une des entrées du parc. Le parc Marino Ballena est une bande assez étroite le long de la côté, c’est une belle plage sauvage où on peut se baigner. Arrivés dans l’après-midi à Bahia, nous avons pu profiter de la plage avant la nuit et observer le changement des couleurs au fur et à mesure que le soleil se couchait.

Marino Ballena dans la brume au soir Coucher de soleil au parc Marino Ballena

En journée, à marée basse, on peut marcher le long de la plage jusqu’à un banc de sable qui vu d’en haut a la forme d’une queue de baleine, d’où le nom du parc.
Entrée du parc : 6$

Parc Marino Ballena, Uvita

Parque Nacional Manuel Antonio

Après Marino Ballena, nous sommes remontés le long de la côte, pour rejoindre Quepos, la ville située juste à côté du très célèbre parc Manuel Antonio. Ce parc national attire énormément de touristes car, bien que petit (seulement 16 km2), la concentration d’animaux sauvages – singes, paresseux, oiseaux, etc. – est très forte.

Infos pratiques sur la parc Manuel Antonio

  • Si vous logez à Quepos ou aux alentours, il est conseillé d’aller au parc en bus plutôt qu’en voiture, car il y a peu d’endroits où se garer (et le parking est cher, forcément). Le bus depuis Quepos coûte seulement 310 CRC et ne prend que quelques minutes.
  • Entrée du parc : 15$.
  • Pour en profiter pleinement, je vous conseille d’embarquer un picnic afin de pouvoir rester aussi longtemps que vous le souhaitez !

Dans le parc, on trouve plusieurs sentiers de randonnées, qui mènent au plage et dont certains permettent de s’éloigner des endroits les plus fréquentés. Attention, certaines plages sont déconseillées pour la baignade en raison des forts courants, renseignez-vous bien auprès des guardaparques. La plage Manuel Antonio est vite prise d’assaut, nous avons préféré la playa Espadilla Sur qui est très longue et plus ombragée, ainsi qu’une autre petite plage de la Punta Catedral avec de gros rochers, dont je n’ai pas retrouvé le nom.

Malgré une météo d’abord menaçante, nous avons finalement eu un superbe soleil, et nous avons bien profité de l’eau qui était à une température absolument parfaite. Nous avons eu la chance d’apercevoir une bande de singes capucins super mignons en faisant le tour de la Punta Catedral, et un peu plus tard alors qu’on picniquait, il a fallu qu’on affronte un trio de ratons-laveurs vraiment pas farouches, qui parcouraient toute la plage à la recherche de nourriture !

Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Singe Capucin dans le Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Raton-laveur dans le Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Astuce : il est conseillé de venir tôt, dès l’ouverture, pour qu’il y ait moins de monde et pour avoir un maximum de chance de voir des animaux. En ce qui nous concerne, nous avons pris le premier sentier à gauche après l’entrée, qui mène vers une petite cascade, puis nous avons marché jusqu’à la Punta Catedral et fait le tour de la pointe. En y repensant, je pense qu’il aurait été encore mieux de zapper la cascade qui n’a pas grand intérêt et de filer tout droit jusqu’au sentier qui va au mirador de la Playa Puerto Escondido (en espérant voir plus d’animaux dans cette partie moins fréquentée), puis en revenant, de s’arrêter à la Punta Catedral pour profiter des plages.

Carte du Parc Manuel Antonio, Costa Rica

Voir des animaux à Manuel Antonio

Pour un parc qui est censé « grouiller » d’animaux, on a cru un bon moment qu’on n’allait en voir aucun ! Nous sommes arrivés tôt, mais malgré ça nous avons mis du temps avant d’apercevoir nos premiers singes. Nous avons finalement vu des singes hurleurs (qu’on entend de très loin), des capucins et des titis. Et les ratons-laveurs bien sûr !

Si vous voulez maximiser vos chances de voir des animaux, venez à l’ouverture, éloignez-vous des sentiers les plus fréquentés, et n’oubliez pas les jumelles si vous en avez ! Il est également possible de louer les services d’un guide, mais ce n’est pas donné.

Reserva Santa Elena, Monteverde

Après la découverte du parc Manuel Antonio, nous sommes remontés jusqu’à la zone de Monteverde, qui abrite deux cloud forests : celle de Santa Elena et celle de Monteverde. Les forêts de nuages sont des forêts très humides, qui baignent dans une brume quasi permanente, et sont situées entre 1 000 et 3 000 mètres d’altitude. C’est un écosystème relativement rare à l’échelle de la planète. Nous avons choisi de visiter Santa Elena plutôt que Monteverde parce qu’elle est moins chère et a priori moins fréquentée, mais les deux se valent sûrement.

C’était une très belle forêt, couverte de mousse et de lianes enchevêtrées, à l’ambiance un peu féérique. Par temps dégagé, un mirador permet de voir jusqu’au volcan Arenal, mais la météo n’était pas avec nous ce jour là. Bien abrités sous nos imperméables, nous avons quand même pu faire une belle balade en enchaînant différents chemins.
Entrée : 14$ (on a trouvé que c’était cher payé pour une randonnée de 3h !).

Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica Forêt de nuages de Santa Elena, Costa Rica

Par ailleurs, la zone de Monteverde offre pas mal d’activités de type ponts suspendus, visite de la canopy, etc. Mes parents ont testé les ponts suspendus avec Lilly, c’est une manière intéressante de découvrir la forêt d’en dessus et de mieux apprécier la  taille des arbres !

Après cette première étape au Costa Rica, nous avons poursuivi notre roadtrip vers la Péninsule de Nicoya (toujours sur la côté Pacifique), un bon endroit pour les amateurs d’activités aquatiques (surf, plongée, snorkelling). En voiture !

Bocas del Toro, Panama

6 semaines en Amérique Centrale (Costa Rica, Nicaragua, Panama)

Notre arrivée à San José en juillet dernier a marqué la fin de 6 mois en Amérique du Sud et le début de notre séjour en Amérique Centrale. Le Costa Rica était d’ailleurs le seul pays d’Amérique Centrale que nous avions prévu dans notre itinéraire, et nous pensions nous rendre directement aux États-Unis après cela… Mais vous vous doutez bien que si je vous en parle, ce n’est pas ce qui s’est passé !

La vérité, c’est que le Costa Rica ne nous a pas vraiment emballé (je vous explique pourquoi en fin de cet article) et qu’on a eu envie de profiter d’y être et d’avoir du temps avant notre vol pour les USA pour aller découvrir ses voisins : le sud du Nicaragua, renommé pour le surf, et l’archipel de Bocas del Toro au Panama, censé être un des meilleurs endroits des Caraïbes pour la plongée sous-marine. Du coup nous avons modifié nos plans pour intégrer une semaine au Nicaragua et une au Panama (tout en revenant au Costa Rica ensuite pour prendre notre vol pour Las Vegas).

Bocas del Toro, Panama
Bocas del Toro, Panama

Notre itinéraire en Amérique Centrale (6 semaines)

Je vous partage ici notre itinéraire, même s’il n’est pas du tout « optimisé » puisque nous n’avions pas prévu à la base d’aller au Nicaragua et au Panama.

  •  San José [Costa Rica]
  • Parque Nacional Marino Ballena [Costa Rica]
  • Parque Nacional Manuel Antonio [Costa Rica]
  • Reserva bosque nubloso Santa Elena, Monteverde [Costa Rica]
  • Peninsula Nicoya : Playa Coco, Tamarindo, Santa Teresa [Costa Rica]
  • San Juan del Sur, Playa Maderas [Nicaragua]
  • Isla Ometepe [Nicaragua]
  • Puerto Viejo de Talamanca [Costa Rica]
  • Bocas del Toro [Panama]
  • Santa Maria de Doha [Costa Rica]
  • San José [Costa Rica]

Parcourir le Costa Rica : voiture ou bus ?

Pour nos deux premières semaines au Costa Rica, nous étions 5 au lieu de 3, car les grands-parents de Lilly nous avaient rejoint.

Playa Grande, Costa Rica
Deux personnes de plus pour jouer avec elle, le rêve !

Après quelques hésitations, nous avons décidé de louer un 4×4 : c’était très pratique mais ça représentait un gros budget !
Si vous prévoyez de visiter le Costa Rica, vous vous demandez peut-être si c’est nécessaire de louer et quelles sont les alternatives.
Voilà mon avis sur la question :

  • Prendre le bus revient évidemment bien moins cher que de louer une voiture (ex : seulement 8€/pp pour aller de San José à Puerto Viejo de Talamanca). NB : les enfants payent le bus à partir de 3 ans.
    Mais…
  • … dans certaines régions comme sur la Péninsule de Nicoya, il n’y a tout simplement pas de bus locaux. Pour se déplacer sans voiture, il faut prendre des navettes privées qui sont beaucoup plus chères.
  • … la voiture offre une plus grande flexibilité et plus de confort (surtout à 5 avec plein de sacs et un enfant)
  • … sur un séjour court (2 semaines pour mes parents), avoir une voiture permet un vrai gain de temps.
  • Enfin, le fait d’avoir un véhicule offre plus de flexibilité sur le choix des logements, ce qui permet de réaliser des économies en prenant des hôtels qui ne sont pas situés en ville par exemple.

Conclusion

# Sans véhicule
On peut (à mon avis) tout à fait visiter le Costa Rica sans avoir de véhicule,
si on a du temps et si on est flexible sur ce que l’on veut faire (puisque certaines destinations sont plus difficilement accessibles). Pour cela on voyagera en bus, et pour certaines visites ou activités (ex : Tortuguero, volcan Arenal), la solution pourra être de partir avec un tour organisé pour simplifier l’organisation et le transport.

Astuce : beaucoup de voyageurs choisissent de rayonner depuis San José (de manière autonome ou avec des tours). De San José on accède facilement à Jaco, au parc Manuel Antonio, au volcan Arenal, à la zone de Monteverde, à Tortuguero, à Puerto Viejo, etc. Sans véhicule c’est probablement la solution la plus simple.

Bon à savoir pour les bus : il y a pas de gare routière centrale à San José, mais plusieurs terminaux dispersés dans la ville. En fonction de leur destination, les bus partent de l’un ou de l’autre. Renseignez-vous donc bien avant d’aller prendre un bus, et prenez aussi en compte qu’il n’y a pas de moyen pratique d’aller de l’un à l’autre, à part en taxi.

Louer un 4x4 au Costa Rica
Notre 4×4 après quelques jours sur les pistes

# Avec un véhicule
Pour des voyageurs qui ont peu de temps
et qui sont prêts à dépenser un certain budget pour gagner en flexibilité et en confort, la location de voiture est une bonne idée. Reste à voir si le 4×4 est vraiment nécessaire (je ne suis pas forcément convaincue).

Prix : pour vous donner un ordre d’idée, pour un 4×4 classe 5 (5 places + coffre assez large) avec GPS et siège bébé inclus, pour 15 jours, nous en avons eu pour 1080 $ (1230 $ avec le rachat de la franchise).

Louer un 4×4 au Costa Rica

On ne peut que vous conseiller de prendre contact avec Tout Costa Rica. Ils ne possèdent pas de véhicules mais ils vous mettent en relation avec un loueur et à part la remise des clés, tout se fait avec eux, et en français s’il vous plait ! Sachez qu’ils ont également des hôtels et qu’ils proposent une espèce de pass offrant des réductions sur de nombreuses attractions dans le pays.

Où l’on apprend pourquoi le GPS est important

Au risque de rallonger cet article qui promet déjà d’être inbuvable, une petite note importante si vous prévoyez de conduire au Costa Rica : prévoyez un bon GPS ! Nous utilisons normalement l’application maps.me qui permet de télécharger des cartes et de les utiliser en mode offline, mais le gros défaut de cette app est qu’elle calcule l’itinéraire le plus court en km (plutôt qu’en temps).

Or au Costa Rica, prendre le plus court chemin signifie souvent passer par une piste de terre, où on roule à 30 km/h, et éventuellement traversée de rivières bien boueuses. Après quelques trajets du genre, on s’est résolu à ne plus utiliser que le GPS de la voiture ou Google Maps, pour être sûrs de rouler sur des routes correctes !

Isla Tortuga, Costa Rica
Isla Tortuga, Costa Rica

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Notre itinéraire au Costa Rica

La première partie de notre séjour au Costa Rica a été assez différente de nos 6 premiers mois de voyage, car pour une fois nous étions en voiture et surtout… les grands-parents de Lilly nous ayant rejoint pour 2 semaines, nous étions 5 au lieu de 3 ! Un chouette changement de rythme !

# San José

Résumé en un mot : c’est moche !
En réalité ce n’est pas pire que beaucoup de grandes villes, mais il faut bien avouer que pour une capitale ça ne fait pas rêver. Il y énormément de chaînes de restauration rapide, et je vous promet qu’après 6 mois en Amérique du Sud ça fait un sacré choc.

Où dormir à San José

Le Costa Rica Backpackers est une des auberges de jeunesse les plus connues de la ville, avec des tarifs plutôt corrects. Salle de bain partagée, cuisine, piscine, petit déjeuner offert pour les chambres privées. Attention cependant, certains dortoirs et certaines chambres privées sont au sous-sol et ne reçoivent aucune lumière naturelle. Déconseillé aux claustrophobes !

Au passage, un petit clin d’œil à Camille et Pauline, 2 chouettes nanas que nous avons rencontrées là-bas et qui nous ont donné de bons conseils sur le Costa Rica !

# Marino Ballena, Manuel Antonio, Reserva Santa Elena

# Peninsula Nicoya

Article à venir

# Nicaragua

De la péninsule de Nicoya, on n’est pas très loin du Nicaragua. On a profité d’y être pour prendre une navette privée jusqu’à la frontière (pas de bus) pendant que mes parents repartaient avec le 4×4 vers San José prendre leur vol retour.

Article à venir

# Puerto Viejo (de Talamanca)

A ne pas confondre avec l’autre ville du même nom, Puerto Viejo de Sarapiqui qui se trouve au Nord-Est. Puerto Viejo c’est les Caraïbes, la plage, la chaleur, la vie cool. Et aussi un bon point d’accès vers l’archipel de Bocas del Toro au Panama !

Article à venir

# Bocas del Toro, Panama

Article à venir

# Santa Maria de Doha & alentours : quelques jours à la ferme

Notre séjour au Costa Rica s’est conclu en beauté, par quelques jours dans un paradis verdoyant, chez la tante de Fabien qui vit au Costa Rica depuis des années. Un séjour beaucoup trop court à notre goût, le paysage était superbe et nous avons été accueillis comme des rois !

Dans la campagne costaricienne Dans la campagne costaricienne

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Pura Vida (ou pas)
– Pourquoi on n’a pas adoré le Costa Rica –

Notre avis sur le Costa Rica
Tête de pas content

Le Costa Rica est un pays qui est touristique depuis longtemps, comparé à ses voisins d’Amérique Latine. Son nom évoque un paradis d’animaux sauvages, des forêts verdoyantes, des plages encore sauvages. Certains en reviennent ravis et éblouis, mais de plus en plus de voyageurs déplorent le coût de la vie élevé et la perte d’authenticité due à une trop grande fréquentation touristique. Avec Fab nous sommes un peu entre le deux et j’ai tenu à l’expliquer ici parce notre appréciation a évidemment eu un impact sur la manière dont nous avons visité le pays (par exemple en nous poussant à aller voir si l’eau était plus bleue au Nicaragua et au Panama) et sur le récit que je vais vous en faire.

# Le coût des attractions nous a semblé très élevé (plus que le coût de la vie -nourriture, hôtels, transports locaux- qui lui est plutôt correct), surtout par rapport aux pays que nous venions de traverser. Et malheureusement c’est difficile de profiter à fond des visites quand on a systématiquement l’impression de payer trop cher (je pense au prix des parcs nationaux notamment : payer 15$ pour 3h de randonnée dans un parc me semble excessif).*

* J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une perception personnelle, je ne prétends pas que les prix soient disproportionnés (après tout on paie bien 15€ pour visiter la Sagrada Familia, alors pourquoi pas 15$ pour un parc national).

# Le manque de personnalité : dans tous les pays que nous avons visité avant, la dimension historique et culturelle est toujours très présente. On pense au Pérou, à la Bolivie, à la Colombie… Au Costa Rica en revanche, je ne doute pas qu’il y ait plein de choses à savoir sur la culture Tica, et une histoire intéressante (c’est après tout le premier pays à avoir renoncé à son armée et mis la priorité sur l’éducation, la santé et l’environnement !), mais cette partie historico-culturelle transparaît assez peu. On a eu l’impression d’être dans un pays aseptisé par le tourisme et on n’a pas vraiment accroché, malgré des paysages en soi très beaux.

# Moins de nouveauté : il faut aussi le dire, car cet aspect joue forcément dans notre appréciation : rien de ce qu’on a vu au Costa Rica ne nous a semblé vraiment nouveau, par rapport à nos 6 mois précédents en Amérique Latine.

# Et pour ne rien arranger, on n’y était pas au meilleur moment côté météo ! 🙁

Conclusion

Je ne dirais pas qu’on n’a pas aimé le Costa Rica, car c’est loin d’être vrai. On a vu de très beaux paysages, on a plongé, fait du snorkelling, vu des baleines et plein de singes… on a très bien mangé à certains endroits, on a passé 2 semaines à plusieurs qui nous ont fait le plus grand bien. Mais si l’on parle du pays, c’est juste qu’on l’a moins aimé que d’autres qu’on avait vu avant.

Santa Teresa, Malpais, Costa Rica Un capucin dans le Parc National Manuel Antonio Plongée dans la baie de Playa Coco, Costa Rica
On n’a quand même pas l’air trop malheureux, non ?

Si vous partez au Costa Rica prochainement : ne laissez pas cet article vous refroidir ! Ce feeling est tout à fait personnel, puisqu’il est provoqué en grande partie par la comparaison avec les autres pays qu’on venait de parcourir. Si vous venez juste pour quelques jours ou semaines de vacances, vous serez évidemment dans des conditions très différentes. Prenez juste en compte que c’est un pays assez cher et touristique, qui n’offre pas le même dépaysement que d’autres pays moins populaires (ou qui sont populaires depuis moins longtemps).

Connaissez-vous le Costa Rica ? Que pensez-vous de ce pays ?

Passer le PADI en voyage

Passer le PADI en voyage : avantages & inconvénients

Nombreux sont les voyageurs qui profitent d’être en vacances à l’étranger pour passer leur diplôme de plongée. Températures clémentes, eaux cristallines, poissons exotiques… il y a en effet de très bonnes raisons de le faire ! Mais passer son diplôme reste une affaire sérieuse (ne serait-ce que parce que c’est cher), et il vaut mieux savoir à quoi on s’engage. Dans cet article, je vous parle de l’intérêt de passer la certification, et les avantages et inconvénients à le faire en voyage (donc en un temps limité, plutôt que tranquillement chez soi).

En ce qui nous concerne, c’était carrément un des objectifs de notre voyage : après un baptême de plongée en Méditerranée en 2015, nous avions envie de retenter l’expérience, voire de passer le PADI si nous en avions l’occasion. Nous avons d’abord refait un baptême aux Galapagos et nagé aux milieu des requins et d’une multitude de poissons multicolores, et cela nous a donné envie de passer la certification PADI Open Water Diver (qui correspond au premier niveau de compétences à atteindre).

Ne pas rester sur une mauvaise expérience

Fab a beaucoup aimé notre baptême en Méditerranée mais je ne peux pas en dire autant : j’étais morte de froid, j’avais mal à la tête dès que j’essayais de descendre, et je n’arrivais pas à me déplacer comme je le voulais. Après ça je ne pensais pas vouloir passer la certification, mais j’avais quand même envie de retenter l’expérience, en espérant que ça se passe mieux. Notre baptême aux Galapagos a été une révélation : l’eau était chaude, donc j’étais beaucoup plus détendue, et le décor sous-marin était tellement magnifique que je suis remontée à la surface bien décidée à continuer la plongée !

Passer le PADI en voyage Passer le PADI en voyage
Avec les requins aux Galapagos

C’est quoi le PADI, à quoi ça sert ?

# PADI
Je parle du PADI (Professional Association of Diving Instructors) parce que c’est la plus grande organisation internationale de formation à la plongée sous-marine de loisir. Cependant il existe d’autres organisations qui offrent des certifications équivalentes.

# Plongée loisir (fun dive / recreational diving)
La plongée loisir (Vs plongée technique ou tech dive) permet de descendre jusqu’à 40m et ne comprend pas de paliers de décompression, mais seulement un petit palier de sécurité.

Passer la certification : quel intérêt ?

Avant de m’intéresser au sujet, je ne voyais pas clairement l’intérêt de passer la certification plutôt que de faire simplement des sorties de type « discovery »/baptême, comme nous l’avions fait aux Galapagos.

  • Commencer par un baptême n’est pas obligatoire, mais c’est un bon moyen de savoir si on aime les sensations de la plongée.
  • Un baptême/discovery permet de descendre jusqu’à 12m maximum ( seulement 6m en France il me semble) alors qu’un plongeur certifié (open water diver) peut descendre jusqu’à 18m.
  • Lors d’un baptême, l’instructeur réalise un briefing de sécurité, montre l’équipement, explique certaines techniques de base. C’est assez long, donc un peu frustrant si on en fait plusieurs en peu de temps.
  • Les plongeurs certifiés peuvent avoir accès à des sites plus intéressants et peuvent potentiellement réaliser plus d’immersions lors de chaque sortie.

Si vous aimez la plongée et que vous comptez plonger régulièrement, il est donc évidemment plus intéressant de passer la certification, d’autant plus que c’est quelque chose de sympa à faire en soi. Mais si vous ne pensez pas plonger régulièrement, rien ne vous empêche de faire uniquement des plongées de type « discovery », qui vous permettent tout de même de plonger à 12m de manière tout à fait sécurisée et de voir de très belles choses.

Passer le PADI en voyage
Avec notre instructeur à San Andrés, Colombie

En quoi consiste la certification ?

La certification PADI Open Water Diver permet de pratiquer la plongée sous-marine en plongeant avec un binôme de niveau similaire ou supérieur sans être supervisé par un professionnel. La profondeur maximale autorisée par PADI est de 18 mètres.

La certification se compose :

  • d’une partie théorique pour comprendre les principes de base [livre + DVD / e-learning], validée par un test
  • d’immersions en eaux fermées (confined water dives) pour apprendre les compétences de base [en piscine]
  • d’immersions en eaux ouvertes (open water dives) pour pratiquer les compétences apprises en piscine [en mer]

Passer le PADI en voyage

Passer le PADI en voyage : avantages & inconvénients

Nous avons choisi de passer le PADI en Colombie, sur l’île caribéenne de San Andrés. Comme nous n’avions que 5 jours complets sur place, nous avons donc dû passer la certification en 4 jours seulement. Faisable, mais intense !
Nous faisions les immersions le matin avec l’instructeur (piscine et mer) et la théorie l’après-midi, de manière autonome à notre hôtel (le dernier après-midi étant consacré au test). Nous en avons eu pour environ 10-12h de lectures et 3-4 h de DVD.

Avantages :

# Prix
Les prix dans le monde pour l’Open Water Diver sont assez variables et certains pays sont connus pour proposer des tarifs très intéressants, par exemple la Colombie, la Malaisie, L’Indonésie, le Honduras, les Philippines… A San Andrés nous avons payé 900 000 COP chacun soit 255€ (vs 400 à 500€ en France).

# Conditions
La température, la visibilité, et l’intérêt du site sont les aspects déterminants d’une expérience agréable. Certains endroits du monde, notamment les pays cités ci-dessus, sont connus pour réunir ces conditions.

Les inconvénients :

# Temps limité
Passer le PADI sur son lieu de vacances implique en général de le passer en un temps limité. Pendant quelques jours il faut donc accepter d’être disponible à 100% pour étudier, plutôt que de faire des visites, aller à la plage, etc. C’est le plus gros inconvénient à mes yeux. En ce qui nous concerne nous n’avons quasiment rien fait d’autre pendant les 4 jours où nous avons passé le PADI.

# Langue
Il faut bien sûr être à l’aise pour le passer dans une langue autre que la sienne, et prendre en compte le fait que le matériel d’étude (livre, DVD) et le test peuvent ne pas être disponibles en français.

Passer le PADI en voyage Passer le PADI en voyage Passer le PADI en voyage

En ce qui nous concerne, nous sommes ravis d’avoir passé le PADI en Colombie, c’était une super expérience, et probablement un des meilleurs endroits au monde pour le faire. Reste à savoir où nous passerons la prochaine étape, l’advanced open water… au Mexique, en Thailande, aux Brésil ou aux îles Fidji ? Faites vos paris !

Avez-vous déjà plongé et/ou passé un diplôme de plongée ? Êtes-vous d’accord avec cet article ?

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Et un petit visuel pour ceux qui souhaitent épingler cet article sur Pinterest !

Pin_passer-PADI-voyage

A faire avant le départ

[TO DO LIST] Préparer son voyage longue durée

Avant notre départ en janvier 2017, j’avais publié ici une liste de choses à faire et prévoir avant de partir en voyage longue durée ou tour du monde. Je la republie aujourd’hui, actualisée avec quelques observations et conseils tirés de nos 9 mois de voyage.

Certains de ces préparatifs prennent du temps, ce n’est pas pour rien que la plupart des voyages longs se préparent sur plusieurs mois. Avec cette liste, j’espère aider de futurs voyageurs à planifier sereinement leur départ !

Autres articles d’intérêt pour les futurs backpackers :

Et notamment pour les parents voyageurs :

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Démarches administratives pour le voyage

  • Passeport : à renouveler si besoin (note #1).
  • Permis international : si on prévoit de conduire à l’étranger (note #2).
  • Étudier les conditions d’entrée dans chaque pays prévu et demander les visas nécessaires.
  • S’inscrire sur Ariane (France Diplomatie) et déclarer les pays visités pour bénéficier de recommandations de sécurité si la situation dans le pays le justifie ou être contacté en cas de crise dans le pays de destination.
  • S’assurer de pouvoir voter si des élections sont prévues pendant la durée du voyage.

Démarches concernant le logement quitté

  • Prévenir son propriétaire dans les temps si on est locataire, organiser l’état des lieux et la remise des clés.
  • Vendre ou donner ce qu’on ne souhaite pas conserver.
  • Résilier ses abonnements et couper ses factures (électricité, eau, gaz, internet, forfait téléphonique…).
  • Faire une redirection de son courrier à La Poste.

Sécurité, assurance, santé

  • Faire une visite de contrôle auprès des spécialistes avant le départ : dentiste, ophtalmologue, gynéco, etc. Emporter avec soi suffisamment de produits pour lentilles, pilules, etc. pour ne pas se retrouver à cours pendant le voyage.
  • Bien entendu, faire les vaccins recommandés (mieux vaut s’y prendre un peu à l’avance car il peut y avoir des rappels à faire avant le départ, par exemple pour la rage). (note #3).
  • Résilier son assurance habitation et sa mutuelle santé et souscrire une bonne assurance spécialisée dans les voyages longue durée (pour nous ce sera Chapka Assurances avec l’offre CAP Aventure) (note #4)
  • Scanner tous ses documents importants (passeport, carnet de vaccination, etc.) et se les envoyer par email et/ou les stocker en ligne. (note #5)
  • Prendre en photos les objets de valeur emportés en voyage (en cas de casse ou vol) et sauvegarder une version digitale des factures correspondantes.
  • Faire une prise de sang pour connaître son groupe sanguin (utile en cas d’urgence !).
  • Notre dentiste nous a conseillé de faire une radio de nos dents et de l’emporter avec nous.
  • Informer les impôts et services publiques du changement d’adresse (en France le site service-public.fr permet de le faire facilement).
  • Pour ceux qui ont dans leur entourage des personnes qui travaillent dans le domaine médical (médecin, pédiatre, infirmier, pharmacien…), ne pas hésiter à les informer du voyage et à leur demander s’ils seraient d’accord pour être une « hotline téléphonique » en cas d’urgence médicale.

Les vaccins avant le départ

Banque

  • Échanger avec sa banque sur les moyens de paiement, les frais de paiement et retrait à l’étranger, les plafonds. (note #6)
  • S’assurer d’avoir plusieurs cartes bleues (idéalement Mastercard ET Visa), associées à des comptes différents, pour avoir des alternatives en cas de blocage de carte ou de compte.
    NB : pour l’Amérique Latine, avoir impérativement une Visa.
  • S’assurer de pouvoir communiquer avec sa banque depuis l’étranger et de pouvoir faire des démarches (ex : augmenter des plafonds, commander une nouvelle carte, …) sans avoir besoin de se rendre en agence. Si nécessaire, établir une procuration pour qu’une personne de confiance sur place puisse faire des démarches bancaires à votre place.

Téléphonie & Cloud

  • Échanger avec son opérateur pour voir comment conserver son numéro de téléphone (c’est utile notamment pour utiliser whatsapp et ne pas devoir communiquer un nouveau numéro à ses contacts toutes les 2 semaines !).
  • Réfléchir aux solutions de téléphonie sur place.
    (NB : Au final nous n’avons jamais pris de forfait ou de carte, le wifi -des hôtels, restaurants, lieux publics- nous a toujours suffit pour nous organiser et communiquer).
  • Réfléchir à une solution de stockage en ligne pour les photos et vidéos prises pendant le voyage, en complément d’une solution physique (disque dur) (note #7).

Avec un enfant

  • Passeport (les mineurs ne peuvent plus être inscrits sur le passeport de leurs parents, ils doivent avoir leur propre passeport)
  • Visite chez le pédiatre avant le départ pour un contrôle, vérifier que tous les vaccins classiques sont à jour, etc.
  • Prévenir l’école, la cantine, la garderie, etc.
  • En France, l’instruction est obligatoire à partir de 6 ans. Elle peut être assurée par les parents mais doit être déclarée auprès de la mairie. Dans notre cas nous partons pendant la maternelle de Lilly, donc rien à prévoir de particulier. Nous en avons discuté avec la maitresse qui nous a dit que le voyage en lui-même serait déjà plein d’apprentissages pour elle.

Penser au retour

  • De quels revenus va-t-on vivre (économies, reprise du travail en cas de départ négocié avec l’entreprise, missions ponctuelles…) et pendant combien de temps ?
  • Où habiter au retour et à quel prix ?
  • Sécurité Sociale, allocations, etc : quel statut et quels droits au retour, quelles seront les démarches à faire ? (note #8)
  • Avec un enfant : pourra-t-il/devra-t-il aller à l’école ? Comment l’inscrire ?

*****

Note #1 : Passeport
Certains pays, le Chili par exemple, exigent que le passeport soit valable 6 mois minimum après date d’entrée dans le pays. Le mien a été renouvelé en moins de 10 jours après la demande, mais prévoyez quand même un peu de marge !

Note #2 : Permis international
Il s’agit d’une traduction officielle de votre permis local. Le permis de conduire français peut suffire pour conduire temporairement dans un certain nombre de pays non-européens, mais dans d’autres pays, le permis international sera exigé en plus de votre permis français. Pour un voyage long, mieux vaut l’avoir avec soi !

Attention, le permis international doit être demandé avant le départ. Une fois à l’étranger, il n’est plus possible de le demander à l’ambassade ou au consulat français. Pour l’obtenir il faut le demander auprès de la préfecture ou sous-préfecture de son département de résidence.

Note #3 : Vaccins
Pour les vaccins, le mieux est de se renseigner auprès d’un service hospitalier spécialisé.
En Espagne par exemple on peut s’adresser aux Centros de Atención al Viajero Internacional (SAVI).
Sur la base de notre itinéraire, le médecin nous a recommandé de faire les vaccins pour la fièvre jaune (obligatoire notamment pour le Costa Rica), les hépatites A et B, la fièvre typhoïde et la rage (3 injections sur les 5 nécessaires). Nous en avons eu pour 75€ par personne au total.

NB : concernant le vaccin pour la rage, il nous a été recommandé car nous voyageons avec un enfant (plus susceptible d’être attiré par/d’attirer un animal errant). Il n’immunise pas contre la rage mais permet de bénéficier d’un délai un peu plus long pour arriver jusqu’à un hôpital et recevoir le traitement nécessaire.
La vaccination préventive contre la rage se compose de 3 injections administrées en 1 mois (aux jours 0, 7, 21 à 28).

Note #4 : Assurance
Aujourd’hui on trouve facilement des assurances spécialisées dans les tours du monde et voyages longue durée. L’avantage ? Une offre vraiment adaptée aux besoins des voyageurs. De toute façon dans notre cas, avec une petite fille de 3 ans dans nos bagages, il était impensable de partir sans une super assurance.

Après un petit benchmark des acteurs sur le marché, nous avons choisi Chapka Assurances. Leur offre CAP Aventure (réservée aux voyages de plus de 90 jours) nous garantie…

Chapka Assurances CAP Aventures

Chapka Assurances nous accompagne dans notre aventure en nous offrant une réduction sur la souscription. Sachez cependant que nous avions choisi Chapka avant d’envisager une collaboration avec eux, et que notre opinion sur la prestation sera rapportée de manière totalement sincère.

Note #5 : Documents à scanner
Pour chaque voyageur :

    • Passeport
    • Permis de permis local (+ international)
    • Carnet de vaccination international + pages vaccins du carnet de santé national
    • Livret de famille
    • Carte de sécurité sociale

Note #6 : Cartes bancaires
Pour ce type de voyage, les frais de paiement et de retrait peuvent atteindre une coquette somme au bout d’un an. Il faut aussi anticiper des difficultés de retrait dans certains endroits, voire la possibilité d’avoir un compte ou une carte bloqués pendant un certain temps (plafond de retraits atteint, blocage suite à un soupçon de fraude, etc.).

Du coup, pour éviter ces désagréments et essayer de limiter les commissions bancaires, nous partons avec plusieurs cartes rattachées à différentes banques.

1) Nous conservons nos cartes à la Société Générale (tarif Jazz) qui permettent déjà les retraits et paiements à l’international. Ils sont gratuits en zone euro mais les frais augmentent rapidement en dehors (paiement : 3€ de frais + 2,7% du montant ; retrait 1€ de frais + 2,7% du montant).

La Société Générale propose 3 options internationales. Nous avons choisi l’option Intense :

« Initial » : Exonérations des commissions Société Générale sur 6 paiements et 2 retraits hors zone euro par mois. 10€/mois
« Intense » : Exonérations des commissions Société Générale sur tous les paiements et retraits hors zone euro. 17,50€/mois
« Illimité » : Exonérations des commissions Société Générale sur tous les paiements et retraits + tous les virements hors zone euro. 25€/mois

NB : étant clients de la Société Générale depuis des années, nous avons négocié 3 mois gratuits pour l’option Intense et après ces 3 mois nous n’avons gardé l’option que sur une seule de nos cartes, c’était tout à fait suffisant.

2) Par ailleurs nous testerons également les banques en ligne N26 et Revolut qui devraient a priori nous permettre de retirer à moindre frais (plus d’infos plus tard quand on aura eu l’occasion de tester).

3) Dernier point rajouté suite à notre retour : en Amérique Latine, les cartes Visa sont plus communément acceptées que les Mastercards. Idéalement partir avec au moins une de chaque, mais si ce n’est possible (ou s’il faut choisir une seule carte sur laquelle mettre une option internationale), privilégier la Visa.

Note #7 : Solutions de stockage en ligne
2 solutions nous semblent satisfaisantes pour stocker en ligne nos photos et vidéos pendant le voyage :

NB : Nous avons finalement choisi Google Drive, mais avec un espace de stockage moins important (100 Go pour 1,99€ par mois chacun, soit 3,98€ chaque mois). En 9 mois de voyage, nous n’avons pas atteint la limite de stockage. Nos téléphones (qui sont nos appareils photos principaux) sont liés à nos comptes Google et la sauvegarde des photos et vidéos se fait automatiquement dès que nous sommes connectés en wifi, ce qui est très pratique.

Note #8 : Le retour : notre cas particulier
Lorsqu’on revient dans le pays où on habitait avant le départ, les démarches sont a priori assez simples. Dans notre cas, nous avons changé de pays puisque nous habitions depuis 6 ans en Espagne et que nous sommes revenus en France. En attendant de retrouver du travail, où que ce soit dans le monde, nous avons dû nous réinscrire en France afin de bénéficier a minima d’une couverture sociale de base, car côté Espagne nous n’avions plus de sécurité sociale.

Si c’est votre cas, pour simplifier le retour, il est intéressant de se renseigner en amont du voyage sur les droits qu’on aura (ou qu’on n’aura plus) dans le pays d’origine, et sur les démarches et documents nécessaires pour transférer ces droits ou bénéficier d’autres droits dans le pays d’arrivée. (Je pense notamment aux droits à la retraite, il faut récupérer les documents justifiant les années travaillées dans le pays qu’on quitte).

 

Amis voyageurs, à vos conseils !
Que manque-t-il à cette liste ?

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Préparer son départ en tour du monde