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Wwoofer avec un enfant

Wwoofing avec un enfant

Une des (nombreuses) choses que nous avions envie de faire pendant notre voyage de 9 mois en Amérique était de nous initier au wwoofing. Il y avait aussi la plongée mais ça c’est une autre histoire ! Le wwoofing, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un volontariat chez un fermier ou un petit producteur écologique, en échange du gîte et du couvert, avec pour but d’aider, d’apprendre et d’échanger. N’ayant jamais testé, nous ne savions pas vraiment à quel point ce serait faisable avec Lilly. Nous avons réfléchi à en faire en Argentine et en Colombie, mais sans grand succès, pour finalement trouver chaussure à notre pied au Canada !

WWOOF : organisation & principes

(ou « World-Wide Opportunities on Organic Farms »).
http://wwoof.net/
Sous ce nom barbare se cache simplement un réseau mondial de fermes pratiquant l’agriculture biologique, désireuses d’accueillir des volontaires pour partager leurs connaissances et leur quotidien. En échange de leur travail, les volontaires se voient généralement offrir le gîte et le couvert. Bien qu’international, le réseau WWOOF est en fait porté par une association indépendante dans chaque pays (ce qui est assez relou d’ailleurs).

Wwoofer avec un enfant

Bon à savoir :

– Le réseau WWOOF n’apporte aucune garantie, aucune assurance et aucune sécurité particulière. Il n’y a pas de contrôle des hôtes ni des volontaires, le site permet juste la mise en relation.
– L’adhésion est payante (c’est-à-dire qu’il faut payer une cotisation pour avoir accès à la liste des hôtes et pouvoir échanger avec eux) et… chaque pays ayant une organisation indépendante, il faut payer cette cotisation pour chaque pays dans lequel vous voulez faire des demandes.
– Chaque hôte a un profil sur le site dans lequel il doit expliquer, de manière plus ou moins détaillée, le type d’exploitation qu’il possède, le travail à faire, les conditions d’hébergement, si les enfants/animaux/couples/etc. sont acceptés, etc.

Notre expérience : 10 jours de wwoofing au Canada

Nous avons eu le plaisir de recevoir une réponse positive sur Vancouver Island et après quelques échanges par email, nous nous sommes engagés pour une dizaine de jours chez nos hôtes, Robin & Caleb. Employés tous les deux, ils ont commencé à travailler à mi-temps afin de pouvoir se consacrer à leur petit garçon et à leur exploitation. Quand nous y étions, il s’agissait essentiellement d’un jardin potager de belle taille, ainsi que d’une dizaine de poules (pour les œufs) et une trentaine de poussins (pour la viande). Ils produisent principalement pour eux mais font aussi des paniers hebdomadaires à la belle saison et vendent des fruits et légumes en bord de route (sur un stand en libre service, avec une petite tirelire pour payer !).

Wwoofing avec un enfant

Un bon équilibre travail / repos

Quand nous sommes arrivés chez Robin & Caleb, fin septembre, le plus gros du travail était déjà passé : nous étions là essentiellement pour les dernières récoltes et pour préparer la mise en repos du jardin potager et du jardin d’agrément. Nous avons donc ramassé des kilos de fraises, de mures et de framboises, désherbé, couvert d’engrais et de paille, coupé et rentré du bois, planté des arbres fruitiers et géré les poules. Comme il n’y avait pas assez de travail pour nous occuper toute la journée, nous avons trouvé un arrangement avec eux : seulement 4h de travail par jour en échange du gite et d’une partie de la nourriture, le reste étant à notre charge. De cette manière nous avons eu pas mal de temps pour explorer les environs et le reste de l’île !

Organisation quotidienne avec Lilly

En général, Lilly jouait près de nous pendant qu’on travaillait ou nous aidait (à ramasser des fraises par exemple). Le jardin potager était juste devant la tiny house où on dormait, donc on pouvait garder un œil sur elle sans problème. En cas de pluie, elle pouvait d’ailleurs rester seule dans la tiny house vu que nous étions juste à côté. Le rythme était parfait pour elle comme pour nous : pas de pression, beaucoup de flexibilité et la possibilité d’aider quand elle en avait envie. J’aurais aimé ajouter qu’elle pouvait jouer avec le petit garçon, juste un peu plus petit qu’elle, mais il faut bien avouer qu’elle n’a pas trop accroché avec lui… beaucoup plus avec ses jouets par contre !

Wwoofing au CanadaNotre tiny house
Notre tiny house avec douche et toilettes (sèches) à l’extérieur – sympa la nuit !

Wwoofer avec un enfant : ce qu’il faut savoir

Avantages / Contraintes

Sur le papier, le wwoofing est génial, surtout avec un enfant : cela permet de s’initier à l’agriculture dans un cadre adapté, de découvrir le travail de la terre et les soins aux animaux. En plus de ça il y a la rencontre avec d’autres personnes, d’autres cultures, d’autres modes de vie. Enfin le wwoofing offre la possibilité de visiter une région tout en ayant un pied à terre et un rythme posé, ce qui peut être plus pratique avec un enfant.

Mais avant d’en arriver là, il faut trouver un hôte…
1) qui accepte les enfants,
2) qui offre des conditions adaptées (on évite la ferme perdue au milieu de la jungle, accessible uniquement après 2h de crapahutage dans la boue et sans accès rapide aux soins d’urgence),
3) et enfin qui demande une quantité de travail adaptée et offre une certaine flexibilité dans l’organisation des journées.

Wwoofing au Canada avec un enfant

Comment s’organiser, trouver une ferme et voir si elle convient ?

– Commencez par lister sur le site WWOOF du pays les fermes qui acceptent les enfants.
– Lisez attentivement leur profil pour vérifier que le travail et les conditions d’hébergement sont compatibles avec vos besoins.
– Contacter les hôtes présélectionnés par vos soins et vous présenter en toute transparence. L’idéal est de préciser l’âge de votre enfant, ses besoins éventuels (lit, nourriture, etc.), son degré d’autonomie et d’adaptabilité… Et demandez tout simplement à l’hôte si ça lui semble compatible avec l’environnement et le travail attendu.
– Si le retour est positif, c’est le moment d’aller plus en détail :  quel est le travail attendu (quelles tâches + combien d’heures de travail par jour), est-ce que l’hôte a déjà hébergé des wwoofers avec enfants, comment est-ce qu’il propose de s’organiser, comment sont les conditions d’hébergement et de travail (sécurité, hygiène, …), etc.

A titre d’exemple, nous avions indiqué que Lilly avait l’habitude de voyager, qu’elle s’adaptait facilement et avait l’habitude de rencontrer de nouvelles personnes et de nouveaux environnements. Nous avons aussi précisé qu’elle pouvait dormir dans un lit normal (Vs lit bébé), ou avec nous s’il n’y avait pas assez de place, et qu’elle mangeait de tout. De leur côté Robin et Caleb ont mentionné quelques dangers potentiels (un étang, un escalier raide dans la tiny house) pour vérifier que c’était ok pour nous.

WWOOF Canada

Remarque générale (avec ou sans enfant) : lorsque nous avons tenté de trouver une ferme en Argentine, nous nous sommes rendu compte que le problème était… internet ! Certaines fermes contactées nous ont répondu plusieurs semaines après qu’on les ait contactées, (ce qui était déjà trop tard pour nous) car elles n’ont pas internet sur place – ce qu’on n’avait tout simplement pas anticipé. Conclusion, si vous voulez wwoofez dans un endroit un peu « reculé », il faut vous y prendre suffisamment à l’avance pour être sûr d’avoir le temps de recevoir des réponses et d’échanger des messages.

Bilan de l’expérience

A renouveler ! Aucun doute, ça nous a beaucoup plu. Nous avons aimé travailler à la ferme, faire des choses différentes tous les jours, passer nos journées à l’extérieur. L’organisation avec notre fille était très facile car Robin et Caleb nous ont laissé beaucoup de flexibilité. De son côté elle a aussi beaucoup aimé, autant le fait d’être un peu posés après des mois de voyage, que le fait de pouvoir participer aux récoltes ou encore de jouer dehors en pleine nature et en toute liberté.

A lire aussi

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Visiter les parcs américains

Parcs américains : meilleurs moments & conseils

Ah les parcs américains ! Ils font rêver des millions de touristes du monde entier, au point d’être totalement surchargés pendant la période estivale. Les Américains eux-mêmes sont nombreux à consacrer leurs vacances à la découverte de leur beau pays. En ce qui nous concerne, nous avons voulu profiter de notre mois aux États-Unis pour en redécouvrir certains que nous connaissions déjà et surtout en voir de nouveaux ! Cerise sur le gâteau, nous avons pu camper pendant toute notre traversée du pays, ce qui nous a permis d’être dans la nature et de faire de belles économies !

Visiter les parcs américains : quelques conseils

Le pass America the Beautiful

Le gouvernement américain propose un pass très intéressant si vous prévoyez de visiter plusieurs parcs. Pour seulement 80$, vous avez accès à plus de 2 000 sites incluant la majorité des parcs nationaux. Le pass vaut pour tous les passagers du véhicule et est valable 1 an. Pas besoin de le commander à l’avance, il peut être acheté sur place, lors de la première visite.

Toutes les informations (notamment la liste des sites) sont sur le site gouvernemental du National Park Service.

Découvrir le Grand Canyon

Itinéraire & kilomètres

Attention aux distances !
Pour tout roadtrip aux États-Unis, il faut bien penser son itinéraire pour optimiser les kilomètres parcourus. Lorsqu’on visite les parcs, il faut évidemment penser aux distances d’un parc à l’autre… mais aussi aux distances à l’intérieur des parcs ! Certains, comme Grand Teton ou Yellowstone, sont vraiment très grands et on peut perdre beaucoup de temps à se rendre au départ d’une randonnée, à rejoindre les commerces, etc.

Voilà quelques conseils pour optimiser les trajets :

1) Repérer les randonnées/points d’intérêt pour essayer de dormir au plus près
Même si ce n’est pas évident, essayer de repérer à l’avance quelles randonnées vous souhaitez faire (ou quels endroits vous voulez voir) et de choisir votre point de chute en fonction.

2) Réserver l’hébergement à l’avance permet aussi de gagner du temps
En général on préfère improviser et ne pas réserver à l’avance … mais vu le monde qu’il y a en été, ce n’est pas forcément possible si vous voulez dormir dans les parcs ou à proximité. Pour le camping notamment : si tous les campings réservables sont complets, il ne vous restera pas d’autre option que les campings first come first serve, qui sont très bien en soi mais qui obligent à se lever à l’aube pour espérer avoir une place. Ça fait perdre du temps et ça oblige à faire des détours dans le parc au lieu de suivre un itinéraire logique.

3) Anticiper les courses !
Essayez de prévoir les courses sur plusieurs journées, et anticipez à minima la veille pour les sandwichs et snacks du lendemain. Rien de plus frustrant que de devoir faire plusieurs kilomètres de route en plein trafic pour rejoindre le commerce le plus proche, parce qu’on a oublié de prévoir un picnic.

4) Passer plus de temps à chaque endroit
C’est la bonne vieille recommandation du moins mais mieux. On a tendance à vouloir voir beaucoup d’endroits différents, et c’est bien légitime, mais rester plus longtemps à chaque endroit permet de mieux en profiter. Pas de risque de tourner en rond, la plupart des parcs offrent beaucoup à voir et beaucoup de randonnées pour tous les niveaux.

Découvrir les parcs nationaux américains en famille

Wildlife

On a tendance à l’oublier quand on les visite mais les parcs n’ont pas été créés pour le plaisir des touristes ! Ils sont là avant tout pour protéger des espaces naturels et les animaux qui y vivent. C’est pourquoi on y rencontre des bisons, des ours, des coyotes, des élans, des loups…

Pour assurer la protection des animaux (et accessoirement assurer sa propre sécurité), il est nécessaire de respecter les consignes des rangers, notamment en ce qui concerne la nourriture. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter (même si la perspective de rencontrer un ours me faisait bien flipper) et aucune contrindication à visiter les parcs avec des enfants, mais il faut s’assurer de savoir quoi faire en cas de rencontre inattendue, adopter la bonne attitude (ranger la nourriture, garder les enfants près de soi) et s’équiper si besoin (bear spray).

Bisons à Antelope Island State Park

Températures

Attention aux variations de températures dans les parcs situés en altitude ! A Yellowstone par exemple, qui est situé à environ 2 400 m, nous avions des journées très chaudes (autour de 30°) … et des nuits à 0° ! Et pour les parcs à basse altitude et notamment ceux des états les plus au sud (Arizona, Utah, Colorado…) pensez qu’il peut faire très chaud !

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Sélection
Nos plus beaux moments dans les parcs américains

# Grand Canyon National Park

Grand Canyon
Grand Canyon
On ne le présente plus, tout le monde en a entendu parler et pourtant… difficile d’imaginer une telle démesure. Nous n’y sommes restés que le temps d’une demi journée de balade et sightseeing, mais il y a énormément à faire ! Si c’était à refaire, je resterais 2-3 jours en dormant dans le parc.

# Antelope Canyon

Un canyon aux couleurs et aux reliefs incroyables ! Attention, selon la saison et l’heure il peut y avoir énormément de monde. Mieux vaut réserver 1 ou 2 jours à l’avance et éviter les horaires les plus fréquentés. Par ailleurs le canyon ferme lorsque les températures deviennent excessives, ce qui arrive souvent en été. NB : le site d’Antelope Canyon appartient à des réserves indiennes et n’est pas inclus dans le pass America the Beautiful.

# Horseshoe Bend

Horseshoe Bend près de Page, Arizona

A ne pas rater, juste à côté de Page et d’Antelope Canyon. Une vue incroyable, et pour une fois c’est gratuit.

# Zion National Park

Zion National Park
Zion National Park
Zion National Park

Un très beau parc, mais un cauchemar en haute saison ! Le trafic est épouvantable car il n’y a qu’une route qui traverse la vallée. Il faut essayer d’arriver tôt le matin pour pouvoir se garer sans trop de problèmes, ou essayer de dormir dans le parc pour en profiter au maximum.

# Bryce Canyon National Park

Bryce Canyon National Park


Bryce Canyon National Park
Bryce Canyon National Park

Superbe ! Un parc qui vaut la peine d’être vu, surtout qu’une journée (voire moins) suffit pour en avoir un bel aperçu. Un conseil ? Partir à pied de Sunset Point, marcher le long du Rim jusqu’à Sunrise Point, descendre dans le canyon en suivant le sentier de Queens Garden, rejoindre la Navajo Loop et remonter jusqu’à Sunset Point (2h-2h30).

# Antelope Island State Park

Antelope Island State Park près de Seattle
Antelope Island State Park Coucher de soleil sur le Great Salt Lake Coucher de soleil sur le Great Salt Lake

Méconnu et pourtant très beau. L’ile est située au nord-est de Seattle et abrite de nombreux animaux, notamment des bisons. Il faut absolument passer une nuit dans l’un des campings (ultra rustiques), pour voir le coucher de soleil embraser le Great Salt Lake et dormir au milieu de nulle part sous un ciel plein d’étoiles. Prix du camping compris dans le prix d’entrée du parc.

# Grand Teton National Park

Randonnée à Grand Teton National ParkCanoé sur le lac Jackson, Grand Teton National Park
Canoé sur le lac Jackson, Grand Teton National Park

Pour changer des randonnées, je vous conseille de faire un tour de canoé sur le Jackson Lake. Un beau moment de calme, au pied du Teton range.

# Yellowstone National Park

Les geysers de Yellowstone National Park
Les sources d'eau chaude de Yellowstone National Park
Yellowstone National Park
Grand Prismatic Spring, Yellowstone National Park
Mammoth Hot Springs, Yellowstone National ParkYellowstone National Park

Yellowstone, c’est une variété de paysages absolument incroyables : des geysers, des sources chaudes qui donnent envie de piquer une tête – l’eau est bouillante mais tellement bleue ! -, des prairies qui ondulent sous le vent, des lacs brumeux et des forêts peuplées d’ours et d’élans… A ne pas manquer : l’aube, à admirer depuis Hayden Valley.

A lire aussi

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> Camper aux USA #1 | Conseils & bonnes adresses
> Camper aux USA #2 | Matériel & budget

Recette du yaourt maison sans four et sans yaourtière

Yaourts crémeux sans yaourtière, en 3h30 & low waste

Chez nous, qui dit réduction des déchets dit forcément… arrêter de remplir la poubelle de pots de yaourts difficilement recyclables. J’ai fait des yaourts maison pendant environ 1 an avec une yaourtière, mais je n’étais clairement pas contente du résultat et nous nous sommes tous lassés de ces yaourts trop acides et qui se gâtaient en quelques jours. Heureusement pour nous, j’ai découvert récemment le principe de l’ensemencement à chaud et appris qu’on pouvait tout à fait se passer de yaourtière pour faire ses yaourts. Aussitôt installée à Barcelone, j’ai testé et aujourd’hui je suis super contente d’avoir trouvé une recette aussi fiable, rapide, et simple.

La recette/méthode de préparation vient de cet article du blog Organisée en cuisine, lui-même basé sur celle du blog Ni cru ni cuit.

A lire aussi, cette FAQ très utile pour comprendre les étapes clés, le rôle de la température, quel lait choisir, etc.

Yaourt maison sans yaourtièreYaourt maison sans yaourtière

La recette des yaourts maison sans yaourtière

La recette fonctionne sur le principe de l’ensemencement à chaud :

  • Avec une yaourtière électrique, la méthode classique consiste à mélanger le ferment avec du lait froid puis on augmente la température et on la maintient à un certain degré pendant tout le temps de la prise.
  • Ici, on chauffe le lait avant de le mélanger avec le ferment, et on maintient la température pendant l’incubation.

Note #1 : Je ne suis pas exactement la recette originale de Ni cru ni cuit car je ne fais pas cuire le lait pendant 15-20 minutes. Comme j’utilise du lait pasteurisé plutôt que du lait cru, je n’ai pas vraiment besoin de le faire. D’après la FAQ ça reste nécessaire pour obtenir une texture bien ferme mais… je ne le fais pas et mes yaourts sont parfaits. Je porte juste à (légère) ébullition et dès les premières petites bulles je coupe le feu et je laisse refroidir.

Note #2 : J’ai acheté le thermomètre de cuisine le moins cher que je trouvais, à savoir un thermomètre de confiserie qui m’a coûté moins de 5€.  Il met du temps à afficher la température, car ce n’est pas un thermomètre digital, du coup je le mets dans le lait lorsque je coupe le feu et je l’y laisse jusqu’à ce que le lait arrive à la bonne température.

Yaourt maison crémeux sans yaourtière et sans four

Ingrédients et ustensiles

  • 1 L de lait frais entier pasteurisé
  • 3-4 cuillères du yaourt de la fournée précédente datant de moins de 6 jours
  • 1 casserole (> 1 L)
  • 1 thermomètre de cuisine
  • 1 cuillère en bois pour touiller le lait
  • 1 bol
  • 1 fouet
  • 1 louche
  • 1 bocal en verre de 1 L
  • 1 bonnet bien chaud

Préparation

  • Je verse le lait dans la casserole et je chauffe à feu assez fort en remuant régulièrement avec la cuillère en bois pour éviter que le lait attache.
  • Aux premières bulles, je coupe le feu et je laisse refroidir. Je mets mon thermomètre dans le lait et je l’y laisse. Je remue de temps en temps pour enlever la peau qui se forme sur le lait en refroidissant.
  • Pendant ce temps, je mets mes 3 cac de yaourt dans le bol et je réserve.
  • Lorsque le lait atteint 59°, je verse une louche de lait sur le yaourt et je remue bien avec le fouet. Je verse ensuite le contenu du bol dans la casserole, je remue bien à nouveau puis je verse le tout dans le bocal en verre.
    NB : si le lait est un peu en dessous de 59° ce n’est pas gênant, par contre il ne doit pas être à 60° ou plus car il tuerait le ferment.
  • Je referme le bocal, je le recouvre avec mon petit bonnet et je le mets immédiatement dans le micro-ondes (ou dans le four) pour qu’il soit à l’abri des courants d’air.
  • Après 3h de prise, je le mets au frigo et il n’y a plus qu’à attendre qu’il soit froid pour le déguster !

Yaourt maison sans four et sans yaourtière

Les avantages de cette recette :

# Le prix :
Pour l’instant je repique toujours le même yaourt, donc mon litre de yaourt (soit environ 8 yaourts de 125 g) me coûte le prix du lait : 1,29€. En supermarché on peut trouver des yaourts pour moins cher, mais je vous assure qu’en Espagne à ce prix là ils ne sont vraiment pas bons.
Par ailleurs l’investissement pour réaliser les yaourts est minime : il suffit d’un thermomètre de cuisine, d’un bocal et d’un bonnet !

# Les déchets :
Avec cette recette, mon seul déchet est la bouteille de lait qui est en plastique recyclable. Je ne suis pas experte de la question, mais il me semble que c’est mieux que 8 pots et couvercles de yaourts, qui ne se recyclent pas bien ou pas du tout.

# La proximité :
J’achète du lait frais venant de Catalogne, mes yaourts sont donc locaux !

# L’énergie :
Je chauffe le lait pendant une dizaine de minutes max sur un petite plaque à induction et puis c’est tout. Je n’utilise absolument pas d’électricité pendant l’incubation : la température est préservée grâce à mon super bonnet.

# La rapidité :
Il me faut environ 30 minutes pour chauffer le lait et le laisser redescendre à la bonne température, puis 3h de prise. Pendant les 30 minutes de préparation, je bouquine, fais la vaisselle, … pas de temps perdu. Et si je fais le yaourt en début de soirée, je peux le mettre au frigo avant d’aller dormir.

# Le goût et la texture :
Le yaourt est bien ferme, crémeux et son goût est très doux. Il n’y a aucun grumeau et aucune acidité, et le résultat est très stable d’une fois sur l’autre. A date, aucune mauvaise surprise à déplorer !
NB : une fois le yaourt entamé, je vide régulièrement le petit lait qui se forme dedans pour éviter que le yaourt ne devienne liquide.

Les pistes d’amélioration :

# Le lait :
L’idéal serait de pouvoir acheter mon lait frais dans des bouteilles en verre consignées mais je ne sais pas si ça se fait. Par ailleurs mon lait n’est pas bio et je n’ai pas encore trouvé où m’en procurer du frais ET bio.

# Le contenant :
La recette actuelle avec un bocal de 1 L et un bonnet marche magnifiquement bien mais j’aimerais essayer de l’adapter avec des pots individuels, pour que ce soit plus pratique au quotidien. Il faut que je me procure des pots de yaourt en verre puis que je réfléchisse à comment construire une boite qui conserverait la chaleur sur le même principe que mon bonnet.

Liste de médicaments pour un tour du monde

Nos sacs à dos #3 – Hygiène et santé

La partie la plus difficile de nos sacs à dos, c’est elle ! Pas la partie trousse de toilette, qui était un jeu d’enfant, mais la partie médicaments ! Nous avons élaboré cette liste en nous basant sur les récits d’autres voyageurs ou de connaissances ayant voyagé avec de jeunes enfants (Pascale, si tu nous lis !), ainsi qu’avec la pédiatre de Lilly qui nous a d’ailleurs fait l’ordonnance. Pendant le voyage, nous avons bien vu qu’on avait trop de médicaments, alors je vous ai inclus un petit débrief pour expliquer ce qu’on a trouvé utile ou en trop.

Attention : notre avis sur la « facilité » à trouver des pharmacies concerne uniquement l’Amérique (Sud, Centrale et Nord). Je ne sais pas si c’est le cas dans d’autres parties du monde, en Asie et en Afrique notamment.

A lire aussi :

> Nos sacs à dos #1 – Vêtements et chaussures
> Nos sacs à dos #2 – Qu’est-ce qu’on emporte pour un enfant de 3 ans ?
> Nos indispensables en voyage

Précautions sanitaires en voyage
Prévenir plutôt que guérir, en buvant des jus faits avec de l’eau en bouteille, filtrée ou bouillie (selon les pays).

La trousse de toilette

J’avais commencé à adopter une routine assez minimaliste il y a plusieurs années, et il n’a pas été difficile de la transposer dans une mini trousse de toilette. Le plus encombrant au final ce sont mes produits pour lentilles, mais impossible de m’en passer.

  • 1 savon solide (à renouveler pendant le voyage)
  • 1 shampoing solide (marque Lamazuna, adoptée depuis des années)
  • Brosses à dent et dentifrice classique
  • 1 brosse à cheveux mini
  • 1 pince à épiler
  • 1 coupe ongles
  • 1 oriculi (Lamazuna)
  • Mouchoirs en papier
  • Épingles à nourrice et mini kit de couture

En plus pour Laure :

  • 1 huile de jojoba (100 ml) pour hydrater visage et corps
  • 1 déodorant solide (Lamazuna)
  • Élastiques à cheveux et pinces (aussi pour Lilly)
  • 1 épilateur électrique sans fil
  • Serviettes hygiéniques lavables
  • Pilule pour 1 an
  • Produits lentilles pour 1 an + lunettes de vue

En plus pour Fabien :

  • 1 rasoir à tête changeable + lames de rasoir + 1 mousse à raser
  • 1 déodorant

Trousse de toilette minimaliste pour le voyage
Trousse de toilette minimaliste et facile à transporter.

La trousse de secours

Utiles & soins de base

  • Thermomètre
  • Pansements + bandelettes Steri-Strip
  • Pince à épiler + pince à tiques
  • Compresses stériles
  • Désinfectant
  • Solution de réhydratation (1 sachet)
  • Cachets homéopathiques pour le mal des transports
  • Crème cicatrisante (Cicaplast)
  • Antimoustique (nous avons aussi acheté une prise pendant le voyage)
  • Crème apaisante pour les piqûres
  • Crème solaire écran total
  • Baume à lèvres
  • Pastilles purificatrices d’eau (non utilisées)
  • Ibuprophène (comprimé pour les adultes et solution liquide pour Lilly)
Débrief :

> Les deux soins qu’on a le plus utilisés n’étaient même pas dans notre liste de base : il s’agit de la crème apaisante, dont on a pourtant eu besoin de partout malgré nos tartinages d’antimoustique. Et le Cicaplast : je l’ai emporté car j’en avais un tube entamé et au final je l’ai beaucoup utilisé pour le nez et les mains dans les endroits froids, c’est vraiment un truc auquel Lilly et moi on est sensible.

> La pince à tiques, la solution de réhydratation et les pastilles purificatrices ne nous ont pas servies mais je pense que c’était important de les avoir.

Liste de médicaments pour un tour du monde
Un basique de notre trousse de secours.

Médicaments sur ordonnance

  • Crème corticoïde [eczéma, piqures] (Lexxema)
  • Pommade antibiotique [impetigo, blessure infectée, coupure] (Bactroban)
  • Antihistaminique [réactions allergiques] (Atarax)
  • Antibiotiques
    1/ Amoxicilline clavulanique [morsures+fièvre ou rhume+fièvre](Augmentine)
    2/ Amoxicilline trihydrate [rhume, otite] (Amoxicilina Sandoz)
    3/ Azithromycine [diarrhée compliquée] (Azitromicina Sandoz)
  • Bronchodilatateur à action rapide [médicament habituel de Lilly pour bronchites et bronchiolites] (Salbutamol)
  • Antidiarréhique (Tiorfan)
  • Antivomitif (Primperan) – adultes seulement
Débrief :

> Je ne voulais pas partir avec trop de médicaments mais on est quand même parti avec tout ça… et au final on n’a quasiment rien utilisé. L’Ibuprophène et le Tiorfan ont été fort utiles, par contre le reste est resté au fond du sac et n’a jamais servi.

> Cependant, même avec le recul il est difficile de dire ce qu’il aurait fallu ou non emporter car tout dépend des situations qu’on rencontre et des endroits où on va. En tout cas nous avons rarement été isolé au point de ne pas pouvoir avoir accès à un médecin ou une pharmacie en quelques heures, ce qui me fait dire qu’on aurait pu se passer des médicaments sur ordonnance qui ne répondent pas à une situation d’urgence.

> Si c’était à refaire, hors Tiorfan et Ibuprophène, je garderais donc uniquement les médicaments permettant de faire face à une situation d’urgence : l’antihistaminique, le bronchiodilatateur et un antibiotique généraliste. Pour toutes les situations moins urgentes, je préfèrerais consulter un médecin local et éviter l’automédication (surtout avec des antiobios que je ne sais pas utiliser !).

Comment transporter ces médicaments ?

  • Penser à emporter l’ordonnance pour ne pas avoir de problème avec les douanes !
  • Pour réduire l’espace occupé, j’ai viré toutes les boîtes en carton (prises en photo pour pouvoir les consulter si besoin), mis toutes les notices ensemble dans un sachet ziploc, et regroupé les plaquettes de comprimés et pilules ensemble en les maintenant par des élastiques. De cette manière, le tout rentrait dans une petite sacoche de rangement.
  • La solution pour les plaquettes n’est cependant pas idéale car avec le frottement, certaines se sont ouvertes dans les derniers mois du voyage. Mieux vaut les protéger un peu plus, dans un étui en tissu par exemple.
  • Ne pas hésiter à mettre les médicaments pouvant couler (l’antimoustique par exemple) ou exploser (tubes de crème) dans des ziplocs.

Des avis ou des conseils sur ce sujet ? Avec quels médicaments partez-vous en voyage ?

Itineraire_Bolivie

[Bilan] Bolivie : budget, conseils et coups de coeur

Quand on évoque la Bolivie, à quoi pensez-vous ? A un petit pays traditionnel et rural, où la pauvreté et l’analphabétisme règnent ? A un Altiplano aride et froid, entouré de cimes majestueuses et de volcans actifs ? Aux lamas, au désert de sel d’Uyuni, aux salteñas ou encore aux cholitas ?

Dans cet article, je vous propose de parcourir ce beau pays, au travers d’un petit bilan de notre séjour : ce qu’on a aimé et moins aimé, ce qui nous a marqué, mais aussi ce qu’on a dépensé et nos conseils pour bien organiser son voyage.

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Où, quand, quoi, comment ?

Nous avons passé 2 semaines et demi en Bolivie. Arrivant du nord de l’Argentine, nous avons passé la frontière au niveau de Bermejo avant de rejoindre la ville de Tarija pour un trek. Notre itinéraire devait être le suivant Tarija > Tupiza > Salar d’Uyuni > Sucre > La Paz > Lac Titicaca mais un souci de santé nous a contraint à passer pas mal de temps à Sucre, ce qui nous a obligé à zapper les dernières étapes. De Sucre nous avons donc filé directement à la frontière péruvienne où nous devions retrouver ma soeur, sans prendre le temps de découvrir La Paz ou les rives boliviennes du lac.

Nous y étions en mars 2017, ce qui correspond à la saison humide et à la basse saison (les guides recommandent plutôt de partir en avril/mai et de septembre à novembre). A l’époque, le taux de conversion était d’environ 1€ = 7,2 BOB.

Nos étapes

Cliquez pour lire l’article correspondant
> Passage de frontière Argentine – Bolivie (Aguas Blancas/Bermejo)
> 2 jours de trek dans la vallée des condors (Tarija)

> 4 jours à la découverte du Salar d’Uyuni (Partie 1 / Partie 2 / FAQ)
> Sucre : la capitale, ses églises, son marché, son hôpital !

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Bolivie - Bilan Pratique

Pour les visiteurs, la Bolivie offre un changement assez radical après l’Argentine et le Chili. Le pays est assez pauvre, très traditionnel, avec des infrastructures encore peu modernisées. Les touristes s’attendent souvent à de mauvaises conditions sanitaires et à une délinquance poussée à cause de la pauvreté. Personnellement je n’ai pas du tout eu de ressenti négatif à ce niveau, bien au contraire. Le confort était plus basique que dans les pays voisins, c’est un fait, mais nous n’avons jamais été malades, la nourriture était toujours très correcte, et nous n’avons jamais eu de crainte concernant notre sécurité.

# Repas

La cuisine bolivienne n’est pas réputée pour sa finesse et son originalité, il faut bien le dire. La patata est omniprésente, servie bouillie, en soupe, en frites, en purée… Mais personnellement je n’ai rien trouvé à redire ! J’ai même trouvé qu’on avait globalement mieux mangé qu’en Argentine et au Chili car les menus étant très peu chers, c’était plus facile de faire un repas varié et équilibré (Vs le sempiternel plat de viande + frites en Argentine par exemple). Lorsque nous n’étions pas en excursion avec une agence, nous avons tout le temps mangé dehors car les prix sont vraiment imbattables. La Bolivie fait partie de ces pays où se préparer à manger soi-même coûte plus cher que de manger dehors.

Niveau sécurité alimentaire… nous n’avons jamais été malades. Comme partout en Amérique Latine nous avons suivi les précautions de base : boire uniquement de l’eau en bouteille, ne pas consommer de fruits non pelés ou des glaçons (dans les jus), etc.

# Logements

Airbnb n’est pas une option économique en Bolivie, mieux vaut privilégier les auberges de jeunesse et hôtels pour backpackers. Selon les endroits, sur les îles du lac Titicaca par exemple, on peut aussi loger chez l’habitant. Question confort, tout dépend évidemment du prix que vous y mettez : les hôtels économiques ne sont pas forcément chauffés et l’eau chaude n’est pas une garantie. Concernant le wifi, on en trouve quasiment de partout mais il n’est vraiment pas très bon.

# Transports

Les bus boliviens ne sont pas particulièrement confortables et il n’y a pas souvent de toilettes, même sur les longues distances. Comme partout ailleurs, prévoyez un médicament contre le mal des transports si vous y êtes sensible (certaines routes secouent pas mal) et gardez un œil sur vos affaires en toute circonstance !

Quelques distances :
– Bermejo – Tarija : 3h30
– Tarija – Tupiza : 6h
– Uyuni – Sucre : 7-8h

Pour aller de Sucre à La Paz, nous avons décidé de prendre l’avion pour éviter de perdre trop de temps dans le bus après avoir été bloqués à Sucre plusieurs jours.

# Budget

Pour nous 3 (2 adultes et 1 enfant), nous avons dépensé 1 425€ pour 17 jours soit environ 28€ par jour et par personne (en comptant Lilly comme une personne à part entière), sachant que ce budget inclus deux excursions assez chères (Trek des condors à Tarija et Salar d’Uyuni) et des billets d’avion qui nous ont coûté 3 fois plus cher qu’un billet de bus. Je ne compte pas les frais médicaux de Fabien qui ont été pris en charge par notre assurance. Notre estimation avant départ était de 25€ par jour et par personne*.
*Source : planificateur A-contresens

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Bolivie - Coups de coeur et déceptions

Ce qu’on a préféré

  • Faire notre premier trek avec Lilly, avec bivouac et nuit sous la tente, pour aller observer les condors dans la région de Tarija. Et la regarder escalader la montagne sans aide, du haut de ses 3 ans et 2 mois, comme un vrai petit cabri !
  • Les paysages incroyables du Sud Lipez, notamment la laguna Colorada et le coucher de soleil sur le salar d’Uyuni ! Sans compter que nous avons eu la chance de voir le salar sous l’eau, ce qui n’est possible que lorsqu’il est inondé !
  • Pouvoir se faire plaisir sur les repas qui ne coûtent vraiment pas grand chose !
  • Voir les Boliviennes en tenue traditionnelle, avec leurs bijoux, leurs tresses parfaites, leur petit chapeau, leurs multiples couches de vestes et de châles… Quel que soit leur âge et leur occupation, toujours tirées à 4 épingles !
  • Nos guides lors des excursions, super sympas et chaleureux, ravis de nous montrer leur région, et quelque part, fiers qu’on ait choisi de venir visiter leur pays avec notre enfant.
  • La belle ville de Sucre, ses bâtiments blancs et son magnifique marché.

On a moins aimé :

  • Être bloqués à Sucre en attendant que Fabien se rétablisse, et du coup louper l’exploration de Sucre, La Paz et la côte bolivienne du lac Titicaca.
  • Les longues heures de voiture lors de notre trek de 4 jours dans le Sud Lipez.
  • La difficulté à trouver du lait en brique pour Lilly, il a fallu se rabattre sur du lait en poudre (qu’elle n’a pas trop aimé).

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Bolivie - Conseils pour réussir son séjour

# Argent

  • Prévoyez de la monnaie pour tout, les petits restos et les vendeurs dans la rue ne prennent évidemment pas la carte. Et c’est fou ce qu’on peut acheter rien qu’avec 2 bolivianos !
  • En Bolivie, il paraît qu’il faut tout négocier ! Personnellement je ne me voyais pas tirer les prix à la baisse quand j’achetais quelque chose aux petites vendeuses dans la rue, mais pour le reste (hôtels, transports, excursions), il ne faut pas hésiter.

# Transports

  • Les bus sont rarement équipés de toilettes, mais ils font normalement des arrêts réguliers.
  • Lorsque le bus s’arrête, on peut voir monter des vendeurs ambulants, qui proposent des boissons (de couleur fluo et servies dans des poches plastiques avec une paille), des salteñas (empanadas boliviennes) ou encore des desserts improbables à base de gélatine et de crème. Goûtez, ça fait partie de l’expérience ! (mais préférez qqch de cuit, c’est plus sûr).
  • La Bolivie semble petite comparée à ses voisins, mais c’est quand même 2 fois la taille de la France ! Si vous avez peu de temps, n’hésitez pas à regarder les compagnies aériennes Boliviana de Aviacion et Amazonas pour vous déplacer plus vite.
  • Ne jamais acheter les billets de bus en ligne, il n’y a pas tout et les prix sont moins intéressants. En Amérique Latine, la meilleure option est toujours d’acheter son billet une fois sur place (à la gare ou à un guichet en ville s’il y a), en comparant les prix et les horaires des différentes compagnies. En Bolivie, ne pas hésiter à négocier le prix du billet !

# Altitude

  • Toute la partie ouest de la Bolivie se trouve en altitude. Sucre est à 2780 m au dessus du niveau de la mer, La Paz et le salar d’Uyuni sont à environ 3650 m, le lac Titicaca à 3810 m et Potosi à plus de 4000 !
  • Pour éviter de souffrir du mal d’altitude, il est recommandé de monter progressivement pour s’acclimater, de bien s’hydrater et de limiter les efforts physiques tant que le corps n’est pas habitué.

# Risques sanitaires

  • La Bolivie souffre d’une mauvaise réputation niveau hygiène et sécurité alimentaire… pour éviter de vous retrouver au fond du lit à vomir tripes et boyaux, respectez ces règles simples : se laver les mains fréquemment avec un gel antibactérien, boire de l’eau en bouteille et ne pas consommer de jus/glaces/glaçons s’ils n’ont pas été préparés avec de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes qui vont être mangés crus.
  • Soyez sérieux sans être paranoïaque ! Je le répète, aucun de nous n’a été indisposé (le passage de Fabien à l’hôpital n’avait absolument rien à voir) alors que nous avons mangé au marché, dans la rue, etc.

# Pauvreté

  • La Bolivie est loin d’être un pays riche (un article intéressant à lire sur le sujet). Cependant, dans la région que nous avons visitée (qui est la plus touristique, j’en ai conscience), la pauvreté est moins présente que ce que j’aurais pu imaginer.
  • Ma vision est peut-être naïve mais j’ai l’impression qu’en Bolivie, contrairement à d’autres pays plus modernes et règlementés, les gens se « débrouillent » plus facilement : ceux qui savent cuisiner préparent à manger et vendent dans la rue ou dans les bus… Les autres vendent du bric et du brac sur des stands de fortune ou à même le sol. On voit bien que personne n’est riche mais on a aussi l’impression qu’il y a moins d’exclusion car tout le monde peut faire quelque chose : pas besoin de paperasse, d’autorisation, d’investissement… Ainsi à Sucre, beaucoup de femmes semblent cumuler deux jobs pour nourrir leur famille, un « officiel » dans la journée et un petit stand dans la rue qu’elles ouvrent en fin d’aprem, avec souvent un enfant qui joue ou dort à leur pied.

# Artisanat

  • Vous vous laisserez peut-être tenter par l’artisanat bolivien, notamment à La Paz où il y a beaucoup de choix. Sachez que c’est généralement deux fois moins cher qu’au Pérou mais personnellement j’ai préféré ce que j’ai vu au Pérou (les tissus !!!).
  • Sachez aussi que si vous craquez pour un beau pull en laine à motifs… vous allez le retrouver sur le dos de tous les touristes que vous croiserez dans cette région du monde ! Ce n’est pas une blague, je ne vous raconte pas le nombre de gens qu’on a vus en Bolivie et au Pérou avec exactement le même pull dans différents coloris !

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Bolivie - Si c'était à refaire

  • Honnêtement nous n’avons pas de regret sur notre choix d’itinéraire en Bolivie. La seule chose qui nous a manqué c’était de pouvoir visiter ce qu’on avait prévu au lieu d’être coincés à Sucre ! On prendrait donc le temps d’explorer La Paz et son marché des Sorcières, les montagnes alentours et éventuellement le parc Madidi un peu au nord. On découvrirait aussi le lac Titicaca et ses îles.
  • Additionnellement, on prendrait peut-être un peu de temps pour visiter la région viticole autour de Tarija, et pour découvrir Cochabamba et Santa Cruz. Sans enfant, on irait aussi explorer la mine d’argent de Potosi, qui doit être une expérience assez bouleversante !
  • Je ne suis pas 100% sûre qu’on partirait de Tupiza pour visiter le salar. Il y a beaucoup moins de touristes et ça permet de voir le salar au coucher et lever du soleil mais il y a aussi beaucoup plus de route et c’est beaucoup plus cher. Question non tranchée !

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Bolivie - Vos questions

# Peut-on arriver directement à La Paz en avion ou est-ce déconseillé à cause de l’altitude ?

Difficile de répondre à cette question ! Chacun réagit différemment à l’altitude, pour certains l’arrivée se fera sans effet notoire, d’autres tourneront de l’œil à peine débarqués. Si cela vous angoisse ou si vous avez des problèmes de santé, alors oui, essayez d’atterrir ailleurs. Mais sinon, pensez que des centaines de personnes non acclimatées atterrissent chaque jour à La Paz sans souci majeur. Si c’est ce que vous pensez faire, prévoyez simplement un démarrage en douceur : reposez-vous beaucoup à l’arrivée, autant pour vous habituer que pour récupérer du décalage horaire, et surtout n’allez pas courir de partout dans la ville dès le premier jour.

# Quelles sont les spécialités culinaires à goûter ?

Il faut absolument goûter les salteñas (chaussons à la viande qui ressemblent aux empanadas argentines) et les cuñapes (petits pains au fromage et à la farine de manioc). Parmi les spécialités boliviennes, on trouve aussi la sopa de quinoa, la sopa de mani (cacahuète) ou le pique macho (l’équivalent de la chorillana chilienne), et vous pourrez bien évidemment goûter du lama et de l’alpaga. Si vous allez à Potosi, il faudra tester le k’arapulca, une soupe épaisse qu’on sert avec une pierre volcanique brûlante, pour la garder bien chaude !

Enfin, la Bolivie c’est le paradis des fruits, qu’on vous servira sûrement au petit déj avec des céréales et du yaourt à la fraise bien chimique, ou dans une coupe recouverte de crème et de chantilly si vous allez au Mercado Central de Sucre.

# Peut-on visiter le salar d’Uyuni avec un enfant ?

Tout à fait, à condition de prendre certaines précautions. Pour toutes les questions sur le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez, je vous renvoie à ma FAQ dédiée.

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Bolivie - Conclusion

En revivant notre séjour en Bolivie au travers de cet article, je m’aperçois que ces deux semaines et demi ont été assez intenses ! Nous avons parcouru beaucoup de chemin en peu de jours et vu une quantité incroyable de paysages hors du commun !

La Bolivie est indéniablement un pays qui mérite d’être connu, et les Boliviens que nous avons rencontrés nous ont laissé un souvenir très chaleureux. Cerise sur le gâteau, c’est un des pays les moins chers d’Amérique du Sud, et il reste encore relativement peu fréquenté par les touristes, comparé à ses voisins.

Découvrir Barcelone autour d'un vermut

Les tapas pour les nuls

Maintenant que nous sommes de nouveau Barcelonais, je vais avoir moultes occasions d’écrire quelques articles sur la ville et ses attraits ! A commencer par un des tout premiers, la gastronomie espagnole et plus particulièrement les tapas ! D’ailleurs ce classique espagnol peut être un peu déroutant pour les visiteurs… Je ne vous cache pas que cet article et les mentions « à ne pas faire » sont 100% inspirés par un groupe de touristes vu au resto il y a quelques jours ! Mais il n’y a pas de honte à avoir, après tout c’est pour découvrir les habitudes des autres pays qu’on voyage !

Les tapas

Les tapas c’est la vie font partie de la culture culinaire espagnole. Il ne s’agit pas d’une série de recettes définies, mais plutôt d’une manière de présenter et consommer les plats, puisque le terme tapas peut s’appliquer à n’importe quel plat servi en petite quantité. Chaque région d’Espagne a sa spécificité : à Madrid par exemple on sert gracieusement une tapa avec la boisson, au Pays basque on sert surtout des pintxos (une tranche de pain sert de base à une garniture généralement très esthétique). A Barcelone enfin, il était de coutume d’aller de bar en bar pour déguster différentes spécialités.

Le principe des tapas est d’accompagner un verre, mais on ne peut pas dire pour autant que ce soit un apéro au sens classique français. On peut tout à fait faire un repas de tapas, qu’on les consomme au fur et à mesure de la soirée dans différents bars, ou plus simplement dans un même endroit.

Faire un repas de tapas n’est normalement pas très cher… mais tout dépend du restaurant que vous choisissez ! Dans les lieux touristiques de Barcelone ou dans les quartiers où sortent les Espagnols, beaucoup de restaurants ont malheureusement adopté une politique de prix élevés/quantités réduites. Vous les repèrerez facilement, ils sont généralement bien décorés, avec un look moderne et branché. Pour une expérience moins chère et plus authentique, il ne faut pas hésiter à tester des bars plus discrets, qui souvent ne paient pas de mine mais ne prennent pas le client pour un porte-monnaie ambulant.

Comment choisir et déguster les tapas

Do’s and Don’ts

Les erreurs à ne pas faire

# Commander chacun pour soi
Quand on ne connait pas le principe des tapas, on peut faire l’erreur de commander chacun pour soi, et de ne manger que ce qu’on a commandé. Or l’idée des tapas c’est justement d’en commander un certain nombre pour toute la table et de les partager, chacun picorant là où il veut, tout en buvant et en discutant.

# Se préparer une assiette composée
Deuxième erreur qui la fout mal, piocher dans les tapas une fois servies pour se faire une assiette garnie. A moins d’avoir dans le lot un plat difficile à manger, qui impose un transfert dans l’assiette, on se sert directement dans les plats, avec une fourchette, un pic ou avec les doigts.

# Tout manger d’un coup
Le coup de grâce : tout manger d’un coup sans même prendre le temps de respirer ! Ce n’est évidemment pas le but, puisque les tapas se picorent. Il faut prendre le temps de les savourer tout en discutant et en sirotant son verre.

La bonne attitude

Commencez par repérer sur la carte les tapas qui font envie aux différentes personnes de la table et vous mettre d’accord sur celles à commander. Quand les tapas arrivent, elles sont placées au centre de la table et chacun se sert selon son appétit.
– Gros avantage : tout le monde n’a pas besoin d’être d’accord sur tout puisque chacun mange ce qu’il veut.
– Si vous n’êtes pas sûrs des quantités, demandez l’avis du serveur et/ou commandez un peu moins que ce qui vous fait envie. En recevant les plats, vous verrez rapidement s’il vous en faut plus ou pas pour satisfaire tous les appétits !
– Enfin essayez de varier les plats : si vous commandez des patatas bravas, de la tortilla de patatas et des huevos cabreados con patatas, vous n’allez pas vous sentir légers en sortant !

Assortiment de tapas

Vous ne savez pas quoi commander ?

La base de la base

  • Patatas bravas
  • Tortilla de patatas (omelette épaisse aux pommes de terre)
  • Pan con tomate (à manger avec le fromage, la charcuterie, etc.)
  • Queso manchego / Tabla de quesos (fromage manchego / plateau de fromage)
  • Jamon / Tabla de embutidos (Jambon cru / plateau de charcuterie)
  • Croquetas (croquettes frites, souvent à la viande)

Pour aller plus loin

  • Boquerones (anchois au vinaigre, un délice)
  • Pimientos de Padron (petits poivrons frits)
  • Mejillones (moules), berberechos (coques), pulpo (poulpe), calamares (calamars)…

Et pour accompagner tout ça : si une caña blondasse dégueulasse ne vous tente pas, demandez quelles bières ils ont à la pression (cerveza de barril) ou en bouteille (cerveza de botella – je recommande personnellement l’Epidor mais on en trouve rarement). Ou alors, commandez un vermut (apéritif à base de vin qui titre entre 16 et 18°) ou même une coupe de cava si le cœur vous en dit. Personnellement je suis devenue une fanatique du vermut, mais le cava se boit bien en toute occasion et c’est un choix facile si vous n’avez pas envie de vous prendre la tête.

Les tapas pour les nuls, c’est fini pour aujourd’hui ! Vos remarques et suggestions sont évidemment les bienvenus pour compléter cet article !

Posséder et consommer moins

Ce que le voyage a changé pour nous

On dit que le voyage change les gens et leur regard sur le monde. Plus de confiance en soi et d’indépendance, plus de facilité à aller à la rencontre des autres, une réévaluation des priorités personnelles et un refus du conformisme, etc.
C’est à la fois très cliché et très vrai.

Pourtant le changement le plus notable que je remarque depuis notre retour n’est pas parmi ceux que j’ai listés ! Je ne m’y attendais pas vraiment, mais ce qui ressort après ce voyage, c’est surtout une envie de consommer et posséder moins. Je parle du retour, mais en réalité, c’est à partir du moment où nous avons décidé de tout quitter et de partir que nos priorités et notre mode de vie ont pris un tournant assez décisif.

Ne pas accumuler, ne pas s’encombrer

A partir du moment où nous avons pris la décision de partir, nous avons quasiment arrêté d’acheter des biens matériels. Meubles, décorations, livres, vêtements… le moindre objet devenait un poids, un élément qu’il faudrait vendre, donner ou stocker pendant notre absence.

Ça n’a pas été une privation, bien au contraire, c’était même plutôt facile d’arrêter de consommer et de s’apercevoir qu’on n’a pas besoin de plus pour vivre bien. Et pendant notre voyage, avec le contenu de nos deux sacs à dos pour tout bagage, nous avons adoré vivre au quotidien avec trois fois rien. 4 t-shirts, 2 pantalons, 2 pulls… On se rend compte que la simplicité a du bon et qu’on a besoin de peu de choses au final !

Choisir des expériences plutôt que des choses
Grandir en apprenant à privilégier les expériences plutôt que les choses.

Tendre vers plus de minimalisme

Maintenant, de retour dans un schéma plus classique, nous essayons de limiter nos achats de biens matériels à ce qui est vraiment nécessaire. Ou à ce qui nous fait vraiment plaisir… on ne voit pas l’intérêt d’être trop radical ! On veut juste trouver un bon équilibre, et surtout ne pas tomber dans l’accumulation et la surconsommation. Au final on se rend compte qu’on a beaucoup aimé être dans un mode de vie nomade, sans logement, sans meubles, sans voiture. C’est vraiment un poids mental en moins !

Vivre avec moins pour vivre plus simplement
Vivre plus simplement en possédant moins.

Privilégier le vrac, le local, le naturel et l’occasion

Parallèlement à cette envie de moins consommer, nous avons tout simplement envie de mieux consommer. Pour les biens matériels cela signifie avant tout privilégier l’occasion quand c’est possible (et qu’on trouve ce qu’on veut). Pour la consommation du quotidien (alimentaire, hygiène et entretien), on cherche à limiter les emballages (donc à privilégier les achats en vrac) et à choisir de préférence des produits locaux et écologiques.

Privilégier le vrac
Convaincre la boulangère d’adopter les sacs à vrac : check.

Limiter les emballages et objets à usage unique

Cette meilleure consommation ne se réduit pas à ce qu’on achète, mais inclut aussi la manière dont on achète ! A bas les sacs en plastique et vive les sacs réutilisables ! On adhère aussi à l’idée que plus largement, il faut veiller à supprimer de son mode de vie tous les ustensiles/objets à usage unique, tels que les pailles en plastique, les couverts jetables, les essuie-tout, les serviettes en papier…

Non aux objets à usage unique
Adopter les pailles en inox (ou en bambou), à emporter partout ! (cf. journée Bas les Pailles).

Work in progress

Voilà donc les changements étonnants qui nous occupent, plusieurs mois après notre retour de voyage. Rien de révolutionnaire, et pourtant c’est un joli bouleversement de nos habitudes. Motivés par de blogs qui donnent des pistes et des exemples, par des créateurs d’entreprises qui innovent et facilitent ces changements, mais aussi et surtout par des amis ou des proches qui nous inspirent sans forcément le savoir, qui sont déjà dans des démarches et des réflexions similaires, chacun à leur échelle et avec leurs idées.

Bien entendu, c’est loin d’être parfait, notre poubelle jaune se remplit toujours beaucoup trop vite à mon goût, le vrac alimentaire dans notre quartier coûte encore très cher alors on est obligé d’y aller petit à petit, on stagne un peu dans notre emménagement car on ne trouve pas forcément ce qu’on veut en occas… mais on y travaille !

Et vous, vous en pensez quoi de tout ça ?

Quelques pistes inspirantes

> Minimalism: a documentary about the important things (aussi disponible sur Netflix)
> Défi #RiendeNeuf de Zero Waste France
> Le témoignage Zéro déchet du blog Organisée en cuisine
> Le site ecommerce sinplastico pour s’équiper pour le zéro déchet

Ecole et voyage

10 mois sans école : le bilan

EDIT : En France, à partir de la rentrée 2019, l’instruction devient obligatoire à partir de 3 ans (Vs 6 ans au moment où j’ai écrit cet article). Les informations relatives aux démarches légales et à l’instruction pendant le voyage deviennent donc obsolètes. En revanche, l’idée globale de l’article reste la même : un voyage est enrichissant en soi et il ne faut pas craindre de déscolariser un enfant si c’est pour vivre une expérience de ce type.

Agée de 3 ans au moment de notre départ en voyage, notre fille a manqué les deux tiers de sa première année de maternelle et le début de sa deuxième année. C’est grave docteur ?

Pour nous, le voyage comme le retour se sont très bien passés, et il me semble intéressant de partager notre expérience ici pour rassurer des parents qui envisagent un départ. Les bénéfices d’un voyage en famille sont tellement nombreux, en termes de découvertes et de prises de conscience, sans compter tout le temps qu’on passe ensemble !

Obligations légales et obligations personnelles

En ce qui concerne l’école, partir avec un enfant de 3 ans est assez simple. En effet en France, l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans, il suffit donc de prévenir l’école et basta. En théorie en tout cas. Car le sujet de l’instruction est important, et même si d’un point de vue légal il n’y a pas d’obligation, il faut quand même penser à ce qu’on fera pendant le voyage et au retour.

Avant d’aller plus loin, je précise qu’avant de partir on a demandé à la maîtresse si elle nous recommandait de « travailler » pendant le voyage. Son avis : le voyage est suffisamment enrichissant en lui-même, il n’y a rien de particulier à faire à part prendre du temps pour lire, dessiner, jouer…

10 mois sans école
Au programme : navigation, snorkelling, observation des animaux…

Pendant le voyage

Pendant tout le voyage, nous avons agit comme à notre habitude avec notre fille, c’est-à-dire qu’on parlait beaucoup avec elle, on lui expliquait ce qu’on voyait, ce qu’on allait faire, etc.

Ce qu’elle a appris ou pu appréhender

  • Géographie : prise de conscience du monde, de la diversité des langues, des monnaies et des coutumes ; différence d’heure et de saison d’un pays à l’autre.
  • Nature : phénomènes naturels (volcans, désert de sel, etc.), rencontre avec des animaux et des végétaux inhabituels (les fruits en particulier !), etc.
  • Langues (parler espagnol et dire quelques mots d’anglais).
  • Sociabilité et savoir-être : s’habituer à rencontrer des gens constamment, respecter les autres voyageurs (ne pas faire trop de bruit, ne pas laisser de jouets de partout), être responsable de ses affaires, etc.
  • Mode de vie : vivre avec peu d’affaires, ne pas acheter tout ce qui nous fait envie, manger ce qu’il y a, prendre conscience qu’on ne peut pas tout avoir ou tout faire.

10 mois sans école
Barboter dans l’eau chaude des Caraïbes.

Difficultés ou aspects inattendus

# Lecture
On a passé moins de temps à lire que ce qu’on pensait, car impossible pour nous de lire dans les bus à cause du mal des transports, et peu de place pour des livres dans le sac. J’aurais aimé trouver un ebook d’histoires courtes à mettre sur mon Kindle mais je n’ai rien trouvé (et les app d’histoires que j’avais trouvées pour mon téléphone étaient nulles). Pour compenser, on passait régulièrement dans des librairies pour lire quelques histoires sur place et on écoutait beaucoup d’histoires audio enregistrées par la famille pour Lilly ! (THE bon plan)

# Dessin
On avait toujours un carnet et un stylo pour qu’elle gribouille à volonté, mais on aurait pu lui proposer plus souvent des coloriages, un grand cahier de dessin, etc. En effet on s’est rendu compte que certains jouets restaient toujours à portée de main, mais que le matériel de dessin était trop souvent au fond du sac !

# Apprentissage des lettres
Dans la deuxième partie du voyage, on a eu une demande de plus en plus forte de sa part pour jouer à l’école, et apprendre les lettres et les sons, au point que ça devenait parfois pesant pour nous (ex réel : « Ça fait quoi rkf ? Ça fait quoi ipip ?« ). On a répondu à ce besoin autant qu’on a pu mais au bout d’un moment il nous manquait tout simplement le matériel nécessaire pour avancer dans l’apprentissage de la lecture. On ne s’attendait pas du tout à ça !

10 mois sans école
Jeux en accès libre à Seattle

Au retour

Après nos 9 mois et quelques de voyage, nous avons posé nos valises quelques temps en France – le temps de décider où nous avions envie de vivre. Plutôt que d’attendre d’avoir un point de chute définitif, nous avons préféré mettre Lilly tout de suite à l’école pour qu’elle se remette dans le bain et qu’elle retrouve un milieu capable de répondre à ses besoins d’apprentissage (#parentsdépassés). Même si ça impliquait de la changer d’école quelques mois plus tard, je suis contente de l’avoir fait car cela l’a réhabituée au rythme et à la structure de l’école, et elle a tout de suite accroché avec ses maitresses et ses camarades de classe.

Comment ça s’est passé :

  • Envie d’aller à l’école mais légère inquiétude à l’idée de ne plus être tout le temps ensemble.
  • Intégration facile et rapide dans sa nouvelle école. Aucun problème d’adaptation à la vie de classe, au respect des règles… bien au contraire !
  • Pas de lacune particulière. Un léger retard en graphisme, dû au fait qu’elle n’avait jamais fait d’exercice d’écriture ou de coloriage (et effectivement on a vu une très rapide progression dès son entrée à l’école). Pour tout le reste : éveil, curiosité, respect des règles, motricité, compréhension, … aucun écart avec le reste de la classe.

10 mois sans école
Plein de choses à raconter après une demi journée d’école au Panama

Conclusion

Avant toute chose, sortir un enfant de l’école, même s’il n’est qu’en maternelle, n’est pas un acte anodin. Malgré tout ce qu’on peut reprocher au système scolaire actuel, les enfants de maternelle apprennent énormément : savoirs, savoir faire et savoir être.

Cependant on peut apprendre plein de choses quand on voyage ! Pour un enfant de maternelle, il n’y a pas besoin de faire la classe à la maison, mais il faudra tout de même veiller à éveiller sa curiosité. Il est important de lire et d’écouter des histoires, de parler de ce que l’on voit, de parler de ce qu’on a vu et fait dans le passé,  de ce que l’on va faire et de se projeter dans le futur, d’expliquer la nature, les pays… Il faut régulièrement proposer à l’enfant de dessiner, gribouiller, peindre quand c’est possible, de créer d’une manière ou d’une autre.

Il faut être conscient qu’il y aura forcément des décalages au retour, mais a priori rien d’insurmontable.

Enfin, concernant la vie en collectivité, il faut prendre en compte l’histoire de l’enfant. Dans notre cas, notre fille a été en crèche dès ses 4 mois, puis a enchaîné avec l’école. Elle s’est toujours facilement intégrée, et a toujours été très sociable et indépendante. Du coup, on n’avait pas de doute sur sa capacité à intégrer l’école à son retour. Si ce n’est pas le cas, et qu’on a un enfant plutôt timide, ou qui a du mal à gérer la séparation par exemple, il faut peut-être l’envisager avec des précautions plus poussées, pour que le retour ne soit pas trop difficile.

Et si des parents voyageurs me lisent, je serai ravie d’avoir leur retour d’expérience sur le sujet de l’école !

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FAQ // Voyager avec un jeune enfant, qu’est-ce que ça change ?

Journée internationale sans paille

Bas les pailles : pour un monde sans pailles en plastique

Je n’avais pas du tout prévu de publier un article sur ce thème, mais au final le sujet me tient trop à cœur pour que je laisse passer. Et après tout, ce n’est pas parce que ce blog parle majoritairement de voyages qu’il ne doit parler que de ça. D’ailleurs ce sujet nous impacte en tant que voyageurs, quand on déguste un mojito les pieds dans l’eau en vacances, ou lorsqu’en balade au bord de l’océan, on aperçoit des déchets plastiques qui flottent dans les vagues !

Ce 3 février 2018, c’est la première journée internationale sans paille

Cette journée, organisée à l’initiative de l’association Bas Les Pailles, a pour but d’éduquer le plus grand nombre aux dangers de l’utilisation des pailles en plastique pour l’environnement, en particulier les océans et la faune marine, et pour notre santé. C’est également l’occasion de mettre en avant la pétition visant à interdire les pailles en plastique en France (à signer ici).

– Straw Wars –
Pourquoi tant de haine contre les pailles ?

  • Comme tout produit à usage unique, les pailles en plastique jetables sont un fléau car elles sont coûteuses à produire (coût en eau, en énergie, en matière) et à éliminer, pour un usage très limité. Fabriquer un produit et galérer pour s’en débarrasser, tout ça pour un seul usage, c’est un peu bête non ?
  • Les pailles en plastique jetables sont difficilement recyclables en raison de leur petite taille,  elles finissent généralement dans les océans (elles font partie des 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans chaque année).
  • Les pailles finissent sur les plages et dans les océans, le plastique se morcelle et les animaux marins ou les oiseaux les confondent avec de la nourriture. Ingéré par les animaux, ce plastique finit par arriver dans nos assiettes !
  • Aux Etats-Unis, 500 millions de pailles sont consommées et jetées chaque jour. En France, ce sont 8,8 millions de pailles/jour, rien que pour l’industrie du fast food.

Source : http://www.baslespailles.org/

Qu’est-ce qu’on peut y faire ?
3 actions faciles à la portée de tout le monde

  • Au bar, au restaurant, de partout : demander ses boissons sans paille. Et pour ceux qui n’envisagent pas de boire leur mojito sans paille, il existe des pailles réutilisables (en bambou, en inox) à emporter avec soi !
  • Sensibiliser son entourage : nos proches et nos amis bien sûr, mais aussi les bars, cafés et restaurants où on va prendre un verre.
  • Signer la pétition pour interdire les pailles en plastique en France (disponible ici).

Et vous, êtes-vous prêts à vous passez des pailles en plastique ?

 

 

Lake Agnes, Banff National Park

Randonnées et routes scéniques à Banff National Park

Banff National Park, je le confesse, c’est mon coup de foudre au Canada. Les paysages sont tellement beaux (surtout en automne) et il y a tant à voir ! On pense d’ailleurs y retourner d’ici quelques années pour faire d’autres randonnées et y camper ! En attendant, je vous emmène pour une petite visite guidée…

Lake Louise & Lake Agnes

Le Lake Louise et le Lake Moraine sont probablement les deux endroits les plus touristiques du parc. Nous avons dû faire l’impasse sur ce deuxième en raison d’un planning trop rempli, mais nous ne pouvions pas manquer le beau Lake Louise ! Un passage tellement obligé qu’on y retrouve des hordes de touristes asiatiques, qui à peine descendus de leur bus, enchaînent les selfies devant l’eau plus bleue que bleue et te gâchent le plaisir d’être là. Heureusement, la majorité des visiteurs ne vont pas plus loin que les rives du lac, or le meilleur moyen d’admirer la vue, à mon sens, c’est d’en dessus !

Depuis Lake Louise, je vous conseille en effet de monter jusqu’au Lake Agnes et de poursuivre ensuite jusqu’au point de vue Big Beehive (30-40 minutes depuis la Tea House de Lake Agnes. Le sentier est raide mais ça vaut vraiment le coup !). Le Lake Agnes est enserré de pics qui se reflètent parfaitement sur sa surface lisse, ce qui le rend encore plus impressionnant que le Lake Louise. Quant au Big Beehive Lookout, il permet d’admirer les pics voisins et d’avoir une vue en plongée sur le Lake Louise. C’est là qu’on se rend vraiment compte de sa couleur hors du commun !

Lake Louise, Banff National Park
Montée vers Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Lake Agnes, Banff National Park
Big Beehive Lookout, Banff National Park
Big Beehive Lookout, Banff National Park
Big Beehive Lookout, Banff National Park
Big Beehive Lookout, Banff National Park
#1 Lake Louise / #2 Depuis le sentier / #3-6 Lake Agnes / #7-9 Montée vers Big Beehive / #10-13 Vue sur Lake Louise depuis Big Beehive Lookout

Les routes scéniques

# Vermilion Lakes Road

Les lacs Vermilion se situent un peu à l’ouest de la ville de Banff. C’est un endroit paisible, aux couleurs intenses et où vivent beaucoup d’animaux sauvages. Par temps clair, le Mount Rundle et la Sulphur Mountain se reflètent dans les lacs comme dans un miroir. Nous y étions en plein jour et c’était déjà superbe, mais apparemment c’est aussi un spot idéal pour admirer le lever et le coucher du soleil !

Vermilion Lakes Road, Banff National Park
Vermilion Lakes Road, Banff National Park
Vermilion Lakes Road, Banff National Park

# Bow Valley Parkway

La Bow Valley Parkway (Highway 1A) est une route alternative à la Trans-Canada Highway (Highway 1) pour traverser le parc entre Lake Louise et la ville de Banff. Cette route scénique offre de beaux points de vue, des endroits sympas pour picniquer, des sentiers de randonnée… et l’occasion de croiser un troupeau de mountain goats au détour d’un chemin ! Bien plus agréable que la Trans-Canada, la route serpente entre les arbres rouges et or et offre une vue splendide sur les montagnes alentour.

Bow Valley Parkway, Banff National Park
Bow Valley Parkway, Banff National Park
Bow Valley Parkway, Banff National Park
Lake Minnewanka, Banff National Park

# Icefields Parkways

The Icefields Parkway est le nom donné à la route qui relie Lake Louise au parc Jasper. Longue d’environ 230 km, elle passe de nombreux pics enneigés et plusieurs glaciers, et est tout simplement considérée comme une des plus belles routes au monde ! Nous n’avions malheureusement pas le temps d’aller à Jasper mais sur le conseil de notre hôte à Golden, nous avons quand même fait un petit bout de la route, avant de repartir vers le sud du parc. Le temps mitigé et une overdose de kilomètres font qu’on ne l’a pas vraiment appréciée à sa juste valeur, mais je pense que c’est effectivement une très belle route à faire !

Icefields Parkway, Banff National Park
Icefields Parkway, Banff National Park
Icefields Parkway, Banff National Park

 

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