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Journée internationale sans paille

Bas les pailles : pour un monde sans pailles en plastique

Je n’avais pas du tout prévu de publier un article sur ce thème, mais au final le sujet me tient trop à cœur pour que je laisse passer. Et après tout, ce n’est pas parce que ce blog parle majoritairement de voyages qu’il ne doit parler que de ça. D’ailleurs ce sujet nous impacte en tant que voyageurs, quand on déguste un mojito les pieds dans l’eau en vacances, ou lorsqu’en balade au bord de l’océan, on aperçoit des déchets plastiques qui flottent dans les vagues !

Ce 3 février 2018, c’est la première journée internationale sans paille

Cette journée, organisée à l’initiative de l’association Bas Les Pailles, a pour but d’éduquer le plus grand nombre aux dangers de l’utilisation des pailles en plastique pour l’environnement, en particulier les océans et la faune marine, et pour notre santé. C’est également l’occasion de mettre en avant la pétition visant à interdire les pailles en plastique en France (à signer ici).

– Straw Wars –
Pourquoi tant de haine contre les pailles ?

  • Comme tout produit à usage unique, les pailles en plastique jetables sont un fléau car elles sont coûteuses à produire (coût en eau, en énergie, en matière) et à éliminer, pour un usage très limité. Fabriquer un produit et galérer pour s’en débarrasser, tout ça pour un seul usage, c’est un peu bête non ?
  • Les pailles en plastique jetables sont difficilement recyclables en raison de leur petite taille,  elles finissent généralement dans les océans (elles font partie des 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans chaque année).
  • Les pailles finissent sur les plages et dans les océans, le plastique se morcelle et les animaux marins ou les oiseaux les confondent avec de la nourriture. Ingéré par les animaux, ce plastique finit par arriver dans nos assiettes !
  • Aux Etats-Unis, 500 millions de pailles sont consommées et jetées chaque jour. En France, ce sont 8,8 millions de pailles/jour, rien que pour l’industrie du fast food.

Source : http://www.baslespailles.org/

Qu’est-ce qu’on peut y faire ?
3 actions faciles à la portée de tout le monde

  • Au bar, au restaurant, de partout : demander ses boissons sans paille. Et pour ceux qui n’envisagent pas de boire leur mojito sans paille, il existe des pailles réutilisables (en bambou, en inox) à emporter avec soi !
  • Sensibiliser son entourage : nos proches et nos amis bien sûr, mais aussi les bars, cafés et restaurants où on va prendre un verre.
  • Signer la pétition pour interdire les pailles en plastique en France (disponible ici).

Et vous, êtes-vous prêts à vous passez des pailles en plastique ?

 

 

Lake Agnes, Banff National Park

Randonnées et routes scéniques à Banff National Park

Banff National Park, je le confesse, c’est mon coup de foudre au Canada. Les paysages sont tellement beaux (surtout en automne) et il y a tant à voir ! On pense d’ailleurs y retourner d’ici quelques années pour faire d’autres randonnées et y camper ! En attendant, je vous emmène pour une petite visite guidée…

Lake Louise & Lake Agnes

Le Lake Louise et le Lake Moraine sont probablement les deux endroits les plus touristiques du parc. Nous avons dû faire l’impasse sur ce deuxième en raison d’un planning trop rempli, mais nous ne pouvions pas manquer le beau Lake Louise ! Un passage tellement obligé qu’on y retrouve des hordes de touristes asiatiques, qui à peine descendus de leur bus, enchaînent les selfies devant l’eau plus bleue que bleue et te gâchent le plaisir d’être là. Heureusement, la majorité des visiteurs ne vont pas plus loin que les rives du lac, or le meilleur moyen d’admirer la vue, à mon sens, c’est d’en dessus !

Depuis Lake Louise, je vous conseille en effet de monter jusqu’au Lake Agnes et de poursuivre ensuite jusqu’au point de vue Big Beehive (30-40 minutes depuis la Tea House de Lake Agnes. Le sentier est raide mais ça vaut vraiment le coup !). Le Lake Agnes est enserré de pics qui se reflètent parfaitement sur sa surface lisse, ce qui le rend encore plus impressionnant que le Lake Louise. Quant au Big Beehive Lookout, il permet d’admirer les pics voisins et d’avoir une vue en plongée sur le Lake Louise. C’est là qu’on se rend vraiment compte de sa couleur hors du commun !

Lake Louise, Banff National Park
Montée vers Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Big Beehive Lookout, Banff National Park
Big Beehive Lookout, Banff National Park
Big Beehive Lookout, Banff National Park
Big Beehive Lookout, Banff National Park
#1 Lake Louise / #2 Depuis le sentier / #3-6 Lake Agnes / #7-9 Montée vers Big Beehive / #10-13 Vue sur Lake Louise depuis Big Beehive Lookout

Les routes scéniques

# Vermilion Lakes Road

Les lacs Vermilion se situent un peu à l’ouest de la ville de Banff. C’est un endroit paisible, aux couleurs intenses et où vivent beaucoup d’animaux sauvages. Par temps clair, le Mount Rundle et la Sulphur Mountain se reflètent dans les lacs comme dans un miroir. Nous y étions en plein jour et c’était déjà superbe, mais apparemment c’est aussi un spot idéal pour admirer le lever et le coucher du soleil !

Vermilion Lakes Road, Banff National Park
Vermilion Lakes Road, Banff National Park
Vermilion Lakes Road, Banff National Park

# Bow Valley Parkway

La Bow Valley Parkway (Highway 1A) est une route alternative à la Trans-Canada Highway (Highway 1) pour traverser le parc entre Lake Louise et la ville de Banff. Cette route scénique offre de beaux points de vue, des endroits sympas pour picniquer, des sentiers de randonnée… et l’occasion de croiser un troupeau de mountain goats au détour d’un chemin ! Bien plus agréable que la Trans-Canada, la route serpente entre les arbres rouges et or et offre une vue splendide sur les montagnes alentour.

Bow Valley Parkway, Banff National Park
Bow Valley Parkway, Banff National Park
Bow Valley Parkway, Banff National Park
Lake Minnewanka, Banff National Park

# Icefields Parkways

The Icefields Parkway est le nom donné à la route qui relie Lake Louise au parc Jasper. Longue d’environ 230 km, elle passe de nombreux pics enneigés et plusieurs glaciers, et est tout simplement considérée comme une des plus belles routes au monde ! Nous n’avions malheureusement pas le temps d’aller à Jasper mais sur le conseil de notre hôte à Golden, nous avons quand même fait un petit bout de la route, avant de repartir vers le sud du parc. Le temps mitigé et une overdose de kilomètres font qu’on ne l’a pas vraiment appréciée à sa juste valeur, mais je pense que c’est effectivement une très belle route à faire !

Icefields Parkway, Banff National Park
Icefields Parkway, Banff National Park
Icefields Parkway, Banff National Park

 

A lire aussi

> Un mois au Canada, de Vancouver à Montréal
> Une journée à Yoho National Park

 

Emerald Lake, Yoho National Park

Une journée à Yoho National Park

Comme ses célèbres voisins Banff et Jasper, Yoho National Park est situé dans les Rocheuses canadiennes. Le très sympathique gérant de notre hôtel à Golden nous a vivement conseillé d’y passer une journée avant d’aller explorer Banff. Nous avons suivi ses recommandations et choisi deux randonnées plutôt faciles, qui nous ont permis de voir de superbes paysages. Je le disais dans ce premier article, l’automne au Canada c’est une palette de couleurs magnifique !

Pour tout savoir sur Yoho National Park et obtenir des informations sur les randonnées à faire dans le parc, je vous invite à consulter le site du gouvernement canadien qui recense les principaux sentiers, des plus courts aux plus exigeants.

Wapta Falls

Cette randonnée facile commence près de la bordure ouest du parc. Pour y accéder, il faut sortir de la Trans-Canada Highway et emprunter un chemin (pas très indiqué si mes souvenirs sont bons – mieux vaut utiliser un GPS) qui conduit à un petit parking. Le sentier qui s’enfonce dans la forêt est plutôt plat et facile à suivre. Il conduit jusqu’à la cascade Wapta, qui est la plus grosse du parc (regardez la taille des gens sur les photos !). On peut admirer la cascade d’en haut en arrivant puis descendre jusqu’au pied. Le volume d’eau est impressionnant et ça fait un sacré raffut quand on s’approche !

Distance (AR) : 4,6 km
Durée (AR) : environ 1h30
Dénivelé : 30 m

Wapta Falls, Yoho National Park
Wapta Falls, Yoho National Park
Wapta Falls, Yoho National Park
Wapta Falls, Yoho National Park
Wapta Falls, Yoho National Park
Wapta Falls, Yoho National Park
Wapta Falls, Yoho National Park

Emerald Lake

Une promenade tout en douceur autour du lac.
Ce sentier presque plat ne présente aucune difficulté et permet d’admirer le lac sous toutes ses coutures. Il y a du monde sur les premiers mètres mais très vite on se retrouve seul car beaucoup de touristes viennent juste admirer la vue sur le lac et le lodge qu’on voit sur la première photo, et repartent sans aller plus loin. Le tour est vraiment sympa, car la végétation et la vue sur les montagnes changent d’un côté à l’autre. C’est aussi un bon endroit pour un picnic paisible.

Distance (AR) : 5,2 km
Durée (AR) : environ 2h
Dénivelé : minime

Pour une randonnée un peu plus exigeante, suivez le sentier du Emerald Bassin, qui commence le long de la rive puis rejoint un amphithéâtre naturel (9,2 km).

Emerald Lake, Yoho National ParkEmerald Lake, Yoho National Park
Emerald Lake, Yoho National Park
Emerald Lake, Yoho National Park
Emerald Lake, Yoho National ParkEmerald Lake, Yoho National Park
Emerald Lake, Yoho National Park

A lire aussi

> Un mois au Canada, de Vancouver à Montréal
> Randonnées et routes scéniques dans Banff National Park (A VENIR)

Roadtrip au Canada

Un mois au Canada, de Vancouver à Montréal

Après un mois à parcourir les Etats-Unis en long en large et en travers (littéralement !), il ne nous restait plus qu’une frontière à passer pour atteindre le pays le plus au nord du continent américain, dernière étape de notre voyage. Nous attendions avec impatience de découvrir Vancouver et Montréal, d’explorer les parcs nationaux Banff et peut-être Jasper, et de nous initier au wwoofing ! Faire du wwoofing était un de nos souhaits pour ce voyage, et nous étions ravis de recevoir une réponse positive sur Vancouver Island.

Comme aux États-Unis, nous avons loué une voiture afin de pouvoir nous déplacer en toute autonomie, et de pouvoir transporter sans trop de problème tout notre attirail de camping, qui nous alourdissait considérablement. En revanche au Canada, pas question de camper car lors de notre séjour la saison était déjà presque finie (la plupart des campings ferment d’octobre à mai). Nous avons quand même pu planter la tente une dernière fois le temps d’un week-end à Vancouver Island.

Vancouver

Nous avons pris un bus direct depuis Seattle pour rejoindre Vancouver. Le prix des logements est très élevé dans la ville, c’est pourquoi nous avons choisi un Airbnb à Burnaby, dans la banlieue proche. C’était plus économique mais il fallait quand même compter 40 minutes en bus pour rejoindre le centre. Nous avons profité du beau temps pour faire une grosse promenade dans le centre, en traversant même le Granville Street Bridge pour rejoindre la petite île de False Creek.  La traversée permet d’admirer la baie, avant d’accéder au quartier appelé Granville Island. Ancienne zone industrielle reconvertie, elle abrite maintenant un kids market dédié aux jouets pour enfants, un marché de producteurs locaux (qui donne envie de tout acheter), et une zone piétonne plutôt sympa.

La Baie de Vancouver
La vue depuis Granville Street Bridge

Vancouver n’est pas dénuée de charme, mais on ne peut pas dire non plus que c’était le coup de cœur. Un peu trop gris peut-être, trop de voitures, trop ville. Comment ignorer également un de ses problèmes les plus marquants, les milliers de sans-abris qui se rassemblent sur quelques blocs du quartier Est, et qui vivent littéralement dans la rue avec toutes leurs possessions ?

10 jours de wwoofing à Ducan, Vancouver Island

Nous quittons Vancouver en voiture pour aller rejoindre Vancouver Island, la région la plus à l’Ouest du Canada. Passage obligé par le ferry qui coûte une petite fortune (90$ CAD de Horseshoe Bay à Nanaimo). Dans l’après-midi nous arrivons chez Caleb et Robin, nos hôtes pour les 10 prochains jours. Trentenaires originaires de l’île, ils se sont tous les deux mis à temps partiel dans leurs job respectifs afin de consacrer du temps à leur fils Benji et de lancer leur petite exploitation.

Ils produisent des légumes (choux, carottes, salades, tomates, courgettes…), des fruits (fraises, framboises, pommes) et élèvent des poules pour leurs œufs et des poulets pour leur viande. La jardin, malgré sa petite taille, produit très bien, ce qui leur permet de vendre des paniers hebdomadaires en haute saison en plus de leur propre consommation. Ils ont aussi un petit stand en bord de route où ils laissent des barquettes de fraises, de tomates cerises, et des légumes variés et où les passants peuvent se servir en laissant le prix indiqué dans une urne (les Canadiens sont super honnêtes, c’est génial).

Wwoofing au CanadaWwoofing au CanadaMarché de producteurs à Duncan
#1 Le jardin / #2 Notre tiny house / #3 Jour de marché à Duncan

Comme nous arrivons en fin de saison (fin septembre), le travail s’annonce assez léger : il s’agira essentiellement de faire les dernières récoltes et de préparer le jardin pour l’hiver. Nous nous mettons d’accord sur 4h de travail par jour, à organiser comme nous voulons, ce qui nous laisse largement le temps d’aller explorer Vancouver Island. Nous en profitons pour aller visiter le petit village de Duncan près de notre ferme et Victoria, la « grande » ville du sud de l’île, très jolie et agréable. Caleb, qui travaille là-bas, nous donne une liste longue comme le bras de restaurants et de bars à tester.

Nous partons aussi en week-end au nord de l’île, pour visiter la jolie ville de Tofino et le parc national Pacific Rim. Il y a beaucoup de route à faire et notre excursion est somme toute assez courte, mais on en profite pour camper une dernière fois et se régaler avec la gastronomie locale : fish and chips, dungeness crab et fruits de mer variés. Fabien en profitera même pour surfer une dernière fois, avec gants, bottes et cagoule pour résister à l’eau glaciale ! Courageux, il s’est même levé à 6h du mat pour aller surfer face au soleil levant, pendant qu’on mangeait des croissants avec Lilly bien au chaud dans la tente !

Parc national Pacific Rim
Parc national Pacific Rim
Parc national Pacific Rim
Parc national Pacific Rim
Coucher de soleil à Tofino
Tofino Ice House Oyster Bar
Surfer à Pacific Rim#1, 2, 3 & 4 Parc Pacific Rim / #5 & 6 Tofino / #7 Surf matinal

Au jardin nous cueillons des kilos de fraises, de framboises et de tomates cerises (sans oublier d’en gober quelques unes au passage). On s’occupe aussi de nourrir les poules et de récupérer les œufs, de couper et ranger du bois pour l’hiver, de préparer des centaines de têtes d’ail pour le stockage hivernal, de désherber et préparer les platebandes pour une mise en repos jusqu’au printemps. En échange nous sommes logés dans une tiny house tout confort (avec toilettes sèches et douche tiédasse à l’extérieur, un peu dur vu le froid qui s’installe) et nous profitons à fond des fruits et légumes du jardin et des œufs bien frais pour nos repas !

Parcs nationaux Banff & Yoho

Nous disons ensuite au revoir à nos hôtes et nous partons en direction du parc national Banff. La fin de la saison approche mais il y a encore beaucoup de monde, et les hébergements dans le parc sont impossibles à trouver. Nous décidons de loger 3 nuits à Golden (à l’Ouest du parc) puis 2 nuits à Canmore (à l’Est) mais ce n’est pas idéal, ça fait tous les jours beaucoup de voiture pour se rendre dans le parc.

Nous consacrons une première journée au parc national Yoho (Wapta Falls, Emerald Lake) puis nous explorons le parc Banff (aka un des plus beaux endroits du monde in my modest opinion) : Lake Louise, Lake Agnes, la route Icefields Parkway et la Bow Valley Parkway, Lake Minnewanka, la route scénique Vermillion Lakes Road avec la vue sur Mount Rundle… Les paysages sont naturellement grandioses, mais les couleurs de l’automne canadien embellissent encore le décor. Les températures sont plus que fraîches (on a commencé certaines balades par -1°), mais on est équipé ! J’ai adoré être là, les randos qu’on a faites à Banff comptent parmi les plus belles qu’on ait faites dans ce voyage. Du coup je rajoute 2 articles bonus à venir très prochainement :

A LIRE :
> Une journée à Yoho National Park
> Randonnées et routes scéniques dans Banff National Park (A VENIR)

Emerald Lake dans Yoho National Park
Vermillion Lakes Road, Banff National Park
Big Beehive Lookout au dessus de Lake Agnes, Banff National Park
#1 Emerald Lake (Yoho) / #2 Vermillion Lakes Road (Banff)/ #3 Vue sur Lake Louise depuis Big Beehive Lookout (Banff)

L’endroit est magnifique et on pourrait y rester encore longtemps tant il y a d’endroits à explorer et de randonnée à faire ! Nous avons loupé le Lake Moraine, censé être un des plus beaux endroits du parc ! Malheureusement nos billets d’avion pour Montréal sont réservés et il faut avouer qu’après plusieurs semaines de roadtrip on en a marre de rouler ! On ne visitera donc pas le parc Jasper, ce sera pour une autre fois !

Montréal

Nous arrivons à Montréal, pour dernière étape de ce voyage ! C’est la fin des haricots !
Nous avons choisi un Airbnb très bien situé dans le joli quartier du Plateau. Même si on la joue tranquille, on fait quand même pas mal de balades à pied, dans le quartier du Plateau à la découverte de ses petites boutiques, de ses façades et de son street art, vers le Vieux Montréal et le port, ou encore dans le parc Mont Royal. C’est un chouette endroit, les Montréalais sont chanceux d’avoir ce grand parc en centre-ville. Lilly y a fait la course avec des personnes faisant leur footing, ça a fait rire tout le monde.

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Tendre hommage à Leonard

C’est la fin du voyage alors on se fait plaisir sur les repas : brunch gargantuesques chez Bagel Etc ou à L’Avenue, soirée bières artisanales et planche de charcut’ à la brasserie Dieux du Ciel, poutine à La Banquise. Les températures sont assez variables : on se promène en short au plus chaud de la journée mais le soir c’est manteau et écharpes !

Après quelques jours de détente et de préparation psychologique au retour, c’est le grand moment. Nous embarquons notre tonne de sacs dans un taxi et en route pour l’aéroport ! C’est la fin de notre voyage et de ces 9 incroyables mois sur la route. Nos récits ne s’arrêtent pas ici pour autant, il y a encore plein d’articles à venir !

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A lire aussi

> Une journée à Yoho National Park
> Randonnées et routes scéniques dans Banff National Park (A VENIR)
> Wwoofer avec un enfant (A VENIR)

Bilan 3 semaines au Chili

[Bilan] Chili : budget, conseils et coups de coeur

Deuxième pays découvert lors de notre voyage, le Chili est un pays tout en longueur : plus de 4 300 km de long ! Comme en Argentine, les distances d’un point à un autre sont grandes et il faudrait y passer des mois pour pouvoir explorer le pays en entier. Dans cet article, je dresse un bilan de notre séjour dans ce pays : ce qu’on a aimé et moins aimé, ce qu’on a dépensé, et aussi ce qu’on ferait différemment si c’était à refaire.

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Où, quand, quoi, comment ?

Nous avons passé 3 semaines au Chili. Nous sommes arrivés au niveau de Puerto Montt, via Bariloche en Argentine, et nous sommes repartis de San Pedro de Atacama pour rejoindre Salta au nord de l’Argentine. Nous y étions en février 2017, ce qui correspond à l’été et à la haute saison. A l’époque, le taux de conversion était d’environ 1€ = 685 CLP.

Nos étapes

Cliquez pour lire l’article correspondant
> Première étape au Chili : la Isla Grande de Chiloé
> Volcan Osorno et le parc Vicente Pérez Rosales
> Santiago, Valparaiso et Vina del Mar
> Colores de Valparaiso : une promenade colorée dans les rues de Valparaiso
> 4 jours dans le désert d’Atacama #1
> 4 jours dans le désert d’Atacama #2

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Chili bilan pratique

Comme son voisin l’Argentine, le Chili est un pays réputé pour être assez cher (nous avons quand même trouvé que c’était un peu moins cher). Les Chiliens ont la réputation d’être assez « carrés », plutôt bien organisés et respectueux de la loi, et il nous a semblé d’après nos discussions avec des locaux et ce que nous avons observé au quotidien que c’est une description assez exacte.

# Repas

Pour éviter d’exploser le budget alimentation, nous avons limité les repas pris à l’extérieur et cuisiné dès que c’était possible (petits-déjeuners, repas du soir, et certains midis) ou fait des sandwichs à emporter lors de nos excursions. A Santiago c’est facile de trouver à manger sur le pouce pour pas très cher (c’est l’occasion de tester les choripans !), mais dans les endroits touristiques les options économiques sont plus rares.

# Logements

On a privilégié Airbnb (pour des locations chez des particuliers ou des petits hostels qui proposent leurs chambres sur le site) et on a systématiquement réservé à l’avance car février correspond encore à la haute saison. A Chiloé cependant on aurait pu se passer de réserver car il y avait l’air d’avoir beaucoup de disponibilités. En revanche à San Pedro de Atacama, réserver était absolument nécessaire car la ville est assez petite, très touristique, et c’est en plein milieu du désert ! Attention pour ceux qui veulent explorer la Patagonie chilienne, notamment le parc national Torres del Paine : c’est très touristique et en haute saison tout est réservé à l’avance. Nous n’avons pas pu y aller car il n’y avait aucune disponibilité.

# Transports

Pour les bus longue distance, on a systématiquement réservé sur place (rien par internet), avec un ou deux jours d’avance. Les distances sont longues mais les bus sont plutôt confortables. Attention, les chauffeurs laissent parfois monter des vendeurs ambulants : surveillez vos affaires pour éviter les mauvaises surprises !

Quelques distances :
– Bariloche (Argentine) – Puerto Montt : 7h
– Puerto Montt – Castro : 3h30
– Puerto Montt – Puerto Varas : 30 minutes
– Puerto Montt – Santiago de Chile : 12-13h
– Santiago de Chile – Valparaiso : 1h45
– Valparaiso – Vina de Mar : 10-15 minutes
– Vina de Mar – San Pedro de Atacama : 23h
– San Pedro de Atacama – Salta (Argentine) : 12h

Nous avions loué une voiture à Puerto Montt pour aller sur l’île de Chiloé et ensuite à Puerto Varas, puis nous en avons loué une à nouveau à San Pedro de Atacama pour faire les visites sans avoir à passer par une agence touristique. Pour le reste nous avons tous les déplacements en bus ou à pied.

# Budget

Pour nous 3 (2 adultes et 1 enfant), nous avons dépensé 2 237€ pour 20 jours soit environ 37€ par jour et par personne (en comptant Lilly comme une personne à part entière). Notre estimation avant départ était de 35€ par jour et par personne*, donc on est plutôt cohérent avec nos prévisions sachant qu’on a choisi d’y aller en haute saison pour profiter d’une météo plus clémente et que le budget inclus 2 locations de voiture.
*Source : planificateur A-contresens

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Chili coups de coeur et déceptions

Ce qu’on a préféré

  • Le désert d’Atacama et ses paysages superbes ! C’est sans aucun doute l’endroit que j’ai préféré au Chili, malgré le fait que ce soit très touristique. Comme nous étions en voiture, nous avons pu faire nos visites en toute autonomie, et apprécier les paysages à notre rythme.
  • Les rues de Valparaiso : même si la ville en elle-même a mauvaise réputation, elle est superbe à explorer. On est resté ébahi devant ses murs couverts de graffitis et de couleurs.
  • Notre balade au pied du volcan Osorno dans le parc Vicente Pérez Rosales : le parc est peu fréquenté et on peut y randonner en toute tranquillité et gratuitement, à la découverte des beaux volcans de la région des lacs chilienne.
  • Les petites maisons toutes mignonnes de l’île de Chiloé. Cette partie de l’itinéraire nous a peu frustré car on n’a pas pu explorer autant qu’on le voulait, mais les paysages étaient pleins de charme.

On a moins aimé :

  • Viña de Mar, une étape qu’on trouvé complètement inutile et sans aucun charme.
  • Être coincés à San Pedro de Atacama avec nos galères de bus (à lire dans nos articles sur Atacama !).
  • Le fait que Lilly était tout le temps malade en voiture à Chiloé, ce qui nous a pas mal compliqué les choses.
  • Ne pas avoir pu faire le parc Torres del Paine : on a repéré ce parc trop tard et tous les hébergements étaient déjà réservés. On se console en se disant que de toute façon le célèbre trek du W (76 km à faire en 4-5 jours avec des conditions météo très variables) n’était pas faisable avec Lilly, mais il y avait peut-être des randos plus familiales à faire dans le parc.

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Conseils pour réussir son séjour au Chili

# Argent

  • Une commission est perçue à chaque retrait (5-6€). Mieux vaut payer au maximum par carte bleue plutôt qu’en cash (une option internationale peut être une bonne idée pour limiter les dégâts) et éviter de retirer des petites sommes.

# Transports

  • Les distances sont grandes, c’est un fait ! Si vous avez peu de temps pour visiter le Chili, il va falloir penser à l’avion pour éviter de perdre trop de temps en transit. En revanche si vous n’êtes pas pressé, le bus est la solution la plus économique, et croyez-moi, on s’habitue très vite à faire plus de 10h de bus (même avec un enfant) !
  • Les compagnies de bus au Chili pratiquent le yield management sur le prix des billets (contrairement à l’Argentine où les prix ont l’air d’être fixes). Ce qui veut dire que les prix varient en fonction du taux de remplissage du bus, et qu’il est possible d’obtenir de meilleurs prix si on est flexible sur la date et les horaires, ou si on profite d’offres de dernière minute.
  • Ne jamais acheter les billets de bus en ligne, il n’y a pas tout et les prix sont moins intéressants. En Amérique Latine, la meilleure option est toujours d’acheter son billet une fois sur place (à la gare ou à un guichet en ville s’il y a), en comparant les prix et les horaires des différentes compagnies. En haute saison, il est préférable d’acheter son billet 2-3 jours à l’avance.

# Logements

  • Réserver les logements à l’avance à Torres del Paine et San Pedro de Atacama.
  • Pour faire des économies, privilégier un logement avec cuisine (hostel ou Airbnb) pour préparer au moins le petit-déj et un repas sur deux.

# San Pedro de Atacama : location de voiture, altitude

  • Si vous souhaitez louer une voiture, sachez qu’il n’y a qu’une seule agence (Europcar) et très peu de véhicules disponibles. Réserver à l’avance est impératif. C’est assez cher mais c’est le seul moyen de faire les visites sans passer par des agences, et si vous êtes plus de 2 ça peut vite devenir intéressant.
  • Attention à l’altitude ! San Pedro est déjà à 2400 m, le salar de Talar est à 3950m et les Geysers del Tatio à 4280m. Respectez les précautions liées à l’altitude et surveillez maux de tête ou sentiments de malaise, surtout chez les jeunes enfants.

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Chili si c'était à refaire

  • On repenserait notre itinéraire Argentine/Chili pour intégrer les fjords chiliens, la Carretera Austral (et la visite des cathédrales de marbre !) et le parc national Torres del Paine avant de remonter plus au nord.
  • On préparerait mieux notre visite de Chiloé, pour voir et faire plus de choses et organiser des randonnées à pied.
  • On ferait tout pareil à Atacama : location de voiture pour pouvoir faire les visites de manière autonome (et être flexibles en cas de souci avec l’altitude pour Lilly) et covoiturage avec d’autres voyageurs pour rembourser partiellement le coût.
  • On n’irait pas à Vina de mar, par contre on ferait sûrement plus d’étapes entre Puerto Montt et San Pedro de Atacama, comme la route des vins par exemple (ou encore plein d’autres idées ici).
  • Dans un voyage différent et sans enfant, on tenterait sûrement le trek du W, à condition d’être bien préparés et équipés, et on ajouterait l’île de Pâques et ses mystères (et ses sites de plongée !).

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Chili vos questions

# Combien de temps prévoir à Valparaiso ?

Nous avons passé 2 nuits à Valparaiso, ce qui nous a permis d’avoir une journée entière pour bien arpenter la ville. Ça ne permet évidemment pas de tout voir, mais j’ai trouvé que c’était tout à fait suffisant et ça permet déjà d’en prendre plein les yeux !

A Atacama ?

Nous sommes restés au final 4 jours entiers sur place, dont 1 pour s’organiser et 3 jours d’excursions (soit 5 nuits sur place). C’était très bien, ni trop court ni trop long.
Important : San Pedro de Atacama est un endroit plutôt cher (nourriture et logement) et si vous faites les excursions avec des agences, chaque sortie est assez chère. Du coup ça ne sert à rien de rester à San Pedro si vous ne prévoyez pas un budget suffisant pour les excursions.
Bon à savoir : nos amis nantais qu’on a rencontré sur place nous ont dit avoir négocié un pack avec une agence : en réservant toutes les sorties avec eux, ils ont pu obtenir une belle réduction (l’équivalent d’une sortie gratuite).

# Que faut-il goûter au Chili ?

A Chiloé, il faut tester le curanto, un plat emblématique de l’île, qui se compose de fruits de mer, de viandes, saucisses et légumes, le tout cuit de manière traditionnelle dans un four aménagé dans la terre (bon courage pour trouver un vrai curanto, les restaurants touristiques cuisent tout en cocotte et puis basta !).
Sinon, il faut goûter le pastel de choclo (tourte au mais et à la viande), les empanadas (chaussons), la chorillana (plat de frites surmonté de viande, d’oignons frits, de saucisse et d’un oeuf au plat). Dans les restaurants vous aurez sûrement en amuse-gueule du pebre (un condiment plus ou moins piquant à manger tartiné sur des toasts, c’est délicieux). En boisson il faut goûter le mote con huesillo (d’allure fort étrange, il faut le dire) que je n’ai vu qu’à Santiago, le pisco et les vins chiliens !

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Conclusion

En me replongeant dans ces souvenirs, je me dis qu’il n’y a pas de doute, le Chili mérite qu’on y retourne. 3 semaines c’est définitivement trop court pour visiter cet immense territoire ! Les fjords, l’île de Paques, Torres del Paine… tous ces endroits nous font de l’œil et j’espère qu’un jour nous pourrons voir ces lieux magnifiques. En attendant je ne me lasse pas de revoir les photos du désert d’Atacama, qui sont un des plus beaux paysages qu’on ait traversé en Amérique du Sud !

Bien choisir son matériel pour camper aux Etats-Unis

Camper aux USA #2 | Matériel & budget

Lorsque nous avons pris la décision de traverser les Etats-Unis en campant, nous avons fait le premier pas vers notre addiction pour le matériel outdoors ! Nous n’étions pas des spécialistes du camping avant de partir (et on ne l’est toujours pas), mais après 3 semaines de camping aux USA et Canada, on se dit qu’on a peut-être quelques informations utiles à partager au sujet du choix du matériel et du budget que ça représente.

Où s’équiper en matériel outdoors aux Etats-Unis ?

Pour tout le matériel outdoors, la chaine REI est idéale. Il y a beaucoup de choix, les vendeurs connaissent leur sujet et sont vraiment de bon conseil. En plus de ça, la politique client de REI est incroyable : il est possible de retourner des articles, même s’ils ont été utilisés, et d’obtenir un échange ou un remboursement, sans condition. J’ai par exemple échangé mon matelas contre un plus épais, après 18 jours d’utilisation ! Tout ça sans aucun souci, en payant simplement la différence de prix.

Pour le matériel moins pointu (matériel de cuisine, lampes, bâche, etc.), nous avons fait nos achats à Walmart, la grande chaîne de supermarchés américains.

S’équiper à moindre coût
Si vous ne voulez pas y mettre beaucoup d’argent ou que vous prévoyez de camper assez peu et que vous ne voulez pas forcément investir dans du bon matériel, vous pouvez tout trouver à Walmart pour des prix défiant toute concurrence (tente, matelas, duvet… ils ont tout). Ce n’est certainement pas de la très bonne qualité, mais l’option existe. Sinon, il est possible de louer du matériel de camping dans des magasins spécialisés, à condition de pouvoir le rendre au même endroit.

REI matériel outdoors

Que faut-il pour camper aux Etats-Unis ?

Une tente, des duvets… a priori ce n’est pas compliqué de lister ce dont on a besoin. Mais on oublie facilement les petits accessoires, pourtant fort utiles, et ce n’est pas toujours évident d’estimer le budget que tout ça représente. J’espère que cette liste pourra vous aider !

Définir ses besoins

Avant de se lancer dans les achats, il vaut mieux définir ses critères prioritaires.
En ce qui nos concerne nous voulions du matériel de bonne qualité et durable dans le temps, offrant un bon compromis encombrement/prix (plus c’est compact plus c’est cher).

Avec un enfant
Lilly étant encore assez petite, nous n’avons pas pris de matelas ou de duvet pour elle afin de limiter les coûts et la quantité de matériel à transporter. On collait les deux matelas et on zippait les deux duvets ensemble pour faire un grand lit. On a quand même choisi une tente 3 personnes plutôt que 2 personnes pour ne pas être trop serrés et pour pouvoir continuer à l’utiliser après notre retour de voyage.

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Matériel de camping pour 2 personnes

  • 1 tente
  • 2 matelas ou un matelas double
  • 2 duvets
  • 2 oreillers de voyage
  • 1 bâche pour protéger la toile de tente sur les terrains avec cailloux, ou améliorer la protection en cas de pluie
  • 1 réchaud à gaz + cartouches de gaz + allumettes waterproof
  • 1 ensemble d’ustensiles (1 casserole avec couvercle, 2 gamelles, 2 sporks, 2 tasses, 1 louche/cuillère résistant à la chaleur)
  • 1 lampe de table/tente + 1 ou 2 lampes frontales
  • 1 éponge, 1 produit vaisselle, 1 torchon pour essuyer

Matériel additionnel plus ou moins nécessaire

  • 1 glacière
  • papier d’alu pour les grillades, pics et marshmallows
  • 2 chaises pliables
  • 1 nappe / toile cirée (pour couvrir les tables qui ne sont jamais très propres)
  • 1 bassine pour transporter la vaisselle à laver et la ranger une fois propre
  • 1 caisse pour ranger la nourriture et les ustensiles dans la voiture
  • des firestarters pour démarrer le feu en cas de pénurie de petit bois

Feu de camp

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Combien ça coûte ?

Pour s’équiper complètement pour 2 personnes, en choisissant du matériel de bonne qualité, nous en avons eu pour environ 850$ soit 711€ (hors consommables tels que les cartouches de gaz ou les piles).

Budget camping

En plus de ça, nous avons rajouté quelques éléments, que nous avons trouvés bien utiles mais qui n’étaient pas non plus obligatoires : 2 sacs de compression pour transporter nos duvets (29$ x 2), 1 bâche à mettre sous la tente (3$), une petite glacière (15$), un duffle bag (25$) pour transporter tout le matériel.

Investissement Vs Economies réalisées

Avant de décider de camper (et donc d’acheter tout ce matériel), nous avons pas mal hésité, car la dépense nous semblait importante. Après 3 semaines de camping, voilà le bilan :

  • La dépense pour ce matériel, contrairement à la dépense qu’on aurait faite pour un van aménagé par exemple, est un investissement, puisque nous avons pu ramener tout ce matériel avec nous et nous le réutilisons.
  • Le fait d’acheter ce matériel et de pouvoir camper nous a permis d’économiser sur le prix de chaque nuit. Une nuit d’hôtel/motel coûtant au mieux entre 55 et 70$ (Vs 15 à 40$ max pour une nuit de camping), on a estimé qu’on économisait entre 30 et 50$ par nuit. Sur 20 nuits de camping, ça représente une économie d’environ 800$, ce qui rembourse déjà l’investissement.
  • En plus de ça, comme nous avons pu cuisiner la majorité des repas, nous avons facilement économisé 30$ par jour, soit encore une économie de 600$ sur la durée de notre camping.

Conclusion : même si le montant de l’investissement initial semblait élevé, c’était de loin l’option la plus économique.

Tente Marmot Limelight 3P

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Focus : notre matériel testé et approuvé

On est très content du matériel qu’on a acheté alors je vous donne les références, à toutes fins utiles :

La tente : Marmot Limelight 3P895812

Tente 3 saisons, très facile à monter, assez légère et compacte. Très bien pour 2 adultes et un jeune enfant (en revanche ce n’est pas une vraie 3 personnes, elle serait un peu petite pour 3 adultes).
Prix : 325$ TTC

Les matelas : REI self inflated 2,5 inches870756

Très confortable, assez large (on dormait à 3 sur 2 matelas), surface douce qui ne se salit pas beaucoup, se gonfle quasiment seul (à finir en soufflant 2-3 fois) et se roule facilement. Il existe des matelas plus compacts mais celui-ci est un bon compromis confort/prix/encombrement. NB : j’ai eu pendant plusieurs jours le 1,75 inches mais il est moins confortable et se salit assez vite.
Prix : 98$ TTC

Les duvets : The North Face Dolomite 20895557

Confortable et chaud, on peut en zipper deux ensemble pour faire un duvet 2 personnes (on dormait à 3 dedans et c’était spacieux !). Adapté jusqu’à 20° Fahrenheit soit -7° Celsius. NB : nous avons commencé avec les Dolomite 40 mais ce n’était pas suffisant et nous avons immédiatement échangé contre des 20.
Prix : 79$ TTC.

A lire aussi

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> Camper aux USA #1 : Conseils & bonnes adresses
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Camper aux USA #1 | Conseils & bonnes adresses

Lorsque nous avons atterri aux États-Unis, nous n’avions pas de plan précis : nous avions en tête un itinéraire plus ou moins défini, mais le « comment » restait assez vague. Dormir à l’hôtel, louer un van aménagé, camper ? Il faut dire qu’après 7 mois en Amérique du Sud, nous avions envie de pouvoir continuer à improviser, ne pas être obligés de tout planifier à l’avance. Après un peu de réflexion, nous avons opté pour le camping en tente, qui nous convenait en terme de budget tout en nous permettant de rester flexibles et de faire notre itinéraire au fur et à mesure.

Pourquoi camper aux Etats-Unis ?

Les Etats-Unis sont le pays des roadtrips mais aussi du camping ! C’est une expérience assez différente de ce qu’on connait en France.

  • Comparé aux hôtels et motels, c’est la solution la plus économique. Déjà parce que la nuit en elle-même coûte moins cher, et en plus parce qu’on a la possibilité de cuisiner donc on économise sur les repas.
  • On peut être dans la nature, faire des feux de bois, se lever avec le soleil… Entre une chambre de motel aux murs défraîchis et une clairière ensoleillée dans les bois, je n’hésite pas longtemps !
  • En plus de ça, camper permet d’être dans les parcs nationaux dès le matin et donc de gagner du temps pour randonner et découvrir.

Camper autour de Salt Lake City

Camper aux USA : les options

# En RV (Recreational Vehicules = camping-cars ou caravanes).

C’est une solution très prisée des Américains, qui ont l’air d’être nombreux à posséder un RV et à l’utiliser pour leurs vacances.
Avantages : confort (au sec, avec électricité, frigo, douche et WC), très appréciable quand on voyage avec des enfants par exemple ; possibilité de dormir gratuitement sur certains parkings de supermarchés ; pas grand chose à installer/ranger quand on change de lieu.
Inconvénients : c’est gros (voire énorme) à conduire et à garer ; les emplacements dans les campings sont nettement plus chers que les emplacements pour tentes ; la location du RV en elle-même est chère, et le véhicule consomme beaucoup d’essence ; ce n’est pas pratique pour les visites (la majorité des gens qu’on voyait en RV trainaient derrière eux une voiture pour pouvoir faire les visites, car dans les parcs en plein été, c’est juste impossible -voire interdit- de se garer sur les aires de parking avec un camping-car).

[A LIRE] Ils l’ont fait en RV : Audrey (Talons Hauts et Petits Pots)

# En van aménagé

L’offre de vans aménagés est encore faible par rapport aux RV mais plusieurs prestataires le proposent : Jucy, Escape Campervan, Wicked Campers. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette option n’est pas réservée aux couples : la plupart proposent jusqu’à 4 couchages grâce à une partie dépliable sur le toit.
Avantage :  protection contre la pluie ; généralement un petit frigo ; dans les campings ça correspond à un emplacement « tente » donc beaucoup moins cher qu’un RV et on peut envisager de dormir gratuitement sur des parkings là où c’est autorisé ; pas grand chose à installer/ranger quand on change de lieu.
Inconvénient : le prix de la location reste élevé* (mais peut être compensé si vous arrivez à camper dans des endroits gratuits) ; pas beaucoup d’espace à l’intérieur pour ranger les bagages quand on est plus de 2 ; il faut quand même cuisiner à l’extérieur. A part ça, c’est une solution que j’aurais beaucoup aimé essayer.
*Pour 3 semaines en août-septembre, les prix que nous proposaient les 3 agences ne descendaient pas en dessous de 3500$. Cependant les prix hors saison semblent être beaucoup plus sympas.

[A LIRE] Ils l’ont fait en van aménagé : Juliette (Je ne sais pas choisir), Fanny (Baby meets the world)

# En tente

La tente est l’option qui me semble la plus économique, même s’il ne faut pas oublier dans les calculs qu’il faut quand même louer une voiture pour se déplacer et payer les emplacements de camping. N’ayant pas de matériel de camping, nous avons dû tout acheter sur place mais même ainsi ça restait l’option la plus économique, car l’investissement a été complètement remboursé par les économies qu’on a réalisées en choisissant cette option.
Avantage : le prix par rapport aux hôtels/motels et par rapport aux 2 autres options décrites ci-dessus, la flexibilité (il y a des campings partout, même dans les grandes villes), la proximité avec la nature (dormir sous les étoiles !) et le côté aventure.
Inconvénient : confort limité, expérience peu agréable si le temps est mauvais, obligation de monter/démonter la tente à chaque fois qu’on se déplace, pas de frigo. Limité dans le temps par la météo (difficile de camper hors saison).

[A VENIR] Camper aux USA #2 : matériel & budget

Camper aux Etats-Unis

Où peut-on camper aux Etats-Unis ?

On ne peut pas camper n’importe où aux Etats-Unis, mais les options sont nombreuses. Dans les campings (campgrounds), les emplacements sont généralement constitués d’un espace pour garer sa voiture, d’un espace pour la tente, d’une table de picnic et d’un fire pit pour faire de jolis feux de bois ! Les campings « civilisés » sont généralement équipés du wifi et offrent parfois des points d’eau et des prises électriques sur chaque emplacement, mais pour les campings plus « natures », on se contente d’un point d’eau commun et de toilettes sèches !

Pour des informations plus détaillées sur les options de camping aux Etats-Unis, je vous invite à lire ce très bon article du Blog de Mathilde.

# Campings des parcs nationaux, forêts nationales, etc.

Généralement pas très chers, et souvent assez sommaires. Certains permettent les réservations (et sont complets plusieurs mois à l’avance), d’autres fonctionnent sur le principe du premier arrivé premier servi (first come first serve).

# Campings privés

On trouve de tout, du plus basique au plus confortable.
Nous avons passé plusieurs nuits dans les campings de la chaîne KOA, qu’on trouve un peu partout aux USA. Ils sont confortables, réservables via internet, et c’est un bon moyen d’avoir accès à quelques services bien utiles : douches chaudes, électricité pour recharger les appareils, wifi pour planifier l’itinéraire, laverie. Bon point supplémentaire : il y a généralement des jeux pour enfants et une piscine. Les KOA des grandes villes n’étaient pas très agréables (des centaines d’emplacements, peu d’espace) mais ceux des petites villes sont souvent de petite taille et beaucoup plus sympathiques.

# Camping sauvage (backcountry camping)

Autorisé dans certains parcs nationaux et sous réserve d’avoir obtenu préalablement un permis auprès des rangers.

# Emplacements gratuits (villes, périphéries, bord de route…)

Les RV et vans peuvent aussi envisager de s’arrêter gratuitement dans des endroits où cette pratique est tolérée, comme par exemple sur les parkings de certains supermarchés. Des apps et sites internet recensent les endroits où c’est autorisé.

Important :
– Bon nombre de campings ne sont pas ouverts toute l’année, en raison de la météo ou pour offrir une période de calme aux animaux des parcs. La saison va généralement de mai à septembre. Si vous voyagez en dehors de cette période, renseignez-vous en amont !
– Par ailleurs, même en été il peut faire très froid dans certains parcs situés en altitude ou au nord des Etats-Unis. A Yellowstone par exemple, nous avions des températures négatives la nuit alors qu’il faisait 30°C dans la journée !

Emplacement équipé d'un feu de camp

Conseils en vrac

# Manger pas cher
Walmart est votre ami ! On y trouve des sandwichs énormes, des salades ou encore des pizzas pour quelques dollars. Si vous ne pouvez pas cuisiner, c’est l’option la plus économique et pas forcément la pire au niveau nutritionnel… Sinon il y a bien sûr les fast foods mais c’est vite une dizaine de dollars par personne, quand aux restos, en plus du prix plus élevé, il faut ajouter les taxes et le tip (15 à 20%). Conclusion : cuisinez, faites des sandwichs ou mangez chez Walmart !

# Feux de bois
Le bois est très cher dans les campings (7-8$ le bundle), mieux vaut l’acheter à l’extérieur lorsque vous en avez la possibilité. Et n’en achetez pas trop ! On en a souvent récupéré sur place (bûches laissées ou offertes par des voisins de camping), et on peut parfois ramasser du bois mort dans les parcs (à Yellowstone notamment). Par ailleurs en haute saison les fire bans (interdiction de faire du feu) sont fréquents à cause du risque d’incendie.

# Glace
Les Américains ne connaissent pas les pains de glace qu’on met au congélateur. Pour leurs glacières, ils achètent des paquets de glaçons qui se vendent un peu partout, à 2 ou 3$ l’unité, ce qui représente vite un gros budget ! Comme nous étions obligé d’avoir du lait pour Lilly (vendu uniquement en frais), nous avons pris une toute petite glacière et on la remplissait en général gratuitement dans les stations services ou les fast foods, en demandant gentiment.

Camping inoubiable sur Antelope Island

Nos bonnes adresses de camping

***** ARIZONA *****

# Page / Lake Powell

Wahweap Campground : 26$ taxe incluse pour un emplacement tente. Réservation possible. Le campground est plutôt chouette et assez tranquille, situé sur la rive du lac Powell.
NB : le campground se trouve dans Glen Canyon National Recreation Area, dont l’entrée est payante si vous n’avez pas le pass « America the Beautiful« .

***** UTAH *****

# Panguitch (35 min de Bryce Canyon)

Panguitch KOA : 30$ taxe incluse pour un emplacement tente. Les KOA ne sont pas toujours agréables, mais celui-ci est de petite taille et tranquille. Wifi, prises électriques, douches, situé à proximité d’un petit supermarché. Distance Bryce Canyon : 35-40 min.

# Salt Lake City et alentours

Salt Lake City

Le KOA n’a aucun charme et est bruyant, mais reste intéressant car bien moins cher qu’un motel.

Antelope Island State Park

Il y a seulement 52 emplacements sur l’île, ce qui assure une certaine tranquillité ! Tous sont primitifs (pas d’eau ni d’électricité, pit toilets) mais un point d’eau potable avec douches payantes est disponible à Bridger Bay Beach.
Les réservations doivent être faites au moins 2 jours à l’avance. La veille et le jour même c’est le principe du premier arrivé-premier servi qui s’applique. Les réservations sont fortement conseillées le weekend.
Prix : 15$ taxe incluse (comprenant l’entrée dans le parc, qui vaut elle-même 10$)
Site web : Antelope Island State Park / campgrounds.
NB : Il y a un Walmart juste avant l’entrée de l’île pour se ravitailler.

Albion Basin Campground

Probablement le plus chouette campground qu’on ait fait ! Altitude : 2900 m. Ouvert seulement en été (dates sur le site www.recreation.gov). Les réservations doivent être faites au moins 4 jours à l’avance, sinon c’est le principe du premier arrivé-premier servi qui s’applique. Points d’eau, pit toilets, pas d’électricité. Plusieurs départs de balade à proximité. Prix : 21$ taxe incluse pour un emplacement tente.

***** WYOMING *****

A Grand Teton et Yellowstone, je vous conseille de réfléchir à l’avance à ce que vous souhaitez faire et voir et de choisir vos campgrounds en fonction. En effet, les distances sont grandes à l’intérieur du parc, et on perd beaucoup de temps à aller d’un point à l’autre. Pour choisir, prenez également en compte la localisation des services : douches, laverie, superette… car il n’y en a pas de partout.

A Grand Teton nous avons apprécié le campground Colter Bay à côté du lac Jackson (réservable) et à Yellowstone le Norris Campground (first come first serve).

***** WASHINGTON *****

# Bay Center

Bay Center/Willapa Bay KOA : 35$ taxe incluse pour un emplacement tente avec électricité. Camping agréable et tranquille. Comme tous les KOA : wifi, électricité, douches chaudes. Prendre un petit déj pantagruélique au Dock of the Bay juste à côté.

A lire aussi

> An American Roadtrip : les Etats-Unis en camping
> Camper aux USA #2 : Matériel & budget
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Roadtrip d'un mois aux Etats-Unis

An American roadtrip | Les Etats-Unis en camping

Arriver à Las Vegas après 7 mois en Amérique Latine, je peux vous dire que ça nous a  fait un sacré choc ! Entre le béton partout, les hôtels immenses, et le fait qu’on était les seuls originaux à vouloir se déplacer à pied dans un pays où tout se fait en voiture… on s’est senti un peu en décalage ! Cerise sur le cupcake, l’organisation de notre roadtrip était encore assez floue (van ou voiture ?, campings ou motels ?), ce qui n’a fait que renforcer ce sentiment de flottement.

En effet jusqu’au dernier moment, on espérait pouvoir louer un van aménagé (Jucy par exemple) mais nous n’avons pas réussi à obtenir un budget qui nous convenait. Avant de quitter le Costa Rica on s’est donc décidé à réserver une voiture pour 3 semaines. Nos deux premières nuits aux USA ont suffit à confirmer qu’il n’était pas question d’aller de motel en motel. Même les plus basiques restaient trop coûteux, et dans les endroits qui nous intéressaient tout était déjà réservé ou trop cher. Nous avons donc naturellement convergé vers une solution qu’on envisageait depuis un moment déjà : acheter tente & duvets et traverser les USA en campant.

Camper sur Antelope Island, Utah

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Notre itinéraire : 3 000 miles à travers les USA

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Départ de San José, Costa Rica. Après un atterrissage d’urgence au Belize pour débarquer un passager gravement malade (comme dans les films), nous atterrissons à Las Vegas. Il fait au moins 35°C. Un petit tour sur le Strip, une bonne nuit de sommeil, et nous voilà prêt à repartir.

Day #1 : Las Vegas –> Flagstaff (2 nuits)

On récupère notre voiture de location à l’aéroport et on part pour la ville de Flagstaff, choisie pour sa proximité avec le Grand Canyon. Bien motivés par notre décision de camper, on passe des heures à REI (le plus génial des magasins d’équipement outdoor) pour choisir notre équipement.

Day #3 – Flagstaff –> Grand Canyon –> Page

Départ de Flagstaff en direction du Grand Canyon (rive sud). Nous ne sommes pas préparés pour faire une longue randonnée, alors on attaque simplement le début du trail Bright Angel, qui descend dans le canyon. En ajoutant à cela un peu de marche le long du Rim et plusieurs arrêts pour admirer la vue… on a déjà de quoi se faire une bonne idée de son immensité !

Visiter le Grand Canyon

Nous reprenons ensuite la route jusqu’à Page afin de passer notre première nuit de camping au bord du Lake Powell. En arrivant, on admire la très belle vue sur le lac et le barrage Hoover. Après avoir installé la tente, on prépare notre premier feu de camp !

> Où camper à Page / Lake Powell : Wahweap Campground

Camper à Page au bord du lac Powell

Day #4 – Page –> Panguitch (2 nuits)
Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Bryce Canyon

Le lendemain, réveil avec le soleil (soit vers 6h) pour aller se baigner dans le lac Powell avant notre visite d’Antelope Canyon. A cette heure matinale il n’y a personne, et l’eau est plutôt chaude. Nous partons ensuite découvrir Lower Antelope Canyon, réservé 2 jours avant. Ce canyon unique en son genre est superbe mais il y a un monde fou, ça rend difficile d’apprécier la visite !

Lower Antelope Canyon, PageLower Antelope Canyon, Page

Avant de repartir vers le nord, on passe voir Horseshoe Bend, un méandre en forme de fer à cheval creusé par la Colorado River. C’est très beau et impressionnant, la couleur de l’eau est superbe et ça donne envie de revenir dans le coin pour descendre le Colorado en kayak.

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Nous repartons ensuite pour Panguitch où nous allons passer la nuit, afin de visiter Bryce Canyon. En chemin on passe à côté de Zion National Park et on se rend compte qu’on l’a oublié dans notre itinéraire ! On décide du coup de rester 2 nuits à Panguitch au lieu d’une pour avoir le temps d’y aller. On monte rapidement notre tente et on file pour essayer d’attraper le coucher de soleil à Bryce Canyon. La route passe par Red Canyon, c’est superbe. En arrivant, environ 30 min avant le coucher du soleil, on se rend compte que le soleil est déjà trop bas pour illuminer le canyon, par contre le site est magnifique. On décide de revenir le lendemain pour mieux en profiter. La nuit à Panguitch est bien froide (mine de rien on est à plus de 2000 m d’altitude), et on se rend compte que nos duvets ne sont pas assez épais !

> Où camper à Panguitch : Panguitch KOA

Day #5 – Zion National Park et Bryce Canyon

On visait un réveil matinal pour partir tôt à Zion, mais c’était sans compter le changement d’heure entre Arizona et Utah, qui fait qu’on se lève une heure plus tard que prévu ! Conséquence malheureuse, il y a déjà beaucoup de monde quand on arrive à Zion après 1h30 de route, et on perd pas mal de temps à l’entrée et à chercher une place pour se garer. D’ailleurs tout le parc semble saturé, et les navettes gratuites censées désengorger le site annoncent de gros délais. Partisans de la simplicité, on se décide pour une balade immédiatement accessible de là où nous sommes, le Watchman Trail. C’est une randonnée agréable et peu fréquentée à cette heure-ci de la journée, qui nous emmène au pied des falaises rouges qui caractérisent le parc.

Watchman Trail, Zion National Park Watchman Trail, Zion National Park

Ensuite il est déjà l’heure de repartir car nous voulons arriver à temps pour faire une randonnée dans Bryce Canyon. Nous attaquons d’un bon pas la descente en suivant le sentier Queens Garden et nous remontons par la Navajo Loop (environ 2h30). Le décor, fait de hoodoos, d’arches et d’incroyables sculptures naturelles aux teintes rouges et orangées, est absolument magnifique.

Bryce Canyon, Utah
Bryce Canyon, Utah

Day #6 – Panguitch –> Salt Lake City (étape)

Le lendemain nous prenons la direction de Salt Lake City. Être en ville ne nous fait pas rêver (et le KOA où on dort est moche à souhait) mais on profite de cette étape pour aller échanger nos duvets au REI du coin et pour planifier nos étapes suivantes, en périphérie de la ville.

Day #7 – Salt Lake City –> Antelope Island

La première étape sera Antelope Island State Park, une île de 68 km2 située au milieu du fameux lac salé, qui abrite plus de 600 bisons, des antilopes, des cerfs, des coyotes… Les réservations pour camper sur l’île n’étant pas possibles la veille pour le lendemain, c’est le principe du premier arrivé-premier servi qui s’applique. Nous partons donc très tôt le matin pour espérer avoir une place : petit moment de stress à l’arrivée, mais tout va bien, le ranger nous attribue un site à Bridger Bay, celui qu’on voulait ! Le paysage est magnifique, il n’y a personne à part des bisons et des antilopes. Après une balade dans le sud de l’île et un picnic, on se rend au bord du lac pour se baigner. 5 fois plus salé que l’océan, on y flotte très bien, c’est impressionnant ! Par contre l’eau est vaseuse et couverte de moucherons, donc on ne s’éternise pas. La journée se conclue par un coucher de soleil splendide sur le lac. On profite de la chaleur pour ne pas mettre le toit de la tente et on s’endort sous les étoiles.

> Camper dans Antelope Island State Park

En dehors des sentiers battus, Antelope Island dans l'Utah En dehors des sentiers battus, Antelope Island dans l'Utah En dehors des sentiers battus, Antelope Island dans l'Utah En dehors des sentiers battus, Antelope Island dans l'Utah

Day #8 – Antelope Island –> Albion Basin

Le lendemain, nous restons dans la région de Salt Lake City mais nous partons cette fois vers l’Est. Notre objectif ? Albion Basin, un domaine skiable qui surplombe la ville. On monte longtemps dans la montagne (au point de douter d’être sur le bon chemin) avant d’arriver au campground. La ranger qui nous accueille est très chouette et nous propose un de ses emplacements préférés : bien caché au milieu des arbres, avec une petite clairière pour monter la tente. Une fois installés, nous partons en balade vers Cecret Lake, une rando familiale vers un beau lac de montagne. Surprise : un élan y fait la sieste, tranquillement posé au bord du l’eau. Feu de camp et marshmallows sont au programme du soir !

> Camper à Albion Basin : Albion Basin Campground

Cecret Lake, Albion Basin Albion Basin Campground

Day #9 – Albion Basin –> Bear Lake (étape)

Nous mettons le cap vers Grand Teton National Park, avec une étape sans intérêt particulier à Bear Lake pour couper la route en deux.

Day #10 – Bear Lake –> Grand Teton (3 nuits)

Nous arrivons dans la matinée à Grand Teton National Park (quel nom !) et nous prenons une première nuit au campground Gros Ventre (à prononcer « gross vènteur »). Nous passons l’après-midi à visiter la petite ville de Jackson Hole et à repérer des randonnées. Le parc est très fréquenté à cette époque de l’année et le gros souci est d’arriver à se garer aux endroits les plus populaires : pour cette raison, on choisit d’éviter la zone de Jenny Lake, renommée mais trop touristique, et de partir à la place vers Tagart Lake. C’est une jolie marche assez facile jusqu’à un beau lac bleu-vert, entouré de forêt, que nous prolongeons en rentrant par Beaver Creek. Lilly marche quasiment tout le long !

On s’installe ensuite au campground de Colter Bay pour 2 nuits et pour changer des randonnées, on décide de s’offrir un tour en canoé sur le lac Jackson. Le prix est élevé (40$ pour 2h) mais la vue sur le Teton Range est magnifique, et ça nous fait bien plaisir de pagayer un peu ! L’après-midi est tranquille à défaut d’être particulièrement excitant (il en faut des comme ça) : laverie et pause internet !

Tagart Lake, Grand Teton National Park Canoé sur Jackson Lake dans Grand Teton National Park

Day #13 – Grand Teton –> Yellowstone (3 nuits)

Le lendemain, on part pour Yellowstone National Park. On a réussi à réserver un camping pour la première nuit (à Bridge Bay), mais tout est booké pour les nuits suivantes car c’est le weekend de Labor Day, et tous les Américains sont de sortie pour profiter encore une fois des parcs avant la fin de la saison ! Du coup le lendemain on se lève à 5h30 pour essayer d’avoir une place au Norris campground qui fonctionne uniquement sur le principe du premier arrivé/premier servi. Arrivés à 6h50, on est les 5èmes dans la file, et on obtient notre site à 8h15. Bien qu’on soit tous physiquement crispés par la longue attente dans le froid, les esprits sont détendus et l’ambiance est bonne ! En discutant avec un couple texan on apprend d’ailleurs qu’à Glacier National Park (où on comptait se rendre juste après), l’air est irrespirable à cause des incendies. Un changement d’itinéraire s’impose !

Pendant 3 jours on se rempli les yeux d’images de geysers, de cascades, de petits lacs nichés entre les sapins, de prairies d’herbes jaunies et de collines aux teintes bleutées. Le plus étonnant sera sûrement Grand Prismatic Spring, la plus grande source d’eau chaude des Etats-Unis, dont les couleurs incroyables rappellent celles d’un arc-en-ciel (d’où son nom).

Grand Prismatic Spring, Yellowstone National Park

Le plus beau, on ne fera que l’apercevoir lors de la traversée du parc en allant à Norris campground : les paysages encore endormis, juste avant l’aube, le lever de soleil à Hayden Valley, la brume qui se lève sur les lacs.

Yellowstone National Park Yellowstone National Park Yellowstone National Park Yellowstone National Park

Day #16 – Yellowstone –> Missoula (étape)

Le lendemain, nous partons pour Missoula, qui devait initialement être une étape sur notre route pour Glacier, et qui sera au final une étape vers l’ouest. Avant de quitter Yellowstone, on passe par les étonnantes terrasses en escalier de Mammoth Hot Springs, avant d’aller faire trempette dans la Boiling River. Elle porte bien son nom, c’est complètement bouillant ! On ne peut d’ailleurs se baigner qu’à la jonction entre la Boiling River (source chaude) et la Gardner River (froide), qui se mélangent sur une petite zone pour offrir une température a priori plus confortable. En réalité, on se crame la fesse gauche pendant qu’on se gèle la droite !

En sortant du parc, le ciel s’obscurcit de manière anormale et devient très gris. A Missoula, plus de doute, ce sont des incendies. L’air est lourd de cendres et on aperçoit un soleil rouge à travers l’atmosphère chargée de fumée. En regardant l’étendue des dégâts sur internet, on voit que le Montana, l’Idaho et l’état de Washington sont touchés, ce qui nous amène une fois encore à revoir nos plans.

Incendies dans le Montana, l'Idaho et l'état de Washington

Day #17 – Missoula –> Kennewick (étape)

On quitte rapidement Missoula en direction de l’Ouest, en espérant pouvoir se poser à Coeur d’Alene. Sur les photos l’endroit a l’air très joli, mais la fumée y est encore pire qu’à Missoula, alors on continue. On roule autant que possible, jusqu’à Kennewick où on dormira à l’hôtel pour ne pas être exposés à la fumée. Le lendemain on continue vers l’océan Pacifique, seul endroit qui semble épargné.

Day #18 – Kennewich –> Bay Center (2 nuits)

Effectivement, après 3 longues journées sur la route, et 900 miles parcourus, on trouve enfin un coin de ciel bleu à Bay Center, sur la côte. La région est pluvieuse, mais l’air marin nous fait du bien, et nous sommes content de nous poser après tant de route. Sur les conseils des locaux, nous partons explorer la petite ville de Long Beach, où nous passons une chouette journée entre magasins d’antiquités, restaurants de sea food (Salt Pub Ilwaco !) et la plage.

> Camper à Bay Center : Bay Center/Willapa Bay KOA

Clam chowder au bacon au Salt Pub à Ilwaco

Day #20 – Bay Center –> Olympic National Park (2 nuits)

Avant de rejoindre Seattle, où nous devons rendre la voiture, nous voulons profiter d’un dernier parc national. Malheureusement la météo tristement célèbre de l’Etat de Washington nous complique la tâche. Autre mauvaise surprise, alors qu’on s’attendait à une fréquentation assez faible (on est quand même mi-septembre), tous les campings sympas en bord de plage sont pris d’assaut, et on a du mal à trouver un endroit pour passer la nuit. On se retrouve finalement dans un petit camping perdu au milieu de la forêt (mais quand même presque plein), où il n’y a pas d’accueil mais juste une boîte dans laquelle laisser de l’argent.

Nous profitons quand même d’une éclaircie pour faire un tour en kayak sur le lac de la réserve indienne Quinault, avant de passer par Fork (la ville de Twilight), et de rejoindre Port Angeles pour notre dernière nuit de camping aux USA.

Olympic National Park, Etat de Washington

Day #22 – Port Angeles –> Seattle (5 nuits)

Et nous arrivons à Seattle, pour la fin de nos trois semaines de roadtrip. Avant d’aller rejoindre notre Airbnb dans le quartier Magnolia, on se dirige vers le Safeco Field où un match de baseball entre les Mariners de Seattle et les Angels de Los Angeles doit avoir lieu. Alors qu’on s’approche pour voir s’il reste des billets, un policier nous aborde pour nous demander si on vient voir le match. Il a des places en trop à donner, et souhaite les offrir à une gentille famille. On a du mal à croire à notre chance, mais quelques instants plus tard, nous voilà dans la place ! Et une fois de plus le charme de Lilly opère, car un employé la voit passer et lui offre une vraie balle d’entrainement en souvenir. Le match est plutôt chouette, avec plusieurs belles actions.

Le reste de nos 5 jours se passe tranquillement à explorer la ville, le Pike Place Market où les odeurs des fleurs fraîches se mêlent, avec plus ou moins de bonheur, aux odeurs de poissons ; la Space Needle ; le REI flagship store (#passionREI)… et à préparer notre itinéraire au Canada ! Le dernier jour, bien alourdis par tout notre matériel de camping, nous quittons la ville en bus, en direction de Vancouver.

Fan de baseball !

Conclusion

Cet itinéraire, construit au jour le jour, n’est clairement pas optimal. Trop de kilomètres, pas assez de temps pour profiter de chaque endroit, une fuite plein Ouest pour essayer d’échapper au nuage de fumée provoqué par les incendies… Pourtant nos 3 semaines aux Etats-Unis ont été géniales : ce n’était pas gagné d’avance, mais le fait de traverser le pays en campant a fait toute la différence. Lilly a adoré dormir sous la tente, faire griller des marshmallows et être dans la nature chaque jour. Et nous aussi. 🙂

A lire aussi

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> Camper aux USA #2 : Matériel & budget
> Les parcs américains : coups de coeur et conseils (A VENIR)

Argentine - Bilan

[Bilan] Argentine : budget, conseils et coups de coeur

L’Argentine a été la première étape de notre grand voyage, mais aussi le tout premier pays d’Amérique Latine qu’on a visité ! Dans cet article, je vous propose un petit bilan de notre séjour dans ce pays : ce qu’on a aimé et moins aimé, ce qu’on a dépensé, et aussi ce qu’on ferait différemment si c’était à refaire.

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Où, quand, quoi, comment ?

Nous avons passé presque 6 semaines en Argentine (avec une étape de 3 semaines en Chili intercalée au milieu). Nous y étions en janvier et février (2017), ce qui correspond à l’été et à la haute saison. A l’époque, le taux de conversion était de 1€ = 16,7 ARS.

Nos étapes

Cliquez pour lire l’article correspondant
> Buenos Aires, la capitale
> Ushuaia, la ville du bout du monde
> El Calafate et l’immense glacier Perito Moreno
> El Chalten, un paradis pour les randonneurs
> Bariloche et la route des 7 lacs
> Salta, au nord de l’Argentine, avec un roadtrip en voiture

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Argentine - Bilan pratique

L’Argentine est un pays réputé pour être assez cher, et l’inflation y est très élevée. Nous avions pour référence des prix de 2016, trouvés sur d’autres blogs, et nous avons pu constater que les prix sur place avaient beaucoup grimpé !

# Repas

Pour éviter d’exploser le budget alimentation, nous avons limité les repas pris à l’extérieur et cuisiné dès que c’était possible (petits-déjeuners, repas du soir, et certains midis) ou fait des sandwichs à emporter en randonnée.

# Logements

On a privilégié Airbnb qui offrait un meilleur rapport qualité/prix que les hôtels. A Ushuaïa et en Patagonie, les prix étaient très élevés et presque tous les hébergements étaient réservés, car la haute saison attire beaucoup de monde. Contrairement à d’autres pays, on a systématiquement réservé nos logements à l’avance. Dans la seule région où on n’a pas pu le faire (autour de Salta), on s’est retrouvé embêté car tout était complet.

# Transports

Pour les bus longue distance, on a systématiquement réservé sur place (rien par internet), avec un ou deux jours d’avance. Les distances sont longues mais les bus sont plutôt confortables. Sur les longs trajets, un snack est généralement inclus.

Quelques distances :
– Buenos Aires – Ushuaia : environ 36h (on l’a fait en avion – 4h !)
– Ushuaia – El Calafate : 16h
– El Calafate – El Chalten : 3-4h
– El Chalten – Bariloche : 24h
– Bariloche – Puerto Montt (Chili) : 7h
– San Pedro de Atacama (Chili) – Salta : 12h

Plusieurs villes disposent d’un système de transport en commun assez développé : Buenos Aires et Bariloche fonctionnent avec la carte SUBE, Ushuaia a son propre réseau. A El Calafate, El Chalten et Salta nous avons tout fait à pied.

# Budget

Pour nous 3 (2 adultes et 1 enfant), nous avons dépensé 5 364€ pour 41 jours soit environ 44€ par jour et par personne (en comptant Lilly comme une personne à part entière, et sans compter le trajet Buenos Aires-Ushuaia qui était inclus dans notre vol de départ). C’est plus que l’estimation de 40€ sur laquelle on partait*, mais cohérent avec un pays en pleine inflation et notre choix d’y aller en haute saison pour profiter d’une météo plus clémente. Ainsi ce gros budget est gonflé par le prix très élevé de certains hébergements (plus de 100€/nuit à Calafate ou El Chalten) et le prix des activités (Ushuaïa, Perito Moreno, deux locations de voiture, etc.).
*Source : planificateur A-contresens

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Argentine - Coups de coeur et déceptions

Ce qu’on a préféré

  • Nos premières randos avec Lilly sur le dos à Ushuaïa puis à El Chalten. On ne savait pas forcément de quoi on serait capable (la bête pesait quand même 12 kg au moment du départ) et on ne pensait pas qu’on aimerait autant ça ! Une expérience déterminante pour tout le reste de notre voyage !
  • La visite du Perito Moreno, un glacier absolument superbe. C’est un endroit très touristique mais qui vaut le coup d’être vu.
  • On a mangé en Argentine certains des meilleurs repas de ce voyage. L’agneau patagonique, le bife de chorizo, hum…
  • Enfin Salta est une charmante petite ville du nord de l’Argentine, et la région qui l’entoure offre de superbes paysages.

On a moins aimé :

  • La route des 7 lacs dans la région de Bariloche était belle mais elle ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Si on avait pu y faire du vélo ou du kayak, ça nous aurait sûrement plus marqués.
  • Nos soucis pendant le roadtrip autour de Salta : entre le Carnaval qui battait son plein et qui faisait que tous les hébergements étaient réservés, et Fabien qui a eu le premier épisode de sa maladie inconnue, c’était pas la joie. Les paysages sont magnifiques, mais on n’en a pas vraiment profité.
  • Buenos Aires offre sûrement beaucoup de possibilités mais le côté trop grand et bétonné fait que la ville ne nous a pas franchement séduits. On était content de partir dans la nature !

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Argentine - Conseils pour réussir son séjour

# Retraits et paiements

  • Une commission élevée est perçue à chaque retrait (environ 7€). Mieux vaut payer au maximum par carte bleue plutôt qu’en cash (une option internationale peut être une bonne idée pour limiter les dégâts) et choisir le montant maximum à chaque retrait (environ 2400 ARS).
  • Les distributeurs ne sont pas rechargés le week-end, ils peuvent donc être vides et il peut y avoir la queue le lundi, mieux vaut être prévoyant.
  • Nous n’avons jamais eu recours au mercado azul (qui consiste à changer des dollars ou des euros dans la rue pour bénéficier d’un meilleur taux de change). Certains voyageurs recommandent de le faire, d’autres le déconseillent. Si vous décidez d’y recourir, faites-le avec prudence, et sachez qu’on peut très bien s’en passer.

# Transports

  • Si vous avez du temps, le bus est le moyen de transport le plus économique. Ça peut faire peur au début, mais on s’habitue vite à faire 15 ou 20h de bus pour aller d’un point à un autre, même avec un enfant.
  • Si vous arrivez d’Europe, pensez au billet multi-destination. En prenant un vol à destination d’Ushuaïa avec une étape (d’une semaine) à Buenos Aires, nous avons économisé 200€ pp par rapport à un vol Europe-BA + BA-Ushuaïa, et fait le trajet en 4h au lieu de 36 !
  • Ne jamais acheter les billets de bus en ligne, il n’y a pas tout et je ne suis pas sûre que les prix soient intéressants. En Amérique Latine, la meilleure option est toujours d’acheter son billet une fois sur place (à la gare ou à un guichet en ville s’il y a), en comparant les prix et les horaires des différentes compagnies. En haute saison, il est préférable d’acheter son billet 2-3 jours à l’avance.

# Logements

  • En haute saison, réserver les logements à l’avance, surtout à Ushuaïa et en Patagonie.
  • Pour faire des économies, privilégier un logement avec cuisine (hostel ou Airbnb) pour préparer au moins le petit-déj et un repas sur deux.

# Activités

  • Éviter le Tren del fin del mundo à Ushuaia, c’est cher et pas très intéressant.
  • La vie à El Chalten est chère (logement et repas) mais toutes les randonnées sont gratuites (on ne paie pas l’entrée du parc).
  • Les enfants de moins de 10 ans ne peuvent pas marcher sur la glace au Perito Moreno (mais ils peuvent tout à fait accéder aux passerelles d’où se fait l’observation « classique »).

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Argentine - Si c'était à refaire

  • On passerait moins de temps à Buenos Aires et on essayerait de visiter la ville avec des locaux (via couchsurfing par exemple) pour mieux en profiter.
  • On repenserait notre itinéraire Argentine/Chili pour intégrer les fjords chiliens, la Carretera Austral et Torres del Paine avant de remonter plus au nord.
  • A Ushuaïa, on ne ferait pas le Tren del fin del mundo mais on se baladerait un max dans le parc Tierra del Fuego. On envisagerait aussi de louer une voiture pour être plus flexible et ne pas devoir prendre des navettes hors de prix.
  • A El Calafate, il y avait potentiellement plein de trucs à faire en plus du Perito Moreno mais tout était très cher. Il aurait fallu mieux l’anticiper (prévoir un budget additionnel ou louer une voiture par exemple, pour faire certaines choses de manière autonome) ou tout simplement passer moins de temps sur place afin de réduire les coûts d’hébergement élevés (1 nuit ou 2 pour faire juste le Perito Moreno).
  • On mangerait moins cher le midi en cherchant des menus del dia (un réflexe qu’on a été un peu long à prendre).

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Argentine - Vos questions

# Est-ce que l’Argentine est un pays sûr ?

A part à Buenos Aires, nous n’avons jamais ressenti d’insécurité. Nous étions dans des endroits relativement touristiques et qui nous ont semblés très tranquilles.
Concernant Buenos Aires c’est un peu particulier, car nous venions d’arriver en Amérique Latine et on ne savait pas encore trop à quoi s’attendre en termes de sécurité. Pour ma part j’étais un peu stressée, sans que ce soit forcément justifié. Cela dit, comme dans toutes les grandes villes en Amérique Latine, il faut être prudent (et encore plus la nuit), et éviter les comportements risqués : ne pas rentrer seul(e) la nuit, surtout si on a bu, ne pas prendre n’importe quel taxi, ne pas faire étalage de ses richesses et se renseigner auprès des locaux (hôtel, police, office du tourisme) pour savoir s’il y a des endroits à éviter.

# Est-ce un pays kids-friendly ?

Les enfants sont les bienvenus en Argentine, et pour peu qu’ils soient un peu aventuriers, beaucoup d’activités peuvent leur convenir. En revanche, il faut noter que les distances d’un point à autre sont longues lorsqu’on se déplace par voie terrestre, il faut donc qu’ils puissent supporter de longues heures de bus. Côté sanitaire, il convient de respecter les mêmes règles que pour les adultes (boire de l’eau en bouteille, peler fruits et crudités, etc.).

# Les endroits où vous avez pu faire le plus de rencontre avec des locaux ?

Étonnamment, c’est dans les bus que nous avons rencontré le plus d’Argentins. Sur un trajet de plusieurs heures, on se retrouve assez facilement à parler à ses voisins ! Les endroits où nous étions étaient assez touristiques, et nous avons eu moins d’occasions de discuter avec des locaux que dans les autres pays que nous avons visités par la suite.

# Les endroits un peu insolites, pas trop touristiques, perles rares ?

El Chalten est un endroit très fréquenté en haute saison, et pourtant on avait l’impression d’être dans un lieu un peu à part. En tout cas on a adoré !
Et sinon je conseillerais Salta et les boucles sud et nord, qui font moins partie des circuits touristiques classiques alors que les paysages sont fabuleux.

# L’Argentine en camping car ?

Ça peut être un bon moyen de parcourir le pays à son rythme mais il faut avoir du temps car les distances sont grandes. Et à mon humble avis, mieux vaut aussi avoir quelques talents de mécanicien pour éviter de rester bloqué au milieu de nulle part ! Enfin, reste à savoir s’il est facile de trouver des endroits sûrs pour passer la nuit, mais aussi de jour.
Cette famille l’a fait !

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Argentine - Conclusion

C’est bien simple, l’Argentine est immense !
On aurait pu y passer encore plus de temps, aller voir les chutes d’Iguazu, visiter Cordoba et Mendoza, se promener à cheval avec las gauchos en Patagonie… mais le budget à consacrer à un séjour itinérant en Argentine est important, alors il faut bien faire des choix !

Et tout cela sans frustration aucune, car nos 6 semaines en Argentine nous ont passionnés ! Nous avons admiré des paysages fous, nous avons traversé des étendues désertes sur des kilomètres et des kilomètres, nous avons fait de magnifiques randonnées et vu des merveilles naturelles dont on n’imaginait tout simplement pas l’existence.

Une semaine à Bocas del Toro

Panama | Une semaine à Bocas del Toro

Il faut bien le dire, ce passage au Panama n’était absolument pas prévu dans notre itinéraire. Nous n’avions pas d’intérêt particulier pour ce pays, d’ailleurs assez peu connu des  voyageurs européens. Mais l’avantage d’un voyage de longue durée, c’est qu’on a de la flexibilité, on peut s’adapter et modifier ses plans. Et on rencontre d’autres personnes, voyageurs et locaux, qui bien souvent nous amènent à le faire par leurs conseils et recommandations !

Et effectivement, ce qui nous a conduit au Panama, ce sont des discussions avec différentes personnes, qui nous ont parlé de l’archipel de Bocas del Toro comme d’un chouette endroit, notamment pour la plongée sous-marine. Or si vous lisez ce blog, vous le savez bien, la plongée c’est notre grand passion (merci Omar Sharif) : après un baptême aux Galapagos, nous avons passé notre diplôme en Colombie et nous ne pouvions pas manquer cette occasion de replonger !

Puerto Viejo de TalamancaNotre point d’accès : la ville de Puerto Viejo de Talamanca, sur la côte caribéenne du Costa Rica. Puerto Viejo n’est qu’à quelques kilomètres de la frontière, et à une demi-journée de Bocas del Toro.

Nous voilà donc, sacs sur le dos et poussette en main, en train de franchir le pont qui marque la frontière entre le Costa Rica et le Panama (pour ceux qui connaissent, ce n’est plus le vieux pont qui manquait de s’écrouler, mais un « beau » pont tout neuf et même pas marrant à traverser).

Se rendre à Bocas del Toro depuis Puerto Viejo de Talamanca (Costa Rica)

1) Option facile et rapide : shuttle direct (25$ l’aller ou 45$ l’aller-retour) + lancha.
2) Option économique :
– Bus Puerto Viejo – Sixaola (1 700 colones pp), départ toutes les heures.
– Passer la frontière à Sixaola en payant 8$ de sortie et une fois de l’autre côté du pont, 4$ d’entrée.
– De là, négocier férocement avec les taxis pour qu’ils vous emmènent au port pour pas trop cher (prix normal : 20$ pour 2, on a obtenu 12$ en négociant avec acharnement). Sinon, prendre le bus local pour Changuinola puis un autre bus local pour Almirante, puis marcher jusqu’au port pour prendre une lancha.
– Pour la lancha, plusieurs compagnies font le trajet, et toutes semblent offrir une réduction si on prend un aller-retour avec elles (10$ au lieu de 12$ l’AR).

Pour le retour par le même chemin, n’oubliez pas qu’il y a une heure de moins au Costa Rica, ça vous évitera de trop poireauter en attendant le bus pour Sixaola !

Le trajet en lancha est très chouette, nous avons traversé les mangroves et sommes passés devant des îles aux belles maisons colorées.

Arrivée en lancha à Bocas del Toro
Les façades colorées de Bocas Town

Une fois arrivés au quai de Bocas Town, il a fallu réussir à se débarrasser des rabatteurs ! L’endroit est touristique, mais heureusement il suffit de s’éloigner un peu des quais pour se retrouver dans des rues plus tranquilles. Le centre de Bocas Town n’est pas très grand et tout se fait bien à pied. On peut loger sur différentes îles mais par simplicité nous avions choisi de rester à Bocas Town dans un premier temps.

Où dormir à Bocas Town (Bocas del Toro)

Hôtel Calipso : situé sur la place centrale. Les chambres privées sont spacieuses et confortables. Air conditionné, bon wifi, parties communes agréables, notamment un grand balcon équipé de fauteuils. Cuisine petite mais bien équipée et propre.
Prix : 30$ pour une chambre familiale avec sdb privée, air conditionné et petit déj.

Où manger bon et pas cher à Bocas ?

Ce ne sont pas les restaurants qui manquent, mais les prix montent vite dès lors qu’on veut manger autre chose qu’un casado ou équivalent local.
Pour une option économique mais vraiment meilleure que la moyenne, faites un tour au Patua sur la place centrale. Le menu plat + boisson y est à 5$ et c’est excellent.

Ou manger à Bocas Town

Que faire à Bocas del Toro ?

Nous avons passé une très chouette semaine à Bocas. D’ailleurs nous sommes arrivés en pensant passer 3-4 jours sur place avant de repartir au Costa Rica, et finalement nous sommes restés une semaine entière. Nous avons pu faire des activités très variées (plongée, plage, snorkelling, observation des animaux, etc.).

# Excursion en bateau à la découverte des îles

Nous avons fait un tour des îles incluant certains spots célèbres comme le Cayo Zapatilla, ainsi appelé parce que ce sont deux petites îles qui ressemblent à une paire de tongs, et censé abriter la plus belle plage de l’archipel ; Bahia de los Delfines pour voir des dauphins, Cayo Coral pour faire du snorkelling, Sloth Island pour observer les paresseux…

Plusieurs agences proposent des tours assez similaires, mais le prix est assez variable (plus ou moins luxueux et avec ou sans lunch). Nous avons fait le tour avec l’agence Coopguitour. Prix public à 30$ pp, négocié à 25$ (lunch non inclus). L’entrée au Cayo Zapatilla est à payer en plus car il s’agit d’un parc national (10$ pp, seulement 5$ avec Coopguitour qui bénéficie d’un accord. Je suppose que toutes les agences ont cet accord, mais à vérifier).

Les tours n’incluant pas le lunch offrent la possibilité de manger dans un joli restaurant au bord de l’eau mais ce n’est pas donné (compter au moins 15$ pp pour le resto) et nous avons préféré emporter un picnic, que nous avons mangé sur un joli ponton des plus instagramables !

Les mangroves dans l'archipel de Bocas del Toro
Excursion en bateau dans l'archipel de Bocas del Toro
Mangrove Point et ses énormes étoiles de mer oranges
Voir les dauphins à Bocas del Toro
Excursion en bateau à Bocas del Toro
Cayo Zapatillas, Bocas del Toro
Cayo Zapatillas, Bocas del Toro
Un paresseux dans les arbres à Sloth Island

#1, #2 et #3 Promenade dans les canaux de l’archipel / #4 Les dauphins s’amusent à sauter par dessus les vagues de notre bateau dans la Bahia de los delfines / #5 Notre spot de picnic avec toboggan géant / #6 et #7 Playa Zapatilla / #8 Voyez-vous le paresseux embusqué dans les branches ?

# A la rencontre des tortues avec l’association Anaboca

L’association Anaboca, qui est également présente à Tortuguero au Costa Rica, est une association qui se consacre à la protection des différentes espèces de tortues marines qui viennent pondre sur les plages de l’archipel. Fait intéressant, l’association marque et compte les tortues mais ne récupère pas les œufs, contrairement à la station Darwin aux Galapagos qui les recueille et garde les bébés tortues pendant plusieurs années dans une nurserie avant de les remettre à la mer. L’esprit d’Anaboca est plutôt de laisser faire la nature, tout en mettant en œuvre des mesures pour protéger les tortues (interdiction des balades sur la plage sans accompagnateur de l’association, interdiction des lumières fortes en bord de plage, etc.).

Anaboca propose un tour de nuit, organisé par des volontaires de l’association, pour partir à la recherche de ces tortues. D’après le Guide du Routard, la période de ponte serait seulement d’avril à août. Le bureau de l’association est assez difficile à trouver, il ne faut pas hésiter à les contacter par WhatsApp. En juillet 2017, ils étaient en face de l’hôtel Selina (le local ne s’appelle pas Anaboca), mais je crois qu’il s’agissait d’un local temporaire.
Prix de la sortie : 20$ pp + transport jusqu’à la playa Buff. L’association organise le transport, ce qui permet de partager la navette avec d’autres gens (environ 40$ l’AR, à diviser entre les participants).

Avec notre guide Alba, nous avons marché pendant 2 bonnes heures sur la plage en scrutant les vagues et le sable pour essayer de repérer les tortues. Les vagues sur la plage Buff sont impressionnantes, et la balade de nuit, pieds nus dans le sable, est assez magique. Malheureusement pour notre groupe, aucune tortue n’a montré le bout de son nez, c’était donc 56$ dépensés pour rien ! #fail
Un peu frustrant, même si lorsqu’il s’agit d’observer des animaux dans la nature, il ne peut évidemment y avoir aucune garantie.

# Plongée

Bocas del Toro est un des meilleurs endroits des Caraïbes pour plonger, nous a-t-on dit. En effet l’eau est chaude et la visibilité était plutôt bonne. Ici, pas de gros poissons, mais de beaux coraux et plein de petits animaux marins : raies, poulpes, crabes, murènes, poissons lions… et des méduses aussi, la face de Fabien s’en souvient !

En plus d’une sortie à la découverte des sites de l’archipel, nous avons décidé de nous offrir une plongée de nuit, une première pour nous ! C’était une expérience impressionnante, qui nous a permis de voir des animaux qui ont plutôt tendance à se cacher le jour.

Plonger à Bocas del Toro
Plein de méduses dans l'eau

Les écoles de plongée :
> Il y a 3 écoles principales à Bocas : Bocas Dive Center, La Buga et Diving Pirates. Nous avons choisi Bocas Dive Center que notre dive master à Playa Coco nous avait recommandé, mais on a trouvé que c’était un peu l’usine et que la sécurité et le traitement laissaient à désirer (personne ne nous a demandé notre niveau ni n’a vérifié notre licence, et on avait vraiment l’impression d’être des clients).
> Prix : nous avons négocié la sortie journée (2 tanks) + le night dive (1 tank) à 125$, sachant que n’ayant pas le niveau Advanced du PADI, le night dive devait s’accompagner d’une formation théorique et compte pour notre prochain niveau de certification.

Vous vous demandez peut-être comment on a fait pour plonger avec Lilly ?

Non, non, on ne l’avait pas abandonnée au Costa Rica !
On a commencé par chercher une garderie tenue par une expat, que l’école de plongée nous avait conseillée. Manque de bol, celle-ci vient de fermer par manque de fréquentation. Lauren, l’expat en question, déçue de ne pouvoir nous aider, nous recommande son babysitter habituel. Mais celui-ci, après quelques échanges sur whatsapp, nous donne l’impression d’être complètement à l’ouest ! On se rabat alors sur notre dernière option : l’école locale ! Je n’y aurais jamais pensé mais l’idée ne vient pas de nous, c’est une fille de notre hôtel qui nous l’a suggéré.

Un peu hésitants, on explique notre cas à la directrice, qui nous confirme que pourquoi pas, c’est tout à fait possible. Voilà donc notre Lilly qui va passer une demi journée à l’école au Panama, pour son plus grand bonheur, celui de sa maitresse Cynthia qui passe la matinée à prendre des selfies avec elle, et celui de la directrice qui rajoute 15$ au budget de l’école ni vu ni connu ! La matinée s’est passée à merveille et notre petit monstre n’a pas manqué de nous préciser que les autres enfants avaient fait des bêtises mais certainement pas elle.

# Playa de las Estrellas

La sortie que j’ai préféré à Bocas ! Le départ se fait de la place centrale de Bocas, il faut prendre un minibus indiquant Bocas del Drago (toutes les 30 min environ, 2,50$ pp). De là, on peut prendre une lancha ou marcher 20 minutes mais le chemin est tellement beau que ce serait dommage de ne pas le faire à pied. Imaginez un petit chemin tranquille, qui longe une mer turquoise et serpente entre les cocotiers…

La plage est superbe et porte bien son nom puisqu’on y voit d’énormes étoiles de mer oranges et jaunes, à quelques pas du bord. L’eau est tellement limpide qu’elles sont visibles même sans masque, c’est impressionnant. La mer est très calme à cette endroit, il n’y a aucune vague et le décor est paradisiaque. Je ne peux que vous conseiller d’y venir un long moment pour bien en profiter. Les restos sur place sont relativement chers (12-13$ le plat) mais nous nous sommes régalés de poulpe et de crevettes accompagnés bien évidemment de riz coco et de patacones !

En route vers Playa Estrellas, Bocas del Toro
Playa Estrellas, Bocas del Toro
Bocas del Toro et ses paysages de rêve
Crevettes sauce caribéenne, riz coco et patacones
Playa Estrellas, Bocas del Toro
Playa Estrellas, Bocas del Toro
Playa Estrellas, Bocas del Toro

# Autres activités à Bocas del Toro

Balades à vélo avec des vélos spécialement équipés pour rouler sur le sable, visite des autres îles, surf, kayak de mer (La Buga loue gratuitement des kayaks à ses clients), sorties en bateau… Il y a vraiment de quoi s’occuper et nous n’avons même pas eu le temps de faire tout ce qu’on aurait aimé faire !

Farniente sous le soleil des Caraibes Farniente sous le soleil des Caraibes

Voilà la fin de notre semaine à Bocas del Toro, un des endroits qu’on aura le plus aimé dans ce grand voyage !

Une anecdote intéressante pour terminer : nous avons entendu deux théories assez différentes sur Bocas del Toro. On nous a d’abord dit que c’était le bon moment pour visiter l’archipel, qui est connu des Américains depuis longtemps, mais pas encore trop des Européens, et qu’il fallait donc se dépêcher d’y aller avant que ce soit la folie. Et inversement, Lauren, la fameuse expat américaine rencontrée sur place, nous a confié que Bocas attirait moins de monde qu’avant, et semblait être sur le déclin. Alors que faut-il croire ?