Latest Posts

IMG_20170608_132457215

Passage de frontière Equateur – Colombie et quelques jours à Bogota

Cet article (écrit avec plus d’un mois de retard !) marque notre arrivée dans le 6ème pays de notre voyage : la Colombie ! Après un bon mois en Equateur dont 2 semaines aux Galapagos, nous sommes partis de Quito en direction de Bogota, pour un loooong trajet de 28h.

Voici quelques notes en vrac sur le trajet et ce passage de frontière, ainsi que sur nos quelques jours dans la capitale colombienne !

Frontière Equateur (Tulcan) / Colombie (Ipiales)

Quand on parle de Colombie, on imagine assez facilement des FARC et des groupes paramilitaires cachés dans les montagnes, prêts à kidnapper le premier touriste venu… c’est pourquoi nous nous étions renseignés en amont pour savoir si passer la frontière en bus était sûr ou s’il valait mieux prendre l’avion. L’office du tourisme d’Equateur nous ayant rassurés sur ce point, nous avons entrepris de faire le trajet Quito – Bogota par voie terrestre.

On ne va pas dire que c’était une partie de plaisir (28h de trajet tout de même !), mais comme souvent, voyager lentement et en bus nous a permis de faire de belles économies comparé à l’avion.

Quelques tuyaux pour passer la frontière

– De Quito : rejoindre le terminal Carcelén, situé au nord de la ville. (8,50$ de taxi depuis le centre historique)
– Prendre un bus pour Tulcan, la ville frontalière côté Equateur. (6$/pers – 5h de trajet).
– A Tulcan, prendre un taxi pour rejoindre la frontière (3,50$).
– Passer d’abord au poste équatorien pour faire apposer le tampon de sortie sur votre passeport, puis au poste colombien, pour le tampon d’entrée. Le passage côté Colombie a pris moins de 2 minutes mais côté équatorien c’était beaucoup plus lent. On a même entendu des gens qui ont dû attendre entre 1 et 2h.
– Prendre un colectivo pour le terminal d’Ipiales (1900 COP/pers.). Il y a aussi des taxis mais c’est pas mal plus cher.
– Au terminal d’Ipiales, prendre un bus pour Bogota (100 000 COP/pers – 19h de trajet).

Sécurité

Nous avions lu sur des forums qu’il valait mieux ne pas faire le trajet Ipiales – Popayan de nuit car des bus s’étaient fait attaquer. Nous avons interrogé 3 personnes différentes à ce sujet (2 personnes au guichet des compagnies de bus et une policière), et tous nous ont dit qu’il n’y avait aucun souci, que les bus partaient tous au même moment et formaient une caravane de bus, et qu’ils n’avaient entendu parler d’aucune attaque dans les dernières années. Nous avons décidé de leur faire confiance et nous sommes partis pour Bogota directement après notre arrivée à Ipiales, même si cela impliquait de faire cette partie du trajet en début de soirée. Pour être totalement honnête nous n’avons pas eu l’impression d’avoir rejoint une caravane de bus, mais il y avait tellement de monde sur la route qu’on ne s’est pas du tout inquiété.

Cependant si ce trajet vous inquiète ou si vous voulez simplement couper le trajet en deux, vous pouvez aussi passer la nuit à Ipiales et en profiter pour visiter sa célèbre cathédrale (le Sanctuario de Las Lajas, déclaré 2ème merveille de Colombie), et ne repartir que le lendemain matin.

Bogota

Se loger à Bogota

Les quartiers populaires pour se loger à Bogota sont la Candelaria, la Zona Rosa et le quartier de Chapinero. La Candelaria est le quartier de prédilection des backpackers, car on y trouve beaucoup d’hostels et de restaurants bon marchés, mais les locaux vous le diront : il ne faut pas traîner dans les rues dès que la nuit tombe, d’autant plus que la police y est très peu présente.
Beaucoup plus sûr, mais aussi plus chic et plus cher : la Zona Rosa, quartier d’affaires branché et tranquille.
En ce qui nous concerne nous avons choisi Chapinero, situé entre les deux : le quartier nous a bien plus, à la fois vivant et safe. Les prix des hôtels sont cependant assez élevés, comme on s’y attendait (nous n’avons pas trouvé à moins de 90 000 COP la chambre double). Des bus locaux permettent de se déplacer facilement vers le nord et le sud de la ville.

Où dormir à Bogota : Kozii Hostel DC (membre Hola Hostels)
Chambre très sympa, eau bien chaude, bon wifi, petit-déjeuner de courtoisie (annoncé comme petit mais pas tant que ça), cuisine et parties communes sympas et propres, personnel très sympa. Situé à proximité de bon nombre de restos et d’un supermarché. Dans les 90 000-100 000 COP pour une chambre double.

Pour sortir juste à côté : le Mono Bandido, un très chouette bar avec une adorable terrasse (mais très beau aussi à l’intérieur), avec un bon choix de bières (et un très bon cidre !) et de délicieuses tapas. Visez l’happy hour pour en profiter à moindre coût !

Que faire à Bogota ?

Nous n’avons pas fait énormément de visites à Bogota en raison d’une grève qui paralysait les transports, mais nous avons quand même pu nous promener dans le centre (entre deux averses) et découvrir la célèbre cathédrale de sel à l’extérieur de la ville.

Visiter la Candelaria, le quartier historique de Bogota.
Nous faisons rarement des visites guidées, mais pour une fois nous avons choisi de faire un walking tour du quartier. Nous avons choisi celui de l’office du tourisme qui est complètement gratuit, et nous avons fait la visite avec une guide passionnée et passionnante (sauf pour Lilly qui préférait courir après les pigeons – on la comprend). Ce tour se concentre notamment sur la première moitié du XXème siècle et sur le Bogotazo qui marque le début d’une période de guerre civile, mais il existe plein de tours différents, orientés sur l’histoire de Bogota, l’histoire plus récente avec le narcotrafic et Pablo Escobar, les graffitis…

IMG_20170608_151329859_HDR

Où manger dans le quartier de la Candelaria :
Selina : menu du jour à 14 000 COP, probablement un des meilleur almuerzos qu’on ait mangé en Colombie.

Monter à Monserrate pour voir la ville d’en haut
Comme il pleuvait des cordes, nous sommes montés et redescendus en téléphérique, ce qui nous a coûté la peau des fesses. (19 000 COP l’AR, mais c’est moins cher le weekend). La vue d’en haut n’est pas exceptionnelle, mais la balade en elle-même est sympa. N’hésitez pas à monter en téléphérique et redescendre à pied, voir tout faire à pied si vous êtes d’humeur sportive !

IMG_20170608_124104612

La cathédrale de sel de Zipaquira
Il s’agit d’une cathédrale creusée au cœur d’une mine de sel, dans la petite ville de Zipaquira située à environ 1h de Bogota. Pour y aller :
– Prendre un bus de ville jusqu’à Portal Norte (3 000 COP pour la carte de transport + 2200 COP pour le trajet). On a pris le B13 qui est assez direct et rapide.
– A Portal Norte, prendre un bus pour Zipaquira et indiquer au chauffeur où vous descendez (5100 COP/pers). En traversant Zipaquira en direction de la cathédrale, prendre le temps d’admirer les jolies places de la ville et les façades colorées !

IMG_20170607_135539 IMG_20170607_135419

L’entrée pour la cathédrale coûte 50 000 COP/pers. C’est impressionnant, la visite est agréable, même si honnêtement ça reste assez cher pour ce que c’est. Le site de la cathédrale : www.catedraldesal.gov.co

IMG_20170607_123031 IMG_20170607_122701 IMG_20170607_123225

En bonus : tester des fruits exotiques !
En réalité il n’y a pas de raison particulière pour faire ça à Bogota, mais il se trouve que dans le supermarché où nous allions il y avait plein de fruits exotiques, avec un choix beaucoup plus grand que partout ailleurs. On s’est donc fait quelques sessions de dégustation !
Nos préférés : pitahayas (fruits du dragon) & mangos azucar !

IMG_20170605_165916

De Bogota, nous partons à la découverte des montagnes colombiennes, couvertes de bananiers et de plants de café ! Première étape : Salento, un petit village de l’Eje Cafetero, connu pour ses plantations de café mais aussi pour ses gigantesques palmiers de cire.

Enregistrer

Enregistrer

7 apps indispensables en voyage

7 Apps indispensables en voyage

Entre 2 récits de voyage, permettez-moi un petit aparté pratico-pratique !
Sujet du jour : les apps que j’utilise en voyage. Qu’on parte sur une longue durée ou juste pour quelques jours, ces apps sont pratiques à utiliser et d’une grande aide ! Je vous présente notamment dans mon top 3 celles que j’utilise tous les jours (ou presque) depuis que nous sommes partis.

Mon Top 3 : Maps.me, Currency Converter et Trabee Pocket

#1 – Maps.me

La révélation avant notre départ ! J’en ai entendu parler sur d’autres blogs de voyageurs, et très rapidement cette app s’est imposée comme l’INDISPENSABLE numéro 1 !

Maps.me permet de télécharger les cartes des pays qu’on prévoit de visiter pour pouvoir ensuite les utiliser sans connexion internet. Grâce au GPS (en activant la localisation), on peut ensuite afficher sa position sur la carte, chercher un itinéraire, lancer un guidage audio comme avec n’importe quel GPS, etc.

Autre avantage : la carte affiche les points d’intérêts, les hôtels, certains magasins… En ce qui concerne les hôtels, l’app est liée à booking.com, ce qui lui permet d’afficher la note de booking ainsi que la catégorie de prix (très utile quand on arrive sans avoir rien réservé).

Il peut y avoir quelques erreurs ou difficultés d’utilisation (certains points mal placés, le GPS qui déconne un peu dans certaines zones) mais globalement l’app est plutôt fiable et peut même être utilisée sur des sentiers de randonnée !

#2 – Currency Converter

On s’habitue vite à passer d’une monnaie à l’autre, mais pendant les premiers jours dans un nouveau pays, avoir une app de conversion est particulièrement utile (surtout quand on jongle entre euros, dollars US et la monnaie locale !). L’app Currency Converter est donc notre alliée pour convertir rapidement d’une monnaie à l’autre. Les taux sont régulièrement actualisés (de manière automatique via l’app).

#3 – Trabee Pocket

Trabee Pocket est l’app que j’utilise pour noter et suivre nos dépenses au quotidien dans notre voyage. J’en parle longuement dans cet article, mais je vous remets ici les points clés : utilisation hors connexion, organisation par dossier, catégorisation des dépenses, multi-devises, export au format Excel, disponible sous Android et IOS.

Ne partez pas sans…

WhatsApp

Tout le monde (ou presque) utilise WhatsApp en Amérique Latine. C’est le moyen idéal pour discuter avec vos hôtes avant votre arrivée dans un lieu, mais aussi pour contacter des agences organisant des activités, pour garder le contact avec de nouveaux amis rencontrés en chemin, etc. Et bien sûr, c’est parfait pour rester en contact avec sa famille et ses amis !

Banque

Ne partez pas sans avoir téléchargé l’App de votre banque ! La plupart sont bien faites et permettent de consulter son compte en quelques instants, de programmer un virement, d’augmenter sa capacité de paiement si besoin, de contacter son banquier… Bien souvent c’est plus simple et plus rapide à utiliser que le site de banque en ligne ! (*voir note ci-dessous)

Airbnb / Couchsurfing / …

Si vous utilisez ces services, les apps permettent de gagner en temps et en praticité, ne serait-ce que parce que vous pouvez recevoir vos notifications en push, sans avoir besoin d’ouvrir votre ordinateur pour vérifier si vous avez reçu quelque chose. (*voir note ci-dessous)

World Clock

Sûrement la moins indispensable de toutes ces apps, mais bien utile quand on passe d’un pays à l’autre : World Clock permet tout simplement de savoir quelle heure il est dans les pays que vous enregistrez. Pratique pour savoir si votre famille en France est réveillée ou pas. 🙂

* Note : App ou interface en ligne ?

Bien évidemment, certaines apps, comme les apps de banque, Airbnb, Couchsurfing… proposent également leur service via leur site internet. Si on a l’habitude d’utiliser le site via un ordinateur, on peut se dire que l’app fait doublon avec le site, et qu’elle n’est pas vraiment utile.

Mon avis :

  • Les apps sont souvent plus simples et plus rapides à utiliser que le site (ex : faire un virement via mon app Société Générale me prend moins d’une minute).
  • Quand on est dans un lieu publique (un café, les parties communes d’un hostel…), il n’est pas forcément prudent de sortir son ordinateur (du moins pas quand on est en Amérique latine) : il est donc beaucoup plus simple et plus discret de faire ce qu’on veut faire via son téléphone plutôt que depuis son ordinateur.

Utilisez-vous des apps spécifiques lorsque vous partez en voyage ? Connaissez-vous les apps mentionnées dans cet article ?

 

leondormidoIMG_20170530_094732473feat

Que faire aux Galapagos – Santa Cruz & San Cristóbal

Notre mois en Équateur s’est conclu par 2 belles semaines aux Galapagos, une étape que nous attendions avec impatience ! Comme je l’expliquais dans ce premier article, nous avons choisi d’aller sur deux des quatre îles principales, Santa Cruz puis San Cristóbal (en repartant cependant de l’aéroport de Santa Cruz, car repartir d’un aéroport différent est généralement beaucoup plus cher).

Astuce : arriver via Baltra et repartir de San Cristobal (ou inversement), c’est possible ?

Il y a deux aéroports aux Galapagos : celui de Santa Cruz (Baltra) et celui de San Cristobal. Il est généralement moins cher d’arriver et de repartir du même aéroport mais rien ne vous empêche de comparer les prix pour trouver l’option qui vous convient le mieux. Le prix du bateau entre les deux iles est de 30$/pers. Si repartir d’un aéroport différent ne vous coûte pas plus de 30$ plus cher, foncez !

A noter : si vous repartez du même aéroport et que votre vol est en milieu de journée, vous n’êtes pas obligé de revenir la veille sur votre île de départ. En effet il est possible de prendre le bateau de 7h du mat qui arrive bien à temps. Notez en revanche que sur Santa Cruz le bateau de 7h arrive trop tard pour prendre le bus qui va à l’aéroport, il faut donc y aller en taxi (25$).

lobosIMG_20170528_095103

Santa Cruz

Arriver à Santa Cruz

En avion depuis l’aéroport de Baltra : une fois arrivé à l’aéroport, il faut prendre le bus de votre compagnie aérienne (gratuit) jusqu’au quai puis une lancha jusqu’à l’île Santa Cruz (1$). De là, vous avez la possibilité de prendre un taxi jusqu’à Puerto Ayora (25$) mais c’est beaucoup moins cher de prendre un bus (2$), quitte à prendre un taxi pour finir si votre hôtel est excentré.

En bateau depuis une autre île : les navettes d’une île à l’autre coûtent 30$/pers, avec 2 départs par jour. Les enfants de plus de 2 ans sont censés payer le trajet.

Où se loger / Où manger à Santa Cruz

La plupart des visiteurs logent dans Puerto Ayora, la principale ville de l’île. On y trouve des hôtels de luxe comme des hôtels de backpackers. N’hésitez pas à vous éloigner du plein centre pour avoir de meilleurs prix.
Pour ce qui est des restaurants, là encore vous avez tout intérêt à vous éloigner du centre : en remontant la rue principale, vous trouverez facilement des restaurants où mangent les locaux, et qui proposent des menus complets (soupe, plat, boisson) entre 3,50 et 5$. Choisir un hostel avec cuisine et préparer certains de ses repas (notamment les petits déjeuners et les repas du soir) est un bon moyen de faire des économies.

manger-IMG_20170522_151231

Que faire à Santa Cruz

Tortuga Bay

Tortuga Bay est une magnifique plage, nommée ainsi parce qu’on peut (si on a de la chance) y voir des tortues marines. On peut y accéder à pied depuis Puerto Ayora. Il faut compter 40 minutes de marche depuis l’entrée du sentier. Attention on ne peut pas se baigner à Tortuga Bay à cause des forts courants, il faut continuer jusqu’à la plage de la Mansa, qui est plus petite et beaucoup plus calme, parfaite pour une baignade tranquille (sable doux, très agréable mais pas de vagues). En chemin, on peut voir des iguanes marins, des hérons, et en regardant bien les vagues on peut espérer apercevoir des tortues marines. En revanche, n’espérez pas voir de tortues sur la plage, il n’y en a pas ! Mieux vaut venir pas trop tard, car la playa de la Mansa se remplit vite, et le retour se fait sous le soleil, c’est un long chemin. Il est possible de rentrer en lancha mais c’est excessivement cher (10$/pers).

tortugabay-IMG_20170522_105716072

tortugabayIMG_20170522_113838

tortugabayIMG_20170522_111811044

tortugabayIMG_20170522_113512626

Station Darwin

Il s’agit d’un petit musée gratuit auquel on peut accéder à pied depuis le centre de Puerto Ayora, après une petite marche d’environ une demi-heure (sous le soleil !). On y trouve des explications sur ce que les scientifiques font aux Galapagos, les programmes qu’ils mettent en place, etc. Intéressant ! On peut aussi y voir des nurseries de tortues marines, qui sont récupérées à l’état d’oeuf et gardées à la nurserie jusqu’à ce qu’elles aient quelques années, avant d’être relachées dans la nature. C’est de cette manière que les scientifiques locaux ont réussi à « relancer » cette espèce qui a failli s’éteindre il y a quelques années.

Réserve El Chato (+ tunnels de lave et Los Gemelos)

Une autre activité sympa : la visite de la réserve El Chato où vivent les tortues terrestres géantes qui font la célébrité des Galapagos. La réserve étant un peu éloignée, le mieux est de s’y rendre en taxi et d’en profiter pour découvrir Los Gemelos (deux cratères complètement ronds). Négociez le tour en taxi à 25-30S et comptez une petite demi-journée pour le faire. L’entrée dans la réserve coûte 3$ et donne droit à une boisson chaude. Elle permet aussi de parcourir les tunnels de lave qui sont dans la réserve. Honnêtement ce n’est pas dingue, mais ça reste sympa d’aller spotter ces énormes bestioles cachées sous les arbres, dans l’odeur douceâtre des goyaves bien mûres tombées par terre.

chatoIMG_20170524_102127197

chatoIMG_20170524_103917084

Las Grietas

Un chouette endroit à explorer avec masque et tuba ! Il s’agit d’un beau canyon rempli d’eau claire. Des escaliers de bois mènent à une petite plateforme au niveau de l’eau. Pour y aller, il faut se rendre au port pour prendre une lancha (0,80$/pers) et marcher une dizaine de minutes de l’autre côté. Notez que ce n’est pas vraiment un endroit pour prendre un bain de soleil et lézarder : il y a peu de place et surtout des rochers. Par contre c’est un endroit plutôt sympa pour le snorkeling même s’il faut bien avouer qu’on n’y a pas vu des masses de poissons !

grietasIMG_20170523_094925538_HDR

grietasIMG_20170523_103759584_HDR

Plongée & snorkeling

Santa Cruz offre beaucoup de possibilités de plongée et de snorkeling en mer. Vous trouverez facilement des baptêmes (« Discovery ») si vous n’avez pas la licence. Nous avons fait un baptême à côté de l’île de Seymour avec l’agence Nauti Dive, pour 150$ chacun. Un beau bateau, 12 personnes max, instructeurs très sympas. Nous étions seulement 3 à faire le discovery et avec Fabien nous avons pu plonger en alternance pendant que l’autre restait avec Lilly. La visibilité était excellente et nous avons pu voir plein de requins et de beaux poissons colorés. Faites un tour des agences pour trouver l’offre qui vous convient et surtout n’hésitez pas à négocier les prix (surtout si vous voulez faire plusieurs sorties, négociez un package avec l’agence choisie !).

DCIM100GOPROGOPR9519.

Observer les animaux dans le port

A la nuit tombante, les eaux du port reçoivent la visite de nombreux animaux : lobos de mar (otaries des Galapagos) qui squattent les bancs de l’embarcadère, petits requins, pélicans…

puertoayoraIMG_20170524_185751

puertoayoraIMG_20170524_190413278

San Cristobal

Arriver à Sans Cristobal :

En avion depuis l’aéroport de San Cristobal : l’aéroport est très proche de Puerto Baquerizo.

En bateau depuis une autre île : les navettes d’une île à l’autre coûtent 30$/pers, avec 2 départs par jour. Les enfants de plus de 2 ans sont censés payer le trajet. Il faut compter 2h depuis Santa Cruz.

Où se loger / Où manger à San Cristobal

A San Cristobal, c’est à Puerto Baquerizo que vous logerez. Attention le village est en montée, du coup mieux vaut choisir un hôtel pas trop éloigné du bord de mer. En ce qui nous concerne on avait réservé à l’avance et on s’est retrouvé un peu loin, en haut d’une grosse montée !

Pour manger, on trouve comme à Puerto Ayora des menus à un prix correct le midi (4-5$). Le soir c’est plutôt à la carte donc si vous avez la possibilité de cuisiner, vous ferez quelques économies, idem pour les petits déj qui sont souvent assez chers. De manière générale, tout est un peu plus cher qu’à Santa Cruz et il n’y a pas des masses de choix dans les magasins d’alimentation.

puertobaquerizoIMG_20170601_175238489_HDR

Que faire à San Cristobal

La Loberia

Une plage un peu éloignée, bien pour faire du snorkeling. Nous y avons vu des poissons et surtout des tortues marines ! Il est possible d’y aller à pied (30-40 min) ou de prendre un taxi (à négocier à 3$). Attention pour le retour il y a parfois des taxis qui attendent là-bas mais pas toujours : soyez donc prêt à faire le retour à pied (ce n’est pas excessivement long mais la route est vraiment au soleil).

DCIM100GOPROGOPR0216.

loberiaIMG_20170529_101700508

Tijeretas

Notre endroit préféré à San Cristobal : c’est là qu’on a pu jouer avec les lobos de mar (otaries des Galapagos). On s’y rend à pied depuis Puerto Baquerizo. On peut commencer par monter au Cerro Tijeretas pour avoir une belle vue sur la côte, et redescendre ensuite à la crique pour y faire du snorkeling. Il y a beaucoup d’otaries qui y viennent, et qui ne sont vraiment pas très farouches. Nous avons joué avec un petit trop mignon ! Par contre il y avait aussi un gros mâle qui squattait l’échelle permettant de descendre dans l’eau, quel gros relou !

tijeretasIMG_20170531_101559595

tijeretasIMG_20170531_115818747

DCIM100GOPROGOPR0498.

DCIM100GOPROGOPR0523.

Plages Oro, Man, Punta Carola…

Contrairement à Santa Cruz, il y a de belles plages accessibles directement depuis le port. Le soir elles sont fermées assez tôt (vers 18h) car les otaries viennent y dormir. Un spectacle assez impressionnant ! Nous avons vu un gros mâle qui rassemblait sa tribu et qui engueulait un autre (une autre ?) qui ne voulait pas sortir de l’eau !

lobosIMG_20170528_173704043

Plongée et snorkeling

A San Cristobal c’est surtout le snorkeling qui est mis en avant car les sites s’y prêtent particulièrement bien. Bien entendu vous y trouverez aussi de la plongée mais il s’agit surtout d’expéditions réservées aux licenciés, nous n’avons quasiment pas vu d’agences proposant des baptêmes.

Pour les tours, on vous proposera le 360° (tour de l’île), 180° (tour partiel), la Isla de lobos… Les possibilités sont nombreuses et alléchantes ! Nous avons fait le tour 180° (compter 100$/pers), qui inclut notamment un snorkeling au Leon Dormido (aussi appelé Kicker Rock), un endroit célèbre car on y nage au milieu des requins. Il s’agit des images ci-dessous : un gros rocher au milieu de l’océan, on nage dans l’étroit canal qu’on aperçoit sur la troisième photo. Impressionnant et un peu flippant ! Malgré la visibilité pas très bonne ce jour-là, nous avons pu voir plein de requins, des tortues, une raie manta…

leondormidoIMG_20170530_154528

leondormidoIMG_20170530_154207

leondormidoIMG_20170530_154327

Fin de ces deux belles semaines de découverte ! Je prévois encore un petit article plutôt orienté budget, car au final contrairement à ce qu’on pensait, ce n’est pas si cher de voyager aux Galapagos. Pour l’instant, en bilan de cet article, si on nous posait la question : quelle île avez-vous préférée ? Ce serait San Cristobal sans hésiter ! Plus mignon, plus de choses à faire facilement par soi-même, et encore plus de contacts avec la vie marine !

Plongée aux Galapagos

2 semaines aux îles Galapagos

Galapagos ! A la seule évocation de ce nom on s’imagine nager avec des tortues marines et des poissons multicolores dans un océan bleu turquoise ! Et c’est bien cela, et plus encore… Nous avons passé 2 semaines aux Galapagos, sur les îles Santa Cruz et San Cristobal : une très chouette parenthèse ensoleillée dans notre itinéraire, de magnifiques moments de plongée et de snorkel, et un nombre impressionnant d’animaux qu’on n’avait jamais vu jusque-là !

Mais commençons par le commencement, car rejoindre l’archipel demande un peu de préparation.

Préparer son voyage aux Galapagos

Comment aller aux Galapagos ? A quel prix ?

On ne peut rejoindre les Galapagos que depuis Quito ou Guayaquil. Si vous ne venez pas d’une de ces deux villes équatoriennes, vous aurez donc forcément une correspondance à faire.
Nous avons pu avoir des billets pour environ 200€ par personne (AR) depuis Quito.

Aller aux Galapagos : prix et formalités

Droits d’entrée
Surprise (si vous ne le saviez pas encore), l’entrée aux Galapagos est payante ! Et pas qu’un peu payante, puisqu’en mai 2017 il fallait compter 100$ par adulte, et 50$ pour les enfants de 2 à 12 ans. Ouille, pour nous qui sommes habitués à ce que Lilly ne paie quasiment rien en Amérique du Sud, ça fait mal !

Carte de transit (tarjeta de transito)
Les surprises ne s’arrêtent pas là puisqu’il faut aussi payer une carte de transit de 20$ par personne. La encore les enfants payent (plein pot).
Heureusement après ça c’est fini !

Arriver aux Galapagos : formalités et trajet

Formalités :
On n’entre pas comme ça aux Galapagos, il faut montrer patte blanche ! Les autorités ont bien compris l’importance et la richesse de l’archipel en termes de biodiversité, et font tout pour protéger les espèces présentes sur les îles. La crainte principale porte sur l’introduction d’espèces qui pourraient nuire aux espèces endémiques de l’île et altérer l’écosystème, comme ce fut le cas dans le passé.
Voilà donc ce qui vous attend (si vous partez de Quito et atterrissez à Baltra) :

Une fois à l’aéroport de Quito (25$ en taxi depuis le centre historique) :
– Dans l’entrée, à droite, passez au contrôle des bagages. Ici on vérifie principalement que vous n’avez avec vous aucun fruit, légume, plante ou graine, ni aucun caillou, terre, etc. Quand vous passez le contrôle, on met un petit lien en plastique sur vos sacs qui vont en soute pour montrer qu’ils ont été contrôlés.
– Passez ensuite au bureau transit/immigration juste à côté pour payer la carte de transit (20$/pers, les enfants de plus de 2 ans payent le même prix).
– Il vous reste ensuite à faire le check-in et le passage classique de la sécurité.
– Dans l’avion, on vous donnera un petit formulaire à remplir, pour certifier que vous n’amenez avec vous aucun des éléments interdits.
– A l’arrivée : pour rejoindre l’aéroport on vous fera marcher dans un bac contenant une solution visant à tuer toutes les vilaines bactéries que vous amenez sous vos chaussures ! Ensuite, vous aurez droit au contrôle des passeports et au paiement de l’entrée dans le parc (100$/adulte et 50$ pour les enfants de moins de 12 ans) puis à un nouveau contrôle des sacs.

Rejoindre Puerto Ayora depuis l’aéroport de Baltra
– En sortant de l’aéroport, sautez dans le bus de votre compagnie aérienne. Il vous emmène gratuitement jusqu’au quai (l’aéroport de Baltra est situé sur l’île du même nom, qui est séparée de l’île Santa Cruz par un canal).
– Prenez ensuite la lancha jusqu’à l’île Santa Cruz (1$/pers).
– De l’autre côté vous avez la possibilité de prendre un taxi jusqu’à Puerto Ayora pour 25$ mais je vous conseille plutôt de prendre le bus (2$), quitte à prendre un taxi une fois dans Puerto Ayora pour finir votre trajet, si votre hôtel est excentré (2$).

Puerto Ayora, Galapagos

Les jolies couleurs de Puerto Ayora

Les îles : que faire aux Galapagos ?

Quelles îles choisir ?

L’archipel des Galapagos se compose d’une quarantaine d’iles et d’îlots, mais seules 4 sont habitées : Santa Cruz (la plus peuplée), Isabela, San Cristobal et Floreana. Beaucoup de touristes choisissent l’option croisière, pour pouvoir voir un maximum d’îles, mais c’est un choix très coûteux. En ce qui nous concerne, ce n’était pas du tout envisageable, nous avons donc décidé de ne voir que 2 des îles principales : Santa Cruz et San Cristobal.
NB : Je ne doute pas que faire une croisière soit génial (à condition d’être sur un bateau à taille humaine) mais rassurez-vous, on peut très bien profiter des Galapagos sans faire de croisière et en faisant un maximum de choses par soi-même.

Pourquoi 2 îles seulement ? Pourquoi ces deux là ?
– Les trajets d’une île à l’autre coûtent cher : 30$ par trajet, sachant qu’il n’est pas possible de relier directement San Cristobal et Isabela. Il faut passer par Santa Cruz, ce qui coûte donc 60$.
– Ces trajets prennent du temps. Par exemple, il faut compter 2h pour rejoindre Santa Cruz et San Cristobal, sachant qu’il n’y a que 2 départs par jour. Nous avions peur que faire 3 îles en 2 semaines nous laisse trop peu de temps pour profiter pleinement de chaque île. Ça se jouait donc entre Santa Cruz+Isabela ou Santa Cruz+San Cristobal.
– Isabela est censée être l’île la mieux préservée et la plus sauvage, mais aussi la plus chère. Pour cette raison, nous avons privilégié San Cristobal Vs Isabela.

Bilan :
Très contents de notre choix, car San Cristobal est l’ile que nous avons préférée, et plusieurs voyageurs avec qui nous avons discuté nous ont dit la même chose (Vs Santa Cruz et Vs Isabela). On a d’ailleurs regretté d’avoir choisi de rester plus longtemps sur Santa Cruz que sur San Cristobal (on avait réservé un hôtel) car nous avons trouvé qu’il y a avait plus de choses sympas à faire sur San Cristobal !

La Loberia, San Cristobal, Galapagos

Que faire à Santa Cruz ?

Les Galapagos se prêtent à merveille à la pratique de la plongée et du snorkel (plongée avec masque et tuba). Les agences sont nombreuses à proposer des sorties en mer pour atteindre des sites de plongée et de snorkel particulièrement intéressants.
Si vous n’avez jamais de plongée, Santa Cruz est un bon endroit pour faire un baptême (« discovery »). En revanche, le PADI y est assez cher (600-650 $).

En plus de cela, plusieurs sites sont accessibles facilement par soi-même : Tortuga Bay (plage), Las Grietas (canyon rempli d’eau – sympa pour du snorkeling), la réserve El Chato pour voir des tortues terrestres géantes et des tunnels de lave, la Station Darwin pour comprendre le travail des scientifiques aux Galapagos, etc.

Tortuga Bay, Santa Cruz, Galapagos

Que faire à San Cristobal ?

Là encore, plongée et snorkel sont au programme, mais à San Cristobal le snorkel est plus mis en avant car plusieurs sites s’y prêtent particulièrement bien. D’ailleurs pour ce qui est de la plongée, les agences proposent beaucoup moins de baptêmes, les sorties s’adressent plutôt aux plongeurs qui ont la licence. En revanche, on nous a dit qu’il était possible d’y passer le PADI a un prix très correct (dans les 350$).

Pour le snorkel, les tours « 180° » et « 360° » sont particulièrement intéressants car ils permettent de voir plusieurs sites en une journée, notamment le León Dormido (aussi appelé Kicker Rock).

Enfin, à faire par soi-même : la Loberia, le cerro Tijeretas et la petite crique du même nom (où nous avons joué avec des lobos de mar), ainsi que les belles playa Man, playa Punta Carola, etc.

Nager avec les requins au Leon Dormido

RDV au León Dormido pour nager au milieu des requins !

Quand aller aux Galapagos ?

On distingue deux saisons :
– La saison pluvieuse qui s’étend de novembre/décembre à mai. La température de l’air plutôt élevée, de 22 à 30 °C, avec une forte humidité et des pluies assez fréquentes. La température de l’eau est agréable (de 24 à 30°).
– La saison sèche, qui va de fin mai à fin décembre. La température de l’eau est plus basse qu’en saison chaude.

En ce qui concerne le temps, la période conseillée pour visiter les îles est donc plutôt de janvier à mai. Ensuite bien évidemment, cela veut aussi dire que cette période correspond à la haute saison, avec les inconvénients que cela entraîne : plus de monde et prix plus élevés.

En ce qui nous concerne, nous y sommes allés pendant les deux dernières semaines de mai. C’était donc le début de la basse saison, ce qui nous a permis de négocier certains prix à la baisse. Nous avons aussi trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de monde (même si on ne peut pas comparer avec le reste de l’année). Les températures étaient très clémentes à notre arrivée, et l’eau encore bien chaude, mais nous avons senti un changement au niveau du climat vers la fin de notre séjour ! Il a commencé à faire un peu plus froid et l’eau s’est pas mal rafraîchie. Deux voyageurs rencontrés le jour de notre départ nous ont d’ailleurs dit qu’ils avaient dû interrompre une sortie plongée à cause du froid. Du coup, le mois de mai est un bon choix mais attention aux derniers jours (à la dernière semaine de mai) qui peut être sensiblement plus fraîche !

La minute culture

Nous avons pas mal discuté avec le papa de notre hôte Airbnb à Santa Cruz, qui nous a beaucoup appris sur les Galapagos. Il nous a raconté que Santa Cruz compte plus ou moins 24 000 habitants, dont environ 6 000 d’illégaux, qui sont essentiellement des Équatoriens venus s’installer aux Galapagos pour profiter des conditions économiques très favorables sur l’île. On imagine que l’immigration aux Galapagos doit être très contrôlée, car comme il nous l’a dit, les autorités des Galapagos veulent préserver la tranquilité de l’archipel et ne veulent surtout pas de gens avec des casiers judiciaires (les vilains de Guayaquil !).

Quant à l’histoire des îles : nous avons appris qu’il n’y avait pas de population native aux Galapagos. L’archipel a été utilisé pendant un temps par les pirates (XVII-XVIIIème siècles), qui s’y ravitaillaient en eau fraiche et en tortues (pour les manger une fois en mer !). Les îles ont ensuite reçu la visite de Charles Darwin, qui fut un des premiers à apprécier la diversité des espèces animales et végétales présentes. Elles ont également servi pendant un temps de colonies pénitentiaires, avant de devenir un parc national en 1959.

La colonisation des îles qui n’avait commencé que dans les années 1930 s’est accélérée à partir de ce moment, sachant que jusqu’aux années 1970, les îles restaient très sauvages : pas d’électricité, peu de routes, pas de voitures. Cela fait donc au final très peu de temps que les Galapagos sont devenues une destination touristique connue, et les îles se sont métamorphosées en quelques années, avec à présent plusieurs dizaines de milliers de personnes qui les visitent chaque année.

Pour nous voir nager avec les otaries, les tortues et les requins, stay tuned ! Spoiler alert : les requins ont été cool, aucune perte d’orteil à déplorer…

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Quito, Equateur

Quito, promenade colorée dans le centre historique

Après avoir parcouru l’Equateur, de Cuenca à Montañita, à la région de Latacunga, nous arrivons dans la capitale pour quelques jours avant de prendre notre avion pour les Galapagos.

Quito n’a pas une très bonne réputation (comme beaucoup de grandes villes sud américaines), il est conseillé d’y faire preuve de prudence, sans devenir parano pour autant. En ce qui nous concerne, nous avons apprécié le très beau centre historique de la ville – qui nous a semblé assez sûr en journée, mais nous n’avons quasiment pas vu les autres quartiers (il faut dire qu’on aime de moins en moins les grandes villes !).

Comme nous n’avons pas fait grand chose sur place à part marcher à la découverte du centre, je me contenterais de quelques photos ! A faire : déambuler dans les rues du centre historique, avec notamment la calle La Ronda, admirer la vue sur le Panecillo (la colline toute ronde qu’on voit sur une des photos), marcher jusqu’à la Basílica del Voto Nacional et monter dans les tours pour admirer la vue (2$, ça vaut vraiment le coup – mieux vaut ne pas avoir le vertige !). On a aussi marché jusqu’à La Mariscal pour voir à quoi ressemblait le quartier mais c’est assez peu charmant comparé au centre. Enfin, nous avons visité le palais présidentiel, en pleine redécoration car c’était quelques jours seulement avant l’investiture du nouveau président de la république ! La visite est gratuite, il suffit de s’inscrire sur un créneau horaire disponible (billetterie juste à coté du palais – mieux vaut réserver tôt car vers 10-11h ils ne reste déjà plus que des places pour la fin de journée !). Toute la première partie de la visite est consacrée à l’histoire de l’Equateur, ce qui pourrait être super intéressant si les guides n’essayaient pas de squeezer des siècles d’histoire en 15 minutes !

Infos pratiques :

Venir à Quito :
Depuis Latacunga en bus : 2,15$ (2h)
Du terminal sud au centre historique en taxi : 6$.
Quitter Quito :
Du centre à l’aéroport en taxi : 25$
Du centre au terminal nord : une dizaine de dollars

Sécurité & arnaques :
Comme dans toutes les grandes villes, il faut faire attention à bien prendre un « taxi seguro » (à Quito, ils sont jaunes avec une plaque orange, 2 caméras à l’intérieur, un panic button et un compteur). Je vous conseille de demander l’utilisation du compteur et de rester vigilant : le taxi seguro pris au terminal a quand même essayé de nous arnaquer 2 fois (en nous annonçant 10$ pour la course, alors qu’avec le compteur on n’en a eu que pour 6$, et en nous demandant de payer un prix plus élevé que ce que marquait le compteur).

Où dormir à Quito : centre historique ou la Mariscal ?

Nous faisons toujours quelques recherches avant d’arriver dans une grande ville pour savoir quels sont les quartiers recommandés pour se loger. A Quito les forums conseillent principalement le centre historique et la Mariscal, mais ce deuxième est très touristique et pas forcément très sympa. Nous avons donc choisi le centre historique et nous n’avons pas regretté ce choix.

Hôtel Yumbo Imperial : 15$ la chambre double avec sdb privée. Bon petit déjeuner bien copieux à 2,5$/pers. Dispose d’une cuisine, eau bien chaude, wifi un peu capricieux. La famille qui tient l’hôtel est adorable !

Quito, Equateur Quito, Equateur Quito, Equateur Quito, Equateur Quito, Equateur Quito, Equateur Quito, Equateur Quito, Equateur Quito, Equateur Quito, Equateur

Sur ce, réveil à 4h du mat pour prendre notre vol pour les Galapagos, que la compagnie aérienne a eu la bonne idée d’avancer à 7h alors qu’on s’était arrangés pour avoir un vol à midi !

Enregistrer

IMG_20170611_142452feat-2

Voyager avec un jeune enfant, qu’est-ce que ça change ? [FAQ]

Avoir un enfant c’est le début de beaucoup de belles choses… mais les parents savent que ça signifie aussi la fin d’autres choses : grasses mat’, voyages…
Pour les grasses mat, je confirme ! Mais pour ce qui est des voyages, j’espère que ce blog est la preuve qu’on peut continuer à faire de beaux voyages quand on a des enfants ! (notez cependant que mon expérience se limite à 1 mini monstre, j’admire ceux qui se déplacent en tribu !).

Si vous débarquez sur ce blog et pour rappeler le contexte : nous voyageons depuis presque 6 mois avec notre fille, âgée de 3 ans au moment du départ. Les réflexions ci-dessous concernent donc majoritairement la thématique du voyage longue durée avec des enfants de son âge. J’ai essayé de répondre aux principales questions qu’on nous a posé avant et depuis notre départ.

Sommaire

1. [Les raisons] Pourquoi partir en voyage longue durée avec un enfant ?
2. [Les freins] Est-ce bon pour l’enfant ?
3. [Conseils] Comment faire pour que tout se passe au mieux
4. [Pratique] Avant le départ / En voyage
5. Par curiosité
6. Focus sur certaines destinations
7. Pour finir

[Les raisons] Pourquoi partir en voyage longue durée avec un enfant ?

Pour avoir plein de temps ensemble, sans subir le rythme intense du quotidien (école, travail…).
Pour découvrir le monde ensemble : d’autres cultures, d’autres manières de vivre, d’autres gastronomies, de nouveaux paysages…
Pour faire des activités qu’on n’a pas l’habitude ou pas le temps de faire au quotidien : se baigner, faire des châteaux de sable, ramasser des coquillages, randonner, explorer, observer la nature…

Pour montrer qu’il existe d’autres manières de vivre que le métro-boulot-dodo.

[Les freins] Est-ce bon pour l’enfant ?

Pas trop dur ce rythme itinérant ? Comment est-ce qu’elle le vit ?
Ça n’a jamais posé de problème : avant le départ nous lui avions bien expliqué notre projet, et ensuite nous avons simplement continué à beaucoup en parler avec elle. L’important est de l’impliquer, lui montrer sur une carte le chemin parcouru, lui expliquer les prochaines étapes, etc. Quand au fait de ne plus avoir de maison fixe, elle s’est très vite habituée à changer de lit tous les quelques jours. On dit souvent que les enfants ont des capacités d’adaptation impressionnantes, et je le crois volontiers. Cette manière de vivre est devenue normale pour elle, et d’ailleurs elle l’intègre dans ses jeux et dans son imaginaire : quand elle joue, ce sont des histoires de voyages, ce sont des dinettes avec des repas à payer en pesos ou en dollars, ce sont des « quand je serai grande je reviendrai en Bolivie et je ferai ça… »

Les enfants ont besoin de routines. Elle n’est pas trop perturbée d’être constamment dans un environnement inhabituel ?
Les spécialistes de la petite enfance insistent sur l’importance des routines pour rassurer les enfants au quotidien et leur permettre de gagner en autonomie. On pourrait croire qu’en vivant de manière itinérante on vit sans routines, mais ce n’est pas le cas !
En effet, quel que soit l’endroit où on se trouve, on a des routines que l’enfant reconnait, par exemple :
– se brosser les dents avant d’aller dormir
– préparer le repas et manger ensemble
– s’habiller, se mettre en pyjama, se doucher…
Ce sont des mini séquences, qui ne sont pas impactées par l’endroit où on se trouve.

En ce qui concerne cette vie itinérante, je m’étais posé la question avant de partir : est-ce que c’est bien responsable de notre part de la sortir du rythme de vie classique maison-école ? Est-ce qu’en partant on impacte son besoin de stabilité ?
Et en y pensant, il m’a semblé évident qu’il était bien mieux pour elle de passer une année en itinérance à nous voir toute la journée et à faire plein de choses avec nous, plutôt que de passer une année « stable » où l’on ne se voit que quelques heures par jours, en coup de vent entre le bain, le repas, le coucher.

Et l’école ?
En France et en Espagne, l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans, nous n’avions donc pas de démarche particulière à faire pour la sortir du système scolaire. Lilly a fait un trimestre de 1ère section de maternelle avant notre départ, et elle reprendra l’école directement en 2eme section. Nous avons discuté avec sa maitresse avant de partir pour savoir s’il y avait des choses particulières à faire avec elle cette année, mais elle nous a répondu que tout ce que Lilly allait voir et apprendre cette année seraient bien suffisant.
Au quotidien : elle dessine, on lui explique des concepts nouveaux pour elle (comment marchent les volcans, pourquoi il fait nuit chez sa grand-mère et pas ici, etc.), elle apprend beaucoup de vocabulaire (français et espagnol), on compte et on fait des calculs, on observe la nature et ses phénomènes, on lit et écoute des histoires…

IMG_20170518_094937955

Et la socialisation ?
Par rapport au fait de ne pas aller à l’école, c’est effectivement ce qui pourrait le plus lui manquer. Mais en réalité, elle interagit avec des nouvelles personnes tous les jours, enfants ou adultes, ce qui l’oblige à être particulièrement sociable. Forcément elle n’a pas toujours envie de répondre aux gens qui lui parlent, mais très souvent elle le fait avec plaisir et de sa propre initiative, et on voit aussi qu’elle va de plus en plus facilement vers les autres enfants. Par ailleurs, le fait d’être très souvent à l’extérieur l’oblige à apprendre les règles de vie sociale : ne pas faire trop de bruit à l’hôtel, ne pas déranger les autres, dire bonjour/au revoir/merci…

Ce n’est pas trop dur les trajets ?
Depuis le début elle nous impressionne ! L’avantage est qu’elle s’endort assez facilement dans le bus, ce qui nous permet de survivre aux longs trajets. À nous ensuite d’être préparés pour que tout ce passe bien : de quoi boire et manger, un sac en cas de mal au cœur, et de la patience pour répondre à ses questions sans fin !

IMG_20170117_155515670_HDR

Est-ce que vous pouvez faire tout ce que vous voulez / Est-ce que voyager avec un enfant vous limite parfois ?
Voyager avec Lilly nous impose une certaine forme de voyage : on ne sort pas faire la fête jusqu’à tard dans la nuit, on a fait une croix sur le volontariat/wwoofing et le couchsurfing parce qu’on a vu après plusieurs tentatives que ça ne prenait pas… Par contre on a pu faire de belles randonnées assez difficiles et même des treks sur plusieurs jours, dont un avec nuit en tente. On a pu faire de la plongée (en plongeant chacun notre tour) et du snorkelling. Idem pour le survol des lignes de Nazca, on a fait chacun notre tour.

Pour les déplacements on n’a jamais été limité par le fait de voyager avec elle, on a pris des bus de 24h sans souci, là où beaucoup d’adultes ne se sentent pas d’en faire autant. Donc oui, il y a des limites à ce qu’on peut faire, mais beaucoup moins que ce qu’on pourrait penser. La seule chose dont il faut être conscient, c’est que les besoins de l’enfant ont toujours la priorité.

Important : notre voyage serait sûrement très différent si on n’était pas capable de porter Lilly pendant de longues heures. C’est ce qui nous a permis de faire de magnifiques randonnées qui ont marqué notre voyage.

[Conseils] Comment faire pour que tout se passe au mieux

Comment avez-vous su que vous pouviez partir aussi longtemps avec elle ?
Après la naissance de Lilly nous avons continué à voyager comme avant. Son premier voyage a eu lieu lorsqu’elle avait 3 mois, nous sommes partis à Madrid le temps d’un weekend. Plus tard nous sommes partis plusieurs fois en France pour voir la famille, et en Europe : roadtrip en Irlande à 1 an et demi, aux Canaries et au Portugal à 2 ans… À chaque fois on s’est régalé et plus elle grandissait plus c’était facile et sympa de voyager avec elle.

Évidemment nous ne savions pas à l’avance comment ce grand voyage allait se dérouler, mais nous étions très confiants sur notre capacité à voyager ensemble.

Comment respecter au mieux le rythme de l’enfant dans ce type de voyage ?
Il faut avant tout essayer de respecter le sommeil et les temps de jeu. De manière plus ou moins consciente, nous alternons des périodes très actives (randonnées, visites, déplacements) et des périodes de calme où l’on reste au même endroit pendant plusieurs jours, en ayant du temps pour ne rien faire. Ça fait du bien à tout le monde !

Comment faire pour qu’elle garde le lien avec le reste de la famille ?
Bien sûr il y a Skype, mais quand la connexion est mauvaise, c’est franchement pas terrible.
Du coup, je partage d’autres bonnes idées pour garder le contact à distance : envoyer des photos et des vidéos de la famille, ou même des petits messages enregistrés (très facile avec WhatsApp par exemple). Ou encore, idée géniale de ma maman : enregistrer des contes ! Du coup Lilly a toute une série d’histoires racontées par ses grands-parents et sa tante à écouter quand elle le souhaite.

[Pratique] Avant le départ / En voyage

Quels vaccins avez-vous faits avant de partir ?

  • Vaccins classiques en fonction de son âge
  • Fièvre jaune (obligatoire pour certains pays)
  • Fièvre typhoïde
  • Hépatites A et B
  • Rage (3 injections sur les 5)

Les vaccins ont été faits dans un service hospitalier spécialisé, c’est le médecin que nous avons rencontré qui nous les a prescrits et qui nous a conseillé de faire la rage en plus des autres vaccins.
Pour les vaccins classiques, nous avons vérifié avec sa pédiatre que tout était à jour avant le départ et avancé la date d’un rappel pour qu’elle soit bien protégée.

Quelles formatives administratives / quels documents sont nécessaires pour elle ?
Pour les pays que nous faisons, seul le passeport est nécessaire. Il n’y a qu’au Chili qu’une compagnie de bus nous a enquiquiné en exigeant le livret de famille (qu’on n’avait pas avec nous) mais le livret ne nous a jamais été demandé à la frontière.
NB : Précisons que si l’enfant voyage sans ses parents ou avec un seul de ses parents il y a peut-être des autorisations à présenter.

Pour vérifier les documents nécessaires, vous pouvez consulter le site France Diplomatie > Conseils par pays

Est-ce qu’elle est souvent malade ? Comment ça se passe pour les soins médicaux ?
Nous avons une assurance adaptée aux voyages longue durée (Chapka Assurances) et nous pouvons donc aller chez le médecin ou à l’hôpital si le besoin se fait sentir.
Cela dit pour l’instant Lilly n’a jamais été malade, à part quelques rhumes sans gravité. Même la turista ne l’a pas touchée !
Par ailleurs nous trimballons avec nous une belle trousse à pharmacie élaborée avec l’aide de sa pédiatre, pour nous dépanner au cas où il arriverait quelque chose dans un endroit où nous n’avons pas accès rapidement à des soins médicaux, ou peu approvisionné en médicaments.

Porte-bébé et/ou poussette ?
Le porte-bébé est un indispensable ! S’il fallait choisir entre porte-bébé et poussette, ce serait bien évidemment le porte-bébé qu’on emporterait. Mais, Arnaud du blog www.le-tour-du-monde-a-80cm.com, avec qui nous avions discuté avant notre départ, nous a fortement conseillé de partir avec une poussette canne et nous n’avons jamais regretté de l’avoir écouté !

Porté-bébé : on l’utilise principalement pour les balades dans la nature, les randos… Nous avons emporté le Manduca qu’on avait avant de partir et qui est super : se replie bien et ne prend pas trop de place, portage ergonomique. Lilly dans le Manduca pèse un peu plus de 13 kg, soit le même poids que mon gros sac, mais niveau confort ça n’a rien à voir. Je peux la porter plusieurs heures dans le Manduca.
Modèle : Manduca (0,6 kg)

Poussette : nous la voulions la plus légère possible mais sans devoir débourser une fortune, surtout qu’on n’était pas sûrs de la garder au début ! Par chance nos chouettes amis parisiens nous ont proposé de nous donner la leur, qui nous accompagne depuis. On avait peur de l’encombrement que ça représente mais en réalité ce n’est pas gênant. Pour les bus, elle va en soute, et dès qu’on arrive quelque part, on met Lilly dedans et on accroche nos petits sacs dessus, ce qui nous permet de nous déplacer facilement à la recherche d’un hôtel par exemple (plutôt que de devoir faire marcher Lilly ou la porter alors qu’on a déjà nos gros sacs sur le dos).
Modèle : Poussette-canne VERTBAUDET Minicity (5 kg)

IMG_20170107_151950539feat

Est-ce que ça coûte cher de partir avec un enfant ?
Oui ! Un enfant ne compte pas forcément comme une personne à part entière mais il ne faut pas sous-estimer le coût :
– à partir de 2 ans un enfant paie l’avion à 100%.
– pour les trajets de bus, les enfants de moins de 4 ou 5 ans (selon le pays) peuvent voyager gratuitement s’ils sont sur les genoux des parents, mais pour les trajets longs on a souvent choisi de lui prendre un siège (elle paie à 100% en général).
– pour les repas on mange généralement à 3 sur 2 plats mais selon les endroits on doit parfois prendre un peu plus pour être sûr qu’il y ait assez.
– à l’hôtel on prend des chambres pour 2 mais on ne peut pas dormir en dortoir.

Par curiosité

Est-ce qu’elle a son propre petit sac ?
Non et non ! On nous pose souvent cette question, mais la réponse est toute simple. Dans nos déplacements on la porte ou on la met dans la poussette. Donc si sac il y avait, c’est nous qui le porterions ! (Mais elle a quand même un petit sac de jouets !)

Elle sait parler espagnol ?
Notre fille est née en Espagne et a appris le catalan à la crèche, tout en entendant un peu d’espagnol. Ce sont donc des sonorités familières pour elle. Depuis notre départ, elle entend de l’espagnol tous les jours et elle le comprend maintenant plutôt bien. Elle le parle de mieux en mieux, même si ça reste un bon mix de français et d’espagnol. En tout cas elle n’a pas peur d’engager la conversation en espagnol et se fait très bien comprendre !

Focus sur certaines destinations

Les Galapagos avec un jeune enfant, c’est possible ?
C’est tout à fait possible mais de tout notre voyage c’est l’endroit où c’était le moins pratique.
C’est cher : elle paye le droit d’entrée (50$) et la carte de transit (20$), elle est censée payer les transferts d’une île à l’autre (30$) et une partie des sorties en mer.
Par ailleurs elle ne peut pas faire de plongée ce qui nous oblige à plonger en alterné, et est encore trop petite pour faire du snorkel (nous n’avons pas trouvé de masque assez petit pour elle).

Malgré ça, elle a beaucoup aimé les Galapagos, on s’est baigné avec les otaries, on lui a montré des iguanes, des tortues terrestres, des oiseaux…

A VENIR : Notre article sur les Galapagos

Le Machu Pichu avec un jeune enfant…
Tout à fait possible ! Nous avons fait la montée au Waynapicchu avec elle sur le dos, c’est intense mais faisable.

Le canyon de Colca avec un jeune enfant…
C’est faisable mais c’est une belle épreuve sportive, donc tout dépend de votre forme et de votre réaction à l’altitude. Pour la remontée (du fond du canyon au village de Cabanaconde), sachez qu’il est possible de prendre une mule si vous ne vous sentez pas de faire la remontée à pied (il faut bien s’accrocher par contre !).

Le salar d’Uyuni avec un jeune enfant…
Chaque personne, adulte ou enfant, réagit différemment à l’altitude, donc personne ne pourra vous dire « oui, vous pouvez y aller sans problème avec un enfant ».  Si quelqu’un vous dit ça, ne le croyez pas, vous devez connaître les risques.
La difficulté principale avec un jeune enfant est qu’il peut moins facilement exprimer son inconfort si ça ne va pas. C’est donc aux parents d’être très attentifs.
En ce qui nous concerne, avant de faire le salar, nous étions déjà montés plusieurs fois en altitude, notamment dans le désert d’Atacama au Chili. Tout s’était très bien passé, c’est ce qui nous a convaincu qu’on pouvait faire le salar avec Lilly.

IMG_20170315_184306170

Pour finir…

Dommage, elle ne s’en souviendra pas…
Les spécialistes de la petite enfance parlent d’une forme d’amnésie qui amène les enfants à oublier leurs premières années de vie pour faire de la place pour la suite. Du coup on nous dit parfois que c’est dommage de faire ce voyage maintenant, car Lilly ne s’en rappellera pas.

Pour moi la question ne se pose même pas car :
– elle se rappellera de certaines choses grâce aux photos et aux vidéos qu’on a pris
– ce qui importe, ce sont les expériences qu’elle vit dans ce voyage, qui vont forcément l’impacter d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que parce qu’elles contribuent à la faire grandir.

En réalité on s’en fout que Lilly ne se rappelle pas d’avoir vu le Machu Picchu ou d’avoir escaladé le Cotopaxi, et c’est évident qu’elle va oublier plein de choses ! Mais elle aura passé plein de temps avec nous, elle aura appris à s’adapter à de nouveaux environnements, à rencontrer de nouvelles personnes chaque jour, à goûter de tout au restaurant, elle aura pris le goût des randonnées dans la nature, elle se souviendra d’avoir vu des tortues, d’avoir nagé avec des otaries…

Qu’est-ce les gens que vous rencontrez pensent de vous ?
Autant les voyageurs qu’on rencontre que les locaux nous disent qu’ils n’ont pas l’habitude de voir de jeunes enfants comme Lilly sur la route ! Avec son caractère sociable et son air de canaille, elle attire l’attention et marque les esprits ! C’est particulièrement sur les randonnées et les treks que les gens sont surpris de nous voir (surtout quand on les dépasse, niark niark !).

IMG_20170114_150456443_HDR

Au final, est-ce que 3 ans est un bon âge pour partir ? Quel est le meilleur âge pour partir avec un enfant ?
Chaque âge a ses avantages et ses difficultés. On pourrait penser que plus les enfants sont jeunes plus c’est difficile, mais je vois plusieurs avantages au fait qu’on soit parti alors que Lilly n’avait que 3 ans :
– pas d’école à faire ! J’ai une admiration sans limite pour les familles qui font l’école en voyage, ça doit demander une sacrée organisation
– elle reste suffisamment légère pour qu’on puisse la porter, ce qui nous permet de faire de belles randos avec elle.
– A cet âge là, son monde c’est encore nous, ses parents. Du coup elle ne se sent pas déracinée, même si elle parle souvent du reste de la famille (et de sa trottinette restée en France !)
– elle ne paie pas grand chose : la plupart des transports en commun et des activités sont gratuits pour elle, dans les bus longue distance elle ne paie que si on veut qu’elle ait un siège, à l’hôtel une chambre double nous suffit…
– elle est curieuse de tout et avide d’apprendre, elle n’a pas la timidité que peuvent avoir des enfants plus grands, et à cet âge la différence de langue n’est pas une barrière.

Alors, quel est le meilleur âge pour partir ? Impossible pour moi de répondre à cette question. Je dirais qu’on peut partir à tout âge, mais plus l’enfant est grand plus il est nécessaire de l’impliquer et de faire du voyage un vrai projet familial, qui recueille l’accord de tous.

Il y aurait encore bien des choses à dire sur ce sujet, mais je pense que cet article est suffisamment long comme ça ! N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez des questions auxquelles je n’ai pas répondu ou des remarques concernant les idées évoquées !

Volcan Cotopaxi, Equateur

Retour en altitude ! A l’assaut du Quilotoa et du Cotopaxi

La marque du maillot de bain fraîchement imprimée sur la peau, nous disons au revoir à Montañita, et repartons dans les hauteurs ! Au programme, la laguna Quilotoa et le volcan Cotopaxi.

Pour nous rendre à Quilotoa, notre première étape, nous savons juste qu’il va falloir enchaîner plusieurs bus, mais sans avoir aucune info sur les horaires et les correspondances. Mais depuis le temps, on a bien compris qu’en Amérique du Sud, on finit toujours pas arriver à destination, même si ça prend un peu de temps. Nous partons donc de Montañita par un des premiers bus, en nous demandant s’il est possible d’arriver à Quilotoa en un seul jour. La réponse est… « oui… mais… ». 🙂

Partis à 7h de Montañita, nous arrivons vers 9h45 à Guayaquil. Nous apprenons qu’un bus part à 10h pour Latacunga. On fait une croix sur nos envies de petit déj et on se précipite pour prendre le bus. Heureusement, on est en Équateur ! On ne tarde pas à recevoir la visite de plusieurs vendeurs ambulants qui prennent le bus d’assaut pour nous proposer de quoi grignoter pour quelques dollars. Le tupper de seco de pollo à 1$, je prends ! Dans l’après-midi, à Latacunga, nous arrivons tout juste à temps pour prendre le dernier bus de la journée pour Quilotoa. Un sacré enchaînement ! Mais qui n’est pas sans quelques inconvénients, comme vous allez le voir.

Vers 18h30, dans la nuit noire, le bus nous lâche à Zambahua et nous annonce qu’on va faire les derniers kilomètres en camionnette. Nous voilà donc entassé à 12 (oui oui !) dans un pick-up pour les 15 derniers minutes de trajet ! Malgré la température extérieure proche de 0, je vous assure qu’on n’a pas froid. Au moment de descendre (au milieu de nulle part), le chauffeur du pick-up pressé de s’en aller roule sur le pied de Fabien (juste sur le bout de la chaussure heureusement !) et se fait traiter de tous les noms par le principal intéressé. Nous marchons jusqu’aux premières maisons du minuscule village, et prenons une chambre dans le premier hôtel qu’on trouve.

Se rendre à Quilotoa depuis Montañita ou Guayaquil

Depuis Montañita : compter environ 12h (Montañita – Guayaquil – Latacunga – Quilotoa)
Depuis Guayaquil : environ 9h (Guayaquil – Latacunga – Quilotoa).
Montanita – Guayaquil : 3h – 6USD/pers.
Guayaquil – Latacunga : 7h – environ 10 USD/pers.
Latacunga – Zambahua – Quilotoa : 2h – 2,50 USD/pers.

La laguna Quilotoa : du bleu plein les yeux

Laguna Quilotoa, Equateur

Il y a plusieurs manières de visiter la laguna Quilotoa et ses alentours. Nous avons choisi de dormir au village de Quilotoa et d’aller simplement voir la lagune, mais il est aussi possible de faire un trek depuis Latacunga (avec un guide en général), qui passe par plusieurs petits villages.
Une fois à Quilotoa, on peut faire le tour du cratère (une bonne rando de 5-6h) ou juste descendre au fond du cratère et remonter. Nous avons opté pour cette dernière option car nous n’étions pas prêts pour une grosse rando et le temps était instable. La descente prend 35-40 minutes (forte descente) et la remontée prend 1h à 1h30, selon votre forme physique et la manière dont vous gérez l’altitude. N’oubliez pas qu’on est à 4000 m !
Il est possible de faire du kayak sur la lagune, s’il fait soleil ça doit être très sympa.

C’est bleu, c’est beau !

Après cette petite rando, nous avons passé l’après-midi à trainer à l’hôtel (au coin du feu !), avec un groupe d’américaines toutes aussi frigorifiées que nous. Quilotoa est un village absolument minuscule où il n’y a pas grand chose à faire (surtout quand il pleut !), on sent que c’est vraiment une petite communauté très rurale. Les habitants parlent majoritairement kichwa (variante locale du quechua) et on a bien vu que notre hôtelière n’était clairement pas à l’aise avec l’espagnol ! A noter : il n’y a quasiment rien dans les magasins à part des sodas et des galetas. Pas de fruits, pas de lait… je ne vous raconte pas la galère que ça a été pour trouver un petit déj pour Lilly ! Heureusement elle s’est découvert une passion pour les flocons d’avoine tout secs qu’on nous servait au petit déj. Ouf !

Ma recommandation : nous avons dormi 2 nuits à Quilotoa mais une nuit aurait totalement suffit (vu le froid qu’il fait dans les hôtels non chauffés, personne n’a envie de s’y éterniser). Du coup ma recommandation serait de venir le matin de Latacunga, de faire la balade dans la foulée, avec un petit picnic au bord de la lagune par exemple, et du kayak si le temps le permet, de dormir sur place et de repartir pour Latacunga le lendemain matin. Autre option : venir tôt de Latacunga, faire la balade, et repartir en fin de journée (mais vérifier que c’est possible au niveau des bus retour).

Laguna Quilotoa, Equateur Laguna Quilotoa, Equateur

Repartir vers Latacunga :

C’est plus compliqué qu’il n’y parait ! Il y a des bus mais personne ne semble savoir quand est-ce qu’ils passent. Du coup, notre hôtelière nous a conseillé d’aller au village de Zambahua et d’attendre le bus là-bas (il y en a toutes les 15 minutes apparemment). On a donc partagé un taxi avec un autre backpacker jusqu’à Zambahua, qui nous a laissé à l’arrêt de bus. Une fois là-bas, un Equatorien qui faisait le trajet avec sa camionnette nous a proposé de nous emmener à Latacunga pour moins cher et plus rapide que le bus. Vendu !

Latacunga

C’est de Latacunga que nous sommes partis pour notre randonnée sur le volcan Cotopaxi. Nous avons trouvé un chouette petit hôtel, qu’on a grandement apprécié après l’igloo dans lequel on a dormi à Quilotoa !

Où dormir à Latacunga

Hostel Tiana : 12,50$ par pers avec petit déjeuner continental. Bon wifi, eau bien chaude, chouette cuisine et parties communes sympas.

Cotopaxi : plus haut que le Mont Blanc !

Le Cotopaxi est un grand volcan, encore actif, qui surplombe Latacunga et qu’on peut même apercevoir depuis Quito quand il fait beau. La dernière éruption date du début du XXème siècle mais en 2015 des explosions provoquent une pluie de cendres sur Quito et l’évacuation de plusieurs milliers de personnes. Aujourd’hui le volcan est à nouveau accessible mais depuis cette date on ne peut plus monter au sommet : l’ascension se fait entre le parking (environ 4 500 m) et le refuge Jose F. Rivas situé à 4 864 m. Au delà, le volcan est couvert de glaces et de neiges éternelles, et l’ascension est réservée aux randonneurs bien équipés et accompagnés d’un guide (mais interdite jusqu’à nouvel ordre).

Volcan Cotopaxi, Equateur Volcan Cotopaxi, Equateur

Depuis Latacunga vous trouverez facilement des agences qui vous proposent l’ascension, mais une fois de plus on a préféré faire les choses par nous-mêmes. Après avoir interrogé différentes personnes (pas d’office du tourisme à Latacunga, c’est bien dommage), on a appris que
1) on peut aller en bus jusqu’à l’entrée du parc
2) il y a des camionnettes qui attendent là-bas pour aller jusqu’au parking
3) le trajet en camionnette coûte environ 5$.
Bilan des courses : Faux. Vrai. Faux.

1. On peut bien prendre un bus depuis le terminal de Latacunga. Il faut monter dans un des bus en direction de Quito et lui demander de vous laisser à l’entrée du parc. (Payé 1,5$ à l’aller, 1$ au retour). Sauf que… le bus ne nous laisse pas vraiment à l’entrée du parc, mais à environ 5 km de l’entrée.

2. Là où le bus nous dépose, il y a effectivement des camionnettes qui attendent.

3. Mais… en discutant avec les chauffeurs-guides, on apprend que 5$ c’est juste pour aller au point de contrôle à l’entrée du parc, pour le parking il y a en fait 35 km et forcément ça monte grave puisqu’il faut aller jusqu’à 4 500m. Les mecs nous proposent 40$ pour nous emmener, nous attendre et nous ramener. On est un peu embêtés car c’est beaucoup plus cher que prévu et on est sorti avec peu d’argent, mais il fait très beau et on arrive à négocier à 35$ donc go !

Arrivés au parking, on s’équipe car il fait bien froid. Le chauffeur, par ailleurs plutôt sympa, a l’air un peu dubitatif quand à notre capacité à monter au refuge à cette altitude avec Lilly sur le dos, mais il ne sait pas qu’on commence à avoir l’habitude !
Pour monter, deux possibilités : un zigzag en pente douce, ou un passage dans un « canyon », plus direct mais plus intense. Sur le conseil de notre chauffeur, on emprunte le zigzag, et on monte avec un rythme doux et régulier pour ne pas s’essouffler. Je suis étonnée car la montée se passe très facilement, on gère l’altitude sans aucun problème, et on avale les 350 m de dénivelé et quelques en 40 minutes à peine. On picnic dans le refuge puis on redescend en 10 minutes par le canyon.

Volcan Cotopaxi, Equateur Volcan Cotopaxi, Equateur

Bilan des courses côté portefeuille :

Total : 5$ de bus AR + 35$ pour la camionnette = 40$ à 2 alors que les agences prennent 30 à 40$/pers. pour faire la même chose.

Sans vraiment savoir pourquoi, je garde un superbe souvenir de l’ascension du Cotopaxi. Les couleurs grises et rouges de la terre, la neige étincelante, le sommet qui jouait à cache cache derrière les nuages… j’ai adoré ! Et après ces deux excursions dans la Cordillère équatorienne, nous remontons à Quito pour y prendre notre avion pour les Galapagos !

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Montanita, Equateur

Montañita : une semaine au paradis

J’exagère à peine ! On a adoré être à Montañita, d’ailleurs les 4 jours qu’on prévoyait d’y passer se sont vite rallongés en une semaine.

Commençons par le commencement :

Comment aller à Montañita ?

De Cuenca, il fallait qu’on prenne un bus pour Guayaquil, puis un autre pour Montañita. N’ayant aucune idée des horaires de ce deuxième bus, et sans savoir si on pourrait tout faire en une journée, nous avons décidé de partir assez tôt de Cuenca. Il y a des bus pour Guayaquil toutes les demi-heures, donc pas besoin de réserver à l’avance.

A Guayaquil, nous avons découvert avec admiration le gigantesque terminal de bus. Tellement grand et moderne qu’on dirait presque un aéroport ! A peine arrivés, on se renseigne sur les bus en direction de Montañita : il y a en a justement un qui part dans 15 minutes. Ok, 15 minutes pour traverser le terminal au pas de course, acheter les billets, emmener Lilly aux toilettes, trouver des sandwichs à un prix correct, accéder au quai.
C’est bon, on y est, au final c’est nous qui attendons le bus. 😃

Infos pratiques :
Bus Cuenca – Guayaquil : toutes les 30-40 min, 8 USD/pers
Bus Guayaquil – Montañita : Compagnie CLP, 6 USD/pers.

2h plus tard, le bus nous lâche à Montañita. Sacs sur le dos, on part à la recherche d’un hôtel sympa. Il fait une chaleur assez étouffante mais bienvenue après le froid de Cuenca. Après avoir un peu tourné, nous choisissons un hôtel correct mais sans plus, en décidant d’en trouver un mieux dès le lendemain, et nous partons à la découverte du village.

Après une nuit dans notre chambre trop petite, nous partons à la recherche d’un petit déj et d’un hôtel plus à notre goût. En s’écartant des rues principales, on trouve assez vite un petit hôtel sans prétention mais confortable, à deux pas de la plage, presque vide, où la patronne nous propose une grande chambre avec 4 lits et la clim pour 15$. Jackpot ! Le changement d’hôtel effectué, c’est l’heure d’aller goûter l’eau ! A cette heure-là elle est parfaite, la plage est presque vide, très propre, la mer est chaude et transparente. Lilly se lance dans les vagues et se régale.

Montanita, Equateur Montanita, Equateur Montanita, Equateur Montanita, Equateur Montanita, Equateur

Cette semaine est passée tout en douceur, avec une routine des plus sympas, entre grasses matinées, baignades et sessions de surf, siestes et bons repas. La ville était agréablement tranquille, nous l’avons vue presque endormie en début de semaine, et progressivement plus animée alors que le weekend approchait.

Cet endroit, c’est un peu un coup de foudre : c’est normalement très touristique, avec tous les défauts des endroits touristiques… mais il faut croire qu’on y était au bon moment ! Début mai, fin de la haute saison, moins de monde et de bruit, mais un temps toujours parfait, et une eau incroyablement chaude.

Montanita, EquateurMontanita, Equateur

Notre endroit préféré pour le petit déj :

L’allée des petits déjeuners ! Une des rues est occupée par des stands de petits déj, qui vendent tous la même chose au même prix : jus de fruits frais, pancakes, tostadas, omelettes, salades de fruits. Miam ! Après le premier jour, nous y sommes allés tous les matins, en testant à chaque fois une combinaison différente pour varier les plaisirs. Si vous y êtes deux ou plus, c’est le meilleur endroit pour se faire un super petit déj en partageant plusieurs choses ! On allait tout le temps au stand Flores, car la fille était très sympa et nous faisait systématiquement un thé et un café gratuit.

Montanita, Equateur

Astuce : De manière générale, pour les repas, mieux vaut éviter les rues principales de Montañita, les menus et les plats y sont beaucoup plus chers. Idem pour se loger, les hôtels y sont plus chers et c’est beaucoup plus bruyant.

Notre endroit préféré pour déjeuner :

Le restaurant Cocina Peruana : Menu du jour à 3,50$, avec un jus, une entrée et un plat. On a dû prendre le ceviche en entrée presque à chaque fois ! C’est bon et pas cher, c’était notre cantine à Montañita !

Où manger à Montañita

    • Allée des petits déj : pour le petit déj ou le goûter
    • Cocina Peruana : lunch et dîner à 3,50$

Montanita, Equateur

  • Caña Grill : des burgers, pour changer un peu du combo riz-poulet ou riz-poisson !
  • Ezzio’s : bonnes pizzas
  • Street food : dans la rue vous trouverez facilement de quoi manger (mais pas moins cher qu’un menu à 3,50$) : hamburgers, seco de polo, fritures diverses… et bien sûr ceviches !
Où dormir à Montañita

Hostal David : à l’écart des rues touristiques et pourtant très bien placé, à un bloc de la plage. Chambres assez spacieuses et plutôt confortables, dont certaines avec la clim. Une petite cuisine mais très très basique. La patronne est adorable, une vraie maman aux petits soins pour nous. Comme l’hôtel était vide, nous avons pu obtenir une grande chambre avec clim à 15$.

Louer un surf / Prendre des cours de surf
Cours : environ 20$ pour 2h
Location : 15$/jour, ou 10$/jour si vous avez fait un cours avec le magasin en question.

Montanita, Equateur

Que faire à Montañita ?

  • Se baigner dans l’eau super chaude (le matin est plus calme, la marée est encore basse et il y a moins de monde), ramasser des coquillages.
  • Goûter sur la plage (noix de coco fraîche, banane rôtie au fromage – madurito con queso).
  • Admirer le coucher du soleil sur la promenade le long de la plage.
  • En fin d’après-midi, marcher jusqu’au bout de la plage (vers l’ouest) pour un verre dans un resto, devant le coucher du soleil (ambiance romantique assurée).
  • Surfer
  • Choisir des souvenirs : ce n’est pas quelque chose qu’on peut se permettre de faire habituellement (pas de place dans les sacs), mais pour une fois on s’est fait plaisir ! C’est dans une boutique de l’allée des petits déj que j’ai trouvé les plus beaux objets d’artisanat, et j’ai pu ramener une jolie pochette tissée à la main qui ne me quitte plus. Et il y a partout dans la rue des petits stands de babioles assez sympas.

Montanita, Equateur Montanita, Equateur

Avant de finir, il faut que je vous raconte 2 anecdotes moins idylliques, mais sans lesquelles ce récit ne serait pas la vérité vraie :

  • Juste après qu’on se soit installé à l’Hostal David, il a plu toute la nuit très fort et notre chambre s’est retrouvée inondée à 2h du mat (la fenêtre était mal foutue). Heureusement j’ai pu mettre tous les sacs en hauteur en attendant la fin de la nuit.
  • Le dernier jour avant notre départ avait lieu une fête patronale avec un grand concert… et la scène était située juste sous nos fenêtres ! La patronne nous a fait changer de chambre pour qu’on soit un peu plus tranquille, mais rien à faire, on n’a pas dormi dans la nuit. Le concert ne s’est fini que vers 6h du mat, alors qu’on sortait de l’hôtel pour aller prendre notre bus pour Guayaquil !
Une alternative à Montañita : Olon
Si nous avons autant aimé Montañita, c’est sûrement parce que nous n’y étions pas en haute saison. Je pense que sinon notre opinion aurait été bien différente, j’imagine que la ville est plus bruyante (c’est une ville de fêtards avant tout), la plage plus sale… Si vous venez en haute saison, il vaut peut-être mieux privilégier le village d’Olon, un peu plus au nord, qui est censé être beaucoup plus tranquille.

Cette semaine de plage et de farniente nous a fait du bien, car depuis le début de notre voyage, on avait surtout passé du temps en montagne ! D’ailleurs, on y est vite retourné, car après Montañita, c’est vers Latacunga que nous sommes partis, point de départ pour visiter la Laguna Quilotoa (4000 m) et le volcan Cotopaxi (4800 m).

Enregistrer

Enregistrer

Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Cuenca et la splendeur du parc El Cajas

Après un passage de frontière Pérou > Équateur mémorable, nous arrivons à Cuenca, notre première étape sur le sol équatorien. Nous commençons par partir à la recherche d’un hôtel et nous sommes vite surpris par les prix, assez élevés, 25 à 30 dollars la chambre double (minute culture : l’Equateur à adopté le dollar américain comme monnaie depuis l’année 2000). On arrive finalement à en dénicher un à 15$ et on se pose quelques instants pour récupérer de la nuit bien fatigante qu’on vient de passer. Nous sommes à nouveau en altitude, et comme d’habitude l’hôtel est mal isolé et sans chauffage, du coup ça caille ! Suivant notre habitude, nous faisons quelques recherches sur Tripadvisor et nous apprenons qu’on peut facilement trouver des menus du jour à 2,50$ ou 3$. Bonne nouvelle, car après notre cure de ceviches à Lima il faut qu’on fasse attention au budget repas !

Nous passons l’après-midi à nous promener dans le centre et à nous renseigner sur le parc national El Cajas, dans lequel on a prévu de randonner. Les rues et bâtiments du centre sont plutôt jolis, la nouvelle cathédrale est imposante et magnifique, et le marché aux fleurs juste à côté est charmant. (NB : nous ne sommes pas montés sur le toit de la cathédrale parce qu’on est resté moins de temps que prévu à Cuenca, mais je pense que ça vaut vraiment le coup !).

Cuenca, Equateur Cuenca, Equateur Cuenca, Equateur ICuenca, Equateur Cuenca, Equateur

Malgré ça il y a quelque chose qui nous chiffonne : pour la première fois depuis le début de notre voyage, on trouve que les gens ne sont pas sympas. Entre des visages simplement bourrus et des regards qui nous semblent presque hostiles, c’est bien la première fois qu’on a ce sentiment. Pas de quoi en faire un drame, surtout qu’on ne ressent aucune insécurité, mais ça rend notre découverte de la ville assez mitigée. D’ailleurs, on a lu que beaucoup de voyageurs trouvaient cette ville charmante avec ses bâtiments coloniaux, mais en ce qui nous concerne on n’a pas trop accroché. C’est sûrement lié au mauvais temps qu’on a eu et aux travaux qui envahissaient les rues, peut-être aussi au fait que Cuenca nous a un peu rappelé Sucre mais en moins bien. Toujours est-il que nous décidons d’aller randonner à El Cajas dès le lendemain et de partir ensuite pour notre prochaine étape, sans nous attarder plus que ça.

Où manger à Cuenca

  • Bella Cuba (cubain) : lunch à 2,50$, très correct.
  • Moliendo Café (colombien) : bon et bon marché. Lunch à 2,50$, dîner à 3,50$. Il y a aussi des petits déj qui avaient l’air super – on voulait les goûter avant notre départ malheureusement le café est fermé le dimanche. Patron très sympa.
Où dormir à Cuenca

Malgré son prix, notre hôtel n’était pas digne d’une recommandation. Si on avait voulu y mettre un plus gros budget, on serait allé à La Cigale qui avait l’air sympa, ou au Cafecito (recommandé par des amis voyageurs). Je vous conseille de choisir un hôtel plutôt au sud de la place où se trouve la cathédrale, c’est là que se trouvent les rues et restaurants les plus sympas (le nôtre était sur la Plaza 9 de Octubre, en face du Cafecito, mais la place était en travaux et pas très agréable).

 

Randonnée d’une journée dans le parc national El Cajas

Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Nous partons de bon matin en direction du parc. Nous prenons un bus depuis le terminal de Cuenca, qui nous dépose à l’entrée du parc. La première étape consiste à s’inscrire au bureau des gardes-parc, et de repérer par la même occasion la rando qu’on souhaite faire.
La plus populaire est la randonnée n°1, mais elle nous semble un peu courte, c’est pourquoi nous décidons de commencer par la n°2 qui nous permet ensuite d’enchaîner sur la n°1 (ce que nous n’avons pas fait au final).

Important : le parc est situé en altitude (quasiment 4000 m), et le temps y est changeant : même si vous partez sous le soleil, il peut y faire très froid (vent, possibilité de neige). Par ailleurs, la zone est très boueuse. Venez donc équipés !
Pour la petite histoire, on a vu un couple équatorien se faire rabrouer par le garde-parc parce qu’ils venaient en petites baskets de ville, sans veste, et avec à peine une bouteille d’eau pour deux.

La randonnée que nous avons choisie consistait à monter en haut d’une belle et grande colline (ou d’une petite montagne, au choix), pour avoir une vue sur le parc. La randonnée commence par un bon kilomètre à faire sur la route, puis on rentre dans le vif du sujet ! Assez rapidement, ça commence à monter, et puis ça commence à monter très fort. Et histoire de montrer qu’à El Cajs on ne rigole pas, le chemin devient ni plus ni moins qu’une paroi presque verticale (j’exagère à peine), archi boueuse et super glissante. Avec Lilly en porte-bébé dans le dos je vous raconte même pas l’épreuve !

Notre progression se fait au ralenti, on s’arrête pour souffler tous les 2 mètres, je monte autant à la force des jambes qu’à la force des bras, en me tenant aux touffes d’herbe qui encadrent le chemin (heureusement qu’elles étaient là !). C’est vraiment dur, mais c’est plus marrant que pénible, et le paysage est absolument superbe. Et comme nous n’avons qu’un petit sac à dos pour la journée (contrairement à ici !), on est capable de s’échanger Lilly régulièrement.

Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur Parc national El Cajas, Cuenca, Equateur

Nous voilà au sommet, avec une belle vue sur plusieurs lacs d’un bleu presque noir, nichés entre les collines verdoyantes ! L’ascension nous a donné chaud, mais on sort très vite les vestes car le vent est glacé et une petite pluie fine vient nous embêter. Heureusement elle ne dure pas ! Il faut maintenant attaquer la descente, qui se révèle être tout aussi dure que la montée, vu son niveau de casse-gueulitude. Les genoux en prennent pour leur grade, nos fringues aussi vu qu’on s’étale chacun deux ou trois fois dans la boue. On est bien content d’arriver au bout du chemin et de voir tout le chemin qu’on a parcouru ! Le temps annoncé pour cette randonnée nous paraissait assez déconnant (3h30 pour faire 2 km et des poussières), mais finalement pas tant que ça puisqu’on aura mis environ 2h40, bien loin de notre rythme habituel de 4km/h.

Après une pause picnic bien méritée, on renonce à poursuivre avec la randonnée n°1, car la première partie nous a bien fatigués (on sent les effets de l’altitude !) et le ciel promet de la pluie. On décide donc de repartir tranquillement à Cuenca, plutôt contents de notre aventure dans la bouillasse !

Infos pratiques pour visiter le parc El Cajas

Bus : compagnie Cooperativa de Transporte Occidental (ne pas confondre avec la Cooperativa de Transporte Oriental), située tout au fond du terminal (pasillo 4). Départs à 8h30 et 10h20. Tarif : 2$/pers. Pour le retour, attendre au niveau de l’arrêt de bus qui fait face à l’entrée du parc et faire signe au premier bus qui passe. A priori, il y a un bus par heure (vers 14h, 15h, etc.).

Entrée du parc El Cajas : gratuite, il faut simplement s’inscrire au bureau du garde-parc avant de partir en randonnée (numéro de passeport nécessaire).

Pour finir cet article, quelques mots sur notre étape suivante :
Nous avions a priori prévu de remonter vers Baños, puis Latacunga pour aller vadrouiller du côté de Quilotoa et du Cotopaxi… mais voilà que Fabien, qui meurt d’envie de refaire du surf depuis qu’il en a fait au Portugal, reçoit un message d’un ami qui lui conseille le petit village de Montañita, situé sur la côté Pacifique… et paradis des surfeurs ! Ni une, ni deux, nous changeons les plans, en nous faisant la réflexion que de toute façon Baños avec Lilly n’était pas forcément une idée géniale, la ville étant surtout connue pour ses sports d’eau, notamment le rafting. Notre itinéraire n’étant conditionné que par la date de notre vol pour les Galapagos (youhou !!!), on a encore pas mal de flexibilité sur le parcours.

Du coup : Montañita nous voilà !

Enregistrer

Enregistrer

Tuk-tuk à Piura

Contrebande & pots de vin pour notre passage de frontière Pérou – Equateur

Notre passage de la frontière Pérou > Équateur a été un peu… mouvementé ! Ou plutôt, on pourrait dire qu’il a mis notre patience à rude épreuve !

Vous vous rappelez peut-être que de Lima nous avons pris un vol interne pour Piura afin d’éviter de traverser le nord du Pérou encore affecté par les conséquences des inondations, et que de Piura nous avons pris un bus de nuit pour Cuenca au sud de l’Equateur. A Piura nous avons d’ailleurs pu voir l’impact de ces intempéries : après 2 mois de pluie non-stop, le temps commençait seulement à s’améliorer. Toutes les rues étaient en travaux, et encore bien boueuses. Piura est une des plus grandes villes du pays, plusieurs millions de personnes y vivent et ont été affectées par les inondations. Adélaïde et Noémie, deux Françaises que nous avions rencontrées à San Pedro de Atacama, y étaient quelques semaines avant nous et elles ont fait un superbe boulot avec la branche locale d’Emmaüs pour aider à restaurer une école. Bravo à elles !

Nous sommes arrivés très tôt à Piura mais notre bus pour Cuenca ne partait que tard le soir. Sur le conseil du monsieur qui nous vendu les tickets (et qui nous a très gentiment proposé de nous accompagner du terminal au centre pour qu’on puisse retirer de l’argent), nous avons pris un tuk-tuk (première fois !!!) pour aller dans un très grand centre commercial où nous avons passé la journée. Pas très culturel comme visite, mais on était tranquille, il y avait des jeux pour Lilly, et on a pu se poser pour bouquiner et faire trois courses en prévision du trajet.

En fin de journée nous sommes repartis prendre notre bus, avec encore un grand moment vécu dans notre tuk-tuk, qui slalomait follement entre les voitures et n’hésitait pas à rouler à contresens pour gagner un mètre !

Pour revenir à nos histoires de frontière, nous allions donc passer celle-ci de nuit, vers 1h du mat. Vu tous les passages de frontière que nous avons déjà fait depuis le début de ce voyage, celui-ci ne nous stressait pas plus que ça et nous n’attendions aucune complication particulière… C’était sans compter sur le fait que la moitié des passagers du bus avaient prévu de passer en douce des marchandises non déclarées ! Nous passons l’immigration, tampon de sortie du Pérou puis d’entrée en Équateur, tout ça dans le même bureau. En quelques minutes c’est plié. Nous reprenons notre bus pour quelques centaines de mètres avant que la douane ne nous arrête pour un contrôle. Jusque-là, rien d’anormal.

L’officier monte à bord et repère immédiatement qu’il y a une quantité de sacs bien trop importante pour être innocente. Et le voilà qui commence à ouvrir tous les sacs… il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’ils sont pleins de fringues prêtes à être vendues de l’autre côté de la frontière. Nos braves contrebandiers commencent à paniquer, essayent de planquer des sacs discretos, et vident leurs poches pour constituer un pot de vin pour l’officier… qui ne se laisse pas avoir. Vu le stress des passagers et la détermination du militaire, il devait y avoir un sacré budget de contrebande ! Toujours est-il que les contrebandiers essayent de rallonger le pot de vin, sans autre résultat que de finir d’énerver l’officier, qui décide alors d’appeler des renforts et de nous faire changer de bus pour pouvoir fouiller celui-ci complètement. Il est 3h du mat, on a déjà 2 bonnes heures de retard sur l’horaire prévu, c’est la panique totale chez nos voisins, pendant qu’on se regarde d’un air blasé avec deux autres Françaises qui comme nous aimeraient bien pouvoir dormir plutôt que de se farcir tout se remue-ménage.

On doit avoir des têtes assez innocentes, du coup l’officier nous fait monter rapidement dans l’autre bus, et ne garde avec lui que les gens suspects. Hourra, on peut repartir ! Contrepartie plutôt positive de se retard, on arrive à Cuenca à une heure décente plutôt qu’à 6h du mat, ce qui nous permet de partir tout de suite à la recherche d’un hôtel (mais l’estomac dans les talons).

Fin de cette aventure frontalière, assez marrante quand on y repense ! Pour la suite, on part à la découverte de la ville de Cuenca et du très beau parc El Cajas.

Infos pratiques :
Bus Piura – Cuenca : compagnie Azuay.
Pour y aller, demander qu’on vous indique le terminal Ronco.
Confort assez relatif, mais trajet direct sans changement de bus à la frontière (normalement !).
Départ en soirée.